‹ Le martyre du cœur drame en cinq actes en proseChapitre 115 sur 134 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

cœur, combien votre pitié serait facile et prompte! vous y verriez mes larmes, mon désespoir, - ce respect de tous les instants, cette adoration de toutes les heures, cet amour profond, sans bornes, humble et terrible qui me tuera!... Ah! dites- vous que ce pauvre cœur meurtri ne tressaille qu’à votre souvenir... dites-vous que mon salut en ce monde et dans - l’autre est en vous, et que j’ai vécu de votre amour, par votre amour, pour votre amour, et que c’est ma vie qu’on me prend en y touchant!... oui, je vous aime... oui, vous seule... toujours... sans cesse... à jamais! (toui en

parlant, il est tombé à genoux, les mains étendues vers la porte derrière laquelle est Clarisse, et dans l’attitude attendrie de la prière. Lerdac et les convives . entrent tumultueusement.)

LERDAC, le verre i la main, en montrant Laborie et Palmyre.

Bravo ! Vive Dieu , bravo !

LABORIE, se levant

Ah!

PALMYRE, à part.

L’importun !

LABORIE, i part.

Le scandale est accompli !

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