CLARISSE, LABORIE, MADAME DUROZOIR
Je vais lui parler!... (a cur..**.) Vous arrivez à propos, mademoiselle... je m’entretenais avec madame Durozoir de votre avenir.
CLARISSE
Le soin de mon avenir regarde ma famille.
Sans doute... aussi ne parlions-nous que de votre avenir dans ce pensionnat.
Ah!
CLARISSE
Je tiens... votre famille, veux-je dire, tient beaucoup à ce que vous restiez quelque temps encore chez madame Durozoir; mais on me présente une objection, très-flatteuse pour vous du reste. Il paraît, mademoiselle, que votre éducation est tout à fait terminée, à tel point que vos professeurs s’exposmt souvent à être repris par leur élève. Vous devez comprendro la situation ridicule que vous leur créez vis-à-vis des autres pensionnaires... vous apportez enfin une sorte d’obstacle à la marche naturelle des études.
CLARISSE
Que voulez-vous que j’y fasse?
Le moyen le plus simple d'obvier à cet inconvénient serait de suspendre vos études.
CLARISSE
Je ne demande pas mieux.
N’ayant plus rien à faire, l'ennui vous tuerait.
3ô LE MARTYRE DU CCEUJt
CLARISSE
Je broderai, je lirai.
On ne peut pas toujours lire... toujours broder... j’ai donc pensé qu'instruite et bonne comine vous l’êtes, il vous serait peut-être agréable de donner quelques soins à vos plus jeunes compagnes.
MADAME DUROZOIR, à pirl.
Le cœur lui donne de l’esprit.
CLARISSE
Je ne demande pas mieux encore.
LABORIE, & pari, avec joie.
Ah! (üaui.) Seulement d’élève à élève l’obéissancè ft’èst pas facile... Je disais à madame : Puisque mademoiselle Clarisse est si savante, que ne lui accordez-vous la faveur de diriger une classe?
CLARISSE
Comment! une classe?
Pour vous distraire!... ainsi, par exemple, mademoiselle Hortonse quitte la pension...
CLARISSE
Eli bien?
LAÔOR1E.
O mon Dieu ! ce regard... je n’osc achever !
CLARISSE
Mademoiselle Hortense remplit un emploi à gages.
Oui, mais madame Durozoir en ferait, en votre faveur, un emploi purement honorifique.
Eh! qu’importe? en passerais-je moins aux yeux de tous pour une sous-mai tresse?
Clarisse !
MADAME DUROZOIR.
Mais, mademoiselle, j’ai été aussi sous-mailresse, moi.