‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 211 sur 242 · TOR TOR · texte numérisé non relu

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plus de courape et de confiance, en Normandie vers i^SiJ- Il rejeta,

les maux innombrables de l'en- avec les sentiniens d'un v rilnble

trepont du batîmint, et en mou- ministre de Jésits-Cbrist , la pro*

rut dans le courant de septembre position de prêter le serment de

1 794 ^ î^ ^'^'A^ ^^ 4 ' **"-'• Son corps la constitution civile du clergé^

fut enterré dans Tile Madaine, et fut pour cela même en butte à

( V, H. TiNOT, et A. Tour- bien des persécutions. N<'>anmoins,

NAUiE. ) il ne tomba point entre les mains

TOIRON ( iV... ), prêtre du des persécuteurs, lors de leurs

diocèse de Mende, vicaire en la .plus grandes violences, en 1795

paroisse de Prinsuejols, près \iar- et 179-i. Les jours de tolérance

vejuls , y resta, quoique inser- qui suivirent, laissèrent è soq

mente , et malgré la loi de dépor- zèle une sorte de liberté dont il

talion. La piété des babîtans Ty profita pour l'avantage de TEglise

retenoit ; mais la Foi de ces ha- et de ses enfans. Mais la journée

bitans , trop fortement offensée terrible du 18 fructidor ( 4 sep-

par les scandales qu'autorisoit la tembre 1797) vint le surprendre

Convention, au commencement au milieu de ce nouvel apostolat ,

de 1794 9 ne put contenir Tiivdi- par la loi de déportation dont elle

gnation qu'ils en ressentoient : un frappa de nouveau les prêtres 6-

mouvement populaire éclata. Les dèleset zélés ( V, Guiàvb ). To*^

proconsuls, venant pour les dé^ rel se déroba quelque temps aux

cimer, ne manquèrent pas de recherches des exécuteurs de cette

I regarder comme une sédition loi; mais enfin il devint leur proie,

cette marque d'une indignation et ils l'envoyèrent à Rocbefort,

légitime, et d'accuser les prêtres pour y être embarqué. Il le fut,

d'en être le auteurs ou les corn- le i*'août 1798, sur la corvette

plices. Le vicaire Toiron , arrêté ia Bayonnaist^ qui le jeta dans

dans cette rencontre , fut livré la rade de Cayenne « à la fin de

au tribunal criminel du départe- septembre. Dans ce bâtiment où

ment de la Lozère , siégeant à la peste s'étoit déclarée , pendant

Mende; et les juges se hâtèrent la traversée, il avoit aspiré des

de le condamner à la peine principes de pulmonie qui déj \ le

de mort, comme «complice de rendoient fort malade; et il lui

séditieux », le 24 floréal an II fut permis de rester ù Cayenne.

( i3 mai 1794)* Il fut décapité Sa santé, affoiblie et altérée* lutta

dans les vingt-quatre heures. Long - temps contre l'influence

TOREL (NicoLAS-AuBiii), vi- cruelle du climat. Dans ses souf-

caire dans la paroisse d'Arcaney, frances comnoe dans le reste de

sur le diocèse de Rouen , étoit né sa vie, il montra les saintes dis-

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