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Foi qui le rendoit odieux aux sohismatiques constitutionnels de cette époque ; et 9 dans la suite »
il ne varia pas pl;is dans sa yertueuse conduite qu'il n'ayoit varié dans sa croyance catholique. Il fut désigné comme tel au proconsul J*^ Lebon , lors de son arrivée à Cambrai, en mai i;94 ( ^. Aéras), Son Age de 7^ ans ne le rendit pas plus respertable que sa vertu aux yeux de Timpie proconsul, qui le fit condamneriLla peine de mort, par son ir\hun'à\J^vù(utioniiai^ re, le 26 floréal an II ( 14 mai 1794). Le motif de la sentence étoit qu'il a voit « gardé chez lui des écrits fcuiatiqties» . {f^. M. J. G.
TouBSEL, et A. Vahdervick. )
TRENC ( Artoihe) , curé. ( F.
A. Taiw. )
TRESELLE ( Mabib-Lovisb ) , Tune des seize Carmélites de Compiègne immolées pour leur Foi, le 17 juillet 1794 9 par le tribunal révolutionnaire de Pa« ris ( y, B&ARB ), étoit née û Com« piègne, le 3 avril 1743. Elle entra en qualité de postulante dans la maison des Carmélites de cette yille, le i5 juillet 1764» en recevant le nom de Sœur Sainte Ignace, et y fit profession le 1 s décembre 1765. Elle avoit la charge de dépositaire à Pépoque de la révolution. Pénétrée des mêmes sentimeiM de ferveur qui animoient les religieuses, elle ne voulut point se séparer d'elles , quand elles furent expulsées de
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leur cloître, en 1792. Continnant de vivre avec elles en communauté , elle partagea leurs persécutions ainsi que leurs bonnes œuvres, fut traînée avec elles à Paris , et eut part , ù la palme du martyre , qu'elles y obtinrent toutes le même jour. Elle avoit alors 52 ans. ( F. Ceoist , et Li-
DOINB. )
TRIBES ( Jean } , citoyen de Nismes, y signa avec xèle la fameuse profession de Foi que les catholiques firent dans leur adresse du 20 avril, et leur déclaration du I*' juin (F. Nismbs).
Quand les protestans en tirèrent Vengeance quelques jours après , Tribes , rentrant chez lui sans armes 9 le 14 jtiin 9 reçut un coup de baïonnette dans le ventre : les entrailles en sortoient ; il n'en fut pas moins jeté dans la prison le même jour ; et il y demeura souffrant 9 et presque sans secours, jusqu'au 17, qu'enfin il fut porté à l'Hôtel- Dieu pour être pansé; mais ce jour-là même il y mourut^ par suite de son attachement à la Fol catholique. ( V. Avzivr. )
TRIN (Ahtoirb), curé de Rampieu, dans le diocèse de Sarlat, né sur celui de Saint * Flour, à Naunhac , se laissa séduire par la constitution dviU du ctergé, et en fit le serment. Resté dans sa cure où il n'exerçoit phis qu'un ministère schismatique, Il trouva, dans son attachement même à sa place» la paaltloo de sa faute. You-
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lant y reinplir des fonctioiu auxquelles II ayoit sacrifié sa coqscience» et les contiouer après que les réformateurs eurent jeté le mas* que» lorsqu'ils travailloient ou ver* tement à détruire la religion , Trtn fut rais en prison , par Tordre ieê autorités du département de la Dardogne, sur lequel se trooyoit sa paroisse. La même haine de la religion qui l'a? oit fait emprisoD»
ner» le fit traîner à Eochefort* pour en être déporté au-delà des mers» avec une multitude de prêtres fidèles {F. Rocbbpobt)* On rembarqua sur le narire les Deux Asêoeiiê. C*étoit là que Dieu Tattendoit pour le ramener à Tunitè catholique. Touché par la grâce 9 en même temps qu'il rétoît par les exemples de ses compagnons d'infortune, dont il partageoit les souffrances, il Toulut ne souffrir aussi que pour le nom de Jésus-Christ, avec les mêmes mérites. Il rétracta donc son serment; et cette rétractation étoit une confession de Foi au milieu des tourmens. Il n'y a en cela rien de moins édifiant que le célèbre exemple cité par Benoit XI Y (De Serv. DeiBeaHf.9 etCj L. I9 o. XXIX, n* a), celui de ce saint Jacob qui, ayant d'abord renié sa Foi pour plaire à Is^egard, roi des Perses, et Toyant s'éloigner de lui , à cause de cette apostasie, sa mère et son épouse, rentra en lui-même, et Tint mériter le martyre , en renou*
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vêlant sa profession de Foi devant le monarque. Le curé Trin pérît ensuite, le 30 août 1794» ^ ^'^^^ de 4^ ans, et fut enterré dans l'île i'Jix. ( f^. J. B. TaAMoiiTpi., et Tmpied, de Mture.)
TRIOULLIER ( Guulàvvb ) , curé de Saint - Bauiille f près Brioude, dans le diocèse de Saint- Flour, né à Bauzille même, en 17409 imita la plupart des courageux pasteurs de cette contrée , qui , sans vouloir adhérer au schisme , restèrent près de leurs ouailles. La paroisse de Bauzille se trouvant comprise dans ce département de la HauU-ltQvreg que la persécution vi&t si cruellement tourmenter à la fin de 1 793 (F. J.B. Aabilior), le curé Trioullier fut arrêté et mis en prison.
Comme si le tribunal criminel du département eût déjà trop de victimes à immoler , l'on envoya ce prêtre à Paris, pour y être jugé par le grand tribunal rivohUi4m* naire. Il comparut devant lui, le 1 1 messidor an II ( 29 juin 1794)»
et ce fut pour être de suite condamné à la peine de mort (1),
(1) Fouquier-Thinyille ne pui l'y aecoser qu'en cos termes : «Trioullier, ex-curé» est un de ces prêtres ^/Sirutfî^ ques qui ont usé de tous les moyens qui étoient en leur pouvoir pour diviser le« citoyens (c'est-à-dire séparer les catholiqQes des hérétiques)» par le prestige de la $up€ntiiM, C'est dans cette vue co9tre<-réToiutionnaire qu'il a souvent monté dans la chaire du mensonge pour y débiter les maximes
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comme « conyaincu de s'être déclaré l'ennemi du peuple, en provoquant la guerre civile par le /ôncUisme», Le même jour, on le conduisit à la guillotine; et il périt à l'Age de 54 ans.
TRIPIED (iV...)i curé de la paroisse de Mare , où il ctoit né 9 en 1717, dans le diocèse de Verdun ^ y resta après l'établissement du schisme constitutionnel sans y participer aucunement. Les éyénemens militaires en ces contrées y dans l'été de 1 792 y et les espérances qu'ils donnoient aux amis de la religion, expliquent sans aucun scandale la continuité • de cette résidence, dont encore l'âge presque octogénaire de cet ecclésiastique pourroît fournir une autre raison. Tripied fut enfermé »
en 1795, comme insermenté sexa* génaire , en haine de la Foi ; et les autorités du département de la
les plua dangereuses. Entre auttes discouru Janalùfues et contre-révolutionnaires de cet ex- curé, on remarque celui qu'il faisoit souvent aux enfans pendant le catéchisme, où il leur disoit hautement, pour leur inspirer des sentimens de haine contre la liberté , et les éloigner de tout principe républicain, que la religion étoit perdue ; que les troia quarts des gens n'en avoient plus; et que l'autre quart balançoit bien. Il les exhortoit à conserver la religion de leurs pères ; k ne point porter la cocarde tricolore, etc.
Dans d'autres circoQstances on lui a entendu dire qu'il étoit exécrable que des habitans eussent planté nn arbre . de la liberté devant la croix , etc. etc. »
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Meuse le firent traîner à Rochefort vers 1794» pour qu'il en fût|eté sur des côtes lointaines et dérorantes (F, Roghefoit). On l'embarqua, à l'âge de 77 ans, sur le navire ie îVcLshington. Les tourmens de cette déportation étoîent affreux. Le curé Tripied j succomba ; et sa mort eut lieu en septembre 1794* H fut inhumé dans l'ile Madame. ( V. J. B. Tai- MONTEiL, et J. B. Tronçon.)
TRIQUERIE (Jean-Baptiste) , prêtre 5 religieux Cordelier de la maison d'Olonne^ gardien du couvent de Laval , et né dans cette ville, sur la paroisse de la Trinité^ le 1*' juillet 17579 fut du nombre des quatorze prêtres sexagénaires ou infirmes qui, pour n'avoir pas prêté le serment de la constitua tian civile du clergé, et n'être point sortis de France, d'après le décret du a6 août 1 79a , furent mis en réclusion à Laval. Ces vénérables prêtres, tout obéissans qu'ils étoient aux lois qui ne blessoient pas la conscience, n'en furent pas moins guillotinés dans la même ville, le 2 1 janvier 1 794 ; et le P. Triqueri$( périt avec eux. On peut voir les circonstances communes de leur martyre, à l'article de René-Louis Ambroisb. Pour ce qui fut particulier au P. Triquerie , nous devons ajouter que , lorsqu'il comparut devant les juges, leprésident lui dit : a Yeux-tu prêter le serment ?» Le P. Triquerie lui répon-
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dit : tr Quel est donc le serment que TOUS exigez de moiP N'étant point .fonctionnaire, je ne m*ën suis vu demander aucun. » — « Le serment que nous exigeons de toi, reprit le président 9 c'est d*être fidèle à la république 9 de ne professer aucune religion, pas même la catholique, qui est sans doute la tienne ?» — « Ah ! vraiment non, je ne ferai jamais un pareil serment, s'écrie ce yieillard , avec une fermeté pareille à celle des premiers Martyrs ; je serai fidèle à Jésus-Christ jusqu'au dernier soupir » • Le Père Triquerie s'étant trouvé mal, après cette énergique profession de Foi, madame Duret , sa cousine , envoya chercher un peu de vin dans l'auberge la plus voisine pour le fortifier, et demanda la permission de le lui présenter. Guilberl^ prêtre apostat , et membre de ce tribunal de sang , irrité d'un tel acte de compassion de la part de cette femme, la fit conduire sur-le-champ en prison ; et , au bout de cinq semaines, elle fut condamné à la peine de mort. Elle l'auroit subie, si le chirurgien des prisons, tout en sollicitant la révocation de la sentence, n'eût fait évader secrètement cette dame pendant la nuit.
(F, P.TBOMAS,etJ.yALFaBMBBBT.)
TROLONGE (Mabib RovQviBBt femme de Ji'), dont le mari étoit «impie ouvrier serrurier à Bordeaux, gagnoit sa v je en allantservir momentanément chaque jour, en
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diverses maisons de cette ville qui n'avoient pas de domestique à demeure ; étoile servoit entre autres»
de cette manière, une simple ouvrière empeseuse [F. M. Gimbt).
Marie Trolonge restant, comme elle , fidèle sa Foi après le schisme de 1791 9 augmentoit de ferveur pour l'Eglise catholique à mesure que la persécution devenoit de plus en plus violente. Elle donna pareillement asile à un .de ces fidèles ministres du Seigneur dont les persécuteurs avoient mis la tête  prix. Il fut long-temps en sûreté , par les soins que sa charitable hôtesse prenoit pour le conserver à l'Eglise ; mais enfin les explorateurs de la persécution l'y découvrirent au printemps de 1794' de même que celui ou ceux que cachoit l'autre pieuse femme.
On les arrêta* toutes les deux, avec les trois prêtres (F. J. Mounieb, L. SovBT, et J.Villbpdmadb). Traduite devant la commission fntivtaire, avec les quatre autres personnes, pour être jugé» ( F.
BoBDBÂVx), la femme Trofonge y déploya un héroïsme de Foi semblable à celui des anciens Martyrs devant les tyrans. Ce que nous pourrions en raconter n'égaleroit pas ce qui en est attesté dans la sentence même qu'elle s'attira par sa conduite et sa profession de Foi , en préâence des juges et du public Nous la copions , en ce qui concerne Marie Trolonge ainsi que sa compagne , sur l'affiche même
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qu'ils en firent placarder. Il y est dit : « La commission, convaincue 9 d'après les propres réponses de ces femmes 9 qu'elles ont partagé les sentimens conlre-révulutionnaires (c'est-à-dire religieux) de ces prêtres réfractaires 9 et qu'elles sont aussi mauvaises citoyennes qu'eux ; considérant qu'en pleine audience 9 elles se sont fait gloire de les avoir sciemmentcachés ( V. J* Alix ); qu'elles ont déclaré, à plusieurs reprises, qu'fi vaut mieux suivre ia loi de Dieu que ceiie des hommes:
ordonne qu'elles subiront la pfeine de mort Signé au registre : Lacombe, président; Horel, Albert, Lacroix, Marguerie, Barreau, memhres d€ ia commis^ sion; et Giffirey, secrétaire •.
£n vertu de cette sentence, rendue le 18 prairial an II (6 juin 1794)9 l'héroïque femme Trolonge fut immolé» le lendemain , avec les quatre autres victimes.
TRONÇON (Jeau-Bamotb), prêtre «t chanoine de Mont&uoon , dans le diocèse de Reims , y étoit resté après la dispersion de son chapitre. Il ne prêta point le serment de la constitution civile du clergé; et, par son attachement invariable à l'Eglise catholique 9 il déplut fort aux impies réformateurs. Leur haine contre lui s'accrut à mesure qu'ils avançoient dans l'accomplissement de leurs desseins. Tronçon crut l'apaiser sans a u tre intention que celle