‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 100 sur 242 · PIR · texte numérisé non relu

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naire , il pouvoit se dispenser de sortir de France, à la condition de se mettre en réclusion sous la surveillance des autorités révolutionnaires. On l'amena dans la maison cloîtrée que L'administration du département de la /Yiivtvavoil indiquée ùl Nevers; et il y eut beaucoup à souffrir {F. Nifevae).

Malgrt*. la loi qui sembloit le mettre àTabri de plus grandes peines, il fut enlevé brusquement , ainsi que ses compagnons de captivité, le i4 février 1794, pour être envoyé à Nantes, où Carrier avoit déjà noyé un grand nombre de prêtres sexagénaires ou infirmes ( ^.

Nahtes ). Piret endura, de même que ses confrèfes, avec une héroïque résignation , les peines du voyage, et ensuite les maux bien plus grands du fond de^ cale de la galioteduportde Nantes, où il fui comme enseveli avec eux. On sait déjà que quarante-quatre des prêtres qui y furent jetés alors, y périrent de misère et de peste , dans le court espace d'un mois. Il vi voit encore le 18 avril, lorsque les persécuteurs, forcés par les circonstances à se donner quelque apparence d'humanité, envoyèrent à- Brest les prêtres qui restoient et pouvoient soutenir une nouvelle navigation ; mais le curé Piret , âgé de Sa ans, exténué par de si longues et si dures souffrances, n'éUnt point en état de partir, resta sur la galiote de Nantes, où il ne tarda pas d'expirer, dans le prin-

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