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son application à l'étude le détourna de la dissipation qui les entraînoit au mal. Regardé par ses supérieurs comme un sujet qui ne pouvoit qu'honorer le sacerdoce , il fut promu aux ordres ; et quand il eut été ordonné prêtre 9 l'archevêque l'envoya, en qualité de vicaire 9 à Denat, et ensuite à Saint-Salvy, succursale de la paroisse de Teillet. Dans l'un et l'autre endroit , il se conduisit avec un zèle éclairé , réglé par la prudence 9 et il fît beaucoup de conversions. Ses exhortations étoient d'autant plus efficaces qu'on savoit qu'il pratiquoit luimême avec une grande exactitude les vertus qu'il recommandoit aux autres , et que par esprit de pénitence il se traitoit rigoureusement lui-même. Il redoubla, pour ainsi dire » de zèle quand il vit le champ du Seigneur désolé par le Schisme qu'avoit produit , en 1791, la constitution civile du dergê ( V. iv Barthb ). Partout où il étoit appelé par les vrais catholiques 9 il y alloit pour la gloire de Dieu et le salut des âmes, sans avoir nulle crainte des hommes, et parçouroit pour ce saint objet les villes et les campagnes , tant de jour que de nuit. Il remplit avec assez de bonheur , et de cette manière pénible , son saint ministère pendant toute l'année 1795, et même jusqu'à l'automne de 1 794* Des gens armés, qui recherchoient les prê-
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très fidèles , le rencontrant alors prèsd'nne métairie, rinterrogèrent sur son nom et sur sa profession, qu'ils ne pouvoient d'abord reconnoître, attendu qu'il n'avoit que les habits d*un paysan. Il leur répondit sans feinte, et leur déclara qu'il étoit prêtre. D'après cet aveu, ils s'emparèrent de sa personne, le conduisirent d'abord à Albi , et ensuite dans les prisons de Castres, chef-lieu du département du Tarn, Les outrages et les mauvais traitemens lui furent prodigués par ses gardes pendant tout le trajet. Enfin, onleûtcomparoître devant le tribunal criminel du département; et les juges le condamnèrent à la peine de mort, 4'omme «prêtre réfractaire » . Cette sentence fut portée le 1 1 frimaire au III ( I" décembre 1 794) > c'està-dire quatre mois cinq jours après la chute de Roberspierrc. Il voulut aller pieds nus et tête découverte au supplice, disant qu'il désiroit avoir au moins ce trait de ressemblance avec Jésus-Christ marchant au Calvaire. Son immolation eut lieu le jour même de la sentepce ; et son corps fut enterré dans le cimetière de la paroisse de Saint-Jean de la ville de Castres.
( V, J. B. Ihbert, et iv Sudke. ) PUISËREAU ( Maktin dv ) , curé du Chalengc , dans le diocèse <]c Séez, ajant été évincé de sa cure pour n'avoir pas voulu prêter le serment schismatiquc de 1791, se Toyolt encore obligé , par la loi de
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déportation , à s'eiiler de France.
Il s'acheminoit en conséquence, les premiers jours de septembre 1 79a , vers le Havre pour s'y embarquer , voyageant avec son frère , vicaire dans le même diocèse , et deux autres prêtres également insermentés (f^. Loisbâu et Lelievbe), lorsque, passant dans une ville de la Normandie , ih y furent retenus par des révolutionnaires qui exigèrent l'exhibition de leurs passeports. Ayant reconnu qu'ils étoient prêtres , on leur demanda le serment qu'ils avoient refusé et pour le refus duquel ils se résignoient à la peine de l'exil.
Le curé du Chnlenge le refusa derechef, ainsi que ses compagnons ; et 11 fut sur - le - champ assommé avec son frère. ( F.
PoTTiEX , de la Vendée ; et F.
SlVlGNAC. )
PUISEREAU (N. Maitihdc), vicaire dans le diocèse de Séez, parlant arec son frère, curé , pour la déportation, comme prêtre insermenté , fut massacré avec lui en passant dans une ville de la Normandie , au commencement de septembre 1 792 , pour avoir refusé aux assassins de prononcer le serment de la constitution civiie du clergé. {F. l'article précédent.)
PUPIER (Anne ), femme. {F.
A. LsGAtLElLlE. }
PUYREDON (PinMDBLA
MonELiE de), prêtre , chanoine et doyen de l'église collégiale de Saint -Yrîex, dans le diocèse d«