‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 107 sur 242 · POT POT · texte numérisé non relu

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proche et en aroft tiré les rideaux rans qa*il aroît pu entraioer (i). pour leur ordonner de se rendre à Hébert ensuite amena son conta prière du malin qu'il deyoit frère Potier à Paris» dans la maison faire avec eux 9 tous lui aToient de sa congrégation. Le sèle de ce répondu successivement : « Mon* nouvel Augustin répara bien plus sieur» nous ne vous reconnoissons amplement encore dans la capiplus pour notre supérieur » puis- taie ses précédens torts par des que vous ave^ abandonné le sein prédications où il s'attachoit prlnde TEglise catholique; et nous ne cîpalement à prémunir les fidèles devons plus prier avec vous ». contre les dangers du schisme. Il Frappé d'une leçon aussi juste prêcha beaucoup» à cet effet» dans que sévère de la part de ces jeu- l'église des Cartnes de la place nés gens» qui avoient été jusques Haubert , et surtout en celle des là pleins de docilité pour les sien- IHandais de la rue du Chevaines » et de vénération pour sa per- Vert, On s'j portoit en foule ; et sonne » Potier sentit avec vivacité les auditeurs 7 étoîent si nomle crime de son serment. Il sor- breux » qu'il 7 en avoit jusque tit du séminaire qu'il se reconnois- sur les marches de l'autel. Potier soil dès lors indigne de gouverner» ne privoit pas pour cela de ses el alla demander un asile solitaire touchantes exhortations les prêtres dans l'hôtel d'une pieuse dame de de la maison des Eudistes. Il leur distinction , afin de composer son donnoit souvent des retraites spiacte de rétractation avec plus de rituelles pour les préparer à la réflexion » de façon qu'il n'y man- mort » en s'y préparant lui-même, qufit aucune des raisons solides Enfin il fut arrêté» avec beaucoup capables de faire revenir sur leurs d'entr'eux» le 26 août 1 79a ; et on pas ceux qui l'auroient suivi dans le conduisit comme eux au sémi- 5a faute» ou seroient portés à l'i- naire de 5asn^Ftrmtn» destiné à miter dans sa chute. Ce fut 1â seu- être leur prison de mort. Lorsqu'il lementqueleP. Hébertputletrou- 7 fut massacré avec eux» et tant ver, en arrivant à Aouen ; et, ap- ----—--——----------———-

pUudUsant à son repenUr et i ses ,. ^l}^^ *"*"* *""*".'=" P"*^"*

% .. 1 . « I I liantes dune vertueuM <uime, nom*

dessems , il eut bientôt la consola- „^ D^,^y^ „^ j^anglct , en la ville de

tion d'être témoin de la rétracta- Keinu , et demearant actuellement au

tion généreuse et raisonnée que Parvis de Notre-Dame , à Paria ( ^,

Potier fit de son serment schisma- J- F- M* BBHolT-Voinii.AT). Cétoit le

tique avec la plus grande publicité. ▼«"I^""* Hébejt lai-méme qai les

/-\ A « .. n^ •?■ I « avoit racontées dans le temps, à cette

Cet acte fut 1 écnt le mus propre à ■ • * \^ j* .

'w*,!. v»»* .«» ^* .^ p.w |Fi v|#i V « j^^^ ^ ^^^ encore mariée, et digne de

fortifierles foiblesqueson exemple toute sa confiance par les vertus et la

a voitébranlés» et k éclairer les igno- piété qui la distinguoient.

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d^autres » le S septembre soif ant »

il prêohoit eneore, à ses assassins mêmes y la Foi pour laquelle il mouroit» en les assurant qu'il leur pardoBiioit de tout son cœur ( V.

Swiuma). Il aToit alors 56 ans.

Itos personnes qoi l'ont connu particulièrement» nous assurent qu'il channoit pai des mosurs douces et affables , tous ceux qui Tapprocbolent ou qui yi?oient dans sa société. Le plus grand attrait de la oonTcrsation de ce Tertoeuz Eudiste proTenok en mafeure partie ds rEeriture-Sainte » qu'il saroit par cœur» et dont le langage étoit deyenu le sien propre. Il en emplojoit lesexpressions arec tant de facilité i et les appliquoit ayec tant de bonbeur, dans ses discours les plus familiers » que » sous ce rapport , comme sous beaucoup d'autres 9 on pouToit le comparer à Saint--Bemard.

POTTIEa (FinABTra)» femme.

( V. P. TimPAun.)

POTTIER (AT...), curé dans le Bas-Poitou» étant foicé d'accompa*gner ses paroissiens qui combattoient dans l'armée eaihatifu^ ei rmalUj donnoit par là» d'après ce que nous ayons raconté dans notre article ViirnéB» une preuve Aelatante de sa Foi et de ses rer* tus. Lors de la déroute de cette •mée dans le Haine» le la décembre 1795» les soldats de la Convention» qui en poursuivoient les débris » arrêtèrent » entre autres» ce curé» et l'amenèrent 4

Laval» devant leur général» qui étoit logé sur la Pta^lfeuvc de cette ville» afin qu'il prononçât sur son sort. Le général ne fit qu'un signe de tête dont les soldats connoissoient la signification :

c'étoit une condamnation à mort ; et, sur-le-champ» ces soldats massacrèrent le curé Pottier à coups de sabres. Ensuite ils dépouillèrent son cadavre» le trai-^ tèrent avec la plus affreuse ignominie » et vendirent par morceaux ses vêtemens ensanglantés. Ce qu'il y eut de plus inconcevable 9 c'est que l'aspect même d u cadavre mutilé» qui étoit présent » n'empêcha pas que cette dépouille sanglante non trouvât des acheteurs. {F. A. £. PoiuproT, et M. D. PinsniAu.)

POUGAULT( JosBPB)» natif de MQulin-en*Gilbert» et curé de la paroisse de Tintury» dans le diocèse de Nevers» n'avoit point voulu prêter le coupable serment de la eamiitaiioi/i eivide du cterg4.

N'étant pas sexagénaire à l'époque de l'inique loi de déportation»

du 96 août 1792» il ne ponvoit à ce titre se dispenser de sortir de France ; mais il le pouvoit comme affligé d'infirmités notables» parce que la même loi assimiloit les infirmes aux vieillards. Cette espèce de fiiveurn'étoit accordée, comme on le sait , qu'à la condition de se rendre en une maison de réclusion » sous la surveillance des autorités révolutionnaires. Le curé

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Pougault fut donc obligé de venir ( Jagch^es ), TÎcaîre en la paroisse habiter celle que Tadministration de Lena y dans le dioncèse de Gadu département de la Nièvre lui hors 9 sur lequel il étoit né^ à avoit assignée à Nerers. Il y parta- Cassoulès , ne voulut poiM prêter gea les souffrances nombreuses et le serment schismatique de i ^91. variées de ce séjour avec beaucoup Son pays natal 9 où la persécfutîoâ de confrères ( F. Nevers); et, le Tavoit fait réfugier 9 étant dans le 14 février 1794» \\ eu fut enlevé département de la Dardogne, ce brutalement 9 comme eux 9 pour furent les autorités de ce départeêtre conduit à Nantes 9 où Ton ment qui se chargèrent de la conavoit lieu de croire qu*ils se'roient tinuer à l'égard de cet ecclésiasnoyés (F. NA.irTBs).^Les douleurs tique. Elles le firent arrêter en >du voyage 9 et les tourmens divers 1793; et 9 dans les premiers mois du pestilentiel entrepont dans le- de Tannée suivante 9 l'ayant conquel on les enferma au port de damné à la déportation au - delà Nantes 9 étoient endurées par le des mers 9 elles l'envoyèrent à Rocuré de Tintury avec un esprit de chefort ( F. Rocbefort ). Il fut Foiquîparoissoit aider son tempe- embarqué sur le navire (es Deusc rament à leur résister au milieu de Associés , où il ne put supporter ceux qui succomboient en grand long-temps les maux que les dénombre. Lorsque le peu de sur- portés y avoient à souffrir. Il vivans qui restoient au 18 avril mourut le 3o juillet 17949 à i'fige furent envoyés à Brest avec quel- de 58 ans ; et son corps fut enterré que apparence d'humanité , Pou- dans llle d^Âix. ( F. J. P. Pogault, qui fit également cette se- tevin 9 et M. Pocjol.) condc navigation 9 en soutint en- POUJOL ( Mâtribtt ) 9 jeune core l'épreuve avec beaucoup de prêtre du diocèse de Cahors 9 et courage. Débarqué au port de frère du précédent 9 habitant aussi Brest 9 il y fut enfermé dans la Cassoulès 9 où il étoit né, comme prison des Matelots 9 dont les ri- son frère 9 ne fit pas plus que ^eurs achevèrent d'épuiser ses lui le^ermtnt de la consUiuiicn forces. Il étoit près de rendre le civiie du clergé. Cassoulès se dernier soupir, quand on le trans- trouvant enfermé dans le déparporta dans l'hôpital de Saint- tement de la Doiv/o^ri^, Mathieu " Louis, où il ne tarda pas d'expi- fut égale(nent arrêté par l'ordre des rer, à la fin de 1794» ou les pre- autorités qui y commandoîent en miers jours de 1795. {V. Pubt, 1793. Elles le firent conduire aussi de Saint - Hilaire, et Povli6aih 9 à Rochefort9 pour qu'il en fût jeté d'Angers, ) au loin 9 sur des plages dévorantes POUJOL-D£-L*ISLE (^. RocBBvoaT). On l'embarqua »

avec son frère ) »ur le navire .le« DetffiD Auoeiés : il lui survécut neuf jours seulement, et mourut le 4 c^ût 1794» à Tâge de 3o ans.

Son corps fut inhumé dans Tîle à'Aix. [f. J. PoujoL) et J. P.

Pbat.)

POULAIN (Mjleib-Annb], religîeuse d'un monastère d'Orléans»

et née à Paris , vers 17469 avoit continué d'habiter la première de ces villes 9 après la suppression des eloitres. Quoique jetée dans le monde, elle voulut j continuer les mêmes exercices de piété qu'elle faisoit dans le cloître ; et , secondée par une pieuse autant que fidèle servante ( V, Bbsraii)), elle transforma son logement en une sorte de communauté où elle reçut d'autres religiçuses , admettant en outre chez elle 9 à leurs eiercices de piété, des personnes du dehors 9 soigneuses de leur salut. Elle y avoit à demeure 9 pour célébrer les saints mystères et remplir les autres fonctions du ministère sacerdotal 9 un prôtre vénérable qui entretenoit leur amour de Dieu, et les disposoit de plus en plus à mourir pour la religion {V, HEavitLi). La religieuse Poulain 9 dont les bonnes œuvres étoient devenues trop notoires pour qu'elles restassent impunies en ce temps de crimes, fut arrêtée vers la fin de l'automne de 17939 ainsi que sa servante et les autres religieuses auxquelles sa maison servoit de temple et d'a-

sile 9 comme complice de ce prêtre9 déjÀ saisi par les satellites de la persécution. Toutes furent traînées avec lui à Paris , pour y être jugées , ou plutôt immolées par le tribunal révalutionnaiTô de la capitale. Quand elle comparut devant les juges 9 le 1*' nivôse an II (21 décembre 1794)» ^^cc ses prétendues complices 9 et qu'elle répondit à leurs accusations 9 en faisant de toutes ses réponses autant de professions de Foi, ce fut avec un héroïsme chrétien qui désespéra ces nouveaux tyrans ( 1 )..

Lejugement, rendu le même jour,

(i) Les pièces de la procédure instruite contre cette vertueuse association f ayant été mieux, examinées que nous n'avi<$ns pu le faire, en parlant de Marguerite Besnard, nous ont déjà donné lieu d'expliquer, dans Tartide de Julien dUervillé , ce que nous avions inexactement exposé dans celui de cette nouvelle Blandini». Elles nous foarnisseniencore la preuve que Marie- Anne Poulain, qu'elles disent ex-religieuse» fut le principal objet des fureurs de l'accusateur public» en nous apprenant qu'elle avoit donné refuge chez elle à cinq autres religieuses »

dont quatre appartenoient à la congrégation des FUieê de la Sagesse ( y, notre tom. I«% pag, 3^9» k la note) , savoir : Marguerite Quéré, âgée de aa ans, native de Saintes; Marie-Suzanne Marcault, Âgée de aSans» native de La Rochelle ; Rose Boilget , âgée de 60 ans, native de Nantes ; Marie Cail- Leteau, âgée de 3a ans^ native de Coignac. La cinquième étoit Marie Colas, âgée de 56 ans , native de Tours , et du couvent de Notre-Damc-la-Riche , h

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diaprés Tacte d*accusatioii, et la ont été rapportés aux article»

déclaration obséquieuse du jury, de M<** Bbshaed, et J^ HuTiui.

Tours. Quoiqu'elles eussent été arré- l'âmç et le coaseil ; qu'enfin il n'y i^ tëes et traduites devant le tribunal pas de doute qne cette fille ne fût le révolutionnaire de Paris, elles n'y centre des conspiratenrs qui aont à forentcependant pas condamnées ayec Orléans et dans les environs; qaey lenr généreuse hôtesse, contre bquelle d'après wes correspondances qui le Fouquier-Thinville s'étoit exprimé en démontrent jusqu'au dernier degré ces termes ; « Jl résulte dés pièces que d'évidence , on ne doit plus être la nommée Poulain, inspirée par le étonné de la voir recevoir chez fanatisme le plus invétéré , avoit fait elle un prêtre contre - révolutionde sa maison un repaire de contre-ré- naire , dégnisé en feoune, et des e&volationnaires et un foyer de conspi- religieuses du couvent de ia Sagesse , rateurs; qu'il est constant que , depuis de Saint-Laurent-sor-Sèvres , dépar** le commencement de la révolution , tement de ia Vendiez que Ton ne peut elle en a été l'ennemie , et qu'elle s'est se refuser à l'idée que toutes ces exsurtout déclarée ouvertement contre religieuses étoient sous la direction de le serment auquel la nation avoit as- l'ex-jésuite d*Hervillé ^ et de U fille sujéti les ecclésiastiques ; que Ton Poulain ; qu'elles ne se sont retirées voit, par des lettres qui lui sont adres- dans cette maison que par l'eflet des MkeB par le ci-devant curé de Gkéon relations que ces deux conspirateurs (Demeyge), prêtre réfractaire» dès avoient dans ce département, où eux le mois de mai 1791, qu'elle conseilloit et leurs complices, sont parvenus à elle-même la résistance et la rébellion allumer cette guerre civile, désasenvers les lois émanées de la volonté treuse et exécrable , où le sang des

naiionale; que c'ctoit la fille Pou- citoyens a été versé à grands fiots par

lain qui faisoit parrenîr les brefs du des assassins armés du poignard da

despote du Vatican, et tons les on- fanatùme et de la superUition; qu'il

vragesytfntfâti^uej et contre-révolution'- en résulte que ces cinq religieuses,

naires, à des prêtres réfractaires; partageant les o^imon$ /anatiques de

qu'elle se procuroit ces écrits ^/Smtffr- leurs deux chefs, se nonrrissoient ,

ques par sa correspondance arec -un dans ce repaire de oonjuration, de

nommé Poulain , son parent, jeune l'espoir de voir rétablir, sur les débris

homme qu'elle destinoit à aagttenter ds la Oberté et de VégaHu', la retraite

le nombre des prêtres rebelles à la qu'elles avotent quittée, et en atten-

loi ; que c'est lui qui lui envoyoit les doient le moment sous le joug inûme

brefs et les écrits des évêqnesjfWrti-* de l'imposture et de l'hypocrisie de

ffueSf et des instrumens d'un culte ees deux chefii réunis pour le crime et

particulier, teb que calice, patène, les forfaits ; que la domestiqvs de la

pierre d'autel , sacrés par des érêques ftUe Potilain ( Marguerite Bcsnord ) ,

réfractaires ; que la fille Poulain rece* est néc^sairement suspecte d'avoir

vaut ainsi pluf îeurs exemplaires de partagé les trames et les complots de

tous les écrits incendiaires du^ôna- la fille Poulain, avec laquelle elle

tisme , en faisoit la distribution à tous demeure depuis vingt ans , et d'en

tes prêtres et autres , dont elle étoit avoir été l'agent et la complice ; etc. »

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lia religieuse Poulain » condamnée à périr» avec Tune et Tautre, sur Véchafaud, à l'âge de 4^ ans, subit cette peine peu d'heures «près la sentence. Dans le récit que 9 par sa lettre du ag du même mois de décembre ^ le jeune Bîmbenêt fit de leur conduite saintement héroïque en cette circonstance (F. Bimbbhbt), il est»

relativement à notre sainte religieuse 9 une particularité qui justifiera la répétition du reste. « Vous ne pouvez > disoit-il à son frère f de qui les trois rictimes étoient connues f tous ne pouyei vous faire une idée du courage qu'ont montré ces généreux athlètes» et derantles juges ^ et en allant à Téchafaud. Une joie chrétienne et une sainte jubilation étoient peintes sur leur visage ; et lepeuple , en criant : Fivô ta RApuMique, a laissé échapper ces mots : lU sont morts en SoinU. Bénissons le Seigneur, qui récompense ses serviteurs d'une manière bien opposée à celle du monde. Les pauvres d'Orléans ont y erdu leur mère^ et tous les honnêtes gens un^ bonne et sincère amie. Elle est maintenant oA elle soupiroit d'être depuis long- temps. Je m'en suis réjoui yéritablen^ent dans le fond de mon cœur»» Huit ans après»

lorsque Buonaparte à Paris» et son oncle ù Home» commandoient impérieusement de ne pas reconnoitre des Martyrs en France» de peur que l'honneur rendu aux yio-

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times d'une révolution. qui avoit élevé le premier à la souveraineté, ne le fît rougir de sa gloire » un des plus honorables citoyens dé Par is »

plein d'enthousiasme pour la vertu comme pour les lettres » M. Bonlard» aocien notaire» publioit arec courage le quatrain suivant » à la mémoire de l'héroïne dont nous venons de parler (i).

* Pour MaT«r «a prMcrit , Pa«l»ia , t« p«rdf

U via !

Le ctti I*» rknnptBS* , tt la tevr« t'ovUic : Qm la Piad», taB}aai« Mi^«wi MsaalhM'

ranx, Tt cita povr mtmpla à aoi daraicrt naviax. «

POULAIN (Jbar), dit POULIN dans la France Ècctésiastiquô »

prêtre» et l'un des plus anciens chanoines de l'Eglise cathédrale d'Arras » âgé de 68 ans » fut la première des nombreuses TÎctimes que le proconsul J^ Lebon fit immoler en cette ville» avant même d'être proconsul en titre dans l'Artois et le Cambrésis (F. Aaajis).

Jean Poulin étoit né près de Verdun » et son mérite ecclésiastique» ses connoissançes en droit, canonique étoient û un tel degré que l'évêque d'Arras l'avoit fait promoteur général dans l'officiallté de son diocèse. IX'ailleurs»

savant et profond théologien » il réunissoit aux connoissançes nécessaires dans ce poste important toutes les vertus sacerdotales. Ce

(i) Voyez Vjévêrîissement da tolome intitiiié : Draduaion interS" némte dtê $ix itmguet, ttUêmandê , suédoise, etc. Paris, juillet i8oa.

fut sur lui que se dirigea de prédilection la fureur impie du proconsul f lors de sa mission du 9 août à Abbeville , d*où il fut rappelé le 4 septembre ( V. Abras).

U avoit forcé le tribunal criminel d'Arras à l'envoyer à la mort , le aaaoût 1793; et nul ne douta que ce vertueux chanoine 9 immolé conune «prêtre réfractaire 09 ne l'eût été à cause de sa constance dans la Foi catholique , et des services qu'il avoit rendus à la religion. ( f^, £. Plakkbttb , et

A. T. RuELf.B. )

POULIGUAIN (iV... )> Tun des troih chapelains prébendes de la cathédrale d'Angers, fut compté 9 après la loi de déportation du a6 août 1792 9 au nombre des prêtres incapables de trahir leur Foi par la prestation du serment de la constitution civile du clergé. Il sembloit dispensé de se déporter lui-même » et ne devoir être que dans une maison de réclusion , à raison de|ce qu'il étoit plus que sexagénaire. Pouliguaîn ne s'attendoit pas à subir une peine plus grande, quand tout à coup, dans la nuit du laau 1 3 mars 1794»

les révolutionnaires d'Angers le réunirent , ainsi que quatorze de ses compagnons de captivité, à soixante et un prêtres de Ne vers, déportés violemment à Nantes., pour j périr, plutôt que pour j être embarqués (F. Nbvbrs et Njlittbs ). L'abbé Poultguain souffrit, avec tout le courage que pro-

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cure le christianisme, les maux de ce terrible voyage, que tant d'autres vénérables ecclésiastiques partageeient avec lui. Quelque force qu'Misuite lui donnât sa Foi pour soutenir les peines de son emprisonnement avec eux dans le fond de cale infect de la galiote hollandaise où ils furent enfermés à Nantes , son tempérament ne put y résister ; et il y mourut vers le commencement d'avril 1794. Ceci nous a été attesté par plus d'un témoin de sa mort, je veux dire par ceux des prêtres de la Nièvre qui sont revenus de cette affreuse déportation ; et l'on auroit tort de le compter au nombre des ecclésiastiques que l'infernal Carrier avoit noyés dans ses bateaux à soupapes. ( V. Pâsquier, et Saiht-Sprée ; J*' Pomcault, et^ RoBiLLARD, chanoine. )

P01JPARDIÈ11£ ( François - Akvb), chanoine. (F. F. A. Lav-

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