SIL
blie dans cette ville par les proconsuls de la Convention ( V, Lyon), Silvestre fut arrêté, et conduit à Lyon. Après l'avoir laissïc quelque temps dans les prisons, on le traduisit devant ce tribunal de sang; et il y mérita, par ses réponses, d'être condamné à la peine de mort , comme « prêtre contre-révolutionnaire et prêchant le fanatisme »f le 16 pluviôse an 11 (4 février 1794 ). Il périt le lendemain par la guillotine, à l'ûge de 32 ans, ( F. J. M. J. Sep-
TOBRB, et .1. SlBÂN.)
SILVESTRE (Joseph), prêtre du comtat Venaissin , où il naquit, en 1713, étoit chanoine et théologal de l'église cathédrale de Cavaillon. Il ne pou voit, à raison de son grand âge , sortir de France après la loi de déportation : elle l'en avoit même dispensé par son article IX; et il avoit droit, san<^ doute, de s'endormir paisiblement dans le Seigneur au lieu de sa résidence habituelle. La persécution ne le permit point, parce qu'il étoit prêtre catholique, et qu'on ne pouvoit le faire renoncer à sa Foi. Il se vit traîner dans les prisons d'Orange, pour y être immolé par la féroce commission populaire établie dans cette ville ( r, Obange ). Cette commission le condamna , le 6 thermidor an II (24 juillet 1794)9 à périr sur l'échafaud, comme v contre-révolutionnaire », à l'âge de 81 ans; et, le lendemain, il fut décapité