‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 179 sur 242 · SEL · texte numérisé non relu

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en mourut le i3 octobre de In même année 1 798 , à Tâge de 48 ans. Seguin s'étoît acquis Testime et Tamour de ses compagnons de déportation. Ceux qui lui survécurent, disoient de lui, qu'il étoit « savant sans prétention, pieux sans intolérance , et généreux sans ostentation ». {V, F. A.

ScBEE , et L. Sexez. )

SELLE ( LÉONARD ), jeune prêtre du diocèse de Séez , né , en 1765, à Kouperroux, près Carouge , en Normandie , s'étoît réfugié à Paris, espérant qu'étant inconnu dans cette vaste cité, il échapperoit a la persécution qu'il n'auroit pu éviter dans sa province. Mais, quoiqu'il habitât un quartier retiré de la capitale ( rue d'Ormesson^ au Marais), il y fut reconnu comme prêtre au commencement de i794f et on le jeta dans la prison de Saint - Lazare, Les prétextes pour l'immoler manquèrent d'abord, parce que, n'ayant pas été fonctionnaire public, il ne pouvojt être précisément traité de réfractaire pour n'atoirpas obéi à la loi de déportation. Mais, quand 00 eut imaginé le prétexte des conspirations de prison , le prêtre Selle fut amené devant le tribunal révolutionnaire, le 7 thermidor an II ( a5 juillet 1794}; ^^ ^^ suite on le condamna à la peine de mort, comme complice des prétendus conspirateurs, avec sept autres n^inistres de Jésus-Christ ,

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J. Raoul, P. Hébert, G. J. C.

AssY, J. B. Màldàgrb, F. Bu- QVET, T. Mbgmisr , J. N. YOTOT.

Il périt avec eux le même jour, n^étant ugé que de sg ans. £n les accusant tous d'une manière générale, Fouquier-Thinville avoit dit : a Tous ces prêtres se sont ccm^lammeiU prononcés contre le peuple , dont ils n*ont cessé d'être les ennemis. Ne pouvant fonder l'esckyage des peuples que sur l'imposture , le mensonge , et les prestiges du fanatisme , ils ont , soit par leurs intrigues avec les conspirateurs du dedans, soit par leur correspondance avec ceux d'outre -Rhin, voulu rétablir le règne de la tyrannie et de la ^uperstitioiiy pour opprimer de nouveau le peuple sous le double joug du pouvoir et du mensonge ».

SENëZ ( Louis ) , curé de la paroisse de l'Echelle -le -Franc, sur le diocèse de Soissons, étoit né dans la ville épiscopale , en 1^52. 11 refusa le serment schîsmatique de 1791, fut, pour cette cause , expulsé de sa cure , et livré à la persécution. Néanmoins il eu évita les fureurs sanguioaires durant les années suivantes.

Revenu à Soissons pendant les jours de tolérance hypocrite qui suivirent le Neuf thermidor, il crut pouvoir s'y livrer ù l'ardeur de son zèle pour le rétablissement de la religion et le maintien de la Foi : mais les persécuteurs éclalèrent de nouveau, le 18 fructidor

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an V ( 4 septembre 1797 ) ; et le curé Senez se trouva frappé par la barbare loi du lendemain , qui condamnoit les prêtres nonassermentés & être déportés à la Goiane ( V, Guians). Il chercha vainement à se soustraire encore aux agens de la persécution. Découvert par eux , il fut envoyé à Rochefort pour y être embarqué.

Ayant monté, le 1" août 1798, la conrette (a Bayonnaise^ il se vit jeté dans la rade de Cayenne à la fin de septembre. Nous ne sa?ons pas eu qdel canton les agens des persécuteurs le reléguèrent, ni 8*11 resta dans la ville de Cayenne; mais ce que nous n'ignorons point, c'est qu'il ne put échapper aux fléaux mortels du climat, et qu'il expira en décembre 1799. ( ^- ^* Seguin, et D. SovjEON . )

SENILLAG ( Màbib-Aktoihï:

Gaillard de ), prêtre et chanoine de la cathédrale du Puy en Vêlai , digne ecclésiastique , rempli de piété , fort assidu à ses devoirs , et disant saintement la messe chaque jour, étoit né dans la ville du Puy. Il continua d'y Aiire sa résidence après la destruction de son chapitre. N'ayant point été directement obligé an serment de la constitution civile du clergé^ puisqu'il n 'avoit pas été fonctionnaire public , Senillac crut pouvoir se dispenser de se sounK'ttre à l'iniqut! loi de la déportation.

La Foi étoit si ferme et si générale

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clans ce diocèse, la religion catholique s'y professoil avec tant de courage par lous les habitant des villes et des campagnes , qu'il put croire que la persécution n'oseroit pas enUimer cette province.

Mais ce fut une raison pour que les persécuteurs fondissent sur elle avec plus de fureur ( K. J. B.

Abeillon ]. Le tribunal criminel du département de la Haute- Loirty siégeant au Puy, ne pouvant condamner c(imme « prêtre réfractaire » le chanoine Senillac 9 déjà arrêté comme prêtre catholique y au printemps de 1794 9 les proconsuls l'envoyèrent à Paris, à la fin de l'automne, avec un grand nombre de fidèles croyans et de pieuses femmes.

Le tribunal révolutionnaire, peu embarrassé de trouver des motifs de condamnation , envoya ce chanoine à l'échafaud avec le euré V. Ollier et dix autres victimes du diocèse du Puyy le aS messidor an II ( 16 juillet i794)> Les prétextes qui servirent de fondement à cette sentence ^ furent que ces doute personnes étoient « convaincues de s'être déclarées les ennemis du peuple 9 en entretenant des intelligences avec les ennemis de TËtat, au nombre desquels on mettoit leur

évêque» réfugié en Valais (i);

(1) Marie- Joseph de Gallurd de Tt'rniubc, Tuii de non prélats qui se distîngaèrcot duvant^igc pur leur courage épiâcopal pendant la peraçcutioa.

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d'avoir pris part à la révolte connue sous le nom de Camp de Ja^ lès ( f^. Brivaho ) ; d'avoir tenu des propos contre-révolutionnaires ( au nombre desquels étoient comptas les discours et colloques religieux ), etc. etc. » . *Lo cha noine Seuiilac fut immolé, le jour même du jugement 9 avec les onze autres personnes.

SËNLIS (Henri), prêtre du diocèse de Paris , et vicaire en la paroisse de Saint-Louis-en-l'Ile, ne sortit point de France après la loi de déportation, quoiqu'il eût refusé le serment de la constitution civile du clergé. On le découvrit dans la maison où il se cachoit, en 1793. Traduit devant le tribunal criminel , il n'y fut condamné, le aa frimaire an II ( la décembre 1793) , qu'à la déportation 9 comme « prêtre réfractaire » ; et, en attendant qu'on pût le faire partir pour quelque port maritime, on l'envoya dans la prison de Bicétre^ Il y resta comme oublié jusqu'à l'été de 1794» où,

Il avoit été nommé député d*une portion de son clergé aux AiaU^Généraux; mais sa s-igesse le fit renoncer âi cette, nomination y dans laquelle il ^ avoit un concurrent , que portoit nu parti sans modénstiou. Il nous reste cinq instructions pastorales de cet évoque, pour préserver du schisme son diocèse ; et la correspondance qufe, du lieu de «m exil , il entretint avec •on Eglise , contribua beaucoup à la gloire qu'elle obtint aux yeux de Dieu, pendant la pcrsécutiou.

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pour expédier plus protnpteoieot les prisonniers contre lesquels on n'ayoit pas de charges 9 les prétextes des conspirations de prisons furent imaginés contre un grand nombre. Les prêtres y étant compris des premiers, le vicaire Senlis fut amené 9 comme en étant complice 9 devant le tribunal révolutionnaire ^ le 8. messidor an II ( a6 juin 1794) ; 6t les juges le condamnèrent de suite» comme tel 9 à périr sur l'^cbafaud. 11 •fut décapité le même jour» à l'âge de 35 ans. Le réquisitoire de Fouquier-Thinville ne lui impute pas d'autre délit que celui d'être « déporté comme réfractai re. »

SëNOVëRT ( Mabib-Annb ), religieuse de la congrégation des Sœurs de Saint-Joseph 9 dans leur maibon de Verno8e9près Aononay9 où elle étoit née en 1754» sur le diocèse de Yienne9 contribuoit eiïi'cacement aux bonnes œuvres de sa communauté. Elle a voit partagé le mérite de la supérieure, Antoinette YiRCBqT(f^. ce nom)9 dausThospi* talitéqueycn 17949 le prêtre Montblanc reçut dHus leur maison ( V, MomBLAHc). Arrêtéepour cette généreuse action 9 elle se vit traduite»

avec elle et plusieurs autres Sours, au tribunal criminel du- département de l'^n^Ae» séantà Privas, où elle fut condamnée à la peine de inort9 comme receleuse de prêtres réfractaires, avec sa supérieure.

Le jugement porté contre elle, en date du 20 messidor an II ( 8 juiU

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