ACTE V
feu le duc de Fronsac n'avait pas vos recettes d'amour... Vous les ensorcelez ces pauvres femmes... Vous irez loin.
Trêve de railleries, monsieur... vous souhaitez un divorce que je désire autant que vous... Mais prenez garde que je ne vous demande compte un jour de toutes les tortures que vous m’infligez.
LERDAC.
Vous êtes un ingrat. Je vous sauve de la honte, et votre mère de la prison , et vous m’en récompensez par des menaces... C’est mal !
Vous pouvez me broyer le cœur en riant, mais je vous le répète, monsieur, prenez garde!
LERDAC.
Vous êtes incorrigible.
LABO RIE.
Monsieur!...
LERDAC.
J’oublie souvent mes créanciers, monsieur Laborie, mais mes dettes de jeu et d'épée, je m’en souviens et les paye toujours. Je serai à vos ordres... le lendemain du divorce, je vous l'ai déjà dit.
Le misérable!
LERDAC.
Pour Dieu! calmez-vous. Je suis de première force à l'épée, et je mets à trente pas une balle dans un écu. Je vous donnerai un jour la petite satisfaction de vous tuer.
En attendant, je secoue vos intrigues et répudie vos lâchetés!... Assez de cruautés ainsi, assez de perfidies!... Cette pauvre Clarisse !... Depuis trois jours, il la torture sans pitié, cet homme!... Allons, c’est bien, je n’obéis plus.
F O R B I N, annonçant.
Monsieur de Senneval.
LE MARTYRE DU CŒUR