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tempérament lui fournit la force de résister", plus long-temps que ' plusieurs de ses confrères , aux maux qu'on y éprouvoit. Mais enfin il mourut dans la nuit du aa au a3 janvier 1795, ayant alors 56 ans. Son corps fut enterré près du fort Faseux, sur les rives de la Charente. (F. J.
B. Mbubsibbl, et MBicisa, Pré* montré.)
MENTEL (Claude) , prêtre du diocèse de Chambéri, né dans cette TÎlle, en 174^ 9 y exerçoit le saint ministère. Il aroit pu se soustraire à la sanguinaire persécution que nos réformateurs portèrent en Sa- Toie , dans les terribles années 1793 et 1794 {V- Savoie). Le calme dçnt l'Eglise parut jouir en 1796 et 1797 ramena cet ecclésiastique à Chambéri ; mais la contrainte que les persécuteurs s'étoient imposée cessa tout à coup ; leur précédente fureur éclata de nouveau le 18 fructidor ( 4 septembre 1797); et la loi de déportation à la Guiane, qulls firent décréter le lendemain , ayant armé de nouveau leurs impies agens dans le département du Mont-Blanc t le prêtre Mentel fut saisi et envQyé à Rochefort, poury être embarqué (^. Guiahb).
Il le fut sur la corvette ia Bayonnaise, le 1*' août 1798; et elle le jeta dans le port de Cayenne, les derniers jours de septembre. On le relégua dans un des cantons de la Guiâlie, presque aussi meur-
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trier que les autres. Ses souffrances s'y prolongèrent sept mois : il mourut le a mai 17999 à Fâge de 58 ans. (F, J. C. Mathieu, et F. Michel.)
MENURET ( Louis ), ancien curé de Montélimart, s*étant démis de sa cure , après un long exercice du sacerdoce 9 qu'il honora constamment par sesTertus, a voit été trouvé digne d'être le supérieur de cette respectable communauté de Saint- Fratiçais - (te ^ Saies, dans laquelle les prêtres âgés ou infirmes trouvoient un asile 9 à Yssy, près Paris. On remarquoit, avec autant d'admiration que de respect y dans le vénérable Menuret 9 un esprit éclairé 9 un jugement sain et prompt, une logique presf santé • rigoureuse et persuasive 9 un cœur droit, enoemi de toute dissimulation. Il avoit, en outre, lesconnoissances requises dans son état, et le prouva au public, en 1791, lorsqu'il lui donna un excellent ouvrage intitulé : La prétendue eotistitution civile du clergé convaincue d'erreur et de schisme. Quand l'Assemblée Constituante eut imposé aux prêtres fonctionnaires publics robligation de prêter serment à sa constitution générale, acceptée parle roi , dans laquelle étoit comprise celle du clergé , la municipalité d'Issy donna l'ordre au saint prêtre Menuret de Tenir prêter ce serment devant elle , attendu qu'en sa qualité de supérieur d'une maison
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ecclésiastique , il étoit censé fonctionnaire public. Un grand nombre d'habitaos accoururent, pour être témoins de sa conduite en cette circonstance , qu'ils regardoient comme difficile pour lui. Quand le président de la municipalité lui eut demandé ce serment, il répondit avec dignité : «Je sais ce que je puis vous accorder; mais aussi je sais ce que ma conscienee m'oblige ù vous refuser. Puisque vous le voulez , et qu'on ne peut être censé patriote à vos yeux qu'en jurant le maintien de la nouvelle constitution de la France , je ferai ce serment , mais à condition que TOUS insérerez dans vos registres , avec ma signature , la double restriction que je vais y mettre. J'exocepterai tout ce qui , dans ce serment , peut blesser la justice et la religion ». Cette déclaration souleva l'assemblée contre celui qui la faisoit avec tant de franchise.
En vain les 'municipaux insistèrent pour qu'il prononçât le serment sans restriction : ils nepurent l'obtenir, et laissèrent Menuret se retirer, sans l'avoir prêté d'aucune manière , mais non sans concevoir eux-mêmes contre lui des desseins de vengeance. Il fut calomnié de toutes leç façons ; et même on pilla son domicile. Ces persécutions, loin de l'ébranler, ne faisoieot que l'affermir davantage. 11 les receToit comme un apprentissage et une préparation à de plus grandes encore. Lorsqu'après la déplo-
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rabk journée du loaoût 17929 il lut arrêté et conduit prisonnier <bns Tégliâe des Carmes ( F. Sm- TnNE, et DuLAu), il sembla être an comble de ses Yoeux. Le contentement qu'il ayott d'être captif pour U Foi de Jésus-Christ ranimoit » gaité naturelle ; et i! la comnaoiquoil même à ses confrères enfermés arec lui, et destinés pareillement à la mort ( F.
Tanui-DuTBiL). Depuis quel- <pK temps y préyoyant que les ptsêcutioos auxquelles il étoit (Q batte ne se tennineroient que p soQ immolation , il ayoit fait ^'•0 testament Lorsque, le s sep-* 'tûbre, il fut appelé par le com- Biisaire, pour être envoyé Ters ^ porte où Pattendoient les ass»in5, et où fl saroit qu'il trou- ^mit la consommation de son ""rtyre, il y marclia avec une sa- 'f^iaclion tellement remarquable , fc oe doit être principalement à ^^'QSQJetqo'ensuîte le commissaire ^»>it,en général, dea prêtres qu'il "î^oyoità la mort, et qui , sachant ^«r destinée, y alloient avec une "«oilé parfaite : « Je ne reviens ?» fc mon étonncment; je n'y ' «Çob rien ; je m'y perds ; et tous '^Jqui aaroient pu le voir n'en *^"^ pas moins surpris que moi.
^^ prêtres niarcboîent à la mort "«c la même joie , la même allé- ^^^9 que s'ils dissent allés à des *^». Il ne savoit donc pas , cet *?^«t8tupidcautant qae servile «* Ittrbare agent d'une sanguinaire
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impiété ; il ne savoit donc pas que , « la mort étant pour les justes un sommeil qui les introduit dans une meilleure vie , il est tout naturel qu'ils tressaillent de joie quand on les massacre , » comme le dit saint Basile-le-Grand , par qui ce pro-< dige est si clairement expliqué.
« Le désir d'une vie plus heureuse , eontinue-t-il, éteint en eux la douleur du fer qui les égorge ^ et les y rend insensibles. Le Martyr ne pense point aux dangers, parce que son esprit est occupé tout entier des couronnes qui lui sont offertes. Il ne sauroit' frémir des blessures qu'on lui fait , quand il contemple les palmes qui l'attendent. Il ne voit pas même les licteurs qui le frappent au nom de l'enfer, parce que son attention est fixée sur les anges qui, du haut des cieux, lui applaudissent avec allégresse. Des périls temporels, qui ne sont que passagers , pourroient<-ils détourner un instant les regards de celui qui considère dans Téternité d'aussi magnifiques récompenses (1) ?»
MERC ADIËR (Jban-Augvstir), curé de Concoures, dans le diocèse de Rodes , né à Saint-Chélydu-Beherj près Severac, étoit
(i) Sommu justis est mon, immà potiiu nugnttîo ad vitam meliorem : hùtc Jk , ut cxuUent Martyres dian tmddantur. Nom desidtnumfilûuorù tn'tof juguiatioms dohrem extingmt , et emortuum reddit. Pericula non respicit Martyr; coronas respiat, Ptagas
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resté dans sa province 9 pour les besoins spirituels des catholiques 9 quoique proscrit comme insermenté. On l'y arrêta en 1 jgS ; et , Tannée sui?ante, on le fit conduire, avec beaucoup d'autres prêtres du Rouergue 9 à Bordeaux 9 où il devoit être embarqué avec eux pour une déportation à la Guiane. Il y fut enfermé dans le fort du Ha 9 en attendant que les préparatifs de l'embarquement fussent faits ( V. Borpeavx ).
C omme l'embarquement n'eut 1 ieu que vers la fin de l'automne 1794»
trois mois après la chute de Roberspierre, et comme les souffrances du curé Mercadier excédoient ses forces 9 il succomba avant cette époque. Il auroit expiré daiis le fort 9 si on ne l'eût alors transporté dans l'hôpital de Saint- André. C'est là que 9 toujours captif de Jésus- Christ 9 il rendit son dernier soupir 9 le 3o juillet 1794»
à l'âge de 5G ans. ( V. S. H. Mer- IET9 et G. MiQUET.)
MERCIER (Jean -Baptiste] 9 habitant de Nismes9 a voit signé la fameuse profession de Foi catholique contenue dans l'adresse des Nismois du 20 avril 9 et leur déclaration du i*'juin (F. NiSMEs).
non horret; sedpneniia numéral, Xon yidet lictorts vtfernè cœdentes, sed An" gelos tupemè lœtis omnibus acclamantes imagùiatur, Non speetat ad Umporalia pericuia, sed ad prœmiorum œtemita* tem, (S. Basil. Magn. De S. Barlaamo Martyre.)
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Lorsque les protestans s'en vengèrent 9 les i59 14 et 1 5 du ntême mois 9 Mercier fut tué le second jour9 à coups de fourche 9 de sabre et de fusil. Sa tt^te fut coupée 9 portée dans les rues 9 au bout d'une baïonnette 9 et clouée devant la maison commune. Il éloit âgé d'environ 3o ans. [V. kxtzi^x, et Fr. Perillier.)
MERCIER (iV...), prêtre, chanoine régulier de l'ordre des Prémontrés, et curé d'Enville, dans le diocèse de T0UI9 né à Raon-l'Etape 9 sur celui de Sainte I>iez9 resta dans sa province après l'établissement de la constitution civile du clergé, 11 n'y condescendit pas sans doute aux vues des impies reformateurs 9 puisque , par haine de la religion^ ils le firent emprisonner en 1 793. Vers 1794, ils l'envoyèrent à Rocbefort, pour être déporté au-delà des mers 9 avec quantité de prêtres Cdèles à la Fui catholique ( V. Rochefort). Il y fut embarqué sur le navire le fVashingtony où il partagea leurs cruelles souffrances.
Mercier y succomba en octobre 1794; et son corps fut inhumé dans l'ile Madame, {y* R. Meif0V9 et C. F. M1GHEL9 Capucin.)
MERE DE DIEU {Sœur de (0)9 religieuse. (f^.El.VERCHiEBS.)
MERLE (Tbomas)9 chanoine et grand - vicaire. ( F. Th. CiSTii-