‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 192 sur 242 · V. L. A. SiREUDE, et J. F. Su · texte numérisé non relu

V. L. A. SiREUDE, et J. F. Su

UILLAlf. )

SOLCHARD (JosEPB),prêtre, religieux Cordelier du. couvent de Montiuçon, où il avoit la charge de gardien , ne quitta point le diocèse de Bourges, après la suppression des ordres monastiques.

Il paroit même qu'il resta dans la ville de Montluçon comprise alorç dans le département de V Ailier, Ce furent les autorités de cedépar* tement qui le Grent emprisonner, en 1793. Pour prévenir leur courroux, il avoit eu la foiblesse de prêter le serment de libtrté^O'

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iltéf mais il avoit précédemment refusé celui de la constitution dviie du cierge; et ce refus étoit impardonnable. LePèreSouchard fut envoyé, avec soixante autres prêtres de V Ailier^ à Rochefort, dans les premiers mois de 1794, pour être déporté au-delà des mers ( V. Rochefobt). On l'embarqua sur le navire les Deux Associés, 11 y rétracta avec componction son serment de Hhertéégalité^ et mourut le 14 juillet suivant , à l'âge de G5 ans. Son corps fut enterré dans l'île d'^ûc.

Il étoit né à Clermont-Ferrand , en 1729. ( y, P. SiaEJBÂif, et L.

SOCLHIER. )

SOUCHON ( PiEBiB - Paul ) , prêtre du diocèse du Puy, sur lequel il avoit vu le jour, en 1756, étoit vicaire en la petite ville d'Issingeaux, lors de la révolution. Il i*efusa le serment schismatique, en ] 791 . Le fer des persécuteurs, dans leur plus grande violence, en 1793 et 17949 ne put l'atteindre. Ils y réussirent mieux par le moyen de leur traîtresse tolérance des années 1796 et 1797. Souchon se remit à exercer ostensiblement sans défiance, son ministère. La crise révolutionnaire du 18 fructidor ( 4 septembre 1 797 ) éclata bientôt. Souchon se trouva tout à coup enveloppé dans la loi de déportation , rendue le lendemain ( V, GuiAKE ). En vain, il tâcha de se dérober aux recherches de ceux qui é toient chargés d'en exer-

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cer les rigueurs 9 sur le départemenl de la Haute - Loire. Il fut enfin arrêté : on le fit partir pour Rochefort, d'où il devolt être transporté à la Guiane. Embarqué le 1" août sur la corvette ia Bayonnaist^ il arriva dans le port de Gayenne, les derniers jours de septembre ; mais il s'en vit aussitôt repoussé dans le désert de Konanama, dont l'atmosphère homicide eut bientôt insinué dans ses entrailles les principes d'une mort violente. Il souffrit de cruelles tran chées; et les vives douleurs qu'elles lui causoient lui arrachèrent son dernier soupir» le 1 8 novembre de la même année 1 798. Son âge étoit de 4^ ans. ( V. D. Sonieon, et F. T. Thomas. )

SOU LH 1ER ( Léonard ) , prêtre et religieux Récollet 9 sous le nom de Père Zacharie, avoit la charge de gardien dans le couvent de son ordre 9 à Guéret , sur le diocèse de Limoges. «Ce digne religieux 9 dit M. l'abbé de La Biche qui l'avoit connu avant de partager sa déportation 9 joignoit aux vertus propres de son état 9 des mœurs douces et sociales. Etant gardien des Récollets 9^à Guéret. il jouissoit de la conûance d'un grand nombre d'âmes pieuses, et dirigée »it en particulier les religieuses hospitalières de cette ville. Zélé pour les principes, il s'acquîltoit 9 avec autant d'édification que d'assiduité, de l'emploi délicat et dilCcile de

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directeur des consciences. Interpelé de prêter le serment de la constitution civiU du dergé, il déploya dans son refus, un grand caractère, qui le fit estimer davantage des gens de bien , et respecter mênie des méchans.

Exposé par cela seul aux persécutions des révolutionnaires de Guéret, il retourna au lieu de sa naissance , qui étoit Périgueux. »

Mais, en 1795, les autorités du département de la Dordogne l'y firent emprisonner; et, au commencement de l'année suivante , elles l'envoyèrent ù Rocheibrt, pour en être jeté au-delc\ des mers ( F, Rochefort). On l'embarqua sur le navire ies Deux Associés* Les maux auxquels les déportés étoient en proie fondirent tout à coup sur lui. «li paroissoit à peine atteint de la maladie, reprend M. de La Biche, quand il mourut presque subitement d'un accident fort semblable à une attaque d'apoplexie, » le 25 juillet 17949 à l'âge de 5o ans. Son corps fut inhumé dans l'ile d'^icc. ( ^.

Jh SOVCHARD , et A. SOULLEZ. )

SOULLEZ (Adrien), jeune prêtre, l'un des directeurs du séminaire de Saint^Nicaise, de la ville de Rouen ( F. Lebbr )9 étant né sur le diocèse de Rouen, à Richemont,en 1764^ resta dans la province après la dispersion du séminaire. Non seulement il n'avoil pas prêté le serment de la constitution civite du ciergéf il s'oc^

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cupoit encore ayec zèle à maintenu* les catholiques dans leur Foi 9 et leur consacroit tous les soins de son iDini>tère. Ce jeune ecclésiastique étoit déjà fort instruit. Les autorités du dè(iarteiiient de la Seitte- Inférieure le firent jeter dans les prisons de Rouen, en 1793; et, les premiers mois de l'année suiyante^ elles l'envoyèrent, avec soiiante-dix-neuf autres prêtres , à Rochefort , pour en êti*e déporté sur des terres lointaines et dévorantes ( V, Rocbefort). On l'embarqua sur le navire ies Deux dissociés. Quoiqu'il fût dans la force de l'âge , il ne put soutenir long-temps les maux auxquels les déportés y étoient livrés. Il mourut, à 3o ans, dans la nuit du 21 au 22 août 1794; et son corps fut enterré dans l'île Madame. ( F*

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