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lois » , c'est-à-dire prêter le serment dtiiberté-égaUté , et abjurer le sacerdoce par la tradition de ses lettres de prêtrise. Le lendemain il marcha au supplice avec la même fermeté» à l'âge de 34 ans. ( V, J. L. SicvEsimB^et L. A.
SlRBCDB., )
SI RE JEAN ( FiBBâB )» prêtre et religieux Gordelier» de la province de Lorraine» dans la maison de Nanci» et né dans cette ville»
continua de Thabiter après la suppression des ordres monastiques.
Il avoit refusé le serment de la eanUitution civile du eUrgi^ et il se montroit zélé pour l'Eglise catholique. Les autorités du département de lùMeurthc le firent emprisonner ea 1798; bientôt elles l'envoyèrent ù Rochefort, pour qu'il en fût jeté au-delà des mers ( F. RocBBfOBT). On l'embarqua sur le naTire ie9 Deux Aêêodés. Les souffrsioees que les déportés y a voient à souffrir» sur-passèrent ses forces. U mourut le 93 juillet 17949 à l'âge de 45 ans ; et l'inhumation de son corps se fit dans Tile à*Àix. {F* Sicobgse»
cbaniMne ; et J^ Soucbabd.)
SIRE13DE (Lovis-AmaoïsE), prêtre» néà Afignon» et religieux de l'ordre des Carmes-Dcchaussès»
avnlt chnisi Lyon pour sa résidence après la destruction des eloîtres, en 1791. Ce bon religieux montra la Foi la plus ferme et ie sèle le plus sincère » lors de l'innovation de la cot$Uituti4m
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civile du cierge. Il consacra son ministère aux calholiqnes , et concourut à empr'cher les progrès du schisme dans celle ville. Son ardeur pour le salut des âmes Vy retint, malgré la menaçante lui de déportation, du a6 août 1792; et il continua d'exercer à Lyon ses fonctions sacerdotales, jusque vers la fin de 1793. Mais les proconsuls de la Convention venoient d'y créer une commission altérée du sang des prêtres ( V. Lyon ) ; le P. Sireude fut mis en prison 9 pour augmenter le nombre de ses Tictimes. Il comparut devant ce farouche tribunal, le i4 nivôse an II ( 5 janvier 1 794 ). Les réponses qu'il y fit correspondirent' aux sentimens qui l'avoienl animé, et à la conduite vertueuse qu'il avoit tenue. Il mérita d'être aussitôt condamné à la peine de mort , comme a prêtre fanatique et contre-révolutionnaire » . Le lendemain on le conduisit à la guillotine; et il mourut en' vrai iMartyr, à VCigt de 58 ans. (1^. J. Sibâh, et Soubry, Antonin. )
SOIRON ( Louise-Catrerine), comptée BU nombre des seize religieuses de Compiègnequi furent immolées à Paris pour leur Foi, le 17 juillet 1704* neleuroppar' tenoit qu'en qualité de première sœur tourrière. Née ù Compiègne^ en 17 '19 9 elle étoit entrée jeune nu service de leur communauté; et son emploi la rendoit, en quelque sorte, étrangère au monas-
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tère, car elle avoit son logement hors du cloître. Mais, sincèrement attachée à sa Foi , et à la règle de Sainte-Thérèse , elle ne voulut pas se séparer des religieuses, après que l'Assemblée Constituante les eut chassées de leur cloître; et elle. devint plus particulièrement la compagne de leurs saints exercices. Par cela même, elle méritoit de partager les persécutions et le martyre auxquels elles étoient destinées. La sœur Louise-Catherine fut arrêtée avec elles , traînée de même ù Paris, et perdit la vie , avec autant de Foi et de courage qu'elles, sur l'échafaud de l'impiété , pour la cause de Dieu , à l'âge de 49 ans.
SOIRON (THÉBbÈ), sceurde LomSE- Câtuebine ( y. l'article précédent), étoit la seconde tourrière du monastère des Carmélites de Compiègne : elle avoit vu le jour dans cette ville, en 1751.
Restée attachée, comme sa sœur, à ces religieuses de Sainte-Thérèse, qui continuoient à vivre en commun dans l'exercice de leur règle, après la suppression des cloîtres , en 1 79 f , elfe fut arrêtée avec elles en 'i^Q*) 9 et conduite à Paris, pour y être condamnée à mort par le tribunal révûiution^ naire. Sa fermeté chancela dans la prison ; mais la prieure , avec laquelle elle s'y trou voit, eut bientôt fait revivre en son âme le courage des anciens Martyrs ( V. LiDOiirB). « Tous ceux des