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prétexte dont k religiense Prin aoroit pu sepréyaloîr, si ellen!eût pas craint d'offenser la yérité en répondant néf^itifement quand on lui demanda si elle n'avoit pas émigré ( V. H. Bovala et M. C.
J^ PAIU.OT}. Martyre de la yérité comme de la Foi 9 elle fut conduite k l'échafaudy et j marcha d'un air calme et serein , en récitant ayec ses sœurs, les Litanies des Saints et d'autres prières. Elle obtint ainsi la palme due à la générosité de sa Foi et de ses yertns^ à l'âge de 53 ans. {V. Pasvx, et
&ICKEZ.)
PRION (Claush), prêtre et chanoine régulier de la congre^ gation de France 9 dite de Sainie^ Geneviève» prieur-curé de Yertillj^ dans le diocèse de Sens ^ transformé en département de VYanne 9 7 resta après l'établisse* ment du schisme constitutionnel.
La haine des autorités de ce département pour la religion et les prêtres n'épargna pas le géùoyéfain Prion. Il fut arrêté en» 1793; et 9 yers 1794» on le conduisit à Rochefort pour en être déporté audelà des mers {V. Roorbfobt).
Embarqué sur le nayire te fVa" itUngtonj il y souffrit beaucoup et assez long-temps^ car il ne mourut qu'en octobre 1794- Son âge étoit de 58 ans. Il fut enterré dans llle Madame. ( F. J. F. PaivosT, et P. PrTBBnoK.)
PRIVAT (Gabbiblle), pauyre de fortune 4 mais riche en piété.
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dans la proyince du Géyaudan , n'ayant d'autre moyen de subsistance que le métier de fileuse dan9 la petite yille de Langogne , sur le diocèse de Mende , signala sa Fol par l'acte le plus héroïque comme le plus généreux dentelle pût être capable. Au plus fort de la persécu* tion, elle donna asile chez eHe à on de ces prêtres catholiques de qui fa tête étoit mise à prix. Cette bonne œuyre ayant été découyerte par les agens des persécuteurs, Gabrielle Priyat fut arrêtée et enyoyée dans les prisons de Mende. Le tribunal criminel du département de la Lozère qui siégeoit en ccitte yille , condamna cette pieuae fille à la peine de mort, comme « receleuse de prêtres réfractaires », le a3 thermidor an II ( 10 août 1 794)9 quatorze jours après la chute deRo« berspierre; et la sentence fut exécutée le lendemain. ( F", J"Alix. )
PRUANDET (iV.%.), pieuse femme du bourg de Vezins près Chemillé, dans le diocèse d'Angers, fut, à raboR principalement de sa piété, recherchée et arrêtée par les impies satellites delà Gonyention, et traînée dans les prisons d'Angers. La commission sanguin naire, établie dans cette yille, l'enyoya , pour la même cause , à la guillotine, dans les premiers mois de 1794.
PRUDHOMME (Josbpb), reli^ gieux de la Trappe, chassé de son cloître par les réformes philosophiques de la rèyolution , yint ha*
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biter le bourg de VczinSf près Chemillé^dans le diocèse d* Angers.
L'esprit et les saintes habitudes de son état l*j avoient accompagné ; et dans vcc bourg , dont la piété irrita si fort les soldats impies qui combattoient contre Farinée catholique et royale (F. Vendée), dom Frudhomme étoit des plus distingués par sa ferveur. Il fut un des premiers que Ton dénonçd aux satellites ; ils l'arrêtèrent et l'en- Toyèrentàieur commission mili' taire d'Angers. £lle le condamna , le 8 germinal an II (a8 mars 1 794) > à la peine de mort comme fanatique ; et il périt le même jour.
PSALMON (PiEias-NicoLAs), prêtre de la communauté de Sain t- Sulpice, et supérieur de leur collège dit de Laon» à Paris, fut requis, en cette qualité , par l'autorité civile de prêter le serment de la nouvelle constitution imposée au clergé par- l'Assemblée dite Nationale. Ce n 'étoit guère que pour avoir le prétexte de persécuter un plus grand nombre de prêtres que l'on mettoit les supérieurs de séminaires au rang des fonctionnaires publics, dont la loi d'alors exigeoit ce serment. Le choix que les supérieurs de Psalmon avoient finit de lui pour remplir la charge dont il étoit revêtu , attestoit déjà qu'il réunissoit aux talens nécessaires pour l'exercer avec fruit 9 cette vertu éminemment chrétienne qui ne permet pas qu'en aucune démarche on ad-
mette rien que puisse désavouer la Foi catholique. Il refusa donc le serment; et l'on n'ignoroit point qu'il qualiûoit d'œuvre impie la constitution civile du clergé- Les sentimens et la conduite des élèves de la conmiunautéde Laon, ' toujours fidèles à la doctrine de leurs supérieurs, et la suivant en cette rencontre comme dans les précédentes, devinrent un noiiveau motif de haine contre lui. Il étoit bien difficile que Psalmon échappât à la recherche que les persécuteurs se mirent à faire des prêtres insermentés. Le surlendemain du 10 août 179a, il fut saisi.
On le meoa devant le comité de la section , où il refusa encore le serment;' et on l'enferma dans l'église dés Carmes ( V. Duiiu).
Persévérant dans la résolution de mourir plutôt que de compro* mettre sa Foi , il n'attendoit plus que du martyre la récompense de sa fidélité ; et il la reçut lor» du massacre général des prêtres non-assermentés « exécuté dans cette maison , le a septembre suivant (F. Septembre). Il avoit eu dans sa communauté deux frères du vénérable Benoît Labre; et il étoit en correspondance avec M. Marconi, de Rome , qui .avoit été le confesseur de ce seriiteurde Dieu.
PDECH (Joseph), prêtre du diocèse de Castres, né dans le vil* lagedeBurlats, et vicaire à.Murat , dans le Rouergue, avoit été élevé
* comme le jiîuoe Samuel» à l'ombre du sanctuaire de la cathédrale de €astre5,où il étoit enfaot de chœur.
Dans l'exercice de son Ticariat, il fut, aousious les rapports, un sujet d'édification pour les paroissiens.
L'exemple de sa piété touchoit les cœurs les. plus endurcis : ses prédications acheroient de les porter à la vertu ; et les consolations qu'il donnoit aux malades en leur portant les sacremens de TE- ^ise,répandoient la confiance daiis leurs âmes. Les supérieurs ecclésiastiques l'obligèrent d'aller remplacer momentanément le curé d'une autre paroisse pénible à desservir. Ses travaux n'j furent nécessaires que pendant une an* née , après laquelle il revint avec une sorte d'afiection pastorale parmi les fidèles de Murât, pour lesquels il s'exposoit bien volontiers à toutes sortes de périls. Il lui falloit un jour, afin d'adminbtrer un malade , traverser une rivière qui se débordoit. En vain , pour le retenir, lui faisoiton envisager l'évidence du danger ; son sèle n'en connoissoit pas : la rivière l'emporta fort loin ; mais enfin la Providence le sauva , et le malade fut administré. La révolution agitoit déjà vivement les esprits ; et Puech, qui refusoit de jurer la constitution civUe du ùUrgé, se voyoit obligé de s'éloigner des catholiques au salut des* quels il paroissoit avoir consacré son existence. Il alla se cacher à
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quelque distance , sur les limites des diocèses de Castres, de Vabres, de Rodez et d'Albi, d'où il pou voit encore veiller sur ceux de ses an-* cien» paroissiens qui restoient fidèles; et pour leurs besoins, comme pour ceux de quantité de paroisses voisines, dont la persécution mettoit en fuite les pasteurs , il ne craignit point les menaces de la loi de déportation. Le Seigneur le protégea toute l'année 1793, pendant laquelle il desservit environ dix paroisses ; et c'étoit la nuit seulement qu'il pouvoit les parcourir pour y porter les secours spirituels. On croyoit voir saint Victor de Marseille, employant les nuits à visiter les camps- des Saipts, et entrant dans toutes les maisons afin d'encpurager les fidèles à la persévérance, les exhortant à désirer assez la vie éternelle pour méprise r la mort passagère d'ici-bas : Sin* guiis noctiéus Sanctorutn cas^ tra soUiciti circumiens, et per domos HnffuÙM, ad amorcm astemœ vitœ et co$Uempttnn trantitariœ mortis servorutn Dei corda cotifortando succen^ dtns. ( Auinàrt : PasHo SS. Vietorts 9 etc., n* XL ) Les agens de la persécution étoient trop actifs pour que ce zélé ministre de l'Eglise ne fût pas découvert. On suivoit ses traces ; et il fut arrêté' le aa janvier 1794» lorsqu'il étoit venu pour administrer les sacremens dans la paroisse de Saint-
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Vincent) près Beeumont et Saint- Afrique y laquelle se tron voit comprise dans le département de VAveyron : ce qui fit qu'on le conduisit dans les prisons de la Yîlle de Rodez , qui en étoit le chef-lieu. Bientôt les juges du tribunal criminel de ce département Youlurent qu'on l'amenât deyant eux; et le6 ventôse an II (a4 férrier 1 794)» ils le condamnèrent à la peine de mort , « comme prêtre réfractaire ». Arant de partir pour le Heu du supplice qu'il devoit subir le même jour, il s'empressa d'écrire à sa famille eti ces termes : « Je n'ai plus que quatre heures à viyre ; il y a environ une demi-heure qu'on a prononcé la sentence qui me condamne à perdre la vie sur l'échafaud. Grâces infinies en soient rendues au Dieu de miséricorde...
Je quitte ce monde sans regret et sans peine; le Seigneur me fait cette grâce. Le seul chagrin que j'éprouve est de n'avoir pas employé tons mes momens pour la plus grande gloire de Dieu...
Je meurs pour ié soutien de ia religion catholique , apostotiqUe et romaine : voilà ce qui fait ma consolation et ma foie.
Je m'estime fort heureux d'itvoir quelque chose à souffrir pour lie nom de Jésus-Christ, et en esprit de pénitence pour les péchés sans nombre que j'ai eu le malheur de commettre. Je pardonne bicn^sincèrement à ceux qui m'ont foif quelque mal, à togs ceux qui sont
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cause de ma mort ; et je prie le Seigneur qu'il nous fasse à tous miséricorde » . Ayant ensuite quelques momens pour écrire & un prêtre , son ami, qu'une autre prison retenoit captif, il lui disoit:
« Dans trois heures, je paroîtrat au tribunal de Dieu. Telle est sa volonté ; je m'y soumets de bon cœur, espérant qu'il me fera la grâce d'accepter le sacrifice de ma vie en esprit de pénitence et en expiation de mes péchés... Adieu ; je t'embrasse de tout mon cœur.
Que le Seigneur nous fasse la grâce d'être unis dans le Ciel , comme nous l'avons été sur la terre. Jemeurs pour ia défense de ia religioth eathoiique , apostoiié/ue et romaine.^.. Je par* donne sincèrement à tous ceux qui peuvent m'avoir fait quelque mal , et en particulier à ceux gui sont la cause de ma mort, etc. etc. ».
Ce fut dans ces sentimens que Joseph Puech marcha au supplice , et rendit son âme à Dieu. Son corps fut enteiré, comme ceux de plusieurs autres victimes sacerdotales, immoiéesparlemême tribunal, dans un champ profane, non loin du lieu où il avoit péri ; mais, le a5 juin iS 16, la piété des fidèles se fit autoriser à les exhumer pour les porter dans l'église de Saint-Benoit, où ses ossemens précieux ont été déposés dans un ancien caveau de sépulture.
' PUBCH (AKftai), jeune prêtre
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du diocèse de Rodez y né à Viala , près Saint-Afrique 9 dans le Rouergue 9 étant tombé entre les mains des persécuteurs 9 en 1793, fut envoyé à Bordeaux pour être de là déporté à la Guiane ^ comme prêtre insermenté (J^. Bordeaux). Dans cette Tille , on l'enferma d*abord au ci - devant couvent des Catherinettes , transformé en prison.
G^étoit là qu'il devoit attendre l'heure de son embarquement. Cependant il ne fut point compris dans celui qui eut lieu à la fin de l'automne 1794» trois mois après la chute de Roberspierre.
Gomme le nombre des prêtres qu'on embarquoit alors étoit déjà trop considérable 9 Puech fut réservé pour un second convoi 9 et il resta dans sn prbon. Les maux qu'on y enduroit surpassèrent bientôt ses forces naturelles. Il alloit expirer ; et on le fit transporter à l'hôpital de Saint - André 9 où il rendit son âme à Dieu y le a 5 novembre 1794 9 à l'fige de 54 Ans ( y- N. FovaovLEJf et £.
M. Ratiot. )
* PUECH (Jxah-Aktoinb), prêtre éti diocèse d'AIbi , né en 1 755 dans un hameau de la paroisse de Denat, près d'AIbi » fut élevé par des parens très-religieux» aux sentimens desquels il n'eut pas de peine à conformer les siens. Ils l'en- Toyèrent au collège d'AIbi , où la pureté de son âme le préserva de l'impression des mauvais exemples de quelques condisciples, et où