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îivec le religieux Combelte. ( V.
T. M. Tàllibnd. )
SILVESTRE (Chârlbs- Joseph ], prf^tre, né ù Gabrîèresy dans le diocèse de Beziers » fut de ce nombre immense de prêtres amenés de leurs départemens res« pectifs à Bordeaux, en 1795 et 17949 pour en être déportés audelà des mers (f^. Bordeaux). Il y en avoit déjà trop dans le premier embarquement 9 qui n'eut lieu que Ters la fin de Tautomne de cette seconde année 9 trois mois après la chute de Roberspierre.
Silvestre resta dans le fort du Ha»
où 9 dès son arrivée , il avoit été enfermé. Ce ne fut pas pour longtemps; la Providence 9 qui ayoit marqué sa dernière heure à cette époque-là môme 9 disposa de lui.
Les souffrances de la captivité dévoient être son dernier supplice.
On le porta moribond à Thôpital de Saint-André ; et il y mourut le 37 octobre 1794» ^ l*âge de 55 ans. {V, SiGÂCLT) de Nuitz; et SivoH , de Tours. )
SIMARD ( PiERiE )9 jeune prêtre du diocèse d*Angoulême 9 qui, pour n*j avoir pas fait le serment schismatique de 1791 9 et surtout à cause de son attachement , notoirement inébranlable 9 à la Foi catholique 9 éprouva beaucoup de persécutions 9 surtout après la loi de Texil. Il brava néanmoins encore tous les dangers jusqu'à l'automne de 17939 pour l'utilité des catholiques du can-
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ton qu'il habitoit; mais enfin, ces dangers y étant devenus presque inévitables 9 il alla se réfugier à Bordeaux. En vain des âmes charitables cherchèrent à le soustraire aux recherches des persécuteurs 9 qui vinrent alors désoler cette ville ; il fut découvert, et livré à la commission miiitaire qu'ils y a voient établie ( V. Bob- DEAUx). On ne comptoit que deux mois depuis son arrivée à Bordeaux, lorsque cette commission ie condamna à la peine de mort , comme « prêtre réfractaire », le 1 4 frimaire an II (4 décembre 1 795); et, le lendemain, il fut décapité, à l'âge de 28 ans. -
SIMÉON {Le Père), Capucin de lu maison de Nismes9en 179O9 étoit né à Senilhac , diocèse d'Usez, vers 1750. Revêtu du sacerdoce de Jésus-Christ 9 ce religieux en exerçoit les fonctioos diverses avec trop d édification et de fruit, dans la villede Nismes, pour n'être pas extrêmement odieux aux ennemis de la Foi catholique ( f^.
NisMEs). Lorsqu'ils firent une si violente irruption dans le monastère des Capucins, le 14 juin 1790 ( V. Benoît), \U ne manquèrent point de se portera la cellule de ce religieux^ où il s'étoit retiré pendant les ravages que ces nouveaux Iconoclastes faisoient dans le cloître. Dès qu'ils l'eurent aperçu , ils le percèrent en mille sens divers , avec les fourches et les baïonnettes dont ils étoient armés. Ainsi périt
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le P. Siméon , en haine de la religion catholique , dont il ctoit un des plus dignes ministres et des plus zélés soutiens. Il ayoit alors 4o ans. ( y. Benoît, Clàt, Fidèle, REBorL,et G AS. )
SIMONIejenne(iV...), prêtre de Paris qui avoit refusé le serment de la constitution civile du clergé 9 étant expulsé de son église à raison de ce louable refus, n'en continuoit pas moins les fonctions de son ministère pour les catholiques.
La terrible journée du 10 août 179^ ayant rendu plus violente la persécution contre les prêtres fidèles, Tabbé Simon fut arrêté quelques jours après, et jeté d'abord dans la prison provisoire de la Mairie , où il commença d'avoir, pour compagnon de captivité , le vénérable curé de Saint- Jcan^n-Grève ( F. Rotee ). Plusieurs autres ecclésiastiques y ayant été amenés pour partager leur sort, il se trouva du nombre de ceux que, la veille des massacres de septembre, les administrateurs envoyèrent aux prisons de VAhhayt, où le carnage devoit commencer. On l'y écroua le 1*' de ce mois; et ce n'étoit pas une légère consolation pour sa piété de voir ses confrères disposés, comme lui, à mourir pour Jésus-Christ. Le Ciel l'en trouva digne : il fut immolé avec eux dans la soirée du 2 septembre.
( y. Septembre. ) SIMON (iV...), prêtre, cha-
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noine prébende du chapitre de Saint-Martin de Tours, se vit arrêter en 1793, parce qu'il n'avoit pas prêté le serment de la constitution civile du clergé. On le fit conduire 9 en 17949 à Bordeaux, pour être déporté au-delà des mers, et de là il fut envoyé, pour l'em -> barquement^à Blaye, où il resta enfermé dans les horribles souterrains du fort qui servoient de demeure aux prêtres [V, Bordeaux).
Les maladies qu'ilycontractanele firent cependant pas ex{>irer dans ce cachot^ ni à l'hôpital; mais lorsque , après vingt mois environ de cette horrible cap'ti vite, il eut la liberté de retourner près de sa famille, ce ne fut que pour venir rendre au milieu d'elle son dernier soupir ( f^. ci-devant tom. II, pag. 407 )• I^^s compagnons de souffrances de ce vertueux ecclé siastique, et les témoins de ses vertus durant cette horrible détention nous ont attesté que, « dans ses longues et cruelles humiliations , il eut tout le courage que la Foi la plus vive peut donner ; que son immense charité le fit regarder comme le père de ses compagnons d'infortune. Il n'y avoîl rien qu'il n'imaginAt pour les secourir. Après avoir employé, pour cet cfFct, toutes les ressources qui lui restoient , il trouva le moyen de leur faire procurer souvent , par des âmes charitables, ce qui, d'une absolue nc'rccssité pour ne pas périr d'inanition, leur éloit împî-
tojabiemeDt refusé par leurs gardiens », [V, C. J^ S1LTBSTHB9 et
T. SOTIH. )
SIM PUCE {LeFrirt)y Capucin. ( y. Fr. FoHTEH'àT. )
SIR AN ( JéaÔMB )« curé de la paroisse de Fourneaux en Beaujolais 9 prés Rouanne , étoit né daos la ville de Lyon en 1760.
Quoiqu'il eût élé déclaré par les autorités révolutionnaires inhabile à continuer ses fonctions dans saparoisse^àraison de son refus du serment de la canëtitutianciviie du ctergi, il n'en restoit pas moins dans le canton , pour continuer de fournir à ses ouailles les secours de TEglise. Il ne put pas même se résoudre à s'éloigner d'elles y lors de la menaçante loi de déportation , du 26 août 1793; et il y demeura l'année suivante presqu 'entière. Mais 9 vers la fia de 179^9 il s'en vit enlever par les révolutionnaires» empressés de fournir des victimes à l'impie autant que féroce commission révottUionnairê que les proconsuls venoient d'établir à Lyon* Traîné dans celte ville, il y demeura quelque temps en prison, et fut enân traduit 4e vant ce tribunal sanguinaire , le a germinal an II ( 23 mars 1794 ). La fermeté sa* eerdotale avec laquelle il repoiiSM les sacrilèges propositions des ju* ges, lui valut d'être aussitôt condamné par eux à la peine de mort , comme « prêtre founaiiquôy ne voulant pas se conformer aux