ACTE i
accourue : J’ai volé, j'ai volé pour sauver Ambroise, et c'est Baptiste qu’on m’envoie !
JACQUELINE, à part.
Non, je ne pleurerai pas... non, non!
FORBIN
Sa douleur était si déchirante, que je crus devoir doubler la vitesse de ma coupe pour m’arracher à ce spectacle... Voilà comment, mesdemoiselles, voilà comment j’ai échappé à nies bourreaux.
JACQUELINE, tombant comme foudroyée.
Ah!
FORBIN, ie relouvuaut.
Hein?
CLARISSE, cooraot à Jacqueline.
MOU Dieu! de l’eau... de Uair !... (Hortente entre aux cri» de» jeune» lille».)
HORTENSE, entrant.
Qu’est-ce donc ?
SUZANNE
Une femme qui se trouve mal.
FORBIN, s'approchant de Jacqueline.
Où diable ai-je vu cette figure-là ?...
CLARISSE, à Jacqueline.
Eh bien! comment vous trouvez-vous?
JACQUELINE
Vous êtes trop bonne, mademoiselle... mais ce n’est rien... un peu de fatigue... une marche précipitée... je suis tout à fait bien... je vous remercie.
CLARISSE
Vous m’avez fait peur.
HORTENSE, A Jacqueline.
Vous pouvez passer à la lingerie, madame... je vous expliquerai ce que vous aurez à faire.
JACQUELINE, il part.
Ici!... cet homme n’aurait qu’à me reconnaître!
HORTENSE
Eh bien?
LE MARTYRE DU CŒUR
JACQUELINE
Pardon!... mais je venais... il m’est impossible... mon Dieu oui, de toute impossibilité d’accepter ce travail.
HORTENSE
Comment !
JACQUELINE
Je demeure si lpin... Cet emploi ne me convient pas.
HORTENSE
Mais vous acceptiez tout à l'heure?...
JACQUELINE
Je fais des ménages le matin.
HORTENSE
Vous y renoncerez.
JACQUELINE
Oh! non... il en est un auquel je tiens plus qu’à toute autre chose. Veuillez m’excuser, mademoiselle, et présenter mes regrets à madame Durozoir. (eiio salue et sort.)
FORBIN
Drôle de femme !
CLARISSE
Votre histoire l’aura effrayée.
SUZANNE
Une histoire!... dis un conte, ma chère!...
FORBIN, avec dignité.
Mademoiselle, je n’ai déguisé la vérité qu’une fois en ma vie... c’était en 1784... la duchesse de Valmartin...
SUZANNE
Encore une histoire?.., oh! non! (Elles Tout pour *e sauver.)