ACTE II
Vous auriez plus de confiance en elle qu’en moi.
Vous croyez donc que je doute de votre affection?
JACQUELINE
Quel service m'avez-vous demandé qui me ferait croire le contraire ?
Je n’ai besoin de rien.
JACQUELINE
Vous n’êtes pas heureux... je vous ai vu pleurer.
Moi?... Eh bien, mes larmes voulaient dire... que je i>eux partir demain.
JACQUELINE
Partir! encore?
Vous l’avez dit, je ne suis pas heureux. — Je puis donc partir demain, et je laisserai en France, à Paris, une jeune fille, une orpheline à qui j’ai juré du fond du cœur protection, dévouement, sacrifice. — Je compterai peut-être sur vous pour me remplacer près d’elle?...
JACQUELINE
Et vous ferez bien !
Vous reporteriez sur elle l’affection que vous avez eue pour moi? * '
Oui.
JACQUELINE
Vous seriez sa compagne, son amie, sa mère?
JACQUELINE
Oui, sa mère... puisque cela peut vous faire plaisir.
Ah!
LABORIE, loi prenant la main.
JACQUELINE
- Et s’il fallait travailler pour elle, je le ferais... donner de ma vie pour elle, je le ferais 1
LABORIE, l'embrataant.
Brave cœur, bonne amie !
JACQUELINE, 4 part, avee j«U.
11 m’a embrassée !
LABORIE, à part.
J’ai besoin de pleurer !
JACQUELINE
Vous sortez?
Oui... je vais... je vais chercher de l’ouvrage,
JACQUELINE
Diîjà ! ... (tul boutonnant sa redingote.) C0UVreZrVOU8 bien... ne rentrez pas trop tard.
Soyez tranquille, (a pari.) Ah! (il sort.)