‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 218 sur 242 · TRU · texte numérisé non relu

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d'une docilité purement civile, en faisant le serment de Uberté-égaiité, prescrit en août i793. Mais les réformateurs vouloient une docilité anti- religieuse; et Tronçon en étoit incapable. Il fut, pour cela , jeté dans les prisons du dé partement de la Meuse^ à Bar-le- Duc, et conduit, Ivs premiers mois de 1794» ù Rochefort, pour y subir le supplice d'une déportation audelà des mers ( V, RocBBroaT ).

On l'embarqua sur le navire le Bonhomme Richard^ qui resta en station devant Rochefort, et dans l'entrepont duquel les maux n'étoient guère moins affreux que dans celui des autres bAtimens.

Ces maux l'ayant accablé » il fut porté à l'hôpital de cette ville, où il mourut le a a janvier 1795. Ses ossemens reposent à Rochefort. ( f^. TaipiED, de Mare 9 et

TaUDEL. )

TRUBERT (iV... ), qualifié à^anden curé sur le registre des écrous et jugemens de la prison de r^66a^e 9 en septembre 179a, étoit un pasteur que la seule auto* rite laique avoit expulsé de sa cure, parce qu'il n'avoit pas voulu trahir sa Foi par la prestation du serment de la constitution dvUe du ctorgé. Résidant à Paris en 1793, il montroit la même in* Tariabilité de croyance , en exer* çant les fonctions sacerdotales dans les oratoires que le schisme n'avoit pas souillés. Les persécuteurs de la religion ne le perdoient

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pas de TU&; et) lorsqu'à la suite da cher la vie à cet ecclésiastique. Dix aûûtg ils purent se livrer à II mourut le 16 |uiQ 1794» ^^ 1^^ leur fureur contre les prêtres non* enterré dans Tlle d*Jix. [y. J. B. assermentés, ils firent saisir le TaoHçoH) et G. UaBAU.) curé Trubert. Après être resté TRUNEL (Pisulb), curé du quelques jours dans la prison pro- bourg de Crémieux en Dauphiné ^ Tisoire de Thôtel de la Mairie, sur le diocèse dé Vienne 5 étoit né tl fut envoyé, le 1*' septembre » à en i7a3dansleTiUagede La Tourcelle de VAhhaye, où les mas- en*Jarrest, près Saint-Etienne en sacres dévoient commencer la Fores 9 sur le diocèse de Lyon, lendemain. De même que les Privé de son titre de curé par les prêtres qui partageoieot son sort autorités civiles , à raison de son ( V, Rotbr], il se prépara au sacri- refus de prêter le serment de la fice de sa vie, qu'il prévoyait de- t&nêtitfUion eiviie du ekrgi, voir être prochain. Disposé à subir et ne s'en croyant pas moins rele martyre pour la Foi , il mourut devable de ses soins à ses paroispour elle, dans la soirée du a sep- siens , il resta près d'eux, et ne tembre. (F. Siptubeb. ) s'en laissa pas même irop éloi- TRUDEL (Gboegbs), prêtre de gner par la menaçante loi de dé- Lyon, né dans ce diocèse, n'ayant portalion du d6 août 1795. Il point fait le serment schismatique continua d'être leur pasteur et de 1791, et se voyant persécuté leur soutien spirituel, jusqu'à pour son attachement aux prin- l'automne de 1795 , où l'arrêcipes de l'Eglise catholique , passa tarent , à Crémieux même , les dans le pays de Chartres, où il émissaires de la féroce commisavoit des paréos. Comme il s'y sion révotuHonnairô qu'en nomontroit tout aussi peu disposé à vembre, les proconsuls de la Concondescendre aux Tues des impies Yention* à Lyon y avoient établie réfoimateurs en 1793, ils le firent ( F. Lton ). Le vieillard Trunel mettre en prison; et les autorités y fut amené; et, après quelque du département d'fure-el-Lotr temps de captivité. Il comparut le condamnèrent, pour la fermeté devant le sanguinaire tribunal, de sa Foi, à être déporté au«delà le 16 nivose an II ( 5 janvier des mers. U fut conduit pour cet 1794 )• Cette commission Teneffet à Rochefort; et on l'y em- Voya au dernier supplice^ comme barqua, au priptemps de 1794» « prêtre réfractaire et prêchant la sur le navire Us Deux Aêsoeiéê royauté» par principe de religion* ( y* RocBBFOBT ). Les maux de II périt le lendemain , à l'âge de cette déportation n'eurent besoin 71 answ (^. Jf. C. TBitT,el G. P, que de peu de temps pour arra- Vbbciiavi». )

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TURMÉNIES(Piebbe-Jacqves les morts, sur le registre mor-

DE ) , prêtre , grand-maître de la tuaire de Vétat-dvii de Paris , à

maison de Navarre, à Paris, et cette époque. 11 aroit alors 4^

censeur royal pour les ouyrages de ans (i). théologie , étoit un homme d'un

grand mérite , fort instruit , et ( 0 Le bruit courut ensuit* «pie

d'un caractère infiniment doux. Turménies cxistoit encore ; et Ion

•D . , , I .1 montroit uue lettre, écrite, disoit-on,

Respectahle sous le rapport des , ^ / » J ' «*

;. , , , 1.1 par lui-mérae après cet événement,

qualités sociales et sous celui du j^^^ ,^^^^„^ ^j ^,,,^4 ^^^sé raconter

savoir , autant que par ses yertus „ qu'ayant été laissé pour mort sur la

ecclésiastiques, il croyoit avoir, place où il étoit tombé, les mauvais

pour garant de sa sûreté , l'utilité traitemens qu'il y avoit éprouvés ne

dont il étoit en ce qui concernoit ^"' arrachèrent point son dernier sou-

1,. . ^. j 1 • • M pir; qu'il put donner quelque signe

Imstruction de la jeunesse ; mais il \ ^ ^^ j ^ ^ ^l.

' , de vie, et que des personnes compa-

ayoït refuse le serment de la C<>fW. tissantes, qui s'en aperçurent, se

titUtion civile du clergé [V. cbargèrentdelesauver.» Mais quelque

ci-devant , tom. I*', pag. 49^)* démarche qu'on ait pu faire pour dé-

Haï pour cela S«ul qu'il étoit couvrir celui qui possédoit cette lettre,

prêtre non - assermenté , il fut <>" »'« P" '« trouver; et l'on n'a pas

, 1 , ^. . , môme rencontre une seule personne

recherche, pour être emprisonne . „ a. ».» 1 r*' Ix ^-♦-»^

' «^ \ , par qui elle eût ete lue. C est à cet ec-

Gomme lel,après la funeste journée clésiastiquc, comme à tous ses confrères

du 10 août 179a (F. Septembie). dans renseignement public de l'Uni-

L'illustre collège qu'il présidoil versité, immolés .avec lui le 3 ae^

n'étoit plus un asile que pussent tcmbre, qu'un homme du monde,

respecter les ardens inquisi- "««hu néanmoins des sentimens et de

^ j, , » ^. y\ 1» la bonne doctrine qu il a voit nuises â

leurs de la persécution. On ly ,eur école, adressoU solennellement,

arrêta le a3 du môme mois; ^^ ,^^6^ le, invocations suivantes:

et on le conduisit au comité de « Ombres vénérables des sainU insti-

la section , où la proposition de tuteurs qui ont guidé mon enfance,

prononcer le serment civique\m «' ^o»' *«» bourreaux de septembre

ft.* f«:» . J« ^^.,««^.. II u .^»/v..a ont déchiré les membres palpitans: je fut faite de nouveau. Il la repous- . , , ^j ^ ^ j^^i ^ •'

-,. e , % vousvois, du bâut du trône de la gloire

sa , et menta d être enferme de ^,^ ^^^^ ^^^, ^^.^^^^^ ^ p.l„^ ^^ n„. suite dans le séminaire de Saint- nocence à la main, sourire à mes essais, Firmin , avec tant d'autres con- applaudir à mon courage , enhardir fesseurs de la Foi qui y attendoient mes pas chancelans dans la route efla mort pour prix de la même ^^RyanU qui conduit la triste humaconstance. Il fut du nombre de f^ *. '- "°"î!""ti**",rrî^"!::-V

- , . Je vou) ces robes, dqnt la blancheur

ceux que, le 3 septembre suivant , ^^^^^^^ .^^^nce le prix de la can-

les assassins jetèrent par les fe- deur et des vertus, se dérouler en plis

oêtres; et nous le trouvons parmi majestueux sur vos membres meortri^

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