PALMYRE, LABORIE
LABORIE, h part.
Ma mère!... Clarisse!... Ah! mon Dieu!
PALMYRE, allant à lui.
Comment... vous pleurez?
Moi?... Eh bien! oui... Ah! je suis un être étrange et ab-
surde, n'est-ce pas?... Je vons aime et je pleure... Je prends ma part de vos fêtes et de vos plaisirs, et je pleure... J’aspire à votre amour, et je pleure?... (a part.) N’êcoute pas, Clarisse!
PALM YRE
Vous m’aimez, vous?
PALM Y RE
Voilà de ces choses moins faciles à comprendre qu’à dire, convenez-en.
Pourquoi donc ?. . . N’êtes-vous pas jeune, belle, charmante? . . . (a part.) Oh! Dieu!
PALM Y RE
La jeunesse et la beauté sont des liens doux et légers qu’un moment forme et qu’une heure dénoue. Votre femme n’estellc pas plus jeune et plus belle que moi , et vous ne l’aimez pas... Vous me l’avez dit, du moins?
LABORIE, vivement.
Moi?
PALMYRE
Me suis-je trompée?
Non... non!... (a pan.) Clarisse, pourras-tu jamais me pardonner?...
PALMYRE, s’asicyanl.
Vous êtes un galant homme, monsieur Laborie... jurez-moi que vous m’aimez, je vous croirai?
LABORIE, à part.
O Clarisse, à toi ce serment!... (Haut.) Sur mon honneur, je vous aime.
PA LM Y RE, à part.
Son accent m’a émue. (Haut.) Et vous n’aimez que moi?... moi seule?
LABORIE, de même.
Mon cœur, mon .âme, ma vie à vous... à vous seule!... Oui, je vous aime!... Je vous regardais passer pour être heureux, je vous écoutais parler pour vivre!... Quelle femme vous remplacerait?... Ah! si vous pouviez lire au fond de mon