SCÈNE IV
MADAME DÜROZOIR, CLARISSE.
Je n’ai pas voulu m’expliquer devant Suzanne, vos intérêts ne sont pas les siens. Je vous engage à prendre une première leçon, puis, sous un prétexte quelconque, à y renoncer de vous-même.
CLARISSE
Pourquoi cela, madame? s*
MADAME DUROZOIR.
Je ne puis, sans un ordre de monsieur Laborie, augmenter le prix de votre pension.
CLARISSE, blexée.
Monsieur Laborie n’a d’autre volonté <jue la mienne, madame.
MADAME DUROZOIR.
Trouvez bon, cependant, que je le consulte. Je dojs, du reste, lui écrire sur diverses choses auxquelles il oublie trop souvent de me répondre. Je le ferai venir. Il verra s’il doit se conformer îi vos intentions.
CLARISSE
Monsieur Laborie n’ordonne pas, madame, il obéit.
MADAME DPBOZOIB.
C’est bien... (a part.) Quel orgueil !
CLARISSE, «e menant au piano.
Parce que je n’ai pas voulu jusqu’ici étudier la danse... ne dirait-on pas que j’ai perdu à jamais le droit de l’apprendre?
(Elle joue avec colère et bruyamment.)
MADAME DUROZOIR.
MoillS de bruit, je VOUS prie, (clariMe joue doucement.)
H O RT EN SE, entrant.
La personne recommandée par la lingère vient d’arriver.
MADAME DUROZOIR.
Qu’elle attende!... j’ai à écrire à monsieur Laborie, vous me rejoindrez, je vous donnerai mes ordres. (Elle »ort.)
HORTENSE, ouvrant la porte dulond.
Entrez ! (Jacqueline parait, ) Veuillez attendre un instant, je vous
prie. (Elle va rejoindre madame Durozoir. — Jacqueline s’asiied dans un coin.)