‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 103 sur 242 · POG POI · texte numérisé non relu

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avoir pour échapper à la perséou- POGNAS ( Elisabeth ou Isation , pendant les terribles années beau Durova, fetorae de Mathieu], suivantes ; et la religion , qui ne ayant partagé les vertus et les pouYoit être alors pratiquée pu- bonnes œuvres de son mari , subit bliquement en France , le fut du la même peine i pour la même moins à Manpsque^ dans les mai- cause, et eut droit à la même résons particulières, avec une ai- compense (f^. l'article précédent), sance qui {ui procura presque £lle fut envoyée avec lui à l'èchatoutes les consolations et toute faud, par le même tribunal, le l'édification d'un culte libre et a8 pluviôse an II ( 16 février public. 1794)9 comme « receleuse de POGNAS (Mathibu), simple prêtres réfractaire8».(f^.J* Aux.) cultivateur du village de Tence, POIKAT (Jacques), prêtre, né près d'Yssengeauz, dans le diocèse à Lyon, et devenu, en 1776, du Puy, où les catholiques mon- chanoine de l'église collégiale et trèrent , pendant la révolution, paroissiale de Saint-Nizier, dans une Foi si vive et si courageuse, cette ville, s'étoit occupé consétoit , ainsi que sa femme , un tamment du ministère de la prémodèle de piété (F. J. B. A«Eiii- dication , et de celui de la direclov). D'un commun accord, ils tion des ûmes au tribunal de cachèrent en leur maison un de la pénitence. II avoit , dans l'un ces prêtres fidèles et zélés dont la et l'autre , des succès utiles à tête étoit mise à prl^; et, en lui l'Eglise. En 1791,1] eut, aux yeux facilitant l'exercice de son tyiiois- des persépqteurs , le tort encore tère, ces deux époux lui ren^o^nt plus impardonnable de ne pas détous les soins que pouvoit exiger vier des sei|tiers de la Foi ; car il sa détresse. Leur bonpeosuviie Tint repoussa la eanstittuian civile '\ la conno^sance des persécuteurs : du cie^gd^ et continua de mainteils firent arrêter Pogniss let sa nir Ïe9 catholiques dans la pureté fcmm^. On les conduisit dans les de leur croyance et l'accomplisseprisons du Puy; et le tribunal d» ment de lepn devoirs. Son aèle la Haute- Loire, qui siégeoit efi pour (ei^r saltit l'empêcha de sorcette ville , les condamna l'un et tir de Firanoep lors de la loi de dél'autre A Ittpcinf de mort, içomnae portation du a6 août 1792 ; et, «receleurs 4« prêtres réfractai- après le siég» de Lyon, quand Tes « , 1|» 28 pluviôse an II ( 16 fé? les prooonsuls de la Convention vrie^ .ir94)- Leurs tê|fslpffibèren| eurent établi dans cette ville leur ensemble, sqr le même éc)ia£uid 9 sanguinaire cominission révolu^ le lendemain de ^U sentence. ti4m$\aire ( V. Lyoh ) , le cha- ( y. J* Ax.iz. ) noine Poirat ne pouvoit manquer

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d'être une des victimes qu'on lui destinoit. Arrôté en décembre 17939 il resta quelque temps en prison 9 dans l'attente de son sort; mais enfin, le 14 pluyiose an II (a février 1794)5 Pn le fit comparoitre devant le farouche tribunal. Il y fut condamné au dernier supplice 9 comme «prêtre réfractalre », et périt à Tâ^ de 55 ans.

( V, J. Plarcbbt» et B. PoircBTy Chartreux.)

POIROT(iV...)» prêtre du diocèse de Saint -Dieu, né à La ftaffe, près de Préarches, étoit, à l'époque de la révolution , vicaire en la paroisse de La Bresse 9 au duché de Lorraine 9 à quatre lieues de Eémiremont. N'ayant point voulu prêter le serment de la canstitu$ian civile du ctergig il se vit d'autant plus forcé de sortir de France, après la loi de déportation, que la persécution s'étoit acharnée contre lui d'une manière particulière, parce qu'il vouloit ramener à l'Eglise catholique le curé de Lfi Bresse, qui a voit adhéré au schisme; et parce qu'il en avoit, j^sque-Ui» efficacement détourné les hahitans. Ces persécutions, trop vives et trop directes 9 ne !ui permirent plus de rester avec eux pour leur salut.

Le re^t qu'il en emporta dans sou exU le leur ramena après le N€uf thermidor , lorsqu'il crut que l'Eglise avoit recouvré une pai|C véritable. Son erreur acheva d'être dissipée par laça-

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tastroplie dd 18 fructidor an Y (4 septembre 1 797). Les lois barbares autant qu'impies portées alors contre les prêtres fidèles , la recherche ardente qu'on ea fiiisoit pour les immoler, décidèrent le vicaire Poirot à se cacher dans un asile secret qui lui fut offert par un pieux habitant de la paroisse de Cornlmont; mais ïeé agens de la persécution parvinrent à con- Qoitre sa retraite 9 et le dénonç^nti. Le maire de cette commutée s'y transporta avec des gens armés qui menacèrent d'incendier la maison 9 si le propriétaire ne leur ouvroit pas. Ils y pénètrent ; le prêtre Poirot, qui sy étoit caché dans un recoin secret 9 est découvert : on le saisit 9 on le garrotte9 avec son hôte charitable; et tous deux sont traînés dans les prisons de Rémiremont 9 d'où bientôt on les. transfère dans celles d'£pinal9 chef - lieu du département des Fosges. L'hôte du vicaire Poirot recouvra sa liberté ; mais Poirot fut envoyé à Nanci , pour y être jugé par une commis* sion nUtitairô formée suivant la rigueur de la loi du 19 fructidor.

La commission 9 ayant fait cornparoitre devant elle ce ministre du Seigneur9 le 12 nivôse an YI ( 1*' janvier 1798 ), le condamna de suite à être fusillé , comme « émigré-rentré » . Poirot 9 appréciant le bonheur de mourir pour la cause de Jésus- Christ, écouta sa condamnation avec calme 9 et

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sans en être afiligé. Il marcha au supplice le même jour, ayec une admirable fermeté et une paix vraiment céleste. Suivant l'usage, on alloit lui bander les yeux; il refusa ce service, disant qu'il étoit loin de craindre la u(n)rt ; et , s'étant mis à genoux, il s'écrioit: «Seigùeur, mon Dieu , recevez mon ûme » , lorsque le plomb des fusillades la délivra de la servitude de son corps. Ce meurtre eut lieu , comme on le yoit, trois ans et demi après la chute de Koberspierre.

POIRSIN (Henri), prêtre et religieux Capucin du couvent de Toul, né à Rouvroi-sur-Meuse , dans le duché de Bar, en 174^, étant expulsé de son cloître en 1791 , n'en fut pas mieux disposé aux séductions du schisme eanstitutionnei; et, dans le monde, il continua d'obserter la règle de son ordre , autant que les circonstances pouToient le lui permettre, tout en redoublant d'ardeur dans l'exercice du saint ministère. La Providence le fit échapper au fer des persécuteurs pendant les années 1793 et 1794* Les deux suivantes , bien que fécondes en pièges, laissèrent ù son zèle des facilités dont il profita ayec la franchise d'une ûme que sa droiture rend trop peu défiante; et les suppôts de la persécution connurent bien alors tout ce que ce lèle a voit de contraire à leurs impies desseins. La crise révolu-

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tionnairedu 18 fructidor an Y (4 septembre 1797) étant venue les remettre en pleine activité pour en poursuivre efficacement l'exécution ( V. GuiiHB ) , le Père Poirsin, qui résidoit à Verdun, ne tarda pas à être emprisonné ; et bientôt le commissaire du Directoire exécutif de la république française le fit traîner à Rochefort , avec le gardien de son couvent, le Père Claudon, infirme et plus que sexagénaire , afin d'j être embarqués ensemble pour la Guiane. Il monta en effet avec lui sur la frégate la Charente ^ le ia mars 1798, et passa, le 25 avril , sur la frégate la Dé»

code, qui devoit le déposer sur la rive de Gayenne. Durant la traversée , qui fut si funeste à la santé de plusieurs de ses compagnons de déportation , le Père Poirsin leur rendit les plus grands services dans leur état de maladie, sans permettre qu'aucun d'eux lui en adressât des remercîmens. « En cela, dtsoit-il, je ne fais qu'observer la règle de mon ordre , qui veut que je sois l'humble et zélé serviteur de tous ». La Décade le jeta dans le port de Cayenne vers le milieu de juin) et il s'en vit bientôt repoussé jusqu'au désert de Konanama, malgré la protection que lui avoit promise , pour tempérer la rigueur de sa destinée , le général Desvieux, qui, né dans le même pays que le P. Poirsin , et commandant en la place do

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Cayenne » parut un momeot prendre intérct aux déportés de sa proTÎnce ; mais il craignoît de compromettre sa fortune en les obligeant d'une manière bien efficace. Cependant il fit offrir ù notre religieux une place qui pou- Toit le mettre à Fabri de la plupart des causes de mort dont Thomicide climat de la Guiane abonde ; mais 9 pour la remplir i il lui au* roît fallu abandpnner son vénérable Père gardien> qui lui étoit d'autant plus cber que ses infirmités e^geoient des soins dont une affection filiale pouvoit seule être capable. Les infirmités du Père Claudoo alloient jusqu'à le priver de la faculté de sortir de son lit ou de son bamac. Ilavoit un besoin continuel'des secour5 de la tendre cba- .

rite du PèrePoirsin, quilui-mên^e sembloit avoir un égal besoin de lui proMver, par ses services, sa vénération et son attachement.

De tels motifs et de tels sentimens portèrent celui - ci , non seulement à refuser la place qui lui étoit offerte ,. afin de ne pas se détacbeiC de son supérieur, mais encore à se priver d'une partie de.

ses ridons de vivres, et à la Tendre aux indigènes , pour trouver,dans le peu d'argent qu'il en retiroît, des moyens d'adoucir convenablement le sort de ce respectable religieux. Un laïc , compagnon de leur déportation , qui est revenu de ces lieux sauvages, a dit du Père Poir3io, dans un#

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relation imprimée : «C'étoitbien le plus excellent hoipme qu'on eût connu » ; mais il falioit ajouter : « L'excellence de son caractère s'expliquoit aisément par ses sentimens religieux, par ses vertus cénobitiques et sacerdotales » .

Il ne tarda pas d'être atteint de la contagion qu'exhalpit le climat de Konanama; et.il mourut de la peste, dans les horreurs de la misère, à l'âge de 55 ans, le 2 novembre de la même année 1798. Dieu lui laissa survivre le Père Claudon, pour rendre le plus* touchant des hommages à sa mémoire. Ce vieillard, dont les années et les infirmités sembloient chaque jour ouvrir la fusse sépulcrale , ne périt^ poiut à la Guiane, et y conserva même la candide gaîté que lui avoit donnée la nature. Il quitta ces contrées pestilentielles en 1801, avec le petit nombre de déportés qui vi- Toient encore ; mais , revenant alors en France par la Martinique, il y finit ses jours. {F\ R. P. Pil- 1,011, et J^Phàdil.) ; POIRSON (Joseph), prêtre, religieux Cordelier en leur maison de Toul , réunie à celle de Metz , y avoit la charge de gardien. Il étoit en outre définiteur perpétuel de son ordre en la province de Lorraine , et docteur en théologie.

Le serment de la constitution civile du clergé fut repoussé par ce religieux; et, après la suppression de son cloître, il revint dans

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le diocèse de Toui , sur lequel il II mourut en août ou septembre étoit né , À BuUegneTÎlle, près 1794? à Tâge de 56 ans 9 et fut Bourmont, en 1740- Setrouyant enterré dans Vue Madame. {V> alors sur le département de la J^ Poieson, et Poitbtiok, curé.) Meurthe , et continuant à donner fr OMIÈS ( Jeah-Piub db), laie, des exemples de fidélité à r£glise domicilié ù Bordeaux où il ayoit ru catholique y il fut arrêté par les le jour en 1 727 , étoit un ferrent autorités de ce département en et fidèle catholique > royaliste par 1795. Vers la fin de cette année > principe de 'religion. Il fut arrêté elles le firent traîner à Rochefort , comme « aristocrate n, dans Tété pour qu^il fût sacrifié dans une de 1794; ^^9 le 9 messidor an II déportation maritime ( F. Roche- (27 juin 1794)» 1^ commission foit). On rembarqua sur le navire militaire de Bordeaux Tayant aptes Deux Auociéi 9 où il partagea pelé deyant elle , prononça contre les tortures que Ton faisoitéprou- lui 9 d'après ses réponses, un^ yer aux déportés. Mais bientôt le sentence de mort. Elle-même at- Père Poirson y succomba, car il teste d'une manière péremptoire mourut le 1 3 août 1794» âgé de qu'il yenoitdefaire, avec fermeté^ 54 ans. Son corps fut inhumé dans sa profession de Foi devant les Vue Madame. {F. G. PuLSSABD^et tyrans. « A l'audience même, dit PoissoHHiEB, chanoine. ] cette sentence, il a eu l'audace de

POISSONM 1ER (iV. . . ) , prêtre, demander à ses juges s'iine valait né à Guéret en 1 758 , et chanoine pas mieux obéira Dieu qu'aux de la collégiale de cette ville, dans hommes. Il a en outre donné des le diocèse de Limoges , se tint éloi- preuves du fanatisme le plus ougné du schisme , et plus encore tré , en disant encore à la même du serment dont il étoit l'objet, audience , que Dieu tui avait Guéret, qu'il continua d'habiter, fait, peiuUmt trente ans, un se trouvant sous la dépendance donineffaéie, celui de ia Foi , des autorités révolutionnaires du et quHl lui avait ordonné de département de la Creuse 9 elles désoMir aux lois des impies, n le firent emprisonner en 1795; et, La Foi étoit donc le m(^ile de la dans les premiers mois de l'annéâ conduite généreuse de Pomiès : suivante, elles l'envoyèrent à Ro- il mourut donc pour elle, quand chefort pour qu'il y pérît dans il pérît le même jour sur Técha^ une déportation maritime ( V. Ro* faud, à l'âge de 67 ans. crbfobt). Le chanoine Poissonnier PONCET (Bbnoît), prêtre et futembarquésur le navire ie ^a- religieux de l'ordre de Saintshingion , dont il ne put suppor- Bruno , né à Montmerle , en Domter les tortures que peu de mois, bes, dans le diocèse de Lyon^

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