‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 101 sur 242 · PIT · texte numérisé non relu

PIT

temps de 1794- ( ^* Pitiot» de S^t-Saulge; et J^ Pomgault» de Tinlury.)

FITOIS (Jbas), prêtre du diocèse de Dol en Bretagne 9 où il remplissoit les fonctions de yi^ caire, habkoit encore 9 en 17939 la paroisse de Vildé - de - Bidon , près de D0I9 répandant, selon ses forces» les secours de la religion dans cette contrée. Son ministère y étoit d'autant plus yénéré qu'il aToit rejeté le serment schismatlque, et que 9 pour être utile aux catholiques 9 il s'exposoit à tous les dangers dont TaToit menacé la loi de déportation. Il fut arrêté dans ses courses apostoliques 9 Ters )a fin de 17939 et enroyé à une féroce commission mUi" tairi^ établie à Saint-Valo. Cette commission , qui condamnoit toutes ses YÎctiipes à la mor| , comme des « brigands de la Vendée » 9 iiViQploya pas 4*autre prétexte pQur immoler le TÎcaire Pitois ; et la senteqoe qu'elle porta contre lui 9 le 99 niyose an II ( 18 janrier 1794)9 fut exécutée presqu'aussitôt.

PITON (Jb^^Jossfb)9 curé de Horières 9 prés d'ÀTignon , p*abandonoa point son troupeau 9 quoiqu'il fût proscrit comipe prêtre iqserinenté. Ifa loi de la déportation ne put l'empêcher de continuera veiller sur ses ouailles* On l'arrêt^ enfin au commencement de 1794 ( ^- 0baii6« ); et il fut conduit dans les prisons

d'AWgQon. Le tribunal criminel du dj^partement de Vaucttiscg siégeant en cette yiHe 9 ne tarda point à l'envoyer à l'éphafaud 9 comme «prêtre réfractaire». La sentence 9 rendue le aS yentose an II ( i3 mars 1 794)» Ait exécutée dans les yingt-quatre heures.

PLAGNHES (Gvilliumb) 9 prêtre du diocèse de Mende, et chanoine de la collégiale de Maryejols 9 n'ayoit pas quitté cette yille après la suppression des chapitres. Insermenté de cœur et d'âme 9 sans ayoir été obligé au serment schismatique 9 il crut pouvoir se dispenser d'obéir à l'inique loi de la déportation 9 et continua d'habiter la même ville. Quand la persécution devint si furieuse en ces contrées 9 il fut saisi et conduit dans les prisons de Mende. Le tribunal criminel du, département de la Lozère , qui y siégeoit , le condamna à la peipe de mortipomme « prêtre réfractaire » le 8 fructidor an II (a$ août 1794)9 c'est-à-dire viog-neuf jours après la chute de Robcrspierre ; et la sentence s'exécuta dans les vingt-quatre heures.

PLANGHET ( Josbpb ) , né au bourg de Saint-Hilaire-de-RoMers»

diocèse du Puy9 sur les frontières du Fores et de l'Auvergne 9 étoit curé d'une pQroi3se d*où son refus du serment de hconspUtUionci^ vii^ du eUrgi le fit exclure par les autorités de 1791. Il revint habiter son pays natal 9 au sein de sa famille t et s'y rendit utile 9 dans

les teitips de schisme et d*im* j^iétéy par îes services qilHt rendit aux catholiques. Les explorateuris qu'aVoleot envoyés les proconsuls de la Convention à Lyon, en novembre i^gS, le découvrirent , rafrèlèrent et !*amenèrent dans les prisons de cette ville 9 pour être immolé par la féroce commission révolution'^ nàite qui y faisoit couler le sang jpar torrens. Il comparut devant cette éâp^é dé tribunal , le 29 pluviôse àûU(iy février 1794) , et s*y montra eh digue confesseùt* de Jésus^Christ : ce qui le fit bondamner aussitôt ^à la jpeihéde mort^ comme «prétrè/Tihoi^f^ti^C^ontreréFoîutionnairé et loyaliste ». tl subit cette impie sentence le même jour, à l'âge de 55 )ans {F. A, PiEliBir^ et J. PoÎKiT.)

PLÀNKËTTE (EuèABB^É), fiffe vertueuse 9 née i\ B6ulogn'e'-siir- Mer, éh 1758961 deVnéurant à Aire, dlocèàe dé Saint- Orner »

s'y étôlt attiré la haine âè$ impies rcvôlutipni^airei ))hr ia pîétè. Ils rarrètèrent, etPèihriienèrent à Ari^Sy lorsque )è pi*oconsul 'Lébon y 'donhoit Oh libre cours â ses fureurs àthéî'stës ( yj AiAAà). Ce|iendatit9 a^i'ès quiêlque temps de captivité 9 ct!i(t fillèr simple et tnbd^stiB étolt renvoyée libre èhefe elle 9 pMit qû^OYi' ne trôi^V6it fUs tfe prét^ltiî pour la ibire ^i&Hr. KI'aiS9ciEi fobrlà même, oh afi^ï^hd'qù'^n k^^i, elle ^yoît ^Igfafé la re\|âê/e des ea-

tholiques d*Aire aux administra* f eurs du département; afin d'obtenir que l'église de Notre-Dame leur fût cédée pour leur culte 9 tandis que les schismatiques occupoient toutes les autres {V. J.

BAHBIEII9 et L. F. J. Deiàhatv).

Elisabeth Plankette est arrêtée de hôu veau 9 lorsqu*^ peine elle rentre chez elle. On la traduit aii tribunal tévotutiohnaire de J^ Lebon :

die Veut représenter que9 la liberté de cnlte ayant été permbe par !es lois eti 1791 9 elle a voit pu dontiér la sighattire qnV^n lui imputé à tHthe trois ans après.

Les fugës ta font taire 9 en criant qu'elldé^ «horsdes débatS9Comme fanati^ftàe » ; et ils Renvoient & la mort le â5 prairial ( i3 juin i 794) . L Vxposé de cette procédure suffit âbon'damhièntpàur montrer qilVtté périt po^r sa toi. ( F. H.

PïclvET 9 et J. PotruN. )

PLANTIGNT ( BARTA^LBnit Piàos DB ) 9 né À Lyon d*ène faiulHè noble 9 fut 9 dès sa jeunesse 9 un des î^lus rei}^^eux habitàtts de bette ville. Il sètvit comme aide-de-camp du général Pt^cy, pèndanl Ib ^è^ Qu'elle ftôùtînt en 1793^ cbhtre la Con- Irëùtîou. Arfèté biiehtôt après par les throucÀfes precouBuls tle ciétte àÀséîttbtéë 9 H aYôlt 9 pour mériter d'être lèèfr vict1tnfî9 ft titre de in càtfaoiicité, 1ndé{)endammèïit dé ^oh gradé toilitaire pahni les assiégés. Cependant les juges ne ^oulôient le condamner qu'à rai-

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•on de oe dernier motif«- pour jeunes enfans » et une épouse qui

éiriter de- fiiire paroitre que le mérStoit par ses vertus toute sa

nomlire des fer?ens cathdlîqnes tendresse. éloU plus considérable qu'il n*im«- PLASSARD (GnaMAiR)» prêti^,

portoit de le laisser croire. Mais vicaire de Pleibeo» dans le dio-

Pbntjgny défona cette infernale eèse de Quiinper» sur lequel il

prudence. Interrogé pur letribu<^ étoit né y au Ctottre*Fleii»èo, ne

nal impie pourquoi il avoit porté roolut peint se rendis 4)o4ipeble

les armes pendant le siège 9 sa du serment de la oMelilitf um ci*-

réponse fut une généreuse pro* trsfc eu €têrgi^ Malgré les dan«>

Cession de sa Fol et de la part gersque œ refus lui Adsolt courir»

qu'elle avolt dans ses sentimens il n'en eoolinua pas moins d'ezer»-

politiques. « Je les ai prises , dit-il » cer les fonetions de son ministère

en &?eor de la religion catholique en fieiTeur des catholiques de la

etde mon&oi». A {"instent i fnt contrée» Les autorités dn dé*-

condamné à mort. -Dnns Tinter^ paurtemeot du Finùêèr» , sur

Telle qui 8*écoola avant le sop* lequel il se tranToît^ le firent

plice , des perfides M fifeni pfo«> eaiair en 1^ ; et» dmis les pre-

poser un prêtre sebismatiquepout miersjttois de l^innée snivante»

le confesser : tle n'en TOUX point» U fut tminé» avee. fiagt^huit

parée que |e suli catholique » et autres 9 à Biocbefort, pour être

que-d'ailleiirs l'ai mis ordre à »A déporté enr des plages lotnUi**

conscience avant d^re arrêté»» siei et -cruellm ( K ftoonm»)

En allant an supplice 9 il ne cessait On l'embarqnn eûr le mrvîre le

de dire hauttmsnt : « J*nl eom*- fyoêlUt^gkm >* et 11 supporte

battu pour ma religtna et mon d'aherd avec Jteadconp ée ioree

Roi. • Arnvé eu lieu où H detoit les maiu qoe les déportés y

être fosiHéy il ne vOuhit pas qoe , épronvosent ; «sais enfin, il tttc*-

selon l^osage» o» lui fasmdêt les oomba on octobre 1794» é l'êge

yeux : « Un cadiolique» dit «il, de 5o ans» Son corps lîit inhumé

sait mourir «v«e fermeté pour «a ^aas-i'lis Madame. ( V, i. Pm-

Foi » ; et il tomba sous le plomb naet*» A l^ Pbimson.) fatal le sS octobre 1 79S 9 à l'âge PLATIÈftE (JOoKmiQw) 9 cha<

de 55 ans. Il Ait la première des neine. (f^. D. Aou.Aiib.) victimes de Ljstt à eette d^le^ PiLO^IN {N.^. )v4k>nt on ne

rable époque; et le eoonge «fiec toit ^pie ie nom de AmmUc sur le

kqoel il mourut est d'antent pkis JtgisCre moHuaire de VëS^ cwii

vemarqnableqnilsfvMl lîetideTe- de flans parmi les prêtvos mais-

gretter beaneoup la vie 9 poisqn'il samés aux Cormàfle a leffieasbre

abandomioit un père vertueux 9 de 1 793 9 est désigné oilleuffc

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Ticaire d*tine parois$e du diocèse de Tours. Il ne s'en étoit sans doute éloig:Dé que pour éviter les per^ sécutions auxquelles son refus du seraient de \a constitution dviie du dergé Vy exposoit. Le registre des écrous de TégUse des Carmes où il fut enfermé 9 nous le montre parmi les prêtres amenés du séminaire que les Sulpiciens aboient & Issy (F. Bovbert) : ce qui porteroit à croire qu'il ayoit choisi cet asile comme le plus contenable pour un ecclésiastique plein de l'esprit de son état. Quoi qu'il en soit, Ploquin ne fut envoyé par le comité de la section du Luxeméourg , dans l'église des Carmes ( V, Duulv), et n'y fut massacré, que parce qu'il n'avoit pas youIu , même au péril de sa yie, compromettre sa Foi par la prestation d'un coupable serment. ( V. Septembab.)

PLOQUIN (JACQinss-MuiTiN}, jeune prêtre de la communauté de Saint-Sulpioe , né à la Daguenière, près d'Angers, yers 1746»

étoit , à l'époque de la si^pres-*sion des communautés religieuses, économe du séminaire de Satnt- Sulpice , à Paris. Il méritoit bien d'être compté par les impies au nombre de ceux qu'ils appel(ûent prêtres réfractahres , parce que, disant parallement anatbème i la eonstisuiion eivUedu etergé, il en aroit réprouvé le serment.

Lors de la loi de la déporlation , rendue la 06 août 1793, il se dé-

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cida à courir les risques de la peine dont elle menaçoit lés insermeatés qui ne sortiroient point de Francef ; et son motif fut celui-là.

même qui , sous l'empereur Julien , lorsqu'il mettoit en fuite le clei^gé d'Antiocbe ( en 562 ) , ayoit décidé le prêtre Tbéodoret à rester pour le salut de ses frères, dût-il s'ensevelir sous les ruines de son église [Anaieet. Mainlt^ tom.

lY ). Ploquin alla exercer son ministère à Orléans, où quantité de catholiques sembloient l'appeler; et il y trouva un abri contre la proscription , ches de pieuses vierges qui étoient vouées à l'éducation des jeunes personnes de leur sexe ( V. Babbebov). Il y fit recevoir, au même titre de persécuté , un jeune laïc , frère d'un autre Sulpicien dont il étoit l'ami comme le collègue {V. Biiibbvet) ; et la maison de ces saintes filles fut de même qu'un temple où le Seigneur étoit servi avec autant de feryeur que de sincérité.

Nous avons déjà dit, en parlant de Bimbenet, comment cette fervente association fut dénoncée; comment ces quatre personnes, arrêtées dans la nuit du 1 1 au 1 a septembre 1793, furent conduites ensemble à Paris par des gendarmes, et quel touchant spectacle elles leur donnèrent pendant ce cruel yoyage. Directeur spirituel du jeune Bimbenet, dans les prisons de Paris comme dans l'asile d'Orléans, Ploquin, toutes les fois

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^e éduKci écrivoit à sa mère, à ses frères 9 à ses amis au dehors» étoit cité par lui avec cet éloge de sentimentf de respect et de reconnoissance qui ne peut être inspiré que par la piété la plus éniinente'êt le aèle le plus affectueux. Bimbenet, dans sa lettre du 29 décembre suivant 9 écrite de la Conciergerie 4 l'un de ses frères > lui disoit :

« J'ai fait part de tos sentimens au cher frère (le prêtre Ploquin] ; il se trouve fort heureux de souffrir pour la justice » . Ce vertueux ecclésiastique se vit transféré» avec Bimbenet» à la prison des Carmes:

le Ciel Youloit qu'il n'abandonnât plus cet ange qu'il avoit formé pour le Ciel, On le ramena avec lui à la Conciergerie, le a4 février 1794* pour qu'ily fût)ugéle landemain. Us comparurent ensemble devant Je féroce tribunal ; et Ploquin, tout en confessant devant les tjrans qu'il avoit exercé les fonctions sacerdotales dans la ville où il étoit caché, et en donnant à son jeune compagnon de beaux exemples de fermeté chrétienne , se réjouissoit d'être égalé par lui, dans un semblable héroïsme.

On a déjà vu .que leurs charitables hôtesses furent condamnées, en même temps qu'eux, à la peine de mort, et qu'en descendant du tribunal A la prison, pour attendre l'heure du supplice , Ploquin et son angélique néophyte mar* .choient comme les Apôtres, « en se réjouissant d'avoir été trouvés

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dignes de souffrir pour le nom do Jésus - Christ b . La Providence permit enfin que le prêtre Ploquin fût conduit à la mort sur la même charrette où l'on plaça Bimbeuet ; et, en montant sur l'échafaud, il' répétoit le psaume , Lauda$& Daminunif amnes gentesj que celui-ci chantoit à pleine voix* Son âge étoit de 4B ans quand il fut décapité, le 26 février 1794* Ce fut la dette de la charité de ce saint prêtre, autant que la sienne propre , que Bimbenet se montra soigneux d'acquitter lorsque 9 se voyant destiné à la mort, il écrivit à ses parens pour les prier de donner cent francs au particulier d'Orléans par qui l'un et l'autre avoient été dénoncés.

PLOUZIN {N... ), prêtre du diocèse de Nantes , vicaire en la paroisse 4e Saint-Herblon-de-la- Eouxière, près d'Ancenb, Tua des quatre pieux ecclésiastiques par qui fut religieusement exhumé, le 18 mai 1795 9 le corps du respectable curé de Maumus* son, immolé pour la Foi,quatorse mois auparavant (^..Y. Bovviaa), périt lui-même , quelque temps après , d'une mort violente , pour la même cause. Ce furent également de sacrilèges soldats qui le massacrèrent lorsqu'il alloit porter les secours de la religion à de bons catholiques. Les a^îsassins le laissèrent mort et baigné dans son sang; mais un autre vicaire de la même parobse, étant survenu , li^

fit enterrer dans Téglise de Maumusson , à côté du yénérable pasteur dont il Tient d'être parlé.

POCHET (Fbahçois-Xaviib), prêtre de l'Oratoire, resta longtemps dans cette congrégation , en sa maison de Pertuis 9 au diocèse d'Aix; mais il Tavoit quittée 9 depuis plusieurs années, pour Tenir être prébendier dans l'église paroissiale de Saînt-Sau- ▼eur 9 à Manosquè , diocèse de Sistéroh , où il a voit vu le jour, en 1 74^* II ft'j livroit hvec fruit aux travaux de la confession et de la prédication. « C'étoît, nous écrit un homme dipie de toute Confiance , c'étoit un hàiï prêtte , de lùœuri irréprochables, doué d*une Foi et d*une vertu capables de l'élever au rang glorieux de cfeux qniméritéient la palme du màrtyhe ; car c'est uniquement pour avoir cotis-»

tamment et très-courageusement refusé le serment de la tOf^titution eivUe du ùterffè, qu'il a perdu la vie ». Ce rèfuè servit à d'astucieux réVôl'utionnair^is, pour le vouer à la bhitale haine d'un bas peuple ignorant et facHe h tromper, en le lui éésigAant, avec une apparentie îndigttatrôn , par une qualifi'cation d'autant plus odieuse pour la (lopulace , et plus propre à rirritef contre lui, qu'elfe n'en cûhnoissoit pas le ^Ds ^ért^ table, celle de réfraetàitô. Pour le soustraire auk vexations , ank outrages toujours croissàns que cette désignation meurtrière lui

attiroit , son neveu ( M. Pochet de Bessières , conseiller à la cour des comptes, aides et finances de Provence } , craignant avec fondement , en juin 1 79a , que les méchans n'assassinassent le P. Po* chet, alla solliciter pour lui, à son insu , auprès de la municipalité, un passeport dans lequel il demanda qu'on ne fît aucune iQention de son caractère sacerdotal. Lorsque, après l'avoir obtenu, il accourut chez le vénérable prêtre pour le lui remettre , il le trouva récitant à genoux dans sa chambre son bréviaire avec le plus profond recueillement. Gèlui-ci lui commanda par an signe d'attendre pour parler qu^ sa prière fùt achevée. Maïs enfin quand iU'eut finie, et que son neveu , l'informant de ce qu'il avoit foit pour sa sûreté, lui présenta le passeport, « je suis infiniment touché de vos attentions, moù cher nereu, lui répondit le P. Pochet ; mais je ne peujc ni ne dois en profiter pour sortir de Fraïice. Mon devoir est de rester pour les fidèles; et j'espère le * retxmlhr jusqti^à la fin , avec la gricene DiM :tiue sa sainte volonté soltfWte » . Quelques jours liprès, le nereu renouvela ses instances ; maîè les tnênhea raisons fet h Ihèmt détermioaHion lui étatit o(>^»éiM , il ne put que respecter \es saintes tolontés de son T>ncle, 4St te recommander à la bonté de la t^rottdence. Le dan«^ ger deveifatft plus imminent, le

p. Pochet, céda enfîa aux soIHcîtations de ses parens et de ses amis atannés. Il se réfugia chez des parentes fort pieuses « dans un hameau nommé Meyresse, annexe de la paroisse de Céreste »

à deux lieues énTÎrdn de Manesque. Cet asile étoit d'autant plus conrenablë pour le rèrtueux Pochet , que les habitftns de lâej^ r^se àrôient retenu leur desser- Tant, quoiqu'il n*eût ^as youIû prêter le seraient schlsmatiqué {F. J^ RttKs) ; qae ce desservant étoit un (Bxdelléiàt prêtre dont la confersfltioii né pbUYOît qtl ^entretenir ses désirs du €ié! , et que lé lerrftdl^ de Meyressé se trôUToit fort  rêcàtt, éloigné des grades routes, et présqîi*ignoré des personne» qui ne lîabitolekit (las. ï)t tefe àVïinCà^ès décidè)rent encore & 8*jr tièftigier lé ttïfé de €éreMe , qui n^avott pu jbuii' dé là même paix dans c^ dèVhlIeir éàdh>it trop fyéquenté, à èail^e de sa situation sut la tiyiïh àe PoltàlqUier, Apt et AVî j^ôh ( V. Vui). Cette réunion dé tfbili brêktes iAébiranlablës Aahï léat Vol , et ai fidèles à léttTi dën>]rr§ y né (»ut échapper lôn^-tèfihf»^ lidi àctités itdielrchéë rie» inéèhâA^ qui àioléàt péraiéicutéle {^retiré fochètà ttanoàqtië; et cependant \h n^aàroleht Heh èMlteprîs èotolrè eux, sans te^ irtélentés îrtèti|;atlotn de Tardènte sodété des réroTutiohnafres de MafsélAe , ()t fenôftdb faire {lendre, le iS jaittet i^g^»

en celte Ville , deux saints religieux ( F. HviBAtTX et Tasst ). Marseille, qui, depuis ce temps, a si bien expié les forfaits impies d'une poignée dé scélérats subjuguant horriblement la majeure partie de ses citoyens; Marseille, dont les habitans ont , depuis cette époque, l-éhabilîté si glorieusement leur TÎIle pai^ lédr (^iété , leilr ferteur [V. botribiBu), comme par leur généreux déTouèinent & la famille l'Ouïe, n'en étôit pas moine, yers là fib dé 1 79a, dé 179$, et même jnsqtie tel? l'automne dé 1794»

ce qù^éllé ifvbit été , en 290 bu 3o5 » àti tetnps de son tôint Martyr Victor. « Fière de la structure et de la beauté de ses édifices , cette grande cité^ située dans la plus heureuse contrée; ouTrant, par ses ports > A presque toutes les nations lès ressources du commerce des Gaules ; glorieuse de son opulence, et pervertie peut-être par les tourbes étrangères qui Tenoient y débarquer..*, se nontra, pour ptaii^ aùjt tyrans pérséétlteurs de U i'eligioti , là plus ardente pour les impiétés révolutioninaires , et la plus ieroce protectrice des saerîléges noureantés d'ators. Se MsMit Tegarder cemiM la ptut méchante vàti^l que h plos impé^ rieuse dès cités ^ elte se laissoit pousser, oubliant tout sentiment humain, à une telle bacbarie conSM ktt ^délei et eontte les Sttinls, ÛÊÊÊtê tes tottiwiietti qn^^e leui* infligeoit, et dans ta mort

qu'elle leur faisoit subir 9 que, n'épargnant pas ses citoyens 9 lorsqu'ils professoient la Foi de Jésus -Christ 9 elle les massacroit comme du vil bétail 9 sans aucune compassion pour Tâge ni pour le sexe 9 et alloit même 9 à la manière des loups 9 poursuivre au loin 9 et à plus forte raison dans ses environs 9 les fidèles 9 pour en faire des victimes aux impies caprices des tjrans (i)»* Telle sembloit redevenue 9 en 17929 non précisément la même ville 9 mais la borde de ses révolutionnaires.

Ce fut elle qui poussa 9 de la manière la plus ioipérieuse e( la plus

(i) AfassiUa, cwitas ampla, mira-' hiii structurœ sua jirmUate^ simul et pulchrùudine gloriésd j inopumutterrœ âoio, in capiu GàUiamim ùta^ Urrà wuanque omnùun Jèrè gtiptmm eqmr fnerciis pflUrUf ùnmensd dùfiUarum ûpulenttd, et Jretfuenubus populorum twrhis inefytafuU.,,, Romanorum nU" mtnum, ùnmd romanontm Jamonjum gtudioêa euUrixy et sacrilegarum «upersiitionMim acenùna et feroeUwna defentatiix haMqJtur. Qmu «6 ret superba nimis etpessùna, tfuudcrudeiitatè in chriêtianorum supplicia SanctO' rumquéf neces , t^elut totius humanitatis immémor, ruptabatur, ut colUttos undique tircà se pùnrum grèges instar iuporum r0p$rti.. Sed nec ipêis fmdbus patxens, quoseunque christiani nomitiis invenissety absque uUd miserfUione œtatis aut sexûs , quasi ad triumphum suorum dœmonum , uariis iuaibriis qffeùt^f et irrecitabilibus tormentorum geneabuê eoratuiaiosy mUùs qaàm pecudes. tnuidarm, (Biûnart : Patsiio sanctorum Fictoris, jéiexandriy ete,)

formidable, ceux de Manosque à imiter l'atroce exemple qu'ils leur avoient donné le 23 juillet. Ceuxci 9 accompagnés de quelques Marseillois qui les provoquent, courent en conséquence à Mej* reste 9 pour en enlever le prêtre Pochet et ses deux confrères. Ils les arrachent de leur paisible retraite 9 et les traînent à Manosque 9 en les accablant d'outrages. Cependant 9 quand ils les y ont amenés 9 n'osant pas encore tremper les mains dans leur s^g» ils se contentent de les coQdufre au château-fQrt de cet^e rilte, où fis. sont enfermés sous upe garde de troupes de ligne, qui ne pouvoit devenir complice de leurs affreux desseins ; et ils envoient un des leurs à Marseille, pour informer de ce qu'ils ont fait l'affreux con9ité9 et lui 4emander pomment Us doivent se coQduire ensuite à l'égard de ces trois ministres du Seigneur* La réponse du comité n'étoit pas difficile à prévoir. ic Faites 9 dit- il, comme nous à l'égard des n^^^** Les émissaire9 ont déjà ^apporté cette réponse à Manosque 9 le 5 août; et leurs affidés s'écriept aussitôt :

ç II faut les pendre (a puit prochaine». Le jour se prolongeoit trop au gré de leur homicide impatience ; mais enfin, la nuit approchant 9. ils vont au château, demander qu'on leur rende ces prdr^s, ppur les conduira à Iji mort. La garde les refuse, et n^

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