‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 206 sur 242 · THE · texte numérisé non relu

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cette époque. Tcjssantfier n*en fut pas mieuxù l'abri des coups que les réformateurs alloient porter aux prêtres 9 pour acherer de détruire la religion. Ils reroprisonuèrenten >793; et, au commencemeol de

l'année suivante* k» autorités dm

département de la Dardigtèe Fen-* Toyèrent à AoclMiibrfy pour en être déporté atf-del des mers [ V. RocnvoBT). On l'embarqua sur le'mtfire lu Deua> jiuociéê.

Afin d*y souffrir* ayeo autant de mérite que ses confrères» les mtkvtx auxquels ils étoieot liyrèsy 'A rétracta arec édification son ser* ment de Uéerté ^égaUté (F. M* Sage), et mourut dans la nuit du 94 au a 5 août 17949 ^ ^âge de 58 ans. Son corps fut inhumé dans l'ile Madume. ( F. F.

Tbxikr, et... ThobaS) Capucin. ) THÉRÈSB {Sœur Safmêe^)^ religieuse. ( F. M* Elis. Puis-

SIBR.)

THÉRÈSE DE SAINT -AU- GUSTIN {Sctur SaifUé>-), religieuse. ( F, M' C* LlDOlMB.)

THÉRY ( MÂiiB.MAacvBtrm^ PBiLirrx Leaitb» yeure )) dont le mari aToit été secrétaire du Roi , en sa chancellerie 9 près le conseil d'Artois 9 étoit né 4 Arras , en 1 7 1 6^ et y faisoit encore sa résidence en 1794* Cette vénérable femme t alors âgée de 78 ans^ et constaiNile dans la Foi catholique 9 atoH con* tribuéy dans Passoclation de la TeuTe Bataille 9 au soulagement des prêtres fid^es , persécutés ,

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dépouillés et proscrits ( F. M. J.

D. BATAII.LB ). Quand le registre oè celJe-ci écrivoit les d6ns de»

eontribua'bles eut été dècowveiftet remis au pvoecHHiif J* Eebon {F^ AmkM»)y il décida que la veuve Théry seroit envoyée à la mort^ avec les dix-neuf autres personne»

qu'il envehoppoitdansla prétendue conspiration de la veuve Bataille.

Elle fut donc condamnée à morf ^ comnie ses compagnes en bonne»

œuvres 9 le 25 germinal atv II ( 14 avril 1794 )9 ^ le Iribuiuil ré9o(itttionnair6d*kvtas^ et périt ainsi pour un acte dé charilé Inspiré par la religion. {F* A. T.

R11BLLB9 et Me J. C. TocftSBL.)

THIERRIAT (Jbah-Ba^tistb), prêtre ^ chanoine daii« le diocèse de Châlons-snr-Saône 9 aussi peu disposé à prêter le serment de Id eonsiituiion ehnie du cUrgé que les curés qui- Tavoient refusé avec le plu» de fermeté) maïs duquel on n'avoit pu rexiger> avoit cru, po«r ce dernier motif, pouvoir se dispenser d*obéir à la loi de déportation. Au lieu de sortir de France , il éloit resté dans la ville de Chfilons. Yers la fi» de 17939 les impies ne purent plni y soutenir sa présence ; ils Temprison lièrent ; et 9 le 9 1 germinal an II ( 10 avril 1794)9 ^^ tribunal criminel du département de iSo^ne -et" Loire , siégeant à . Autoh 9 le condamna 9 comme « prêtre réfractaire », à la peine de mort. Le lendemain, sa tête

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tomba sous la hache de la guillotine.

THIERRY ( Jeàk - Joseph ), jeune ecclésiastique , élève du séminaire de Saint- Sulpice, à Paris, n*avoit encore été promu qu'aux ordres mineurs 9 à Tépoque de la réTolution. Mais, ayant pour le sacerdoce une yocalion remarquaMe , que ses tdaîtres étoient attentifs à seconder, il ne les avoit point abandonnés dans les critiques circonstances de l'anT née 17929 et ne craignoit pas de partager leurs dangers , pour arri- Ter à partager leurs travaux dans Texercice du saint min'stère. Il s*étoit retiré , avec eux, dans leur maison de campagne à Issy ( V.

BouBBET ], lorsqu'arriva la fatale journée du Dix août; et quand, peu de jours après , les satellites de la persécution vinrent pour les enlever, il y fut saisi avec eux, et amené comme eux û Paris, devant le comité de la section du Luxeméaurg 9 d'où, sur le refus du serment à la canstùutian ci" vite du dergé , qu'on leur demandoit, les prêtres étoient en- Toyés comme prisonniers dans réglise des Carmes ( V. Rostaihg). Qu'on juge du caractère apostolique que le jeune Thierry développa dans cette occasion , par l'honneur qu'il obtint d'êti;e associé aux intrépides confesseurs de la Foi ( V. Dulav ).

Digne d'être regardé comme un prûtre non-assermenté, il fut en-

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Toyé dans la même prison qu'eux^ Loin de songer ù se prévaloir de sa jeunesse et de son peu d'avancement dans le sanctuaire , pour se soustraire au sort qui leur étoit réservé, il se félicita de souffrir aussi pour le nom de Jésus- Christ ; et il fut couronné , avec eux , de la gloire du martyre, le a septembre suivant. {V. Sbp-

TSHEBE. ) ^^

THIRIAL ( Jeâh - Faâhçois ) , " curé de la paroisse de Saint- Crépin de Château -Thierry, né à Compiègne, en 1754» et docteur de Sorbonne, fut uq des députés du bailliage de Château - Thierry aux Etats - Généraux de 1789, transformés bientôt en Assenablée Nationale - Constituante.

Lorsqu'elle décréta sa eonstitu*lion civiie du cierge , il se dé* clara contre cette œuvre schismatique , et fut un des vingt - sept prêtres de l'atsemblée qui adhérèrent solennellement, par leur signature, ùl VExpositiotx des Principes catholiques que les trente évêques de la même assemblée opposoient aux novateurs.

Quand elle se sépara, le 39 septembre 1791, le curé Thirial , évincé de savoure à cause de soD refus du serment schtamatique* et ne pouvant plus y retourner sans )>éril, se retira dans la ville de Yersailies, où il se crut asses en sûreté pour se dispenser d'obéir à l'injuste loi de la déportation. Malgré les mesures qu'il

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avoit prises pour n'être pas reconnu des persécuteurs 9 il fut arrêté, et amené dans les prisons du tribunal rév^lutiannaire , à Paris. Il comparut devant lui le 16 prairial an II (4 juin 1794)9 ^^ s*y entendit condamner de suite à la peine de mort, qu'il subit le même jour. La sentence proure la légèreté avec laquelle les juges enyojoient à Féchafaud. Le curé Thirial, qui y est qualiGé d'ex- Gonstituanty étoit condamné d'abord vaguement comme « conspirateur 9 » et ensuite « pour avoir rétracté le serment par lui prêté à la constitution civile du etergé » . Le signataire de V Adhésion A C Exposition des Principes pouvoit être voué a la mort par de tels juges pour cette signature 5 mab non pour une rétractation qu'il n'a voit pas eu besoin de faire. Dans l'un ou l'autre cas 9 il mourut également à cause de son attachement à l'Eglise catholique.

THIZY (Jean -Claude), curé du village de Grigny, près Lyon , sur les bords du Khône» et né dans le Forez en 1 7 19, fut exposé à plus de tentati(Ais que beaucoup d'autres 9 lors de la demande du serment de la constitution civile du clergé. Il éloit d'un âge où le courage de Ta me n'est guère secondé par les forces de la nature ; car il avoit 72 ans; et le seigneur de sa paroisse» plus qu'indifférent pour les choses de la Foi, l'excitoit à la prestation de ce serment

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par ^exemple et les écrits de soa frère 9 qui 9 membre alors de l'As^ semblée Constituante, venoit de se faire nommer évêque constitutionnel-schismatique de la métropole de Rouen ( y. J. P. Divilib ).

Le curé Thizy étoit encore poussé par un de ses anciens vicaires 9 qui, dévoué à ce prélat de la révolution 9 cherchoit partout à faire desadhérens à ses systèmes. Nous ne saurions dire précisément la conduite que tint à cette époque l^ curé de Grigny; mais noub savons qu'il se montra digne du sacerdoce de l'Eglise catholique » lorsqu'arrêté, ÙL la fin de 1793 {F, Ltor) , il se vit jeté dans les prisons, et comparut ensuite devant la terrible commission révolutionnaire de cette ville, le a3 pluviôse an II ( 1 a février 1794 )• Thizy fut condamné à la peine de mort , à l'âge de 75 ans, comme « prêtre réfractaire, et prêchant le fanatisme t» ^ c'està - dire la religion de Jésus - Christ. Le lendemain, on le conduisit a l'échafaud ; et , quelles qu'aient pu être ses fautes précédentes, il n'en mérite pas moins le titre de Martyr 9 que saint Jérôme donnoit même à Pamphyle, dans son Epître à Pammachius , comme nous l'avons dit à la page 55 1 de notre second volume. ( V. J. F.

SvkiLUAv, et P. Tbuhei. )

THOMAS (iV... ), directeur spirituel des religieuses Ursulinci

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de la rue Saint- Jacques, & Paris, étoit' connu pour un prêtre dont rien n*aToit pu ébranler la Foi y ni altérer Pesprit vraiment sacerdotal 9 quand surviut la terrible journée du 10 août 1792. Tbomas ne fut pas long-temps oublié dans lu rerherche que les impies firent des prêtres non-as}*ermentés, quelques jours après. Ils rarrêlèrent enfin : conduit, comme beaucoup d'autres 9 au coiiiitc civil de la section du Luxembourg, il fut sommé de prêter le serment civique. Son refus 9 dans cette circonstance effrayante 9 étoit la plus courageuse confession de Foi qu*on pAt faire alors. £lle valut à Tabbé Tbomas d*être condamné à devenir prisonnier avec tant d'autres confesseurs de Jésus- Christ qui étotent déjà enfermés dans l'église des Carmes ( V.

DvLAU ); et il y fut massacré 9 comme eux, le 2 septembre 1799.

( V. Septcmbiib.)

THOMAS {Le Père), religieux Carme. ( V, P. Gba!V1>golas. )

THOMAS (Josepb), prêtre du diocèse de Basle, autrement dit Porentrui,étantnéen 174^9 dans la ville de Gebwiller, sur le Lauch9 non loin de celle de Ruffac 9 ou Kouffack, a voit fait ses études théologiques cheiles religieux Dominicains de Gebwiller. Ordonné prêtre à Porentrui, en 1 7669 il reviiitdans sa ville natale 9 où 9 exerçant son ministère, il acquit les moyens de pouvoir manifester d'une manière

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toute particulière sa charité envers les pauvres. S'étant lié 9 par goût pour Tinstructinn • avec un habile pharmacien de Venise qui passa dans cette ville 9 il apprit de lui à soulager bien des maux9 et surtout à combattre efficacement plusieurs maladies chroniques 9 telles que les chanci-es9 Tépilepsie, etc. Le nombre d'indigens qu'il assista en de telles afflictions 9 et même encore la qu an tité de ses aum Anes pécuniaires, lui procurèrent beaucoup d'amis. La constitution civile du clergé le trouva inébranlable dans les principes de l'Eglise catholique; et, quoiqu'il n'eût pas été dans le cas d'être obligé au serment schismatique , il n'en étoit pas moins regardé, par les réformateurs, comme «un prêtre insermenté et réfiractaire » . Sa réputation d'orthodoxie se trouvoit si bien établie que* lors de la loi de déportation 9 l'administration da département du Haut - Rhin , siégeant k Colmar9 voulut qu'il sortit de France avec ceux que la loi exiloit formellement. Thomas parut obéir ; mais il se contenta d'aller dans les environs de Gebwiller, où il se livra tout entier, et plus que jamais, aux travaux apostoliques. Les besoins de l'Eglise, en un temps où ses ministres étoient dispersés par la violence, lui en imposoient le de* voir. Ne pouvant, sans un danger trop imminent, exercer son ministère peudant le jour, hors de

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la retraite dans laquelle il se renferinoit,il passoît toutes les nuits à aller de village en Tillage» pour j répandre les bienfaits de la reli- {pon. Dans une de ses courses f lorsqu'il administroit un mourant dans le TÎllage de Munwiller» près RuffaCf la maison fut inrestie par des gardes nationaux > qui, en l'arrêtant 9 s*emparërent de oe qu'il avoit sur lui de vases sacrés et d'ornemens pour le saint sacri6ce. Ils le trainëreut ensuite à Ruffac» dans leur oorps-de-garde ; mais» pendant la nuit, il s'échappa de leurs mains 9 et parvint à se rendre à Gebwiller. Son évasion rendit les ennemis des prêtres plus ar^ dens à le rechercher et à s'emparer de sa personne* Caché dans le domicile même de son père, il étoit sur le point d'y célébrer les saints mystères , le 6 décembre 1793» lorsqu'une horde de vingt révolutionnaires , armés de piques , y pénétra , et fondit sur lui en disant avec fureur :

« Mous te tenons donc enfin f coquin de rcfractaire , ministre des idoles, substitut du diable ».

A ces mots on reconnoît la secte à laquelle apparten oient ces furieux. Ils lui mettent les fers aux mains , et l'entratneni à Golmar , en emmenant avec lui sa sœur. A son passage par Ruffac, il fut insulté par l'agent national, entouré de gendarmes ; et l'un d'eux loi asséna de^ coups de crosse de sa carabine , le frappa même a la

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tête plusieurs foi^ avec son sabre.

L'agent en avoit dit le motif, par cela seul qu'il venoit de lui reprocher a d'avoir béni des mariages, et baptisé des eufans» . Lui-mêiâe, dans sa rage, le renversa par terre, et le foula aux pieds, en s'écriant : « Pourquoi ce chien de prêtre n'est-il pas encore mort ? »

Thomas, si cruellement maltraité et perdant son sang, fut jeté dans un cachot jusqu'au lendemain , où des gendarmes le conduisirent à Colmar. On l'y déposa dans la prison du tribunal criminel du département, qui ne tarda pas à le faire coroparoître devant lui. D^jà étoit en pleine vigueur la loi qui avoit assimilé aux émigrés-rentrés les prêtres qui , déportés par le décret du 26 août 1 79d , serolent revenus en France. Quoique Thomas n'en fût point sorti, et qu'on n'eût pas dû le comprendre parmi les fonctionnaires publics soumis à la déportation, il ne s'en vit pas moins condamner à la peine de mort, comme «émigré -rentré*. Cette sentence fut rendue le 91 frimaire an II (11 décembre t^gS). Ramené dans les cachots, après l'avoir entendue, le prêtre Thomas, qu'elle n'avoit point surpris, édifia jusqu'aux larmes les autres prisonniers par sa résignation et par sa joie de mourir pour la sainte cause de la Foi. Il étoit si foible de corps, à raison de ses blessures, d'où tant de sang avoit coulé , que ses jambes lui refusèrent le service,

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quand îl fallut aller à Téchataud.

On fiil obligé de l'y porter; el, ver» troij» heures de Taprèsmidi, sa tite tomba sous le îêt de la guillotine. 11 avoit alors 5i ans.

THOMAS ( Piebbb), prrtredu diocèse d'Avranches, né à Menil- Ranfray^ près Mortain, le 5 mars 1729, eierçoit TofOce humble et pénible de chapelain dans Thôpital de Chàteau-Gonthier; et il en remplissoit les fonctions avec le zèle de la charité la plus compatissante. Sa foi ne lui permettant j«as de prêter le serment de la constitution civile du ctergé, il le refusa; et les administrateurs s'en vengèrent, au détriment des pauvres 9 en l'expulsant de Thôpital. Il fut ensuite du nombre des quatorze prêtres, sexagénaires ou infirmes, que les administrateurs du département de la Mayenne firent mettre en réclusion à Laval, d'après la loi du 2Gaoût 1792.

( F. Laval.) Quoiqu'ils dussent y être ù l'abri de plus graves peines , ils furent néanmoins conduits à l'échafaud, et guillotinés, le ai janvier 179^ : le prêtre Thomas périt an cette atroce immolation , à l'âge de 65 ans. Les circonstances de son martyre ont été rapportées à l'article de René -Louis Ammoise, l'un d'eux. ( V, Sob- GVEiL, de Coulonibiers; et J. B.

Tbiqvebie. )

THOMAS ( Chablbs- Htacihte) , prêtre , chanoine ou cha«-

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pelain de l'église cathédrale de Verdun , né sur le diocèse de ce nom, à Hatton-Chatel , ne prêta point le serment de la constitution civile du clergé, et demeura dans sa province. La retraite de l'armée des puissances coalisées 9 en septembre 1792, ayant troublé son esprit , il prononça , dans son effroi, le serment de Hherté' égalité. Les autorités du département de la Meuse n jugeant avec raison qu'il ne l'avoit point prêté dans leur sens impie , le firent emprisonner. Vers la fin de '793» elles l'envoyèrent, avec cent onze autres , à Rochefort , pour qu'il en fût jeté au-delà des mers ( y, Rochbfobt ). 11 avoit 66 ans, lorsque , au printemps de 1794 > on i'tmbarqua sur le navire (es Deux Associés, où il ne tarda pas à faire une édifiante rétractation du serment qu'il avoit prêté ( y. M!* Sage ). Les souffrances de sa sii nation le conduisirent bientôt aux portes du trépas. Il expira le 8 août 1 794 , et fut enterré dans l'ile d*j4ix. ( f^.

P. J^ Tetssavdibb y et j. g. Tbo-

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THOMAS ( Jbait - Gbobges ) , prêtre, litigieux Dominicain du monastère de Scht^lestadt , dans le diocèse de Strasbourg , ne fit point le serment schismatique de 1791. Après la destruction de son cloiti'e et de tous les autres, il se retira sur le département de la Meurthe, le plus voisin de celui

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(lu Bas-Rhin, où son couvent avoit exlilè ; et, en y donnant des exemples de hante piété, il contrihuoit par son minislèreâ maintenir les fidèles dans la Foi catholique.

Les autorités du département delà Mturthe , irritées contre lui pour c<*tte raison , le firent saisir en 1795; et, après Taydir retenu quelques niuis en prison, elles l'envoyèrent à Rochefort, avec qua-> rante - cinq autres , pour être sacrifié dans une déportation maritime ( r. ROCBBFOBT ). On l'embarqua sur le navire (e^ Deux Associés. La vertu angélique de ce religieux l'empêchoit, en quelque sorte , de sentir les maux dont il étoit accablé 9 ainsi que ses confrères ; et il les entretenoit de Dieu avec une paix et un ravissement qui charm>»ient leurs peines. Voici comme Tun d'eux, M. de La Biche, en a parlé : u Les discour» du P. Thomas, enflammés 9 dit-il , par la Foi la plus vive , comme par la charité la plus ardente , ranimoient la confiance dans les âmes les plus affaissées sous le poids de Tinfortune. Il espéroit tellement en la bonté divine , qu'on le voyoit persuadé q te, malgré la rigueur de sa justice 9 Dieu n*abandonneroit pas l'Ëglise de France. Croyant, à chaque instant « toucher à celui où elle seroit délivrée et régéné"rée, il tâchoit d'accélérer ce moment heureux par de ferventes prières , dont il faisoit sa plus or-

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dmaîre occupation. Le P. Thomas jouissoit, panni les prt^tres do sa province 9 de la réputation d'un Sitint ; et jamais n lus ne vîmes rien en lui qui ne dût justifier cette honorable qualification. Il a voit surtout uup. grande dévotion à la Sainte-ViiTge . et mettoit en elle une confiance vraiment filiale».

Il mourut 9 le 11 août 17949 â l'âge de 40 ^^^ 9 ^t l*i>t enterré dans l'île â'jiix. ( F. C. H.

Thomas, et Thomas, Capucin.

THOMAS ( iV... ), prêtre, religieux Capucin de la province de Lorraine, sôus le nom de Père Thomas, dans le couvent de Bla« mOnt, au diocèse de Nanci9 et né sur celui de Trêves, à Failly-le-Grand, en 1750, resta dans le premier, après la suppression des cloîtres.

Il s*y rendit très-recommandable par des actes d'ém inente piété ; et les autorités révolutionnaires , qui vouloîent détruire la religion , le firent emprisonner en lyg')' Bientôt après , elles ordonnèrent qu'on le traînât à Rochefort , pour qu'il fût sacrifié dans la déportation maritime qui s'y préparoit pour les vrais ministres de l'Eglise catholique ( F", Roghefort ). On rembarqua sur le navire ie H^ashingtan^ à l'âge de 64 ans »

au printemps de 1794* Il Qc put supporter les peines in «uïes de cette déportation que jusqu'au muis d'octobre suivant, où il mourut. Son corps fut enterré dans l'Ue Madame. ( V. î. G.

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Thomas 9 Dominicain; etL. Tiea-

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