SUN
assez de courage pour refuser le serment de la cOfi$titutian dviU du etergé. Mais, bientôt ranimé par les représentations de son ami Paquot, curé de Saint- Jean» à Reims ( F. ce nom), il rétracta ce serment de la manière la plus franche et la plus généreuse.
Renvoyé de sa cure pour cette raison^là même» il vint se réfugier en cette ville, dans le voisinage de son confrère Paquot , et ne fut pas moins courageux é suivre ses exemples 9 qu'il avoit été docile i ses remontrances. En sa qualité do prêtre rétracté, il avoit plus de titres qu'il n'en falloit pour mériter la vengeance des révolutionnaires; et ses liaisons avec le curé de Saint-Jean sembloient devoir l'associer à son sort. Comme Jonalhas et Saîil 9 ils ne dévoient pas plus être séparés à leur mort qu'ils ne i'avoient été dans leurs plus belles actions. Durant cette matinée - là même qui voyoit traîner le curé Paquot au conseil municipal , où il fut assassiné avant midi, le 4 septembre 179a, un ouvrier, non motns scélérat que les meurtriers de oelni « ci 9 un ouvrier à qui Suny ajroit •même rendu des «set Wces , Laurent , <dil ChâUmu , lÛAt lui dcMander de Targeni avec une aoDgaace qui* dénoAolt quel«> que ainistre comp}ot. Le saint vieillard , qui lu»«mfime étoil dans una aituation oBsesrpinivie pour avoir besoitt de 'secours , lui répondit avec legmt qu'il n'avoir
TAB
plu9 .qa*une pcfttte pièce de monnaie 9 et la lui oAit^ ainsi qu'une portion du litige qui lui testbjr.
Sur cette rê^onfsiey l'ouvrier 9 qui n'attendoil qu'un prétexte pont éclater, accablé d'injoreè le vénèrablé curé ! Il le ttienacè d'aller le dénoncer aut assassins; et â TinStant il j court. Cent - ci arrirerit bientôt ; le yertueux Sndy se laissé prendre sans résistance. Il est traîné ignominieèsément sur la même place où de généreux Mut^ tyrs yenoient de terser leur song pour la Foi ( V* EesctnÉv 9 Ya'cdfcais, Albxavb&b, EoMAni). On lui propose de faire le serment de UéertMgaiUé, « flélas ! répondil arec calme y )*en ai fait nn dont î'ai bien du repentir; et \e m'estimerois trop heureux d*en pou^ Toir laTer aujourd^ui' la tacbè dans mon sang. » A peine a-t-ll acheTé de parler 9 qu'un garçon boucher de sa paroisse lui porte
TAB 62
un cedp de sabre 5 auquel ^s odmpliee^én Ajoutent mille autrcaf, ^êtmÉ lêSifuëls Sbny éljfiiré. La rage âts assassins n'étoit paé ehcôrè âssfdttYië } fié conltinuèf enf â exercer leurs fureurs Sur Son corps îfifanimé. Lés horreurs qu'Ms se permA^ent enters hil fbrent telles, que la pôdear^ autant que la na^ ture, empêche d'en e«p(6Ser lé trop épouTantable récit. Mais la justice dftine ne tarda ^ns â ié déclarer en fiivem* de 9nAy par crn de ces trahs dont elle seinte est l'arbitre.
Le lendiemirïn du four où fl avoit élé délioncèet assassiné*, l'infâme t>uTrter Ait mis à âiort pér les nVêmes bomthès' antqoels il avoît liVréson bf^n ftrffeuk'. Cesn^onstresfàtriCmenepnrent lAisseï^ impunie l^âVrOcHé de cette délation, quand ils en eurent corthu feice^i^e ingratitude. Ce n'étoff pas la première fols ()ue Dfen' atoft permis de semblables punitions' (î).
TABAR ( Pmum ) > prêtre»
chanoine de Xondun» dansle dîo* eèse de Poitiers, resta à Loudun après la suppressioo des chapitres; et 9 préserTant sa Foi dit schisme constitutionnel, il fèndoit son ministère «tile aux catholiques du canton. LoDg*tempe il échappa aux «edierdies dea persécuteurs ; mais enfin il fut arrêté dan» l'été âe 1794* On la traîna dans les
prisons de Poitiers. Le tribunal criminel da departeitient de k Hoâ^^FiehiM, dont oétt» ville est le chef-^lieu, le fit coibpâr'éiire deranC lui le a4 thermidor an II (11 aofti 1704)9 <|uinM fours après aeliii où les DmUômiUê
(i) Sic iiopUf uero et jiisto judicia Peif eadan quœ ftc*Tani , rrcepenuu, ( Lsct. dé Monibui penecutO' mm. N» 5o.)
TAB
prétendoient ayoir renTersé Tauteur des maux de la France lorsqu'ils D'avoicntfait qu'assurer leur tyrannie, JLe chanoine Tabar fut envoyé à la mort 9 comme «.prêtre réfracta ire »•
TABARAU D ( Mathumit )^ ancien curé de Chaume il* dans le diocèse de Limoges 9 et frère de rOratorien dont nous avons parlé ci-devant^tom. lY^pag.SiOyétoit, lors de la révolution, simple Cornmunaliste de la paroisse de Saînt- Pierre-du-QueiraiX) dans Ja TÎl|e de Limoges 9 où il aycit pris nai^ saoce^ en 1754* Homme Tertuenz» «il quitta 9 Jeun^ encore, dit U. l'abbé de La Biche 9 Je gouvernement d*une paroisse de camr pagne où il étoit singulièrement aimé. Mais il n'av^oit eu garde d'abandonner le saint ministère, qu'il contionoit d'exercer à Limoges de manière à s'attirer l'estime et la confiance publiques. Aussi industrieux que zélé pour l'ornement de la maison du Seigneur, il avoit beaucoup contribué à sa décoration , ainsi qu'à la perfection du chant ecclésiastique et des cérémonies religieuses, dans l'antique égli«e à laquelle il étoit attaché en qualité de Gommunaliste». On peut ajouter à cet éloge que Tabaraud fut un prédicateur distingué ; que même il contribua beau* coup à faire revivre l'esprit ecclésiastique à Limoges, où l'on voyoit refleurir dans le clergé la régularité des premiers temps. Il sou-
TAB
tint dignement sa Foi et ses vertus lors de l'établissement du schisme constitutionnel, en 1791 : loin d'en prêter le serment, il se montra fort zélé pour maintenir les fidèles dans leur attachement à l'Bglise catholique 9. et pour leur procurer les secours spirituels.
Les impies autorités du département de la HaMt-Viennt le firent saisir, et le retinrent dans les prisons de Limoges jusqu'aux ■premiers mois de 1794* Elle& l'envoyèrent alors à Roche fort, avec trente-neuf autres prêtres , pour en être déporté sur des plages lointaines et mortelles {y, RocberoKT ). On l'embarqua sur le navire iô8 Deux Jssociéë , à l'âge de 60 ans. Les maux affreux qu'on j souffroit ne lui permirent pafi de prolonger beaucoup sa vie. Il mpuriit le 3 août 1794» et fut enterré dans l'île d'Jix. ( V. F. Se.
MtixiL, et N. Tasouiixot. )
TABOUILLOT ( Nicolas ) .
curé de Mésigny-le-Grand, prè?
Commercj, dans le diocèse de Toul, fut du nombre des prêtres que les autorités révolutionnaires du départementde la Meuse firent emprisonner en 1 79?, parce que, n'ayant point voulu compromettre leur Foi par la prestation du serment schismatique de 1791 , ils ne s'étoient pas exilés « d'après la loi de déportation, du 36 août 179a. An commencement de 1794» on le fit conduire, nvec tes nombreux compagnons de