‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 10 sur 242 · UA · texte numérisé non relu

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Besançon. Là encore, il rencontra de vertueux prêtres captifs ayec lesqueb son ftme étoit en parfaite harmonie. Le 4 février, il écrivoit à une autre de ses sœurs, restée à Jussey : « A Yesoul, j'étois avec des confesseurs de Jésus -Christ; ici , je suis avec des Martyrs » . Les nouveaux juges qui l'interrpgèrent, l'entendirent persévérer dans les mêmes réponses ; et , le 8 du mois, à cinq heures du soir, il se vit transféré dans une prison militaire , dont la destination lui manifesta l'espèce de tribunal par lequel il alloit être jugé. Ne doutant plus que bientôt il 41e fût envoyé à la mort, et se regardant comme sur le point de la subir, il écrivit à sa mère : « Me voici à la veille de consommer mon sacrifice !.«..« Je rends grâces à Dieu de ce qu'il a bien voulu me faire naître de parens chrétiens, d'un père et d'une mère qui se sont eux^-mêmes sacrifiés pour me donner une éducation chrétienne. Je prie le Seigneur qu'il daigne couronner votre œuvre, et m'accorder la grflce du martyre. J'ai tout lieu d'espérer qu'il aura égard au sacrifice généreux que vous lui fîtes de ma personne ^ non seulement dès ma naissance , mais principalement lors de ma consécration à l'état saint de prêtre et de missionnaire.

Puisse le sang que je vais verser pour la Foi,.effiM>er le reste de mes péchés , et toucher le cœur

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des ennemis de notre sainte religion ! Il n'y a pas de doute qu'il n'ait fallu desTictimes pour expier les iniquités de notre malheureuse patrie. Que la volonté de Dieu s'accomplisse en moi ! et 9 si j'ai le bonhegr de trouver grûce devant lui» l'accepte volontiers et de bon cœur le calice de sa passion , dans l'espérance qu'il voudra bien m'accorder les forces nécessaires pour le boire, s'il le faut, jusqu'à la lie ». Cette lettre étoil ainsi datée : « Dans les prisons de Besançon »

ce 8 février 17989 veille de ma mort » .

Le lendemain, vers neuf heures du matin, il fut appelé devant la même commission militaire qui venoit d'envoyer au dernier supplice deux saints prêtres ( F. G.

F. Galmigbs, et J. Jacqituiot).

Lorsqu'il y répétoît avec calme lesmêmes réponses édifiantes qu'il avoit faites dans les précédens in-< terrogatoires , 11 s'entendit apos* tropher brutalement par un soldat qui lui dit fort injustement : c Je t'ai vu, scélérat, à l'armée de la Vendée ; et je te reconnois bien » .

Il n'en falloit pas tant pour le faire vouer à la mort. Il fut donc condamné, le ai pluviôse an II (9 février 1798) , à être fusillé, comme a émigré -rentré». Reconduit en prison, pour y attendre l'heure du supplice, il crÉI»'devoir faire MB adieux et manifester ses derniers sentimens aux prêtres qu'il avoit laissés dans l'autre prison ;

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et il leur écrivit en ces termes : .

« Ce qui me rassure et me remplit, de consolation dans ce dernier me*, ment , mes chers confrères , c'est d'avoir été le témoin de votre inébranlable fermeté et de cette résignation parfaite dont vous m'ave^ donné l'exemple. Je meurs, et je rends grâces au Seigneur, qui n'a pas permis que je fusse abandonné à ma propre foiblesse. Que sa volonté s'accomplisse en moi ! Oh !

si mon sang pou voit lui être agréable, pour servir à l'expiation de mes iniquités et de celle» de notre malheureuse patrie, je n'en verserois jamais autant que je le désirerois..«. Adieu; je vais mourir. In montés tuas y Domine»

c4ymnhendo spiritum meun^. — Dans les prisons militaires de Besançon, à deux heures après midi , jour de ma mort, le 9 février 1798». Vers trois heures, Jl fut conduit au lieu où il devoit être fusillé. En y allant , il prioit avec une ferveur qui dut lui épargner le chagrin d'entendre les injures que vomissoit contre lui une populace excitée par les persécuteursw On ne lui permit pas d'élever la voix pour adresser au peuple ui) discours qu'il avoit préparé dans le dessein de lui faire conqoitre, dans 4:eite circonstance, les sentimens dont il étoit pénétré. • Nos Martyrs étoient , en cela , traités avec plus de rigueur que plusieurs d'entre ceux des siècles payens , tels que le véné-

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rable Paul de Palestine ( i) , sainte Stratonîce de Gyzique (a) , le saint diacre Euplus (3)9 à qui les tyrans permirent de parier aux assistans, dans cette heure dernière.

Mais le discours de Martelet nous a été conservé; et il est encore plus beau » plus touchant que celui 4l'£uplus \ù^. Tirant une leçon des scmidaleuses et révoltantes scènes d'impiété qu'avoit données la multitude présente A la mort des précédentes yîctime^ sacerdotales 9 Martelet se proposoit de dire aux témoins de sa mort :

« Josques à quand vous laîsseres- Tous aveugler par Terreur et le mensonge ? Hélas 1 le flambeau de la Foi, ce trésor précieux» incomparable, s'éloigne de vous; et vous ne faites aucun elTort pour apaiser la colère de Dieu, qui s'appesantit chaque jour sur la coupable France ! Quand on conduit les ministres de Jésus-Christ

(t) Eo«eb. De Martynbus PalestmoBy c. VIII.

(a) Asteman : Pars II ^ pag. lao.

(3) Roinart : Jeta S. EupU diaconi et Mariyris»

(4) Euplas avoit du moios la consolation de parler à des assistans en larmea : Et tune, resfndens ad popuium , i^xit: Difeetùsùni fratres , audue, oraU Deum, et tùnete iUum ex toto corde vestro , quoniam numor est tùnentibits se, antequam exeant de hoc sœculo ; et postcoifuàm exierint , tune ocewrrent eis Angeli , et dcducent eos ad eiyàatem illam sanctam Jérusalem.

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sur le champ de bataille , pour les faire périr, vous accourez, les uns pour insulter à la religion qui fit votre bonheur, les autres pour s'attendrir sur notre sort, pour verser des larmes sur nous; et, l'instant d'après, se livrant de nouveau à leurs coupables plaisirs, ou à une tiédeur habituelle, ils se contentent de gémir sur les verges dont Dieu se sert, dans sa colère, pour punir d'une manière terrible notre coupable patrie. Il est bien petit, le nombre de ceux qui s'occupent à fléchir la colère redoutable d'un Dieu outragé ; et encore le Seigneur , qui ne trouve pas la terre digne d'eux, les appelle bientôt à lui, dans sa miséricorde. O mes frères , ô mes concitoyens I je vous pardonne ma mort comme homme ; et je prie Dieu de vous la pardonner, en tant que vous l'infliges & un ministre de J.-€. Son-^ gez qu'il m'avoit confié le pouvoir d'être médiateur entre vous et lui; songez que c'étoit par mes mains, ainsi que par celles de tant d'autres prêtres immolés comme mpi, que ses grâces pouvoient encore se répandre sur vous.... »• Le Lazariste Martelet périt ainsi le 9 février 1798 , à l'âge d'environ 40 c^s 9 ^^^^ ^^^ ^^ P^"^ ^^ ^'^ mois après la chute de Roberspierre. Nous adhérons bien volontiers au langage de celui des prêtres compagnons de la captivité de ce Martyr, lorsqu'annonçant sa mort par une lettre , le jour même

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où il avoit cté sacriGé) et parlant au nom de ses autres confrères, il disoitde lui : «C'est un prolecteur de plus dans le CieU.

Murtelet, revendiqué comme un des leurs parles prêtres du diocèse du Mans, ezigeroit, sous ce rapport, que , suivant l'usage de nos séries , nous reprissions pour lui celle de ce diocèse ( F. LoisEiu, de Saint - Paterne ; et F. Micnobet); mais, comme il appartient bien davantage à celui de Besan-^ pon, nous renvoyons à J. I. Les*

SVS » et Ë. MlRLIN.

ftlARTHË {Sœur -Sainte), religieuse. ( F, M* Dufobb. )

MARTIAL (LePère), Capucin.

( V. Codex. )

MARTIGNY-DE-NAZEL ( Mà&ie-Eléono&e Ouvraad de), religieuse de Fontevrault, dans le diocèse de Poitiers , étoit restée à Fontevrault , après la destruction des ordres monastiques. Conservant, au milieu du monde , toute la piété qu'elle avoit rapportée du cloître, elle répandoit dans la société la bonne odeur de Jésus- Christ; mais aussi elle attiroitsur elle la plus grande haine des impies.

Quand les soldats de la Convention firent une irruption si terrible dans le Poitou, vers la fin de 1793, elle leur fut bien vite désignée comme fanatùfue, et, en cette qualité , comme complice de l'armée ccuhalique et roycUe ( V.

Vehdée). A l'instant elle est enlevée ; ils la traînent à leur com-

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îÉï\Bh\oximiiitaire de Saumur, par laquelle, sans beaucoup de délais ^ elle est condamnée à la peine de mort, comme «conspiratrice », le a nivôse an II ( 2a décembre

MARTIN (iV...), prêtre de Paris, attachée l'église paroissiale de Saint'lfacques^de'la-B&u-' chérit, fut obligé de s'en retirer j parce qu'il n'a voit pas voulu prêter le serment de la constitution civUeducierffé. De concert avec son confrère Fontaine, qui étoit dans le même cas , il prît, en commun avec lui, un petit logement dans la rue de la Heaumerie; et ils 7 donnèrent asile à un autre prêtre qu'une égale fidélité à la Foi catholique privoit de toute ressource pécuniaire, et qui, de plus , étoit atteint d'une maladie chronique , à laquelle ils prodi* guèrent les soins les plus généreux {F, DaVOIS et FOVTAINE ).

Les persécuteurs ne songèrent point à eux dans les premières perquisitions qu'ils firent après le 10 août 179a, jusqu'à la fin du mois, pour arrêter des prêtres insermentés ; et, le matin du 2 septembre, où Ton alloit les immoler dans leurs prisons, Martin étoit encore avec ses deux confrères »

dans leur modeste domicile ; mais ce domicile avoit été dé* nonce comme eux aux persédbteurs. Le tocsin et le canon donnoient le signal du meurtre ( F.

Septemerb ) ; et ces trois prêtres

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«toient à prendre une frugale réfection à rheure de leur dîner, lorsque leur porte est forcée par les satellites de la persécution; on .

les mène au comité de surveil' lance, qui les fait conduire à la pri^n de YAMayc, où déjàcommençoit le massacre des prêtres.

Martin, de même que ses deux confrères, descend de la voiture qui les y avoît amenés; et, à Tinstant, des furieux le frappent à coups de piques et de sabres. On reniendit s'écrier en mourant:

c Je leur pardonne tout le mal qu'ib me font I » Ces paroles nous ont été transmises par un des témoins ioTolontaires de cette scène de carnage.

MARTIN (MicBBt), curé de la paroisse de Saint-Pierre , dans la TÎlle d'Orléans , où il étoit né, en 1734 y aToit , dans son âge arancé , une excuse pour ne pa5 aller eu exil , suivant les dispositions mêmes de ' la loi du 26 août 1793, quoiqu'il fût prêtre inaermeoté. La réclusion à laquelle on pouToit le réduire ne devoit avoir lieu qu'à Oriéans. Il n'en fot pas moins envoyé , en liaine de son ministère et de sa Foi, à Bordeaux, pour être de là jeté sur les côtes de la Guiane {F. BiMDBÂiix). Arrivé dans cette TÎlle pendant i'été de 1793, il y eut pour prison l'ancien cloître des religieuses Carmélites ; mais tant de peines étoient au-dessus de tes forces, déjA très-épulsées.

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Il tomba si gravement malade, qu'on ne put se di^^pcnser de le porter à l'hôpital de Saint-André ; .

et, sans cesser d'être captif de Jésus- Christ, il y mourut le 19 septembre 1 793 , à l'âge de 60 ans* {V. P. Maecou, et Mascaeb.)

MARTIN (Jacqubs-Phiuppb) y prêtre du diocèse de Clermont , s'y étant fait distinguer par son attachement à l'Eglise catholique , pouvoit être , pour cela seul , atteint par les rigueurs de la loi de déportation. Mais il fut do grand ncvnbre des prêtres de ce diocèse que l'éminente piété de ses hdi>i« tans décida A y rester, malgré tous 1er dangers qu'ils pouvoîent y courir. On sait déjà quelle fureur elle excita contre eux ches les persécoteurs. {V, J. R. Abbil- Low). Le prêtre Martin fut saisi à Montboissier, où il avoit son do-* mtcile; onie traîna dans les pri^ sons de Clermont, où sîégeoit le barbare tribunal criminel du dé« parlement du Puy-dt^Ddme; et, le a8 nivôse an II (17 janvier 1 794 ) 9 le tribunal condamna , comme « réfractaire », ce ministre de Jésus-Christ à la peine de mort » qu'il subit le lendemain.

MARTIN ( CLiVDB - JOSBPH ) ,

curé de l'église de Saint->Romaîn , l'une des deux paroisses du bourg de Miribel , en Rresse , dans le diocèse de Lyon , et né à Morey , en Franche -Comté, vers 1738, ne se rendit pas coupable du serment de la eanttitution civile du

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clergé. ÏBîen que , pour cette raison, l'autorité civile ne le regardât plus comme curé, il ne se cro joit pas dispensé de donner des soins spirituels ù ses paroissiens ; et il oontinuoit à résider secrètement près d'eux. 11 y étoit encore après le .siège de Lyon, lorsque les proconsuls de la Convention vinrent établir en cette ville une commission révolutionnaire , chargée d'envoyer à la mort les plus généreux des Lyonnais (^.

Lyon). Les prêtres devant être ses victimes de prédilection, le curé Martin fut saisi à Miribel même 9 et amené dans les prisiOhs de cet impie autant que cruel tribunal. Il comparut devant lui, le 16 pluviôse an II (4 février 1794)9 et mérita, par la constance de sa Foi, d'êtM condamné à la peipe de mort, comme « contre-ré volutionnaire, prêchant le fatiaiisme » . Le lendemain, il fut décapité, à l'âge de 66 ans. ( T. T, LioitlE» , Chartreux; et y. UAftnir. )

MARTIN ( VincEHT ) , prêtre , né ÂAix, en Provence, vers 1^44 9 et retiré À Lyon depuis la dispersion .des curés et vicaires catholiques de France , opérée par Il canstiltUion civile du cler§é, Cut du nombre des victimes sacerdotales que la farouche commisnon révolutionnaire de Lyon immola pour la constance de leur Foi, après le siège de cette ville ( V. Lyov). On ne peut douter que Vincent Martin, condamné à

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mort par cette espèce de tribunal, le 2a pluviôse an II (10 février 1794 ) 9 à l'âge de 5o ans, ne Tait été pour le même motif. La sen-> tence de sa condamnation en est la preuve authentique; elle atteste même que , devant les juges , il parla avec la sainte liberté d'uD apôtre; car les juges le condamnèrent comme « prêtre réfractaire, prêchant le fanatisme, et même la royauté». Peut-être notre Vincent Martin étoit-il ce curé de Sainte- Aphrodise qui , député de la sénéchaussée de Bcziers , aux Etats-Généraux, en 1789, signa y le 19 novembre 1790, avec vingtsix autres députés ecclésiastiques, une solennelle et courageuse adhésion à VExpoaition des Prin^ cipcs des trente prélats 9 aussi députés, relativement aux erreurs de la constitution civile du clergé. ( F* C. J. MAaTni , et C.

Meelin.)

MARTIN (Nicolas), prêtre du diocèse de Verdun, et chanoine de l'une des église» collégiales de cette ville , né à Spincourtt cd 17549 i^sta dans Verdun, après la suppression des chapitres, et y rendit son ministère d'autant plus utile qu'il avoit un attachement invincible à la Foi de l'Kglise catholique. Lorsque fut rendue la loi de déportation contre les pré* très non -assermentés 9 il ne put ni ne dut sortir de France., parce que le roi de Prusse , qui s'étoit avance avec ses troupes jusque

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danslç Yerdunois^ Youhitqùe les prêtres catholiques y reprissent leurs fonctions. Quand elles se retirèrent 9 ils dcTinrent un objet de fureur toute particulière, pour les ennemis de la Foi. Le court délai qui leur fut donné pour sortir de France 5 sous peine de mort, ne permit pas au chanoine Martin d'échapper aux persécuteurs. On le saisit des premiers, et on l'amena à Paris, ayant même plusieurs autres de ses confrères, qui y furent immolés après lui ( V.

CoLLoz, GossiR, Hehbilloh, a.

£. GoBBiisBJB, G. liEFàraB). Ge fut le 4 Tentose an II (aa mars 1794), que le tribunal tévolutionnairù renvoya à Téchefaud, le disant « conraincu d'avoir, au mois de septembre 179a , pratiqué des manœuvres avec les ennemis de r£tat, notamment avec le értgand couromii de Prusse , contre le peuple françaisetsa liberté, etc.»

Il périt ce jour-là même, à Tâge de 40 ans.

MARTIN (Jbaii-Maau}, curé du bourg de Pouancé, en Anjou, n'avoit pas quitta ses paroissiens, pour qui le serment de la eanêti- ÊuUon dviU du ctergé étoit un objet d'anatbëme ( T. Ynosa). Il continua de les maintenir dans la pureté de la Foi catholique ; mais, ▼ers 1794» îl ^oi surpris et enlevé par les satellites de la peeséoutiofi , et conduit aux prisons de Poitiers , chef-lieu du département de ï^Viennts dans lequel Pouancé

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se trouYoit compris. Le tribunal criminel de Poitiers l'ayant fait comparoitre devant lui, le a8 ventôse an II (18 mars 1794)»

le condamna sur-le-champ à la peine de mort , comme « prêtre réfractaire»; et on le compta parmi ce grand nombre de victimes sacerdotales que les juges immolèrent ce jour^là même, à cause de leur Foi. (F. J. Mixcocx, et Y. MBssàis. )

MARTIN (Mabib- Thérèse)^ religieuse de Bédouin, dans le^ oomtat d'Avignon, n'arvoit rienrpierdu de sa Foi et de sa ferveur , dans les réformes révolutionnaire»

qui l'avoieot mise hors de soir cloître, ^'éloignant des schismaM tiques, elle contribuoit A rhon-t neur de la yérilable Eglise , «par sa piété. On en peut juger 'pac le choix que, dans ses fureurs, le proconsul Maignet fit de sa perw sonne, pour l'immoler, quand il vint incendier la ville de Bédouin ( V, Obahqe). Il livra eette religieuse, avec plusieurs prêtres, au tribunal criminel du département de Vaâioiu$ùi en lui ordonnant de la sacrifier à sa rage impie. Ge- tribunal, horribleraent docile, prononçant, le 9 prairial an II (a8 mai 1794)9 sur le sort de la asBinr Marie-Thérèse,>airecta de la dire a insermentée» , aQn de montrer qu'il l'immoloit réelle-> ment pour cause de religion, et l'envoya à Téchafaud, codnnc «contre -révolutionnaire r« Elle

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