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cause. Puisque tout son crime consiste dans son amour pour la rclig^ion 9 et son horreur pour le parjure, je ne suis pas moins coupable que lui. 11 me seroit trop douloureux de le voir traîner en prison , sans pouvoir continuer de TÎvre à ses côtés ; et je demande à y être conduit avec lui». Le prélat de Saintes avoit tous les titres possibles pour être exaucé par ces barbares satellites de l'impiété ; et il le fut. On le fit aller aycc son frère au comité civil de la section du ttixeméaurg ^ où il donna, comme lui 9 de nou- Telles preuves de fermeté épiscopale; et ils furent Tuo et Tautre emprisonnés dans réalise des Carmes. Tout leur annonçant de jour en jour 9 ainsi qu'aux autres compagnons de leur captivité 9 une mort prochaine ; le 3o août 9 ils firent passer très-soigneusement à leurs gens d'affaires Tordre d'acquitter le peu de dettes qu'ils pouToient avoir. Le !•• septembre 9 Teille 9u jour oA le massacre alloit s'exécuter, leTalet de chambre de l'éTêque de Saintes, homme préToyant 9 industrieux etïélé, nommé Becquerel, désirant le sauTer, lui apporte^clandestinemcnt des Têtemens sécu^ lier» pour faciliter son évasion , à laquelle il l'invite d'une manière très-pressante : « Mais, lui dit le prélat de Saintes , avex-TOus encore un semblable travestissement pour mon frère ?» — « Il
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ne m'auroit probablement pas été possible d'en introduire ici deux à la fois » , répond Becquerel. — « En ce cas , reprend l'évêque, je ne profiterai pas du mien, car je ne saurois me séparer de mon frère (t) ». Le jour du carnage est arrivé : les deux évêques se trouvent dans le jardin, mais en des sites différens, lorsque les assassins y pénètrent ( F. ci-devant, tom. I9 pag. 177).
Le prélat de Beau vais, engagé dans le groupe formé autour de l'archevêque d'Arles, y est blessé d'un coup de feu à la cuisse. L'évêque de Saintes, sans connoître précisément ce malheur, veut accourir au bruit de l'explosion pour s'assurer de l'existence de son frère. Mais déjà le commissaire force à rentrer dans l'église les prêtres qui surTivent aux premières TÎctimes; et le prélat de Saintes qui s'y voit pous.<(é s'écrie aTCC douleur : «t Qu'est deTcnu mon frère ? je vous en supplie 9 ne me séparez pas de mon frère ! » Prosterné au pied de l'autel 9 il demande à Dieu d'être réuni u l'éTêquo de Beau Tais mort ou vif, lorsque celui-ci est apporté dans l'église par des prêtres. Il se lèTe 9 court à lui , l'embrasse, et lui donne tous les soins qui sont en son pouToir.
(x) Nous avonfl appris ce fait parti* colier de M»* de h» Rochefoucauld»
bcUe-aaur des deux évéqnes, à qui Becquerel VaToit raconté.