VAI
Visitation , dans le diocèse de Saint-Flour, étant mise hors de , son couvent, trouva aisément un abri chei son frère, dans la paroisse de Saint- Urcise, au même diocèse {y, les deux articles précédens ). Elle fut d'autant mieux accueillie dans cette maison , que la piété y régnoit. Ensemble aveo sa sœur, elles secondèrent leur fibre dans l'accueil qu'il fit à un .
de ces vrais ministres de l'Eglise catholique que les persécuteurs cherchoient de toutes parts, pour les faire périr. Compagne des bonnes œuvres de sa famille , elle en partagea la peine , ou plutôt la récompense. Arrêtée et conduite dans les prisons d'Aurillac, avec sa sœur et son frère , elle s'y entcn* dit condamner, comme eux , à la peine de mort, le 5 pluviôse ao II (s4 janvier 1794)9 en qualité de « receleuse de prêtres rt^fractaires»; et sa tête tomba également sous le fer de la guillotine.
(F. J* Aux. )
VAISSIÈRE ( Louis db La ) , prêtre , chanoine et second dignitaire de la collégiale de La Réole , dans le diocèse de Basas, né à La Réole, en 1728, avoit été, malgré son grand âge, un objet d'admiratfon pour tous les catho»
liques et pour son évêque, par soti lèle pour la conservation de la Foi, lors de la conHituiian .civile du clergé. Agé de plus de 60 ans lorsque fut rendue k loi de déportation contre les prêtres
insermentés 9 il étoît dispensé de sortir de France; et son prélat ( J.
B. Amédbb de Grégoire de Sàint- Sàcteub) 9 qui ne put s'en exempter^ avoit.mis en lui une grande partie de sa confiance pour le maintien de la religion dan5'»on diocèse. Il étoit difficile q^ue Vaissière échappât à la persécution »
quand la Convention eut envoyé 9 Yers la Un de 17959 de violens proconsuls à Bordeaux ( f^. Bordeaux). Le Ténérable chanoine se vit rechercher, arrêter, et transporter dans cette ville où ils établissoient une commission miiitairôs pour expédier promptement leurs victimes. Il comparut devant elle le 16 prairial an II (Zi juin 1794)* Elle le condamna à périr sur réchafaud9 comme (t convaincu d*avoir été Témi^saire de l'évêque de Basas et du clergé 9 pour engager les curés ù ne point prêter le serment exije;é par la loi »>. Son ûge étoit alors de 66 ans ; et , le lendemain 9 ya tête vénérable fut tranchée par le fer de la guillotine. Après avoir eopié la sentence sur le placafd qui en fut afliché par ordre de la< coramission* nous avons trouvé 9 dans des listes imprimées, Jacques de La Yaisbière , aussi chanoine) et figé de 66 ans , condamné à la même peine 9 par la même, commission» le 8 pluviôse i|n il {^y janvier 1794)* Malgré U différence de la date , nous croyons que . c'est le même person^
nag«9 porce que b sentence de celuî-ci est motivée de la même manière* Il y est également accusé « d'avoir engagé, les curés à ne .point prêter le serment exigé par . la loi » .
VALARCHER (Jàgq17B5)9 curé de Saint-Pons 9 dans le diocèse de Clermont9 sur lequel il étuit ne, en 17199 refusa le serment de la constitutiofi civile du clergé.
. Quoiqu*exclu de sa cure par les lois d'alors, à raison de ce refus, il ne s'en crut pas moins redevable des soins de son ministère à ses paroissiens , et ne s'éloigna pas d'eux. 11 se trouvait dans la circonscription du département de VJliiers iorsqu'en 179^9 les révolutionnaires ûrent ouvertement la guerre à la religion et à ses ministres. Valacher fut emprisonner. Déjà plus que sexagénaire, il ne pou voit être condamné qu'à la .réclusion ; mais la haine des autorités de ce département contre la religion étoit si violente, que, sans égard pour le grand Age de ce curé 9 elles le lîrent traîner à Roche fort I avec soixante- treize autres , pour qu'il fût sacriiié dans la déportation maritime qui alloit s'y effectuer ( y. Rocbrfort).
£e pasteur avoit 75 an» lorsqu'on rembarqAkasur le navire (es Deux Associés.^ dont le.féjour étoit si mortel. U expira le 10 juillet 17949 et fut enterré dans l'ile d'^^iLc.
{y. .Yxchisr-dr-la-Gravk» <*' J. YÀi^im.)
VALETTE ( JBàH ) , curé de Pausac , dans le dlocèàc de PcrU gueux y né à Pausac > étant retena par ses affections natives ^ en cette paroisse y d*où le refus du serment de la constituiivn civile du cierge Fauroit fait exclure ^ eut la foiblesse de le prêter. Les m Ames affections humaines le portèrent k faire également, aCn de rester a Pausac 5 le serment de iiterté-égalîU. Pour le relerer de ces deux graves chutes» Dieu se servit de Tavantage même qu'il y avoit trouvé. Cet avantage se convertissant tout à coup en malheur, lorsqu'en i^gS, les réformateurs politiques donnèrent un libre essor à leur haine conlre la religion et les prêtres, le curé Valette fut arrêté par ordre des autorités du département de la Difvdogne sur lequel il se trouvoit; et, dans les premiers mois de 1/9-4 9 ^11®^ le ûrent conduire à Kochefort , pour qu'il en fût jeté SUT des plages lointaines et dévorantes (1^. Rochbfobt). On l'embarqua sur le nayire ies Deux As90ciéè. La multitude de prêtres fidèles au milieu desquels il s'y trouva , fut par elle-même un reproche très-vif de ses deux chutes. Partageant les souffrances que ses compagnons endnroient pour Jésus-Christ, il voulut partager aussi leurs mérites , et rétracta, d'une manière édifiante, ses deux sermons ( V. M* Sack).
Celte rétractation, qui étoit une
confession dç. la Poi , au milieu des tourraeos infligés à cause d'elle 9 releva au rang des autres confesseurs. U mourut» le 216 i^ja 17949 et fut enterré dfins llle à'Aix. ( V. J. YÀLABGHBik} et J*