‹ Le martyre du cœur drame en cinq actes en proseChapitre 106 sur 134 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LERDAC, LABORIE, SENNEVAL.

LERDAC, allant au-devant de Seauenl.

C’est trop d'honneur... — Vous êtes un grand légiste, monsieur de Senneval, vous allez décider d’une grave question de droit criminel qui se débattait entre monsieur Laborie et moi.

SENNEVAL

Voyons !

LERDAC.

Monsieur Laborie soutenait, — éloquemment j’en conviens, —qu’un condamné qui s’évaderait avant le terme de son arrêt • lesterait sous le coup de ce même arrêt jusqu’au jour de la prescription ?

SENNEVAL

Monsieur avait raison.

LERDAC.

Ah!... Ainsi une pauvre femme évadée, qui aurait été condamnée à la détention, par exemple, pourrait être arrêtée ici, là, sous nos yeux, tout simplement?

SENNEVAL

Sans doute.

LERDAC, à Laborie.

Je vous soutenais le contraire, j’avais tort. (Bai.) Je ne vous prends pas en traître, vous voyez?

LABORIE, bai.

J’obéirai, monsieur, j’obéirai!

FOR B IN, annonçant.

Madame Palmyre... messieurs de Lingeac, de Merson, de

Bois-Robert, (il» eolrent, une Dame let luit.)

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