‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 130 sur 242 · RET · texte numérisé non relu

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lUtdoe» et emuite & Aiib«cj» A Gbattbéry. La ^¥oie ayant été (umquioey peu de tempa après y par k» lroiip«s de la réTokition^ et des oommisaaire» de la Cooveation apportant la persécution, dans oette provinee ( F. Savoib)^ levenas alla» en féTrier 17959 à Grenoble 9 oû les supé* rieurs eeeléeiastiques l'aetorisè* rentà remplir le« fonctions sacer^ dotales dans leur diocèse. Deux prooensuls étant, venus bientôt y lépaodre la teneur , il crut prit* deot de s'éloigner; mats, avant de partir y il dit à une personne qui arott ta eonfiance : « J'ai formé le- projet de secourir les ûdèlce déponrrus de pasteurs ; je^ fais d'avance pour eux te sacrifice de ma yk ; et rjpi ne sem capable de me détourner de ce ministère de cbarité) parce que) 'espère être aidé de la:9râee de Dieu » . Il partie cfono vers le fio d'avril, déguisé en marchand fotain , traversa Mayraas, TulUns» Vimay, rame« naot partout des âmes au Sei« gneilr; puiavint à Seiot^Maroellio^ à lûimans» à Yalenccy oû H fit les plua grands biens en ce georè. On craignît pour lui; et on iie pressoît de prendreplus de pvécautions, pour ne pas tomber enire les mains des persécuteurs.

«Afal lépondoît - il , il lauttmvaWer peiident qu'il -eo^eet eemps encore. Me deis^ pee m'«eslimet benseus de pouvoir eaiposer ma «le pour gagner qaeb|uee dmea à

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Qîeu » puisqu'elles ont été rachetées avec le sang de Jésus-Christ ?

Mon bonheur ici-bas, mon grand bonheur est de pouvoir dire la messe à une dousaine de \\pn»

catholiques, et leur faire partager ma joie en le9 admettant tous à mon divin festin». Quelque temps iq>rès 9 il reporta son apostolat a Tullins^ vint continuer son infîw tigable ministère à lacôlr de Sainte Apdré, puis à Saint- Marceilin»

oii il arriva le 97 octobre i793.

De là il passa é Komans, revif plusieurs antres paroisses; et la rigueur des temps» l'aspérité des chemins , ne rebukoient point son zèle. II s'étoit abouché au boergd'Oisans, avec un prêtre Toulooaisqui erroit dans ces pays ( V. J. B. M. GeiuuBviT ) , ef qu'il vottloit eqgager è venir avec lui, faire des conquêtes à Dieu dans les paroisses du Grand<!> Serre et de Tbodure, près Ko<!> maosy et La Cdte Saint André.

Mais oelui-d en fut empêché par des ndsoes impérieuses ; et &eve« nas, 'qui continua ses coucses epoetoUquess étant arrivé à Saintr Maroellinle 18 janvier 12^949 s'y vit livré 9 pour une modique somme d'argent, aux perséci|<»

teurs, ipar la servante d'une maip* eon ûè il •enlroil pour adminis-r trer un makide ( k\ «û-devant^ pag. 4«9)* I^ sainticiboires qu'il «voit ear lui» fut saisi , malgré see f réeautieae; et , quand on le Ii4 rqtrésenta comoM une pièce 4^

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eonTietion, devantle jagedepaix ment qfuand tl faisoit 86S prière!^

de Saint-Mârcellin, auquel des et récitoit son oflioe. Le Si, on le

gendarmes Taroient conduit , Il transféra à la prison de iSotnl»-

le reconnut, et consomma sur- ilfar»0-<f'ei»-£ratte;etils'7troiiya

le-ohamp , avec une profonde avec cet autre Tertueux prêtre

piété, les hosties qui s*j trou- qu'il aroit tu au bourg d^Oisans.

Yolent, pour les soustraire à la Quelque temps après, il fnt ra*

profanation. Dans l'interrogatoire mené , avec lui , à la Conciergerie,

qu'il subit en cette occasion, il De ces différentesprisone, il écrivit

répondit avec une noblesse évan- plusieurs lettres édifiantes à di-

gélique à toutes les questions qui verses personnes, signant avec

concemoient sa rétractation du la qualité de ir,coDfesseur et pri«

serment eansHttUionnôi , et sa sonnier de Jésus «Christ, par sa

rentrée en France, pour j exercer grâce». Toutes respirent la paix

son ministère et consoler les fidèles de l'âme, le plus ardent amour

privés de leurs- pasteurs. Le 90 pour Jésus-Cbrist, et la plus pure

janvier , on l'encbaina pour le satisfaction de perdre la vie pour

conduire à Grenoble. «Je fus si sa cause. Elles sont rapportées

content de mes chaînes, pendant longuement «b d'autres ouvrages,

toute la route, disoit-il ensuite. Mais il est des actes depe Martyr

que mes conducteurs en étoient que nous ne pouvons omettre : ce

surpris ». Il arriva à Grenoble le sont ses interrogatoires, dont les

25 : tous les fidèles qu'il y avoit fidèles dn dehors Itii aroient

laissés tombèrent dans la conster- instama^nt demandé une copie*

nation et tremblèrent pour sa vie. Après s'être consulté devant le

Dans l'endroit de la Conciergerie Seigneur , pour savoir s'il n'y

où on l'enferma , étoient selie auroit pas quelque présomption

prisonniers fort peu chrétiens, à la donner, il s'y détermina

qui lui témoignèrent du mépris, par ce raisonnement de saint Denis

et même de l'aversion. 11 n'*en d'Alexandrie : « L*obligation qua

étoit point déconcerté ; là, comme les fidèles m'imposent, de racen^^

ailleurs , animé d'un saint sèle , il ter comment la divine Providence

se dit à loi-même : « Dn prêtre , s'est déclarée en notre fiiveor ,

dans ma position, doit essayer de pourroit me f^ire craindre de

ranimer les lâches et de convertir passer pour, un téméraire , si

les mécbans. Qu'ai^Je à ménager P» ï'fiortture-i-Sainte ne me rassuroit

Mais ses efforts furent à peu près elle*raême, eu m'apprenaot qu^U

Tains ; et , à l'axcaptioa d'un Jeune ne nous est pas moins glorieux de

homme, tous 'les antres <(Onti- publier la» bienfaits que nous

nuèrent à l'insuller, principale- avons reçiis du Seigneur, qu'il

ne scroit louable de couvrir do plos inviolable silence, un secret qui nous aoroit été confié. Je ne dois donc point appréhender de rendre publiques les bontés de IMeu i^our mot. (i) ». Beve* nax écrirlt donc , de méaioire , une copie des deux interrogatoire^ qu'il avoit d^à subis, le Sommai et le i3 juin 1794;^ H l^s.flt passer à une personne qui àroit sa confiance. Pour fédificatioa de nos leoteurs, nous Jes transcrirons, du moins en ce quUb renferment d'essentiel , comme les bisloriens de TEglise transcrivirent les interrogatoires des anciens Martyrs. Dans le premier» subi en prison, pardevant des comnûssaîrés^ le greffier, après lui avoir den»andé, suivaitt l'usage, son nom, son âge et sa qualité , lui dit : Tu es ea> vieait^, e$ tion poê vicaire « J*ai répliqué (e^t Revenaaqui raconte ) : Je mis vicaire, taujoure vicaire 9 ^ f^on Mi-vècadre. -^ Le greffier , avec humeur et colère : Quei est et $0^ iérat, fisiae dii taujaarê vi* eaire ? et, comme j'ai persisté

(1) Etfuidem vmrtor ne in danen" tiam ac tUtporem iaptus e$9ê tndeat, dum rtftm cogor éuhiirMkm erigk nos ^Dei pro^idendam ac dùpensmUo' nem. Sed quaniom arcanum quidem regU aeeuàatt, m aà Saipiura , (nw dandum est , Dnî moem opéra prœdiemre gjktHùÊum. (£iisdk :• Him, 'M^d: , L. VH, c it.)

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é soutenir ma qualité de vicaire , tous, ou presque tous les commissaires se sont écriés : Qtiet e$$ ce seUérat ? Peut-on voir un ecétérat de ceite trempe ? et autres expressions de telle sorte.

Il me semble avoir obtenu que le greffier écrivît vicaire, puisqu'il m'a demandé : J}e ^uei e%idraU f J'ai répondu : D'Amésieux , eto« — Interrogé, par le gre/fier ou un autre : As-tu préU ie serment?

j'ai répondu : J'ai prêté ie ser* menu de 4a constitution civile du (clergé , et je Vai rétraeU quct^ fue temps après. L'épithète de ScMrat me fut de nouveau répétée. — Le greffier : Quand OM" tu fuUti ta piaee ? — J'ai répondu : J* ai été chaseéparune ici du mais d'août 179a, por^ tée contre tes eccUsiastùfues ^in*ont pas prêté, ou qui ont rétracté ie serment de la constitution civile du clergé; otdigé de sortir, je me suis retiré en Savoie. — Où âs'tu été ? ae-Vu dit ta ffiieisse , confessé, fiBmatisi dans ce pags-^ià? — J'ai répondu :

On ne doit pas me faire ces questions f et je- ne suis pas oMigé d'y réponulre. Alors le# qualifications de scHérat et lei meiiaQes m'ont été prodiguées :

Ju cachot I dans (es fers! au w^ cretl ce coquin, eemonstre: à iaguiiiotinel Ceseraun spe/c^ Sade pour 4e repréeetUant{^rf^ consul ). -r» Gomme je souriois, le greffier dit avec colère * 14

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désire être Martyr, ee ;

fnaiê nouê ne smnn^s pius dans îe ttfnps des Martyre, — C*oinme on insîstoit à demander où j'aTois été 9 )*aî répondu : A Stysset, à Annecy 9 à Chamééry, etaiHeurs. \U continuèrent à crier que j*étois un scéU^ iérat, qui avait tâché d'inêpirer, dans ee pays ^ ta, des idées perverses de fanatisme et de cantre-révaiiutian, — Ensuite le' greffier seul 9 ou avec un autre : Quand es-tu rentré en France?

quand eS'tuvenudanseepays?

— J*ai répondu : Dans ie mais de février 1793. — Le greflSer :

Qu*aS'tu fait depuis ee temps* (à? — J^ai exercé mon minis^ tire autant que je Vai pu; et de (a nuinière que je foi pu\ Alors des cris de fureur se sont élcTés : Ce scélérat est rentré pour fomenter ta eontre^févo^

iution Il y a ici des rami^

fieaticns de eotispiraitian......

H fkut chercher à eti tUcouvrir ies traces. — Le greffier : iVe ccnnaissois-tu pas laid qui te défendoit de rentrer si d^exereer tes fonctions ? J*ai répondu :

Oui, je la connoissois; mais aucune puissance humaine n'a droit de m*interdire {^exercice de mon n^inistire. On •'e^t éerîé : Scétérat ! te voye»vous ? a ne veut pas reeonnaître I0 souveraine puissance du peupte , ee coquin , cet in^ fiime!.,.. Il fanÊit en faire jus*

KEV

ticef demain, à ta guUdatùie:

en attendant , tout de suite au cachot, ies fers aux jamées et aux mains; au secreS, tout seuL Le greffier ajoute : J'aurai te ptaisir de voir ffuUtotiner ce coquin , ee seétérat , des fbnétres de ma ehamére , qui est éien située pour eeia. -*- Un autre commissaire : S^ii n*y avait point de éourreau , je serais moi-même, avec ptaisir^ te hourreau de ce é..,.4À, Je soariois de- roir mon bonheur prochain et aomme assuré : }e pensois à la gloire d*aTo1r alorb qtielque conformité a^ec J.-C^ dans sa passion. — Le greffier :

Comment donc , et depuis quet temps es-tu ici? J'ai répondu :

Depuis owvvran quatre mois »

et presque depuis que je suis arrêtée Alors tous ^ ou presque tous les commissaires se sont em^ portés a^ec fureur, en disant :

iJo^nmtnt ee soéêérat easistet-il encore ? comment n'a-t-^H pas été ffuitiotiné tout de suite?

One Toiz dit alors qu*t( y avait •encore , de t^ autre côté , un prêtre réfractaire dimt it frétait iUissi faire justice, et 4IU* après t* avoir entendu, on nous mettrait dans tes fers,....

On 8*écrîe derechef que je suis un scélérat qui ne respire que ta contre -révolution... Le greffier me présente le procès-Terbal ù signer ; et 9 saoa aroir la prudence de le lire^ je signe: F. M. RevenaZj^

ttv

prêtre , canfhsMur, et ftiêon'nier de J.^., jmlt ta grâce. Ko* suite ûD m'ordonne de me letÎFer de la table 9 et je me mets sur upe chaise 9 en face de tous tes assistans. On fisiit entrer et asseoir à ma place mon cher confrère Guil* lai>erl9 qui sonlint dignement la cause de Dieu. Pendant son Interrogatoire, on nous adressa de temps en temps les épithètes de 9€êUrat9. Après Hoterrogatoire de mon conirère , celui des commissaires» qui aToit déclaré qu'il sef oit mon bourreau,^\ défaut de éoutreau fcUenU, prend an flambeao et vient me regarder au visage> en disant : H faut qtm j'épnmve ri ce scélérat ihe ekim* géra foi de figure. Je me laisse envisager quelques instaos» et je lui dis : Tis foèêHtn veir que tu peux ainiser de tafuiêeanee ».

Le second interrogatoire du prêtre l^ereiiai est lieu devant raccosatear public, et le greffier du tribonal criminel du dépar* tement de Vleèm, siégeant à Grenoble. Ils y mitent une sorte de dignité, en commençant par lui lire le précédent interrogiH toire. «Comme j'y avois fait profession de ma Foi et m'honorant de mes qualités de prêtre et de vicaire, poussnit Aevenaz ; comme î 'avais hâultment déclaré qiie)'é« tels rentré en France pour venir au seeoura^ des Mèbs dépourvus de pasteur, et que, d'après mes ialentioDâ B^anifestées , > |e

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ne devois rendre compte de mu conduite qutà Dieu , |'ai répondu que je n'awne point d'ebeet^ vationa à faire, maie que je continuoi» à perdêUr dane me» réponeee écrite» »ur ledit interrogatoire. — Interrogé st j'iMvoi» prêté 4e »ermetU exigé de» eecUetastique», don» ie moi» de mar» i793x( celui de HherteégaJlité)^ et »x je vouioi»ouétou dan» ie deeeeindeie prêter^ ma réponse fut : Je préteroi» encore moine ce eerment que ie prermier, »*ii était qtieetion de préteri'unde»deuai...{l\ M* Sace).

** Interrogé as j*avoie choiH un défm»eur officieux, î'ai répondu : Non i je n'en ai pae choiri. — On me demanda »ij*en eannoi»»oi» quelqu'un ; à quoi je répliquai : Je n'en veux point; je n'en ai pa» éeeoiu pour déftndreiaeauàe de Dieu.

La rédaction de l'inlerrogaloire étant achevée, on m'en fit lec*ture; mûs> lorsque y sur lu question du second serment, |e vis qu'on avott écrit ma réponse en ces termes inexacts : li i'a-en^ core moin» prêté que ie pre^ nèier, je voulus que l'on écrivit. :

H i'auroit encore nurin» prêtée etc.; laab on ne m'a pas écouté; et l'on a commandé à l'huissier de me présenter l'interrogatoire à signer» Gomme j'iosiatois pour qu'on écrivit ma réponse, l'ac^ cusateur public s'est levé , en me disant qu's'i ne falioit pa» faire

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assaut de fanaSisme; et» frappant de sa baguette j il s'est écrié : Enifnenez - mai est homme, gui fait rééeUian à iaiaistà ia jusHet».

Les copies de ces interrogatoi* res furent donc enroyées, parRevenaz lui^-mêine , pour les super rieurs et fidèles de l'Ëglise de Grenoble 9 afin de lui témoigner sa reconnoissance de ce qu'elle l'avoit adopté pour on de ses ministres et de ses défenseurs 9 comme encore « son ardente charité , et le désir quMl avoit de TUlustrer par Teffusion de son sang» . Il terminoit sa missi ?e par ces paroles empruntées AUX diverses épttres de saint Pault Non quia qtUBro datum, eed reé/uiYo fruetum aiundantem inratùme vestrà. Repietus sum aoceptis quœ misistis et quœ mihi offert Ecctesia GraiianO" potensis » odorsm suavitatis \ Aostiam aeeeptam , plaoeiUsim Deo. — Deus autem meus sm* fdeat omne éesiderium ves^ irum 9 seeundàm divitiaS suaSf in gioriâ et in Christe Jesu.

Deo autent et pairi nostro gio* ria in sœeuia sieoutotum* Amen. — Sakêtateomnem^anetum in Christo Jesu. Saiutat vos 4iui mecutnest vinetus in Domino fpoter. Gratia Damim Nostri Jesu Christi eum spir ritu vesÊTo. Amen, — Sa* date étoit amst : « f Du vestibule da paradis, attenant anxcadiots.de Îj Conolergerie de Grenoble 9 le

seizième jour de notre position « si ravissante aux yeux de la Foi , et le 14 juin 1794»- Son confrère signa avec lui cet enroi. Le 21 du même mois, il écrint une lettre du même genre k l'église d'Annecy, à laquelle il appartenoit plus spécialement. Enfin, pré* voyant que le jour de sa fin ap* probhoit , il rédigea , de coocert avec son compagnon^ un projet de conduite à leoir le jour où ils Iroîent terminer leurs oombats.

Parlant d'eux comme si ce plan de conduite leur étoit prescril par d'autresv ils disoîant -d'euxmêmes : « Présentés au tribunal, ils se rappelieroot la eoo-^ tenadce des Apdtres devant le Sanhédrin. En ècoutam k lecture de leur sentence , Us se persea*deront que c'est une invitation du Eoi de gloire qui les presse df venir prendre part an repas des noces; ils tâcheront de participer à la joie qu'éprouvoient leuis (^ ricHX ancêtres, dans la même situation ; et , après que l'offioier public aura terminé sa lecture, ils diront, avec saint Cyprien et d'autres Martyrs : Rendons grâces tt Dieu : Deo grattas. En retournant au cachot. Ils chanteront, s'il est possible , le psaume Last^^ Êsis «ttfii.%. i in demmmDomini iéimms. Le temps qu'ils passe* ront'dans les caehols sera occupé à chanter : Quàm dUeeta ta^ hemaeuia tua. Domine vittutum / et à méditer la prière

de léws- Christ après la Cène»

en insistant sur Tendroil qui communique un arant-goût des délices célestes. En attendant le départ ( pour le supplice )> ils chantèrent les cantiques les plus analogues A leur situation , et les.

hymnes du Commun des Martyrs (i). Quand l'exécuteur viendra cpuper leurs ohcYeux » ils se rap^Heront cette parole de Jésus- Christ : Ne cradgiiez point i tous les cktveux de votre tête sorU comptés : il n'en tombera pa4 un seui sans ia volonté de votre Père qui est dans ie Ciet Ils répéteront les paroles par lesquelles ils s'étoient Toués à Dieu , en recevant la tonsure cléricale : Dominus, pars hœreditatis meœ et caiicis mti , tues qui restitua hmreditatem meam mihû Quand on leur liera les mains»

ils diront» avec saint' Paul : Je suis prêt y non seulement à être lié» maïs encore à mourir pour le nom de Jésus- Christ : Non so^ iùm aiiigari » sed et nwri paratus swn ; et » quand on ouyrira devant eux les portes de la prison »

pour les faire aller au supplice :

Aperite mihi portas j^stitiœ y ingressus in eas^ confiteéor Domino. Bœe porta Domini:

justi intraéunt in eam. Pen-

(t) Çaam, ChritU ^ signésU t*iam ^ J^imus, pro/uso sanguine , Ptr hanc tui tejbrtiter Ducem sequuntur miiites.

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dant la marche» si on leur en laisse la.fdcilité» ils adresseront de temps en temps la parole au peuple»

pour lui faire part de leur bonheur. Ils lui rappelleront quelques sentences ou quelques exemples de r£criture-Salnte» sur la générosité chrétienne dans les persécutions» et sur Te plaisir qu'on goûte à souffrir et mourir pour la religion de Jésus - Christ. A l'exemple de plusieurs Martyrs^ ib pourront chanter quelque cantique» quelque hymne ou quelque psaume convenable à la circonstance. Si. on ne leur laisse pas la liberté de parler, ils s'occuperont de ces expressions de saint Paul :

^ui nous séparera de ia charité de J.-C. ? etc. etc. En apercevant l'échafaud qui les attend» ils lui adresseront le O hoiia crux, tam diù desiderata de saint André : O bonne croix» 6 croix»

l'objet de mes désirs et l'instrument de ma gloire » recevez mon dernier soupir» comme vous avez reçu mes premiers vœux ( F. cidevant > tom. II»pag. 548)! En avançant vers la guillotine» ils diront» avec le grand saint Ignace d'Antioche. : Quand viendra cet heureux moment où je serai immolé pour le Sauveur Jésus- Christ? Ahl qu'il me tarde bien qu'il arrive ! Tyrans » bourreaux , feu» croix» bêtes» supplice^»

brisemens d'os 9 division des membres » déchiremens de ma* chair, tourmens âç la terre» tour-

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mens des enfers , hâtez - vous dé me faire jouir de Jcsns-Christ :

Tantûfn ut Christo fVuar.

En montant à l'échafaud : Qui montera à la montagne dn Seigneur , et qui parviendra â ses demeures éternelles : Quis cacenr dtt in moniem Domini ? Sur cette nouvelle chaire de vérité, ils parleront au peuple dans le sens que TEglise le leur demande. Ils termineront par conjurer Dieu de jeter un regard de miséricorde sur son Eglise, d*ouvrir les jeux à son peuple , et de convertir les persécutenrs... Ensuite ils feront, à genoux , pour eux - mêmes , la prière de saint Polycarpe, qui^ sur le bûcher, les mains liées derrière le dos, leva les yeux au ciel^ et dit : Deuê Angetorum, Detis Archangeiorum , resurreclio nostra , êoltUioque peceati , rectùr eUmentorum omnium et totius hahitaeuii, omnejust4>run^ genuê qui in eanspectu $uo vivunt protegens ; te 6enedieo tiH serviens , i/ui me dignum hàepcarione duxiêti, ut pereijnam partem eoro^ namque martyrii , imtium ealiciêf per Jesum Chtisfum in uniiate Spiritûs Sancti ; ut, eompietô Bocrificio iHius diei, promissa tuœ verUatis acdpiam, Oé hane rem te éenedico in tnnmlfuê, et gtorior, pér êeîemum Pùntifieem omnipotmitem Jemtm Christum:

per quem tibit et eum^ ipso y et

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