‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 149 sur 242 · ROI · texte numérisé non relu

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1797) vînt leur redonner des &rmês. Ils comprirent dom Roelands dans le nombre des prêtre^ que la loi du lendemain avoit condamnés à être déportés à la Guiane. Il fut arrêté et condbit à Rochefort, pour son embarquement ( V, Guiane). On le fit monter, le 12 mars 1798, sur la fré* gâte ia- Charente y et passer, le a5 avril, sur la frégate ta Décade^ qui le déposa , vers le milieu de fuiiH sur la rire de Gayenne. Il s'enTit aussitôt repoussé dans le^ désert pestHetitiel de Kotianama.' La contagion ne tarda pas h l'assaillir ; et il en mourut le 6 octobre 1798, à l'Age de 49 ^^s- Le RecueH de'Letttts de déportés, imprimé en Belgique, et ifont il a été fait mention à la page 60^ de notre tom. II, parle de lui avec éloge, dans celle de J. B.

Moûns , vicaire de Boom ; et , d'après ce témoignage, nous ferons observer que c'est paf erreur qu*îl a été inscrit sur le registre moiluaire de Gayenne sous le nom de Roeilandia , et , dans le ^iff^age de «T. J. Airhé, sous celui de Norbert Roulans. (F. Ret> PHiNS a!né,et J. J. A.Rollani>s.) ROIRET (BlATriiBtr), jeune prêtre, né â Nérestable,' datts le Forez; )iu diocèse de Glértnont^ et n'ayant point prêté le serment schismatique , y*exerçoit lé saint ministère , malgré la eànHiitUioti eivUe du etergé. Il né fut guère troublé dans ses utiles fonctions';

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jusqu'à la fin de 1795. Les explo*rateurs qu'enroyèrent alors dans ces cantons les réyolutionnairesde Lyon, pouren amener des yictimes 3acerdotaIes à la commission révotutiannaire que les proconsuls de la Convention venolent d'établir en cette ville » y conduisirent Roiret ( F, Lton ), Traduit enfin devant ce trjbunal impie autant que féroce , le 27 pluviôse an II (i5 février 17^)9 il s'y montra zélé pour la défense de la Foi , et mérita d'être condamné à la peine de mort, comme « fanatique 3 ne voulant pas se conformer aux lois»; c'est-à-dire refusant de faire le serment de iihtrté' égalité {V, Sacs), et de livrer ses lettres de prêtrise. II. périt à l'âge de 27 ans. ( V. A. Robeut, et

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ROLAND (Jban-Marib-Mavrice), caré. ( V. J. M. M. Kbb-

ROLANDS (Jeah- Jacques), chanoine. ( f^. J. J. Rabacd. )

ROLLAND D£ RENG£RVJÉ ( Htacintb- Jean-Marie ], prêtre du diocèse de Saint-Malo, né , "en 1766, dans la paroisse de Guîpry, près Bain, gyaot fieut ses études ecclésiastiques à Rennes» j étoit resté aprè» avoir été ordonné prêtre , et y reipplissoit, à l'époque de la révolution , les fonctions de vicaire en la paroisse de Saint- Sauveur. 11 refusa le serment de )a conftUtaian civite du cUrgé, et ne put s'empêcher de sortir de

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France , lors de la loi de dépor* tation. Mais il se contenta dépasser en l'île anglaise de Jersey, où il gémissoit de l'inertie de son ministère, pendant que lu Bretagne avoit un si grand besoin de ministres catholiques. Ces regrets de son zèle le disposèrent à céder volontiers à la proposition que lui firent, de partir avec eux, trois officiers français qui alloient rejoindre l'armée cathoiique et rayate ( F.

Yeudée). Rolland, dont le but, en les accompagnant , étoit d'exercer auprès d'elle son sacerdoce , étant débarqué en Bretagne, et s'acheminap^ vers elle, étoit déjà arrivé au bourg de La Bigotière , dans le Bas-Maine, lorsqu'il y fut reconnu et saisi par les explorateurs de la persécution. On le conduisit d'abord à La (juerchf^, près Yitré , et ensuit^^ à Rennes , pour y être jugé par une commi&sion militaire établie dans cette ville. Il comparut devant elle le 27 frimaire an II ( 17 décembre 1 795 ). Un ami , qui veut le sauver, cherche à persuader aux juges qu'il a prêté (e serinent schiamatique de 1791; mais Rolland ne peut souffrir qu'on rende sa Foi suspecte. «Non, reprend -il avec force ; non , je n'ai point prêté ce serment; et je ne veux pas le prêter». A l'instapt il est condamné à la peine dç mort^ comme « prêtre réfraotaire » . £ci entendant cet^e sentence , il dit i voix haute : « Je meurs pour ma

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iH}lîgion ». Quelque défaillance de nature qu'en allant à Téchafaud, ait éprouvée ) comme on le dit, ce jeune prêtrç dont la cornplexion n'étoil pas forte, sa résolution de mourir pour la Foi n'en étoit n» révoquée y ni affoiblie; et, comme il Ta voit déclaré , il mou* rut bien réellement jpour elle , le lendeodain de la sentence. On peut dire à soasujet, avec saint Jean- Ghrysostôme : « Ce h*est pas précisément lorsque le Martyr est décapité qu'il mérite ce beau titre ; «nais dès qu'il a manifesté la résolution de confesser sa Foi devant les tyrans, quand même il ne souCTriroitpas ce que les Martyrs ont coutume de souffrir ( i) * • ROLLAND DE LA PLATIÈRE ( DmuNiQVB ) , prêtre , chanoinedkAintre de l'église collégiale de Y ittefranche, en Beaujolais, licencié en droit civil et canonique, membre de l'ancienne académie de cette ville, et frère de ce J. M.

Rolland, qui fut nxinistre congtù tuHonnet de Louis XVI , en 1 799, étptt aussi bon prêtre que son frère étoit impie. Ayant connu particulièrement l'un et l'autre, nous pouvons assurer que le chanoine fut un ecclésiastique d'une ' éaiinente piété, et d'une Foi à

fi) Non cùm Martyr deçoUatur^ tunç fit Martyr , sed ex quo prpposi" tum ostendtt profilendi, Martyr est ; etiamêi non patiatur quœ Martyres soient. (S. Jo'kan. Cbrysost. : .in Psaim. 95. ;

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toute épreuve. II le montra en 1791, par son opposition aux erreurs de la constituHon civiie du tdergé; et, les années sui«* Tantes , par son éloîgnement du schisme. On l'arrêta rers la fin du 1 793 , dans son domicile, à Villefranche, où il étoit né; et on lo conduisit à Lyon, pour y servir de pâture à l'atroce commission révoiutiannaite que les proconsuls de la Convention y avoient établie ( f^. Lyon ). Quoique le chanoine Rolland se mouffât dei vani elle comme un prêtre iné-?

branlable dans sa Foi, et inflexible dans l'accomplissement des, de-« voirs du sacerdoce, les juges , feignant une haine politique plutôt que religieuse, l'accusèrent d'être complice de son frère i dana la fiiction du fidératitmc; et, le a nivôse an II ( 29 décembre 1793] , ils l'envoyèrent à la iport^ comme « contre - révolutionnaire et fédiraiùtôT» ; mais 11 n'ev mourut pas moins parce qu'il étoit prêtre, et pour la cause de la Foi, Son âge étoit de 71 ans. ( V^ M^ llpia^T, et C. KoLLBT.) .'

ROLLAND ( Aiiit)i]iE - fBAKçois - Ai.sxAifDBB ) , négociant A Montpellier, invinciblement .attaché à la Foi de la Téritable Eglise, .

montroit le même éloignement qu'Elisabeth Coste pour l'église:

schismatique de 179a. Il étoit l'associé de stè bonnes œuvres en^ > 794 9 ^^ l'assistance qu'elle donnoit aux prêtres que if i^i^é-:

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cutioii forçoit à vivre cachés en des galetas 9 ou fug:itifs dans les forêts. Il fut arrêté et traduit, comme cette vertueuse fille, Ja veuve Ballard et plusieurs autres, devant le tribunal criminel et trèsrévolutionnaire de VHérauit , Sîé^ant dans la salle de spectacle de Montpellier. On Vy regarda aussi comme convaincu d'avoir « donné à facturer, caché ou conservé une partie des galettes » , que le comité de charité, dont il étoit membre, fîiisoit fabriquer pour la subsistance de ces prêtres.

I^s jurés , dociles aux vues des juges , déclarèrent qu*il a voit participé à cette bonne œuvre , dans l'intention d'un « complot tendant à favoriser les projets hostiles des émigrés-déportés , et autres ennemis de la république » .

G'étoit par l'union frauduleuse de ces deux mots, que le tribunal désignoit les prêtres dont il ne Youlbit pas prononcer le titre, faut étoit gr&nde soii avet-sion pour tout ce qui auroit pu rappe* 1er quelque idée de religion ; mais, par cette réunion perfide, que' désàrouoienl même les lois d'alors, il faîsoit considérer les prêtres comme des émigrés voués d'avance à la mort. Les ju^es, en conséquence, condamnèrent AntoHie - François - Alexandre Rol-^ land à perdre la vie, ordonnant qu'il seroit conduit, avec lesautres •ondamnés poar la même cause, «sur Ift ptace publique de la Réro-

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lution ( de Montpellier ] ; qu*il y auroit la tête tranchée; et»

que ses biens étoient acquis et confisqués au profit de la repu-* blique ». (Voyez la sentence, à l'article d'Elisabeth Coste, et ceux encore de V* Ballarp, de Jacques Lazdttes). Nul doute qu'on ne puisse appliquer au cas de A. F.

A. Rolland, cette décision de saint Thomas, à savoir : que toute bonne action humaine peut devenir une Traie cause de marbre, quand cette action se rapporte à Dieu. {.Quœtt. 114^ <>^^* ^9 ad 3«*. )

ROLLAND ( PiBRâB ) , ]prétre inscrit sur le registre des morts de l'hôpital de Saint - André - de Bordeaux, comme « chanoine de Saint-Martin dé Chartres,, né a Grenoble, transporté malade do fort du Ha dans cet hôpital , et j décédé le 18 juin 1894 » , étoît de ce nombre immense de prélrei»

insermentés , amenés prisonniers à Bordeaux, en 1793 et 1794 9 pour en être jetés aii«delà des mers (^. Bordeaux). Son âge ne^lui fournissant plus assez de forces poor supporter les priva* tiens et les rigueur» de sa captivité dans le fort , il suocomboit avant l'époque de rembarqae«ment. On l'envoya mourir à 11|ôpital ; et là , sans cesser d'être captif de Jésus - Christ, il expira le jour ci-dessus indiqué, à l'âge de 60 ans. {y* P. Rodibi, et J^ A. Rosiers.)

ROLLANDS ( JBAK-JAGQre$- ALBXAin>n-!!kIiftn Rabavd des ] 9 prêtre» chanoine régulier de Tordre de Saînt-Auçustin , dans le monastère abbatial d'Airvault , sur le diocèse de La Rochelle»

étoit né À Rlarsiily» dans celui de Tours» Ters 176a. Il n'y retourna point après la suppression des ordres monastiques 9 et continua d'habiter la partie du Haut-Poitou dans laquelle se trouToit son mo* nastère» et qui 4oit devenue une portion du département de la Vienne. Il alla même résider ù Poitiers» qui en est le cheMieu.

Comme il refusa le serment de la consiUtUion eivUe du clergé j et tous ceux qu'ensuite exigea l'autorité républicaine par qui la France étoit tyrannijée, les ré-, formateurs jurèrent sa perte. Il fut d'abord arrêté en 1793 , et conduit» au commencement de l'année sùirante» à Rochefort»

pour subir la peine d'une déportation maritime* ( V, Rocbb- YoiT ). On l'y embarqua, en mars»

sur la flûte ie$ Deux Associés; et il partagea» dans l'entrepont de ce bâtiment» avec quantité de confrères» les horribles souffrances dont mourtirent la plupart d'entre eux. Elles ne l'abattirent point cependant ; et » lors du débarquement du petit nombre qui surri- Toit aux autres» il fut mis à terre arec eux» en février 1795. Quelque temps après» sa liberté lui ayant été renaue» il revint à Poi-

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tiers. L'espèce dé calAie que les persécuteurs accordèrent^ les années suivantes» flatta le lèle de Des Rollands pour le salut des âmes et le rétablissement du régne de la Foi : il s'y livra sans défiance.

C 'étoit se dévouer aux persécutions nouvelles que les tyrans aHoient faire éclater le iS fructidor ( 4 septembre 1797 )• I^ loi de déportation à la Guiaoe » qui fut rendue le lendemain » foornit aux ennemis de la religion et des prêtres » dans le département de la Vienne, le moyen de perdre sans retour le chanoine Des Rollands ( V, GoiANX ]. II fut pris»

et conduit de nouveau à Rochefort. On l'y fit monter la frégate ta Charente» le la mars 1798; et la frégate ta Décade^ le a5 du mois suivant Celle-ci le jeta dans le port de Cayenne» vers le milieu de juin. Il en fut rélégué de suite dans les déserts de la Guiane.

La force de son tempérament»

. encore daos la vigueur de l'âge »

ne put lutter avantageusement que peu de mois contre les fléaux»

aussi meurtriers que nombreux »

du climat. Il mourut en décembre de la même année 1798» à l'âge de 36 ans. {V, A. Roblahds»

et L. R. Rossicvot. )

ROLLET ( Clâdob)» prêtre 9 habitué de l'église collégiale de Saint- Nitîer de Lyon» étoit né dans cette ville en 1756. Ecclésiastique aussi vertueux qu'instruit,» il repoussa les erreurs de la

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