‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 209 sur 242 · TIF · texte numérisé non relu

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sot fut, vers 179)9 traîné è Rochefort, pour périr dans une déportation maritime ( V. Rochefort ). On rembarqua sur le navire le Washington; mais, déjà trop affoibli par les peines cruelles du Yoyage, il ne put soutenir long-temps celles du séjour de I entrepont de ce bâtiment. Il

mourut en août 17949 ^^ ^"^ ^^' terré dans l'île à'Aix. ( V. Thomas 9 Capucin ; et H. Tinot 9 curé. )

TIFRËY ( Marie )» pieuse fille qui , née à Coutras, dans le diocèse de Bordeaux 9 en 17209 a voit vieilli dans Tétat de domesticité , comme dans la pratique de la religion catholique 9 ne l'abandonna point , lors de l'introduction du scbisme dans i'Ëglise de France, en 1791. Elle étoit du nombre de ces personnes religieuses qui, s'éloignant des prêtres schismatiqueSf avoient, pour directeur, en 1795, le prêtre € AS AUX ( V. ce nom } ; et elle assistoit , comme elles , aux messes et autres saints exercices de ce courageux ministre, dans le lieu secret où la persécution forçoit leur culte à se confiner. Elle concourut même avec ses compagnes ( V. y Aux) 9 et un simple porteur d'eau ( V. Pavsb ] , à faire que ce prêtre restât asses long-temps dans un asile qui le mettoit à l'abri des persécuteurs.

Il y fut enfin découvert ; et quand on l'arrêta, Aiarie Tifrey se vit

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en même temps jetée dans les prisons , comme toutes les personnes qui participoient à cette œuvre d'éminente charité. Traduite, avec ses compagnes, le porteur d'eau, et leur directeur, devant la commission militaire, établie à Bordeaux {y. Bordeaux )« elle y manifesta, comme elles et comme eux, un invincible attichement à la Foi. Pour ne pas trahir la vérité sur la question des juges qui lui dcmandoient « si elle connoissoit d'autres prêtres catholiques cachés », elle répondit affirmativement ; mais, à l'imitation de saint Cypnen, dans une occurrence semblable, elle répliqua négativement à la sommation de les nommer et d'indiquer le lieu de leur retraite. ' Toutes ces particularités sont consignées dans la sentence même que les juges portèrent contre Marie Tifrey, et ses compagnes : nous l'avons rapportée en entier à Particle de J* Aux. Marie Tifrey fut condamnée , le 16 messidor an II ( 4 juillet 1794)9 A 1a peine de mort 9 comme « fanatique » » et comme « receleuse de prêtres réfractaires ». Le lendemain, elle périt avec ses prétendue complices 9 à Tâge de 74 ans.

TIN ET ( Aktoivb ) » prêtre du diocèse d'Avignon , au bourg de Barbantane « près Tarascon , où étoit un couvent de Saint-François, auquel il appartenoit, fut du nombre de ceux que le pro-

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consul Mâîgnet (it etolerer en si grande quantité » au printemps de 1794» pour servir de pâture à la féroce commission papuiaire d'Orange (F. Oaahcb). Tinet , traîné dans les prisons de cette TÎlle , s'entendit condamner , par l'impie et sanguinaire tribunal , i la peine de mort, comme « contreréTolutionnaire » 9 le 9 thermidor an II (37 juillet 1794); «^N le lendemain 9 sa tête tomba sous la hache de la guillotine. ( F. E.

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TINOT (HBmi), curé de Thionrille , dans le diocèse de Metz 9 et né à Metz même, refusa le serment de la constitution civiie du ctergé. Son zèle trouva le moyen de rester i la portée de ses paroissiens » pour veiller encore à leur salut spirituel t malgré la persécution.

Déjà sexagénaire 9 lorsqu'intervint la loi d'expulsion du a6 aoAt 1 79a 9 il ne sortit point de France. Les autorités du département de la MoêttU le firent met* tre en réclusion. Ce n'étoit pas assez pour leur haine aBti-reli-> jçieuse : vers la un de 1 793 , elles l'envoyèrent à Rochefort, pour être compris dans la mortelle déportation maritime qui alloit 8*y effectuer ( V. Rogbvfoet )• Le curé Tinot, âgé dç 6s ans, fot embarqué , au printemps de 1 794»

sur le navire le fVashingUni 9 où son martyre se prolongea jus^ qu'au mois de. septembre sul-

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