‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 19 sur 242 · MEL · texte numérisé non relu

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conduit, comme tel, en 1790, dans le fort du Ha, et destiné à être déporté à la Guîaae {V. Boa- BEAUX ). Son âge ne lui laissoit plus assez de force poiir supporter les peines d'une si rigoureuse capf ti¥Îtc; et il succomboit sous le poids de ses maux, lorsqu'en avril on crut dcToir le transporter i l'hôpital de Saint- Andi*é. Ilyexpira le i"mai 1794 9 "cinq mois ayant l'embarquement, qui n'eut liev que (rois mois après le fameux Neufthermidor. [V. i^ Y. Masson, et £. Mblibs.)

MÉLANIE {S(tuT SainU), religieuse. {F. M* Uad* Guiiaer-

XIER. ) .

MëUES^ ( Etibhre }, prêtre dn diocèse de Noyon, né à Roisel, en Picardie, fut arrêté en 1793, comme réfractaîre, c^ traîné , au commencement de 1794» ^ ^^f* deaux, où devoit se faire une déporlation de prêtres ii^ermentés à la Guiane (F. Boadbaiix). On l'y enferma d'abord dans le fort du Ha , en ntt^dant l'époque de l'embarquemc^Qt. Gependai^t le prêtre llelies ne fut point C(Mnpris daus le grand nombre de ceux qu'on commença d'emb^quc^ Ters la fin . de L'automae» trois mo)s après la cbi&te de Roberspierre. Laissé dans son cachot, ^^ il soufl rott des maux . égf&ux k eeux.4e la déportation, il y succomba*. Mais, avant qu'il mourût, on le fit passer à l'hôpital de Saint-André; et ce fut là qu'il expira le 19 noycmbre 1794^^

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l'âge de 39 ans. ( V, J. B. Metl- LAN 9 et S. H. Mbrlet.)

MÉNARD (Claude), curé de la petite TÎMe de Bournezeau , dans le diocèse de Luçon , en cette contrée du Poitou 9 qui 9 dès Torigine de la constitution civile du clergé, se montra si fidèle à la Foi 9 et si attachée aux prêtres catholiques 9 ne quitta point ses paroissiens. II fut saisi au milieu d'eux 9 en no- Tembre 1 795. On le conduisit à l'atroce commission miiitaire établie au Pont-de-Cé, laquelle cxécutoit avec une si horrible franchise l'instruction secrète de détruire t'ont ce qui tenoit à l'antique religion de la France. Aussi 9 le 1 1 frimaire an Il (1" décembre 1793)9 condamna-t-elle à la mort le curé Ménard , en le qualifiant de « brigand de la Vendée» .'

MENDES (Jbak)9 laïc, pauvre de fortime mais riche en piété 9 n'avoit à Bordeaux, sa ville natale, que la profession de commissionnaire, pour pourvoir à sa subsistance. Il sut préserver sa Foi des illusions du culte de la schismatique con$tiiuHan civile du etergé; et, en 1 794 même , il continuoit encore à suivre avec ferveur les exercices spirituels des prêtres catholiques, mailgrè les dangers de la persécution. Il fut dénoncé comme ^fanatique et aristocrate» ! on l'emprisonna, et on le livra bientôt à la commission miiitaire ( V. BoEDBAux ). La sentence de mort qu'elfe prononça contre lui 5

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le 2 thermidor an II (20 juillet 1794)5 attesle elle-même la généreuse profession de Foi que Mendes avoit faite devant les juges.

Cette sentence , copiée sur l'afliche qui en fut placardée par leurs ordres , porte que « Mendes >est convenu lui-même, à l'audience, que ses principes religieux ne s'accordoient point avec !a constitution , et qu'enfin il ne l'avoit pas acceptée » . Il périt le lendemain , à '.'âge de 54 ans.

MENESTREL ( Jbah-Baptiste), prêtre, chanoine de la collégiale de Remiremont, au diocèse de Saint-Diez , et né à. Sénecourt ^ près Clermont, en Beauvoisis^ vers 1749» ne prêta point le serment de la constitution civile du ciôrgé. Sa conduite très-catholique fut une protestation perpétuelle contre cette œuvre de schisme. N'ayant pas été fonctionnaire public , il se crut dispensé d'obéir à la loi de déportation.

Mais bientôt, le 39 avril 1795, on vint l'arrêter, comme ne s'y étant pas soumis; et il fut emprisonné à Epinal. Le tribunal criminel du département des F&sgeSy siégeant en cette ville, le condamna ensuite à être déporté à la Guiane, comme «prêtre réfrac— taire»; et, en février 1794? H lui fallut partir pour Rochefort^ où il de voit être embarqué. Après \\n douloureux voyage, et qn assez cruel séjour dans les prisons de Rochefort , on le fit monter sur le

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oiTire ie Washington {V. Rochuoit). Les toonnens auxquels \f* déportés y étoient li? rés acca- Ucrnit bientôt le chanoine Ménestrel; soa corps se courrît de pbKj,etles Ters déjà le dé voroient encore YÎrant On peut juger de Ks ^positions au mart^ par Qoe seole de ses paroles à^elui de ses charitables confrères qui pansoit les plaies, et en détachoit les T«n arec un morceau de bois j &gted*aatreinstruaient: « Laissestr$T disoit-ily laissez-les achever; (^ren les éloignant , tous ne faites <!« prolonger mon martyre ( V.

H-derant, tom. Il, pag. 4^^; «t toio.ni, pag. loi)». Il mourut » juillet 17^4, à l'âge de 45 ans , rt fot enterré dans l'île d'Aix, (^. J. B. HratsAC, et R. Mbnou.) MENOU ( Raimond ), curé de SûDt - Georges - le - Blancaneux »

^Ds le diocèse de Périgueux , sur hnel il étoit né , à Moanzen-de- NinmoDt, refusa le serment de la ^"^futtuajofi civiie du eUrgé.

Qttoiqae ce refus l'exposât à bien ^persécutions, il resta dans la f*«tiée, pour continuer à Teiller '^ saiat de ses paroissiens. Les ^tofités du département de la '^^''^iVnelefirentarrêteren i7g3; «,daii$ les premiers mois de î'anwiTantc, elles l'enfoyèrent, kTcc beaucoup d'autres, à Roche- M, pour j subir la peine d'une ^J^portation maritime. ( F. Ro- ^^■i'oit). Il fut embarqué sur Je i^nre k fVoihingtan, où son

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