‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 16 sur 242 · MAY · texte numérisé non relu

MAY

et s'étoit distingué par de rares talens dans le gouvernement de deux diocèses. Quoiqu'il 7 eût tenu un rang distingué, et qu'il eût joui d'une sorte d'opulence, loin de regretter son ancienne aisance, il bénissoit hautement la Providence de l'en avoir privé.

Kien de plus édifiant que les réflexions chrétiennes qu'il faisoit journellement à ce sujet. Le fond de son caractère étoit la douceur ^i la bonté, la modestie, l'affabilité.

Il mourut comme un Saint, et fut universellement regretté ».

(F. J. Mavpiiiot, et P. Mazard.) MAY£UX (Pierbe), prêtre du diocèse de Saint-Malo , et desservant de la paroisse de Sérent , près Ploermel, j resta, comme plusieurs de ceux de la Bretagne , pour l'utilité spirituelle des catholiques , malgré la loi de déportation. Le refus qu'il avoit fait du serment schismatique le leur rendoit aussi cher que respectable. Il fut saisi à Sérent, qui étoit compris dans le département du Morbihan, dont le tribunal criminel étoit à Vannes , où on le mena prisonnier. Ce tribunal le condamna à la peine de mort, comme « prêtre réfractaire » , le 7 prairial an II (26 mai 1794); et il périt le lendemain, sur l'échafaud.

M AYNAUD (CtAUDE-SYLVAIK),

prêtre de Paris, qui demeuroit, au mois d'août 1792, dans la rue des Fossés-Saint- Victor , fut immolé le 3 septembre suivant. C'est

MAZ

tout ce que nous avons pu découvrir sur cet ecclésiastique ; mais ce renseignement 9 joint à la connoissance du genre de sa mort 9 suffît au but de notre ouvrage. Il résuite de leur ensemble quM! étoit assez éclairé 9 assez ferme dans sa Foi pour préférer toutes sortes de persécutions à la prestation du serment de la constitution civile du clergé; que même 9 depuis longtemps avant le 10 août 1792 9 son zèle étoit bien notoire, et sa conduite bien édifiante 9 puisque les ennemis des prêtres avoient déjà noté son domicile , avant cette funeste époque. La preuve en est que 9 dès le premier jour où leurs satellites se mirent à saisir 9 chez eux 9 les prêtres distingués parleur Foi 9 c'est-à-dire le 1 3 août 9 ils vinrent enlever Maynaud de sa demeure.

Le comité de la section 9 hideusement dite des Satis - Culottes 9 devant lequel il fut amené 9 n'ayant pu obtenir de lui qu'il prêtât leur impie serment civique, le firent enfermer dans le séminaire de Saint'Firmin ( V. SEPTsmiaE ).

II y fut massacré avec les nombreux confesseurs de Jésus-Christ qu'on avoit parqués» ainsi que lui 9 dans cette espèce de prison.

MAZAKD (Pibrbe), prêtre, chanoine de la collégiale de Saint- Yrieix, dans le diocèse de Limoges, étant né à Saint -Yrîeiz même, continua d'y demeurer après la destruction de son chapitre.

Gomme il n'avoit point fait le ser-

MAZ

ment schismatique de 1791 9 et qu'il s'étoir montré invinciblement attaché à la Foi de la véritable Eglise, il fut emprisonné en 1795; et les autorités du département de la Haute^Vienne l'envoyèrent, au commencement de 17949 à Rochefort, pour y subir la peine d^une cruelle déportation maritime [V. Roghbfort). Il fut embarqué sur le navire les Deux Associés; et les tortures que les déportés souffroient dans l'entrepont de ce bâtiment lui arrachèrent la vie.

Il expira le 39 juillet 17949 à l'âge de 47 ^^^' ^on corps fut inhumé dans l'île à'Aix, {V. F. Matav- Don, et J. B. Mazvrier.)

MAZOYFR ( HoHOUÉ ), prêtre et religieux de l'ordre de Saint-Benoît , dans le diocèse de Mende, ne pouvoit qu'être odieux aux persécuteurs, puisqu'il n'avoit pas prêté leur serment de la constitua tion civile du clergé. Comme il avoit continué de résider à Langogne après la loi de déportation , elle leur fournit un prétexte de sacrifier en sa personne un ministre de l'Eglise catholique. II fut arrêté , et conduit dans les prisons de Mende. Le tribunal criminel du département de la Lozère, siégeant en cette ville , ayant à prononcer sur son sort, le aS thermidor an II (10 août 1794)9 quatorze jours après la chute de Roberspierre , suivit les vues de la persécution, toujours subsistante 1 et condamna 4e reli-

;ienx à h peine de mort^ comme iprêtre réÂ^ctaîre » . La sentence fut exécutée dans les yingt-qutftre keoies.

MiZUB£&T ( Oahibl), curé.

(r. D. Ikfon. )

MAZU&IER ( Jbih-Baptistb), prêtre, habitué de la paroisse de SaiQl-Hichel 9 en la ville de Rouen^ et Dé au Bois- Guillaume- lethwn, oe se rendit point cou« pable da serment sdiismatiqoe de i;()i. Sa conduite subséquente fut (tlkd*uD ministre de Jésus-Christ ^ible dans l'amour de ses devoirs. Les autorités du départe* •Mni de la Sdnc - Infirieure le ^nt meJlre en réclusion en 1 793 ; ct> dans les premiers mois de K^i ellc8 l'envoyèrent à Rochefcrt. pour en être déporté sur des Wtt lointaines et meurtrières ( F.

K'CiiroiT ). Il fut embarqué iBf le oaTÎTC (es Deux Associés , ^ mourut dans cette cruelle dép>rtâtion, le 18 août 1794. Il i^oit alors 5o ans ; et son corps fet enterré dans Hle à'Àix. ( V.

' Mazaid, et F. Metfbt. )

MEALLET DE FARGUES 'Tuïçois de), prêtre du diocèse ^Sainl-FIour, né à Vîtrac, dans ■ Baate - Auvergne 9 vers l'an 'r^t et de la famille d'un ancien ^ trw-Tcrtueux érêque de Saint- ^*^,mort en 1784, avoit fait * études ecclésiastiques à Paris , '<} il fut promu au sacerdoce. Ses '-^s et iti vertus étoient si dis- •dpéi que , malgré sa jeunesse ,

il reçut, en 1789, des lettres de grand-vicaire de cet évêque de Clermont, François de Bonal, qui se rendît si recommandable par sa conduite épiscopale 9 dans les troubles de l'Eglise ( V. ci-devant, tom. II, pag. 96), et même encore par les dernières instructions qu'il a léguées au clergé et aux fidèles de son diocèse , en forme de testament spirituel, lorsqu'il est mort, à Munich, les premiers jours de septembre 1800 (F. PolUiquô Chrétienne, janvier 1801, pag. a63). L'honorable ^ confiance de ce saint et judicieux prélat (i) envers l'abbé de Fargues, supposoit en lui un mérite

(i) Nous avons efU tort , peut-âtre, de ne pas compter au nombre de nos Martyrs, ce digne évéque de Gler« mont, dont le cèle infatigable poui* la religion se signala par tant d'intrépidité au sein même de TAssemblée Nationale, et valut à ce saint prélat de longues et cruelles persécutions. Les tables du- Moniteur suffiroient pour attester son courage apostolique ; et ce journal publia lui-même avec satisfaction les premiers déreloppemens de la fureur des impies contre ce pontife. Avec quel empressement le âfomteur exposoit à toute la France , le 28 avril 1792, la dénonciation que les révolutionnaires de la ville de Saint- Pourçain (diocèse de Clermont), lui avoient envoyée, le 18, contre les instructions pastorales de leur évéquc ! En les appelant des « écrits^ incendiaires et scandaleux », ils prétendoient « qu'elles demandoient à grands cris son arrestation » ; et, peur la provoquer plus efficacement par

peu commun , et fut justifiée par la persécution sous laquelle il succomba. Il avoit sans doute mérité Tanimadversion des impies par

Texemple qu'ils venoient de donner^ ils faifloient annoncer triomphalement , par le journaliste , qu'euxmêmes emprûon noient les curés dociles à la voix de leur premier pasteur ( f, Php« Pàpok ) . Le prélat ne put se dispenser de sortir de France ; et lorsqu*en subbsant^ depuis deux ans , la loi de déportation rendue le 26 août T79a> il se trouyoit a la fin de 1794 (^n bi petite fie de Texel, dans la Nort-Hollande ; les troupes de la Convention y ayant pénétré, les commissaires qui les régentoient , ae saisirent de sa personne. Avides qu'ils étoient de sa perte ^ ils voulurent qu'il fût jugé suivant la féroce loi des 31 et 23 octobre 1793 , comme ayant fait partie d'un rassemblement d'émigrés 4 armés contre la république française ( A^. ci — devant , tom . I , pag. 317). Ces troupes n'étoient sans doute pas dirigées par Roberspierre , puisqu'il n'exîstoit plus depub cinq à six mois; et l'on a mémç vu que cette atroce loi n'avoit point été l'ouvrage de sa faction , mais de celle qui venoit de ressaisir le sceptre de la tyrannie au Neuf thermidor.

L'on décida , en conséquence , que le prélat seroit envoyé de ville en ville jusqu'à Bréda, pour y être jugé; et on le fit partir escorté d'une soldatesque sacrilège qui l'accabloit d'injures. Il voyageoit sur une charrette, exposé aux rigueurs d'un froid de 19 à 32 degrés , à l'âge de 61 ans , et n'avoit pour gtte, pendant la nuit, que la prison du lieu où l'on s'a rrê toit. 11 parcourut ainsi presque toutes les prîsons de la Hollande ; mais à peine abordoit-

une forte opposition aux erreurs de la constitution civile du clergé i car ils le recherchèrent et l'arrêtèrent comme les prêtres les

il celle d'Utrecht , qu'atteint d'une fluxion de poitrine , il voyoit déjà sa vie en danger : on ne le força pas moins de voyager trois journées encore . Eh ! combien d'ailleurs la marche alors devenoit pénible ! Les routes n'étant plus praticables pour les charrettes, il fallut que le prélat malade mtt pied à terre , passant tantOt sur de la glace qu'un dégel incomplet recouvroit d'un demi pied d'eau , et tantôt sur des planches étroites et vacillantes qui , servant de ponts sur des mares et des canaux , étoient toujours sur le point de le noyer. Les forces lui manquoient absolument quand il entra dans Bois-le- Duc ; et l'on fut obligé de l'y laisser 3i jours, pendant lesquels il fut entre la vie et la mort. Aux dangers de sa maladie vient se joindre un alTrcax accident, précisément lorsqu'elle eu est à son plus alarmant paroxysme.

Les eaux , dans leur violence , ont rompu une digue ; elles inondent tout à coup la ville ; et , vers onze heures du soir, la maison où il se trouve, comme agonisant, est sur le point d'être entièrement submergée. Des âmes compatissantes le transportent à la bâte dans un autre asile ; mais encore l'inondation l'y prive , cinq à six jours , de toute communication avec son médecin et les autres personnes dont sa maladie lui rend les secours nécessaires. Cependant au milieu de tant de périls , de douleurs et de privations , le saint prélat n'a pas un seul instant de crainte, de chagrin et de tristesse. Si l'on admire sa sérénité , il se hâte de déclarer que c'est à la grâce de Dieu qu'il doit ce courage, par lequel' il de-

plusexeinplaires^ immédiatement la sectioa qu'il habitoit» il ne s'j

iprès la terrible catastrophe du montra pas moins ferme dans le

10 août 1792. Traduit aussi > refus du serment sacrilège qui lui

comme eux, derant le comité de étoit demandé, et fut jugé dign^

Tient li supérieur à son accablante si- qu'il mourut dans les mômes senti-

taatiofl. Dès qu'il se sent revenir un mens qui avoient animé toute sa

I«a dt forces (an milieu de mars 1795), conduite, et dans une persévérance

il dflDxnde comme ane faveur qu'on le de doctrine semblable à celle qui dis-

tntspoite à Bréda pour ôtre enfin tingua ensuite jusqu'à lear dernière

jog«; et on l'y coudait. Sa conva- heure, et l'évoque de Boulogne, J. R.

leâceace n'y est pas achevée, que« Asselikb, mor% en avril 181 3, et

TenUfio du mois, il est condamné celui d'Usez, H. Ç. J^** ob Bbthist,

a ^Ut jeté sur le territoire du Hob- décédé en juillet 1817. C'étoit saint

teiQ, encore étranger aux conquêtes Martin, évéque de Tours, disant, la

^ il RpoUique française. Ce nouveau veille de déposer son Ame entre les

To;>ge et cent cinquante lieues , où il mains de Dieu : « Je désine bien ar»*

dot^tre encore gardé par des soldats y demment, Seigneur, d'entrer dans

K »n p^ noins cruel que le précé- votre céleste repos ; néanmoins , si je

^Bt, et dorera trois mois. De Bréda jk suis encore nécessaire à votre peuple «

Asiterdam, le trajet se fait sur des je ne refuse ni le travail, ni même les

^f^, où notre saint prélat est en- souffrances : que votre sainte volonté

^ avec quatre-vingt-dix aufNs dé- s'accomplisse ». Mais Dien jugea qu'il

F«tèi;et, d* Amsterdam aux rives de étoît temps de couronner l'évéque de

'uk, rar un vaistteau qui semble Clermont; et nous pouvons bien penser

c^ poor leur faire endurer un long de lui ce que saint Bernard disoit de

^trre. Ils y restent vingt et un saint Martin , en affirmant « qu'il a

^«rs, assiégés par la faim, la soif, reçu plus d'une couronne, celle du

losonaie et toute la brutalité d'un martyre avec celle de la justice; car,

<^me cupide qni^ pour gagner da* s'il ne mourut pas sous l'un dei» coups

Tata^ sur êe» passagers , prolonge dont la persécution le frappa , du

*w BiTÎgation cinq à six fois au-delà moins , à chacun d'eux , en divers

^tenptqiii loi auroit suffi par le bo^ temps et difierentes circonstances, il

vnt qoi û favorisoit. Le Saint-Père fut , non seulement une fois , mais

^'H , iqoi le récit que nous venons autant de fois Martyr, par son cons-

<^nposerfiit transmis, dans le temps, tant dévouement A la cause de Jésus-

^^M- 4^ des JBxtrmu cités dans Christ, et par sa volonté bien déter-

*^ tom. I, pag. iS), y trouva une minée de mourir pour lui » : Ctxterùm

*%Hle occasion de manifester son perseculiones qtuu sustinuà propterjus'

'^■intioQ pour le clergé français, titiam, longum est munerare. pro

^ pftUt put enfin se reposer de ses quibus omnibus Dvbiuh bov bst mvl-

i»^3cs dans la ville d'Altona. De tîplicitbr coaovàBi eum quiquidem,

BJKTfaox êvénemens le firent passer etsi non s&nel effhctu consummatœ pas-^

^ MnnicK, où nous savons * déjà tionU^ttdtoUts Martyr fukefftctudt*

'J eipira le 3 septembre 1800. ^tissimœ t^luntatis, {Senao in festo

>4i testafflcnt est la preuve évidente Sancti Martini, epi$c, J>î* 16.)

ÔO

d'être enfermé, arec eux, dan»

]'églîse des Carmes ( F. Dulau).

La Pro?idence jugea ^ de soq côté 9 quMl le seroit de mourir pour ia Foi M laquelle ce serment étoit contraire 9 puisqu*il fut du nombre des confesseurs de Jésus - Christ que les assassins vinrent y massacrer le a septembre suivant [V.

Septembec ). L'abbé Meallet de Fargues n*avoit que 28 ans.

RLEALLËT ( Jean-Pierre de ), prêtre et chanoine-prevôt de l'église collégiale de Mont-Salvi, dans la Haute-Auvergne, au diocèse de Saint-FIour, oncle du précédent 9 revint dans sa famille > près d'Aurillac, après la suppression de son chapitre. Il n'avoit pu être sommé de faire le serment de la constitution civile du clergé 9 puisqu'il n'étoit pas fonctionnaire public ; cependant sa conduite toute conforme à la croyance de l'Ëglise catholique ^ le fit regarder comme un prêtre non-assermenté. Dès lors, il étoit obligé de sortir de France, d'après la loi de déportation. Son âge l'en empêchoit; et il ne vouloit pas se livrer aux dangers de la réclusion prescrite par cette loi, comme un adoucissement au sort des •exagénaires. Il se retira secrètement dans un village, sur les confins de l'Auvergne, vers le Rouergue. Sa tranquillité n'y fut point troublée pendant toute l'année 1793, et même pendant la majeure partie de i794« La con-

MEF

fiance qu'il en acquit s'augmenta par l'assurance que partout on donnoit de la fin de la persécution , depuis la mort de Roberspierre ; et il disoit la messe , se livroit même à d'autres fonctions sacerdotales , avec une parfaite sécurité, lorsque, tout à coup, il se vit enlevé par des révolutionnaires qui le traînèrent à Figeac. Trois jours après, on le conduisit a Cahors, où siégeoit le tribunal criminel du département du Lotj qui ne tarda pas à le condamner à la peine de mort, comme «prêtre réfractaire » . Cette sentence fut prononcée le 3 vendémiaire an III (24 septembre 1794)» c'est-à-dire près de deux mois après la chute de Rufcerspierre , et sous le règne des Thermidoriens, Ce jour-là même, le chanoine Meallet fut conduit à l'échafaud ; et la rage du sacrilège s'étant alors augmentée chez les impies révolutionnaires, ils l'y firent marcher revêtu des omemens sacerdotaux, comme s'il alloit offrir le saint sacrifice de la messe : profanation encore plus révoltante que celle des bourreaux païens qui a voient conduit le diacre saint Euplus au martyre arec les saints Evangiles suspendus à son cou (1).

MEFFET (Fbançois), chanoine de l'église collégiale de Lauten-

( I ) Duàte eum : tune appensum est ad coUum ejus Eyangelium , ciun qito apprehcnsus fuerat, ( Ruinart : yicta

ipprehensus JUerat, ( R uinart y. Eupli, diaconi et Martyris,)

bacb, dans le diocèse de StrasiMorg, ne fit point le serment sdiismatiqoe de 1791* Après la ibtnictioa de soo chapitre , il se retiraâMetiy lîeu de sa naissance 9 et s'y conduisit en ecclésiastique âdde à l'Eglise catholique. Agé de bs ans, lorsque fut rendu ^ le 36 aoôt 1^939 le décret dV.xpulma des prêtres insermentés , il oe sortit point de France. Les aatorilés du département de la Mmlie le firent mettre en réclu- M)n;et9 ▼ers le commencement de 1794, elles le condamnèrent à are déporté au-delà des mers. Il ^^ pottr cet effet 9 enroyé à Ro« àiSart On remJbarqua sur le ttnre U WmhingUm, Les nou- ^souffrances qu'il j éprouya»

^<saot toutes les précédentes 9 il CD mourut le 5o juillet 1 794 , * 1 a^ de 64 ans. Son corps fut «*«»ûc dans rOc à'Aix. ( V.

^•B. MixuaisE, et J. B. Ubilbac.) MëFFAE ( Joseph - AiiTanf e ) , }^ 9 religieux Bénédictin 9 ^lie des nof ices 9 au prieuré de ^* Martin- des i- Champs, à ^riSfetné^en i737,àAubignan, ^ ie comtat Veiiaissin , ne fit P^ le serment schismatique de '^i> A la destruction des ordres '^^gienz, il obtint, à prix d'ar- '^^ dliabiter deux cellules de ^ doitie, où il continuoit en- ^) en 1793, à dire la messe, ! admettant de bons catholiques ^quartier, dont il entretenoit la (oi et U piété par tous les moyens

que la religion Tautorisoit à em* ployer à cet effet Dénoncé et arrêté, il fut traduit devant le tribunal révolutionnaire , avec deux de ses confrères, accusés comme lui (F. J. N. Adam, et J.

B. Covatir) ; et le tribunal le condanma aussi à la peine de mort, le 9 germinal an II ( 29 mars 1794)5 comme «conraincu de manœuvres fanatiques et contrerévolutionnaires, en remettant, citant et montrant, dans le secret, des objets de superstition, des brefs du pape, des signes de royauté; en abusant de ces objets pour égarer et enflammer, par le fanatisme royal et religieux, des rassemblemens dans lesquels on célébroit de préUndus mystères 9.

Cette blasphématoire autant que barbare sentence fut exécutée le même jour; et dom Meffre périt à Tâge de 67 ^.

M£GNI£A (Thomas), prêtre de Téglise collégiale de Sainte-Opportune à Paris , et né à Buis , dans le diocèsede Valence en Dauphiné, Tan 1 729 , étoit resté i après la destruction de son chapitre, daçs le domicile qu'il occupoit au cloître de Sainte -Opportune. Bien qu'il fût menacé des rigueurs de la loi de déportation, comme nonassermenté, il se crut autorisé, par son grand âge, à ne pas sortir de France. On l'arrêta vers la fin de 1795, et on le jeta dans la prison de Saint-Lazare, où il resta long-temps, comme oublié^

5a MEG

parce qu'on ne Touloit pas alléguer pour sa condamnation le prétexte de religion sous lequel on Tavoit emprisonné. Mais il ne fut plus oublié, quand on eut imaginé la supposition des conspirations de prisons, pour faire périr le grand nombre de prisonniers contre lesquels on n*aToit point de griefs plausibles. Ce vénérable prêtre, traduit enûn devant le tribunal révoitUiotinaire, le 7 thermidor an II (25 juillet 1794)» y fu* condamné à la peine de mort , à l'âge de 65 ans, comme étant «l'un des conspirateurs de la maison d'arrêt de Saint- Lasare, où il étoit détenu». Condamné ainsi, arec sept autres prêtres ( F.

J. Raoul, P. Hébbkt, G. J. C.

AssT, J. B. Maldagfb, F. Buqvet, J. N. VoYOT, et L. Sellos ), il fut décapité commeeux, le jour même de la sentence. Les seuls griefs qu'avoit allégués contre eux l'accusateur public, consistaient dans ces phrases : «Les nommés Mégnier , etc. etc. , tous prêtres 9 se sont constamment prononcés contre le peuple dont ils n'ont cessé d'être les ennemis: ne pouvant fonder l'esclavage des peuples que sur Vimfwsture, le mensonge et les prestiges du fanatisme ^ ils ont, •oit par leurs intrigues avec les conspirateurs du dedans, soit par leurs correspondances avec ceux d'outre-mer, voulu rétablir le règne de la tyrannie et de la supcrstUioUf pour opprimer de

Page 1