SEP
let 1794)9 se lît à l'article d'Antoinette Vincent; et les particularités de cette impie procédure ont été déjà rac ontées dans l'article de AI ontblanc. Le jugement ne fut exécuté que le 8 thermidor ( 26 juillet 1794 ). On peut voir à l'article Bàc^ ainsi qu*aux précédens 9 comment Marie - Anne Senovert et sa compagne se préparèrent à la mort ; avec quelle piété courageuse elles marchèrent à l'échafaud ; et combien elles se montrèrent dignes de la couronne du martyre.
SEPTOBRE ( Jean-Màrie-Jo- SEPH ) 9 prêtre 9 né a Lyon en 1 727. étoit directeur spirituel du couvent du Bon'PasUur,àaLïï^ cette ville.
Quand . les religieuses furent expulsées, à la suppression des ordres monastiques, en 1791^ il né cessa pas de rendre son ministère .utile à celles qui restoient à Lyon 9 comme encoiT.
à d'autres* personnes catholiques 9 s'efTorçant ^vec succès de les préserver du schisme constitutionnel. Ne devant pas 9 pour toutes sortes de raisons 9 se croire obligé de sortir de France 9 lors>de la loi de déportatif)n 9 du 26 aoAt 17929 il resta dans Lyon, exerçant toujours ses fonctions sacerdotales. Vers la fin de 179^9 Septobre se vit arrêté pour augmenter le nombre des victimes sacrées que vouloit immoler l'impie cpmmission révoitUionnaire établie en celte ville (f^. Lyon); et, le 29
SER
pluviôse an II (17 février 179^1), on le fit comparoître devant ce barbare tribunal. Quelques stratagèmes que les juges employassent pour lui arracher des discours et des actes contraires à sa Foi et aux devoirs du sacerdoce 9 ils ne purent le faire varier dans sa résolution de mourir plutôt que de manquer à sa religion. Il fut envoyé i\ la mort 9 comuTie «prêtre réfractaire et contre-révolutionnaire » 9 ÙL J*âge de 67 ans. ( F, G. J.
SABGIlIOIf 9 et J. L. SiLVESTtS. ]
SÉRAPHIN (Le Père), Capucin. ( F. Reboul. )
SëRGëNON (AifASTAs^ de) 9 prêtre 9 religieux Capucin du diocèse de Besançon , ne craignit paâ les persécutions pour conserver sa Foi 9 et pour défendre la doctrine catholique au milieu du schisme établi en 1791. Son zèle souleva contre lui les révolutionnaires : il fut enfermé dans les prisons de Dole 9 où il attendoit le moment d'être conduit à Téchafaud pour cette sainte cause 9 lorsqu'il mourut dans les fers 9 avant que l'heure de sa condamnation au dernier supplice fût arrivée9 semblable à saint Lucius 9 que l'Eglise honore comme Martyr, le 11 février (1). Le nom du Père Sergenon est inscrit parmi
iw I - . - - I ■■ . n I -'^—
(1) Qui, in wincuiiM Afarijrium eonsummai/à . ( Martyrolog. Rom. } L'historien Sozomènc avoit dit, c. 2 :
Lucius uerà in i^incula eonjtçtUM mortem okiit*
SER
les nouveaux Martyrs delà France»
dans la liste qui s'en publia « en 1794$ à Rome^ avec rautori.«a* tion du S. P. le Pape Pie VL {r.
AfiGiER, de Montmorîllon. )
SERRE-DE- FARSAT (Chables-Brvgiebbs de)^ prêtre et chanoine de Téglise collégiale d'Ëymoutiers 9 dans le diocèse de Limoges 9 né à Limoges 9 ne fil point le serment sehismatique de 1791 9 et manifesta 9 dans toute sa conduite 9 le plus religieux attachement à l'Eglise catholique.
« C'ctoit9 nous écrivoit - on, en 1799, un homme très-vertueux et plein débouté ». Que de titres à la haine impie des autoritésdu département de liiHaute^Fiennel Ce chanoine fut arrêté en 1 793 ; et »
dan.s les premiers mois de l'année suivante 9 elles l'envoyèrent à Rochefort) pour en être déporté sur des côtes homicides ( F. Ro- CHEFORT ). On l'embarqua sur la flûte ieê Deux jissocîét. Après avoir supporté quelques inois9 avec beaucoup de courage et de résignation 9 les maux qui accabloienl les déportés dans l*entrrpont de ce navire 9 il mourut le 8 août 1794 9 & l*âge de 58 an». Son corps fut inhumé dans l'île à^Aix.
M. de La Biche 9 qui, étant du même diocèse 9 avoit eu 'des liaisons avec lui avant leur commune déportation 9 le peint ainsi :
c L'abbé de Farsat étoit un ecclésiastique très - estimable pour sa régularité, ta profonde religion 9
SER
et Tinébrantable fermeté de ses principes. Très*dur à lui-même , il ne put commencer à croire qu'il étoit malade que lorsqu'il -fut aux portes de la mort. Il s'en trou voit cependant très -peu d'entre nous sur le tempérament desquels le régime des vaisseaux eùi fait une au<^si subite et aussi surprenante impression que sur l'abbé de Farsat. Deux mois seulement aprè:» notre embarquement , il étoit absolument méconnnissabley et paroissoit avoir vieilli de vingt ans » . ( F. N. ScHBLEXKa , et Si- €0RGiiB9 ebanoine. )
SERRES (LouiS'Jbàk), prêtre du diocèse de Saint-PapouU et résidant à Casteinaudari , n'en était point sorti après la loi de déportation 9 quoiqu'il n'eût pas prêté le serment de 17919 et qu'il fût notoirement inséparable de 4'Ëglise catbolique. Sonasileconire la peiSécutîon lui sembloit plus sûr qu'il ne pouvoît l'être, vu les fureurs auxquelles elle alloU se livrer. Il se vit enfin arrêter vers le commencement de 1794 ; et on le traîna dans les prisons, de Car*cassonne , où siégeoit le tribunal criminel du département de VAudc^ sur le territoire duquel il avoit été saisi. Ce tribnnal le cou* damna à la peine de mort 9 comme « prêtre réfractaire » , le 19 floréal
an II (8 mai 1794); «^ I& potence s'exécuta dans les vingtquatre heures.
SERRET (Jeàji- Baptiste) 9
SER 609
prêtre et religieux Capucin du diocèse de Clermont^ né à Billom en Auvergne , et que l'on arrêta comme prêtre insermenté 9 au commencement de 17939 languit dans les prisons du département du Puy-dt-Dômc jusqu'au printemps de 1794- Les administra»
teurs l'envoyèrent {dors à Bordeaux 9 pour y être compris dans une déportation de prêtres à la Guiane ( V. Boadbavx ). Le P. Serret néanmoins resta, comme beaucoup d'autres, dans le f4;rt du Ha 9 quand l'embarquement se fit, i\ la fin de l'automne, parce que les navires étoient déjà trop pleins de déportés. Le supplice d'une afireuse captivité continua pour lui, et le conduisit bientôt à la récompense de sa Foi et de ses vertus. Approchant de sa fin, il obtint d'être transporté à ThôpiUl de Saint-André, où, toujours captif de Jésus-Christ, il expira le aa décembre 1 7949 à l'âge de Go ans.
{V, P. SA.17LlilBA,'et SlCAULT.)
SERYET (RBNé)9 prêtre, avec ' le titre de chapelain 9 dans le diocèse de Vannes 9 n'a voit* pas plus abandonné les catholiques de cette contrée , après la loi de déportar tioo , que précédemment il n'avoit trahi sa Foi par^Ja prestation du serment schismatique. 11 resta à Molac, près Redon , s'y occupant des fonctions du saint ministère.
Sa retraite fut connue vers la fin de 1793, où l'athéisme, ravivant la persécution , mit la vie de^
6io