ROD
toujours captif de Jésus*Christ, H expira le la vendémiaire an III (3 octobre 1794)9 à l'âge de 58 ans. ( F. G. Rkglvs, et Rollàvd. ) ROD DIER (Avtoibb)9 curé de Saint - Etienne -du -*Bas 9 dans le diocèse de Clermont, sur lequel il étoit né, à Al tanches, refusa le serment de la constitution dviis du cierge. Etant resté ensuite à portée de sa paroisse , sur le département de VAiiier, dont les autorités se montrèrent si cruelles envers les prêtres, il y fut arrêté par leurs ordres , en 1793.
Elles l'envoyèrent, avec soixantetreize autres , dans les premiers mois de 1794» à Rochefort, pour en être déporté en des climats homicides {F. Rochbfobt). On l'embarqua sur le^ navire (es Deux Associés, Son âge avancé ne lui permit pas de résister à deê maux sous lesquels succomboient chaque jour de beaucoup plus jeunes que lui., II mourut, à 61 ans, dans la nuit du 33 au 34 août 1 794* Son corps fut enterré dans l'iJc Madame. ( F. J. P.
ROBCBT, et M. T. ROLLET. )
RODRIGUES (iV...), curé de Basse-Goulaines, dans le diocèse de Nantes, avoit été forcé, comme insermenté, de suivre le sort de l'armée catholique et royaie, soit pour mettre sa vie en sûreté, soit pour assister ceux de ses paroissiens qui en fa isolent pactie.
A la terrible défaite qujelle essuya près de Mortagne , au milieu
ROL
du mois d'octobre 17935 Kodrîgues 9 sachant qu'eue alloit tenter de traverser là Loire, s'y rendit poor ta devancer dans ce passage, avec plusieurs femmes fugitives 9 et sous l'escorte de quelques Vendéens. Ils y furent atteints au moment de rembarquement, le iS octobre, par trois cents soldats républicains, ayant à leur tête le proconsul Merlin (de TbSonvIlIe), qui , en faisant sabrer et noyer quelqueshommes , et en ordonnant que les femmes fussent retenues comme prisonnières de guerre, tua, de sa propre main , le curé de Basse- Goulaines. {V, Vendée.)
AOËLAN0S (Albert), prêtre , Bernardin, et prieur de fabbaye de Sdint-Bemard , dans le diocèse d*Aniers, étoit né, en 1749»
dans la ville de ce nom , et avoit fait ses vœux dans la maison que son oHre y possédoit. Il se déroba heureusement à la faulx impie de la persécution qui y moissonnoît tant de prêtres, en 179? et 1794* I^ paix ayant ensuite été promise , plutôt que rendue à l'Eglise , Roelands erut pouvoir en jouir; mais les contrariétés que les ministres de la religion éprouvèrent presque aussitôt en Belgique, servirent à fbire désigner ce religieux aux agens de la persécution , pour l'époque prochaine de son nouveau déchaînement ( J^: Belgique ). La crise politique du iSfruetidôr (4 septembre