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captiritéy jusqu'à Rochefort, où Il devoit être embarqaé pour urie déportation itoaritime ( ^. Roche* fobt). Il le fut 9 eu effet, 'au mois de mars; et les maux qu'il avoit â souffrir dans le navire 9 le réduisirent à la dernière extrémité. Un jour que 9 dévoré d'une fièvre brûlante, sous une des misérables tentes de l'ile Madame, il demandoit quelque boisson à M. Brigeat, doyen du chapitre d'Avranches 9 qui étoit Pun des infirmiers 9 et le serToit, celui-ci lui ayant répondu avec douleur qu'il n'a voit ni bouillon 9 ni tisane 9 « Aht reprit Tabouillot9 avec une sainte résignation 9 il est bien juste que l'endure cette privation 9 puisque mon adorable Sauveur n'a été abreuvé»
dans sa dernière soif humaine 9 que de fiel et* de vinaigre • . €e* pendant il ne mourut point dans cette ctrconstaD.ce ; et il respiroit encore 9 lorsqu'au commencement de février 17959 on remit à terre le peu de déportés qui survivoient à la presque totalité de leurs compagnons. Mais Tabouil* lot ne tarda pas d'expirer. Il mou* rut à Rochefort, peu de jours après son débarquement, (f^. M.
Tàbaiiqd9 et P. TÀLHsrr. )
TAILLARDAT (M]GVCL)9prê.
tre du diocèse de Saint-Flour9 né dans la ville de ce nom 9 étant 9 avec raison 9 considéré comme inébranlablement attaché à sa Foi et & son ministère sacerdotal 9 fut enlevé par les persécuteurs 9 en
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1794 • pour être relégué à la Guiane. Us le firent conduire k Bordeaux/ où devoit se faire un embarquement de déportés ( V.
BoBnBÀOx ). Mais 9 dans le premier qui eut lieu vers la fin de l'automne, trois mois après ce Neuf thermidor, beaucoup trop vanté 9 11 y avoit déjà un si grand nombre de prêtres 9 qu'on fut obligé de laisser, pour un autre convoi 9 le prêtre Taillardat. Depuis son arrivée à Bordeaux 9 il se trouvoit enfermé dans la maison du Petit-Séminaire, transformée en prison ; et sa captivité étoit accompagnée de tant de privations et de souffrances , qu'elle devenoit un supplice plus eruel que celui de l'entrepont des navires. Le Seigneur y éprodva longtemps cet ecclésiastique ; voulant 9 'enfirt9 l'appeler à lui 9 il permît que la mort arrivât pour terminer ses peines. On le transporta mourant à l'hôpital de Saint- André ; et ce fut là qu'il rendit son dernier soupir 9 le a mars 1 ygS 9 à rage de 46 ans. ( V. T. SoYSir, et M.Takdip. )
TALLIEND ( TnéBluE-HAB- GVBBiTB ) 9 dont nous avons trouvé ie nom changé en celui de Tallès , sur une liste manuscrite, étoit religieuse' du Saint - Sacrement dans le couvent de Boulène 9 au comtat Venaissin , où elle 5'appeloit Saour Saint-Xavier: Elle Ait du nt)mbre decelles^de ses compagnes qui, après la suppression de<!
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cloîtres 9 en 1 791, allèrent se réunir aux UrsulineSj comme encore dçs quarante-deux religieuses qui furent amenées, le 2 mai 1794»
dans les prisons d'Orange ( F* On^MGE ) ; et à^% trente-deux que l'impie commis.'^ion populaire de cette Tille fit guillotiner, pour avoir persévéré dans la pureté de leur Foi , et refusé le serment de liberté ' égalité ( F. Ama-»
BEDE, et Ai* Si^ge). La Sœur Sfaint - Xavier se vit appelée à spp tquf} devant le barbare tribun ni , avec trois autres religieuse»'(F. M. Cluse, £. Justa- HOUX, J. RoHiLLOi), et un prêtjfp {V. P. L. Gohhet), le a 1 messidor ( 9 juillet 1794 ]• Elle y fut condamnée à la peine de mort, de même que ses trois compagnes et ce prêtre, pour cause de religion , avec la qualification de » fanati^ que , d'insermentée , de réfrac* taire , et ( suivant la logique d'alors) comme contre-révolutionnaire » . Cette religieuse persévéra jusqu'à son dernier soupir dans ses saiptes dispositions ; et sa persévérance ne put que lui en ob^ tenir la céleste récompense : elle avoit alors 4^ ^"s- ^Q P^ut dirç, à plu.<( forte raison , de ces trentedeux religieuses, ce que saint Au« gustin dîBoit à»s illustres Martyrs d'Afrique qui périrent au temps de saint Cypriea : « Leur gflaad nombi^, et l'éclat de la cause pour laquelle ils mouroient , mérilèreptàkur multitude le nom
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célèbre de Masse Cuidide (1) »• Nos religieuses avoient, ce semble, un titre de plu« à la gloire de cette candeur; et nous leur appliquons sans défiance, ce que S. Prudence chantoit en l'bonneur des mêmes Martyrs d'(3 tique (a) :
« Leurs personnes charment par la candeur qui les distingue , et cette candeur-là même transporte leur esprit dans la région des anges ; de là vient qu'elles méritent d'être appelées à jamais, la Masse
CaHDIDE». ( V. A. TlRBT.)
TALMEUF ( PiniE ) , prêtre y religieux Bénédictin de l'abbaye de Cluni, dans le diocèse de Mficon, et procureur de ce monastère , ne retourna point dans son pays natal , la ville de Clermont- Ferrand, après la suppression des cloîtres. 11 resta dans le Maçonnais, devenu partie du département de Saâne-et' Loire. Les réformateurs politiques l'y avoient en haine y parce qu'il n'avoit pas prêté le serment de la c^futslsitioti civile du clergé^ et surtout parce qu'il étoit invinciblement attaché à la religion catholique , et aux devoirs du sacerdoce. Lors de l'explosion de leur plus grande
( I ) Massa, ob nLmeri tnuUUuâinem ; Gamdidi, ob causa fulgorem. (Serm.
3ti » m naial. S. Cypr, tertius. )
(*) C^r^ra tmniw kmktt^ catidor vekit ai sm»