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temps de TËglise, et mourut ayec les sentimens d'un Martyr 9 non en 1795, comme on l'a écrit dans (es Confesseurs de ta Foi , mais le 6 janvier i794« ( ^- G.
RfiPiN, Bâcher et Bàudbt.)
TESTARD-DU-LYS (Aiigustih.
Jacques) 9 prêtre non-assermenté qui s'étoit réfugié dans Paris 9 7 resta caché 9 malgré la loi de déportation. La persécution le découvrit; et alors il ne dissimula point aux persécuteurs qu'il n'a- Toit pas prêté le serment schisinalique de 1791 9 et qu'il étoît résolu à demeurer toujours fidèle à l'Eglise catholique. De suite on l'envoya au tribunal criminel du département de la Seine f ayant assez de motifs légaux pour le faire périr 9 sans recourir au tri-^ bunal révolutionnaire, qui avoit besoin de prétextes. Le tribunal criminel prononça sur son sort 9 le 5 messidor an II (a4 juin 1 794 )> en l'envoyant à la guillotine, comme « prêtre réfractaire » ; et , le lendemain 9 il fut décapité*
TE13LIER (Hbiiki)9 prêtre, bénéficier de l'église collégiale de Saint -Martial, en la ville de Limoges 9 où il étoit né9 refusa le serment schîsmatique de 179t.
Persécuté pour ce refus , et encore pour son attachement bien mani* feste à l'Eglise catholique, il éprouva de vives alarmes lors des effroyables événemens d'août et de septembre 1793. Quelque temps après, lorsqu'il Tit la loi qui décla-
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roit suspects ceux auxquels on n'auroit point donné de certificats de civismCs et qui autorisnit à les enfermer «n des prisons regardées comme le vestibule de la mort, il fit le serment de iihertl4gaiité , dans l'espoir d'obtenir un de ces certificats. Cependant on le lui refusa, parce qu'il étoit notoirement connu pour immuable dans son attachement au ministère sacerdotal.
On le mit dans une maison de détention où déjà se trouvoient beaucoup de ses confrères , purs de ce serments comme des sennens antérieurs.Teulierétoitestimé d'eux; le bon accueil qu'ils lui firent quand il leur fut réuni, lui ouvrit les yeux sur l'acte de foîblesse qu'il avoit commis, et le détermina bien vite à le réparer ( V. M* Sage ). Il rétracta donc son serment, d'abord entre les mains de l'un d'eux, et, bientôt après, devant une des autorités constituées de Limoges, afin de rendre la réparation aussi publique que la faute l'avoit été. Cette action généreuse lui valut d'être condamné de suite à la déportation maritime qui se préparoit à Aochefort, pour les ministres fidèles [F. Rocbbvoit).
Il y fut envoyé, avec trente-neuf autres, dans les premiers mois de 1794» ®^ on l'embarqua, de même qu'eux, sur le navire les Deux Associés. Les souffranees de l'entrepont où furent enfermés les déporté» étoient si accablantes, que le prêtre Teulier ne put
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les supporter, surtout en août sut- délirrance; mais ce fut en Tain,
▼ant. Il mourut le 17 de ce mois , €e transfuge du camp d'Israël ne
ftgé seulement de 4^ ans. Son remporta de cette tentative que la
corps fut enterré dans Tiled'i^ ta?, honte d*ayoir échoué dans son
{F. J'^TAvriN, et J. Texardibe.) projet, et le remords de n'avoir
T£XANDIER(Jàc<^ves}, prêtre, pas imité son courageux ami» »
chanoine de l'église cathédrale de Le chanoine Texandier fut em*
Limoges, né dans cette ville 9 barque sur le navire ieê Deux
« avoit trouvé, dit son confrère. Associés ( K Eocbbpoet). Il no
U. de La Biche, le mojen de supporta pas long - temps les
concilier l'esprit de son état et une maux dont les déportés jT'étoient
édifiante régularité 9 avec l'amour accablés. U mourut, le 25 août
des belles-lettres et des mœurs 17949 à l'âge de 5o ans, lorsqu'il
douces, aimables, qui le faisoient Iravailloit assidûment à écrire le
rechercher dans la société ». Il ne nécvologe de ses compagnons de
prêta point le serment schismati- souffrances. C'est dé son travail
que de 1791* Son attachement à qu'ont été tirées la plupart des
TEglise catholique attira sur lui la notices qui enrichissent le nôtre ,
haine des révolutionnaires de son en ce qui concerne la déportation
pays. Il fut arrêté en 1793; et, de I7g4* «N*eût-il fait d'autre
au commencement de Tannée sui- bien que de transmettre à* la posté-
vante, les autorités du départe- rite les noms des confesseurs de
ment de la Haute-Fienne , sié- la Foi, ajoute M. de La Biche, il
géant A Limoges, le firent partir, auroit droit aux hommages que je
à l'âge de 5o ans , avec trente-neuf me plais à lui. rendre » . bon corps
autres , pour la déportation mari- fut Inhumé dans l'île Madame.
time dont les apprêts se faisoient Notre correspondant particulier
à Rochefort. « Gomme on le con - disoit de ce chanoine : « C'étoit
duisoit en cette . ville pour Tem- un homme qui avoit la douceur en
barquer, reprend M. de La Biche, partage ; et sa vertu, comme son
un de ses compatriotes, prêtre esprit, le rendoit très-aimable en
commelui, mais moins courageux, société». {F, H. Tehubr, et F.
et fixé , depuis quelque temps Texiee. )
dans un diocèse voisin, sur la TEXIEE (Joseph- MianÀL),
route de Limoges à Eochefort, vicaire en l'église paroissiale de
vint au-devant de lui, et mit tout Saint - Sulpice, à Paris, étoit un
en œuvre pour ébranler la fermeté prêtre qui, zélé pour le ministère
de notre chanoine, et le faire tom- évangélique, ne se lassoit point
ber en quelque acte de foiblesse de prêcher la parole de Dieu. ^11
criminelle qui pût acheter sa l'annonçoit de toutes parts; et son
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genre de prédication étoit celui des Missionnaires. « Seul , dit j*abhé Barruel ( Histoire du Ciergà, fendatU la révolu^ Hon ) 9 il raloit plusieurs Mîs~ sionnaires réunis. Forma à Fictâ^ des Saint», et dàtorè du xèle dé k maison de Dieu, il méditoit jOYir et nuit les moyens d'étendre les progW^s de la régénération évangélique dans les âmes. » A Tépoque fatale du lo août 179a , il deroit avoir 9 aux jeux des im-^ pies 9 tons les titres possibles à ht persécution qulls exen;èrent alors contre les prêtres fldéles. Texier se Tit arrêter dès les premiers jours de leur déchaînement contre eux.
Amené detant le comité de la section du Luœembimrg , - il donna une nouvelle preuTe de son attachement à In Foi catholique. On renferma, pour cette raison, dan»
l'église des Carmes , où il fut écroué le dix-septième, en même temps que l'illustre archevêque d'Arles ( f^. Dolav). Il se montra un des plus généreux confesseurs' de Jésus-Christ, et périt pour sa sainte cause, par le fer des assassins , le 2 septembre suivant ( F. Seftemmb). On lecroyoit né dans le diocèse de Chartres.
TEXIER ( Jeah - B ArnsTB } , pHîlrc. (r. J. B. TESsuia.)
TEXIEA (Faaitçois), curé de Bedenac^ dans le diocèse de Sam* tes, ne voulut point Mrt le serment de la eonstiiuiioH civiêedu clergé. Les réformateun^ à force