‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 124 sur 242 · RAU · texte numérisé non relu

RAU

tution civile du clergé, il préféra de sacrifier sa vie pour conserver sa Foi; et il fut immolé sur-le-champ , dans la nuit du a au 3 septembre ( F. SErTBMBRB), à Và^e d'environ 3o ans.

RAUX (Jacques), prêtre, chanoine de la collégiale de Châteaudun , dit alors Dun - sur- Loir , au diocèse de Chartres , étoit né dans cette yille, en t^So.

Profitant de ce que, tout insermenté qu'il étoit , la loi de déportation ne paroissoit point l'atteindre, il y demeura, et tâcha de suppléer à la disette de prêtres catholiques que cette loi y avoît occasionnée. Malgré son âge avancé , il remplît avec un zèle infatigable , et un courage presque surnaturel, toutes les fonctions du ministère , selon les vues et les principes de la yéritable Eglise, comme on en jugera tout à l'heure plus amplement par son acte d'accusation , et les paroles mêmes de la sentence qui le condamna au denrîer supplice. Quand on l'eut arrêté , au commencement de ] 794» on le traîna dans les prisons de Paris, où il resta comme oublié jusqu'après le fameux tfcuf thermidor, qui , suivant l'erreur trop commune, auroit dû le sauver. Il n'en fut point ainsi, parce que l'alhébme n'en régnoit que plus librement sur la France. Le chanoine Raux fut enfin amené , le la vendémiaire an III ( 3 octobre 1794 ) f devant le oou-

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