‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 114 sur 242 · RAD · texte numérisé non relu

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hiîigton^où il trou Ta un surcroît de souffrances qui deroit lui arracher la vie. Quand il fut à rextrémité, une barque le conduisit »ur la rive de l'île Madame 9 le a septembre 1794* Il fallut que son confrère Sombardier, qui y étoit infirmier, Tint le prendre dans la barque 9 et le portât sur ses épaules jusqu'à la tente qui dcToit lui servir d'hôpital. Cereligieux 5 d'un naturel calme et paisible 9 tomba dans un état de frénésie où l'infirmier

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n'étoit plus capable de le contenir et de l'empêcher de dire d'uue voix très'hautequ'animoit la plus forte indignation : « Les coquins ! Ah !

les scélérats ! avoir assassiné leur roi et leur reine ! » En expirant 9 le 6 du même mois 9 il s'écrioit 9 à la vue de l'ofiicier de police qui faisoit sa ronde : » Je meurs royaliste. » Son fige n'étoit que de 4^ ans; et il fut inhumé daos l'île Madame, (^. P. QuissBA^etP.

F. A. Raphet.

RABAUD (Jbih-Jaoqvbs- Albxaitbkb-Maaje ) 9 chanoine.

( F. J. J. A. M. ROLAKDS. )

RABA13DY ( Ahtoikette- Adbibhrb ), femme. ( F. A* A* Cassan. )

R A B É ( Jacqubs-Uovobb ) 9 prêtre du diocèse de CoUtanoes, exeopoît à Paris son ministère»

clans une carrière très-pènible 9 où 8OD zèle, plein de douceur et de oharité, trouToif plus defosissan* ces. On le comptoit parmi les desaervans de l'hospice de% Enfant Trouvés, Des ecclésiastiques.reS'^ pectables 9 qui le. connurent» nous ont attesté que J* L. Rabé.etoît UB digne prêtre» exact et ferme daoB l'accomplissement de ses dcK ▼oira. U en donna une preuve plus généreuse foe les pféoédni^ tes» dans son refus du serment sohismatique de 1791 » quoique

ce refus dût le faire exclure de l'hospice au serTice duquel il étoit attaché. Quand il s'en vit expulsé pour cette honorable causer ilalla s'en consoler aTec les Ténérables prêtres du séminaire de «SoMt- Firmin » chez lesquels il établit sa résidence. Lorsqu'on Tint les constituer prisonniers dans leur propre maison» le i3 août 179a ( V. SBPmtAB)» il s'y vit écroué avec eux; et comme eux » il j fut massacré le 1 3 septembre suivant »

à l'âge de 4^ ^na*

EAAEG ( PAOi-GB»ioKM)»

prêtre. eu diocèse de CoutaaeM»

né au* bourg de Gérisy-Mnnl^inson » en 1 758 » ayant fait aea .études è Pans» au collège de Sainte- Barbe» yaTolt.repu l'ordre de la prêtrise» et obtenu le grade de doQteur; aprèa quoi il étoit devenu chanoine de la coUègiaie de

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Saint-Guillaume, à Sidnt^Brieuc»

puis archidiacre et théologal de Téglise cathédrale de Dol. L*air marécageux de celte dernière yiUe faisant éprouver à sa santé des allératîons progressives) il se crut obligé de se déoMttre de ses dignités, pour lenr préférer la cure de la paroisse d'AaroD»

près GroMes-Forges , daps le Bas- Maint. Kshùc la gouyema dqMiis lanyier 177a fusqu'en 1782. Ce pasteur, charitable peut-être à Te^cès, ne trouvoit pas dans sdn revenu patrimonial , réuni à celui de sa cure, assex de ressourcée pour assister les pauvres, et surtout les malades de sa paroisse.

Il avoit même, en leur iaveur^ contracté des dettes considéra** blés, qu*il n'auroit pu éteindre en conservant cette charge pasto* raie qui Tentrainoit toujours dans les mêmes dépense». Un onde, qui étoit riche, vint à son secours, mais à la condition qu'il résigneroit sa cure ; et il l'obligea de venir demeurar en son chftteau. Là il pourvut à ses besoins, lui laissam le soin de satîs&ire une partie de ses créanciers avec le^odult d'un domaine qu'il possédoit dans la paroisse de Uégrit, près Broons, dans le di<H cèse de Saint-Alalo* Deux ans suffirent pour le libérer endèrement ; et pouvant alors venir habiter paisiUement oe domaine, appelé VairMarid , U s'y retîm en 1 7S5, et s'y livra de nouveau 9 mais se«

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Ion la mesure des facultés qui lui restoient, ù son penchant pour soulager les pauvres. Cette disposition , jointe à l'édification de sa conduite, et même à des lumières non communes, lui attiroient une grande estime , accompagnée de vénération. Nous concevons qu*on ait pu le blâmer d'avoir exposé ceux qui lui avoieot prêté de Targent pour secourir les pauvres d'Aaroa, & jM)oflinr quelques privations par le délai de ses reBoboursemens, et d'avoir peut-être contrarié leurs •eal(culs d'intérêt par l'excès de son amotir pour les infortunés; mais nous ne comprenons pas comment le compilateur àd$ Cotift9êwr$ iU icu Foi a pu fiiire soupçonner que Rabec prêta le serment de la eontiiUUion dvide ém Mergé- N'étant plus curé depuis ^$ix ans, quand ce serment fut* prescrit aux fooetionnaires publics ,11 ne se le vit pas demander, et n'eut aucune raison tempordle qui rengageât à le prêter. L'illusion séduisante qu'avott pu lui fiure , à son origine, la révolution qui promettoit de réibr- Bser des aiMis, ne dura même pas jusqu'à l'époque où elle introduisit le schisme dans l'Eglise de France; et il est avéré que, non content de eombattre les erreurs quileproduisœent, il n'épargna aucun sein, aucune démarche, aucune fatigue , pour en préserver les fidèles. Il alla même, en

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