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étoU prêtre; et c'en fut assez pour n'être point épargné par les agens de la persécution , qu*anna de nouveau contre le sacerdoce cette crise révolutionnaire du 18 fructidor ( 4 septembre 1797 ), qui produisit , contre les nonassermentés 9 la loi de déportation, rendue le lendemain ( F. Gouiib}.
Rossignol 5 qui étoit à Laon, y fttt arrêté ; et on Tenvoya de suite à Rochefort, pour être embarqué. Il le fut, le i^i-mars 1798, sur la frégate la Charente 9 d'où il passa, le a5 du mois suivant, sur la frégate ià Décade^ qui le déposa dans le port de Cayenne vers le milieu de )uin. Il en fut rejeté de suite dans le canton d'Approuague, non moins pestilentiel que les autres; et, quoi** qu'il eût trouvé un asile' dans l'babitation du colon DoIé, il y mourut bientôt de misère , dans le courant d'août de la même année 1798 , à l'âge de 54 ans.
( F, J. J. A. VL RoLUNDS, et F.
G. Roussel. )
ROSTAING ( Jeav^Césai n) , Jeune diacre , du diocèse de Lyon , né dans cette viUe le a4^^orobre 1768, avoit fait ses études théo^ logiques à Paris, au collège de Laon, dirigé par des prêtres de Saint-Sulpioe. Il n'étoit encore parvenu qu'à Tordre du diaconat, lorsqu'arriva la terrible catas* trophe du 10 août 1 79a ; et , ap-^prochant de sa vingt*quatrième année, pour se disposer à rece-
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voir très^prochainement l'ordre du sacerdoce, il aimoit à rester sous la tutelle de ses maîtres. Il s'étoît retiré avec eux dans leur maison champêtre d'Issy ( F, RovBBaT), lorsque les féroces agens de l'impiété révolutionnaifie se mirent à rechercher les prêtres non * assermentés. U n'étoit ni l'un ni l'autre 4 mais il en avoit l'esprit : c'en fut assesi poqr qu'on l'arrêtât lui-même. Aniené au co« mité de la section du Luasem^ éûurgy il se montra digne d'êtr# assimilé aux plus généraux con* servateurs du dépêt sacré de la Foi; et le comité le fit enfermer dans l'église des Carmee (F. Du»
jujD ), U fut massacré) avec le grand nombre de confesseurs de Jésus*Christ qui y périrent, le a septembre suivant ( F. Sxr^
TSIUBS» )
ROURIÈS ( UziM ) , prêtre -de l'Oratoire, né à Uarseille en 1741» avoit acquis, parmi les membres de cette congrégation, des lumières fort étendues. Lors-r qu'il fut venu dans la maison de Lyon, ses supérieurs, décidés par ce motif 9 lui conférèfent l'emploi qu'avoient si honorablement rempli les célèbres Jésuites Mènes* trier et Colonie. U devint donc Mblk^thécaire en chef de la célè^ bre bibliothèque publique de cette ville ; et le savoir que tous les lecteurs trouvèrent en lui, les fit applaudir au choix qui l'avoit mil dans ce poste. Lors de la omw-
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tittuion civile du clergé, il se déclara formellement contre cette œiiYre de sobisme et d'hérésie. Le refus qu'il ût d'en prêter le serment, entraîna son expulsion de la bibliothèque ; et il embrassa la profession d'instituteur de la jeunesse. Sa conduite, pendant le siège que cette ville eut à soutenir en 1 793 ( F. Lyon ) , fut très-honorable. Lorsqu'elle tomba au pouvoir de l'impie Convention , et que le P. Roubiès vit commencer les cruautés des proconsuls envers les Lyonnais , ne doutant plus que 9 dans leur rage particulière contre le clergé , elles ne l'atteignissent 9 il disoit à l'un de ses amis 9 qui nous l'a répété : « J*ai bien des fautes à me reprocher dans le cours de ma vie, et j'aurois grand besoin de faire pénitence. Je ne me sens guère le courage de la faire longue; oh! si je pouvois l'abréger en mourant pour là religion de Jésus-Christ » I Son désir ne tarda pas d'être exaucé. Il fut arrêté et traduit devant l'impie 5 autant que barbare, commission révo- (uUonnaire^ qui, le ag plavioee an*II ( 17 février 1794)» '« condamna à la peine de mort, comme « contre - révolutionnaire » et comme « fanatique ». ( V. F.
ROLLBT, et J. Rovx. )
ROCEL ( iV... } , prêtre du diocèse de Mende, et y exerçant les fonctions de vicaire en la paroisse de Nasbinals , près Marve-
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jol$9 seconda les vues de sou digne évcque pour le maintien de la Foi ( f^. J. A. Castellanb )• Les catholiques de cette contrée »
souffrant avec peine les atteintes toujours croissantes que la Convention portoit à la religion, et ne pouvant plus contenir leur indignation , quand ils virent qu'oQ leur faisoit un devoir de l'athéisme , la manifestèrent d'une manière éclatante. Le vicaire Rouel fut regardé comme leur instigateur, à raison des sentimens de Foi qu'il entretenoit dans leur âme. On se saisit de sa personne ; et le tribunal criminel du département de la Lozère, siégeant à Mende, le condamna, le a4 floréal an II ( i3 mai 1794)9 à la peine de mort, comme «complice de séditieux. » Le lendemain, sa tête tomba sous le fer de la guillotine.
ROUFFIË ( Fbakçois ), prêtre, religieux, Grand-Carme, sous le nom de Père Séverin, dans le monastère de Mortemar, au âio-^ cèse de Limoges , étoit aussi prieur de cette maison. Après la suppression des ordres monastiques »
il resta à Limoges, où il étoit né.
Sa Foi repoussant les principes de la consHiution dviieéu clergé, il n'en fit point le serment; et toute sa conduite fut celle d'un excellent prêtre de r£glise catholique. Les autorités du département de la Haute- Vienne, dont Limoges étoit 1q chef-lieu >
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firent enfermer le P. Sérerin en 1795; et, au commencement de Tannée suivante , elles reoroyè»
rent Rochefort, pour qu*U en fût déporté au-delà des mers ( f^, RoGBEPOAT ). On rembarqua sur le nanre ies Deux J$sûcié$. Les maux qu'il j enduroit surpassèrent ses forces. Il mourut le 16 )u31et 17949 à Tâge de 55 ans, et fut enterré dans Ifle à^Aix.
C*étoit, tout ensemble, un bon religieux et un homme d'esprit , dont la conTersation aimable ftit d'un grand soulagement à ses compagnons d'infortune. ( V. P. J.
ROMAGBBB , et A. ROVLBAG. )
ROUFIAG ( Jagqvis ), prêtre du diocèse d'Alais, où il étoit tIcaire dans une paroisse que nous croyons être oelle de Saint-Roman, près de Saint - Hippoljte , fut obligé , par la persécution , de s!en éloigner, parce qu*il avoit refusé le serment schismatique. Il ne sortit cependant pas de France lors de la loi de déportation ; et, conduit, en 1794» pw son zèle, ou par le désir de trouver un asile plus sûr, il passa sur le territoire du département de la Lozère. On l'y reconnut pour ministre de TEglise catholique , et on se saisit de sa personne. Il fut conduit dans les prisons de la rlUe de Blende , en laquelle siégeoit le tribunal criminel de ce département, qui le condamoa à la peine de mort , comme « prêtre réfractaire », le la thermidor an II