JACQUELINE, CLARISSE
Il y a encore là un malheur. — Laborie! — Ah!... (Elle baise
une petite croix suspendue à son cou.)
JACQUELINE
C’est cette croix dont vous m’avez parlé, et qu’un pauvre vous a donnée le jour de votre première communion?
CLARISSE
Oui... — Je prie en la regardant toutes les fois que je crains un malheur.
JACQUELINE, sombre.
Je ne redoute que deux malheurs , moi, et dans la crainte de l’un ou de l’autre, je porte cet anneau.
CLARISSE
Une relique?
JACQUELINE
Oui.
CLARISSE
Pour préserver peut-être de la mort ceux qu’on aime?
JACQUELINE, arec un sourire «ombre;
Oui, une relique contre la mort !
CLARISSE
Laissez-moi y déposer un baiser.
JACQUELINE, vivement.
Non, non... J’ai juré de ne jamais m’en séparer.
Ceux qui souffrent vous comprendront.
UN DOMESTIQUE, entrant, à Jacqueline.
Monsieur Laborie demande à vous parler, madame?
lih LE MARTYRE DU CCEDR
JACQUELINE
A moi?...