SCÈNE VII
PLACIDE, LERDAC.
• LERDAC.
Ce vieux cerbère a prononcé le nom de Valmartin... il sait donc qui je suis?,..
PLACIDE
Paourquoi?... vous n’étiez pas le dhjc de Valmartin, vous étiez maonsieur Lerdac.
* LERDAC.
Ne vous semble-t-il pas, mon bon Placide, que prononcer, en m’apercevant, le nom de la personne que je représente... c’est prouver qu’on me connaît?
PLACIDE
Qu’importe? m’évez-vaous pas dit que vaous veniez ici envoyé par une dame de vaos émis, qui désirait y plécer son fille?
LERDAC. •
Je plaisantais... je veux me faire remarquer d’une charmante enfant que j’ai vueè l’église de Chaillot, et dont le souvenir me poursuit. — Mais si je suis reconnu, c’est à vous que je le dois, je gage... depuis huit jours vous courez, disant mon nom à tous les échos.
PLACIDE
Oh ! yes, yes, les soldats militaires étaient baocoup rares... il fallait bien caourir paour trouver à vaous une remplaçante, puisque, rentré dans votre pays, il fallait, malgré vos vingtneuf ans, tirer le conscriptione.
LERDAC.
Ce maître ;i danser vous aura vu quelque part, et il vous reconnaît à votre diable de figure.
PLACIDE
Yes, mon figourc de diable... Oh! jé étais pas une domestique comme une autre, moa.
LERDAC. *>
Domestique !... domestique!... Vous n’êtes pas le mien, ni celui de personne... Vous avez des rentes... Du fond de la Jamaïque, où l’oncle du duc de Valmartin, mon ami, est mort, vous êtes venu nous déterrer en Prusse...
PLACIDE
Où vous étiez en train, par des prêts usuraires, d’enfenner lui dans vos filets.
LERDAC.
Vous avez dit au duc que vous aviez seize cent mille francs què son oncle vous avait confiés en mourant... et dont vous lui serviriez la rente, en attendant mieux.
PLACIDE
Ça faisait dresser l’oreille à vaous.
LERDAC.
J’étais créancier. 11 m’a reconnu par contrat la moitié de celte rente, et la moitié du capital qui pourrait lui revenir... Il s’acquittait comme il pouvait... Mais, pour moi, c’était plus qu’une fortune, c’était ma dernière planche de salut.