F,* Y ALLÉE
yALFONS(CsA|tf.ES RÉGIS de), ancien ofBcier du régiment de Champt^gue , homme plein de vertus et d'honneur, étfàit dirigé dans les;roies du salut. par J. 'abbé Guillemenet , prêtre de laf^aroissq de Saint-Ruchy à Paris ^.F, ce nom ]. Ils ne se quittaient presque jamais; et prévue jamab»
dans .les rues de Paris , on ne rcnconlroit l'un , jsans, l'autr^f Quand l'Assemblée CofiMitaante ordonna aux ecclésiastiques ei> fpnctions de prêter le serment de Ja constitution ciyiie du clergé , le vertueux prêtre le refusa , et devint un objet de h^ine pour les impies du son quartier. YalfonSf le voyant arrêter à la suite du 10 août 179a, crut entendre unç voix divine qui lui disoit que c'étoit son directeur habituel qui devait l'introduire dans la patrie céle&te. Se séparant encore moins de Iui,en cette circonstance que dans les précédentes, il le suivit jusqu'à l'église des Camus y où celui-ci fut enfermé ; et il voulut y être captif avec lui, pour ne le quitter qu'à la mort.
£n ce séjour, la piéléde Yalfonsy tOMJoursqroissoQte à mesifxeqq'on apprpçlioit de la journée du ipas-
sacré, ég^aloit celle des plus saints prêtres dont il étoît le compagnon de captivité. Il ne fut pas moins assidu qu'eux ù la prière ; et quand on lui representoit qu'il lui seroit bien facile d'obtenir sa liberté, il répondoit que « sa prison lui étoit trop chère 9 et qu'il ne la quitteroit point pour un avantage qui ne lui tsembloit pas très-déairable». Lorsque, pendant le massacte , le a septembre , Vulfons étant dans l'église , avec son confesse ur , l'entendit appeler pour passer devant le commissaire ( V. SEPtBMBRB ) , et de là 9 dans le corridor de la mort , il se leva aussitôt pour y aller avec lui. Il marcha avec la même serénité , en lisantl'Ecriture Sainte, tandis que son guide spirituel Hsoit son bréviaire. Uni5 dans les dernières années de leur vie, ils le furent encore à la mort ; Valfons reçut en même temps qne lui la palme du Martyre. Victime volontaire 9 il avoit voulu confesser Jésus^Christ jusqu'à la mort , sans autre ambition que celle de mourir pour la même sainte cause, avec ses plus courageux défenseurs. On vit donc alors sereproiduire l'acte chrétiennement héroïque de ce Sage de Perse qui , en 341 9 fC^dé par une inspiration bpédale de i'E^^prit-Saint , vint prier le Martyr Barsabias de daigner l'associer ù sa glorieuse destinée 9 et le présenter lui-même aux bourreaux , tant il dej>irott mourir avec
lui et ses compagnons dans lesquels il reconnoissoit le vrai peuple saint et fidèle. Ici l'on trouvoit encore un nouveau Barsabias, qui 9 connoissant les sublimes di.^positions de ce nouveau Sage, croyoit devoir condescendre à ses vœux, et lui procurer le bonheur d'être immolé avec lui pour la Foi de Jésus-Christ (1).
VALFREMBERT ( 2V ),
prêtre et religieux Capucin du couvent d'Alen^u.n , ne dans cette ville. Vers l'an 1766, n'avoil pa?
encore reçu l'ordre du sacerdoce, lorsque la révolution supprima les établi:$semens monastiques. II se rendit à Rome, dans la mais m de son ordre, et y fut ordonné prêtre. Croyant devoir l'être spécialement pour les fidèles du diocèse auquel il appartenoit, vu surtout les circonstances critir]ùes où se trouvoît T Eglise de France, dans l'été de 1792, il revint ù Alençon, et s'y fit bientôt connoître comme trop attaché à b
(i) Pcr quani aiirttror me tt Dto vestro delectum fuisse , nt ejttsJcm
Fidei teslù uobiscum occtunbam
meque , adprehenui manu , iieionbus necundum dtdUo , utpoth tfui volun' tariam uobiscum morlem suaire, etium atque eliani percupiain , vobiscum , inquant , qui estis populus sartctux^ l'cnu et Fidetis. Dicenli adnuit Barsabias.' Maf^umque, adprehemsd manu, carmfr cibus jugulandum ponnxit. (Â9srniau. pars I y pag. 96 : Martjrrittm SS, fîorsabùx, et sociorum ejus, necnon cujuidam JVa^i.)
YAL
Foi de TEglise [catholique » pour ae pas C'ti*e contraire aux erreurs de la cofhsHiution civile du clergé. Sur ces entrefaites, fut rendue la loi par laquelle étoient condamnés, à la déportation les prêtres fonctionnaires publics »
qui en avpient refusé le serment ; mais le Père Valfrembert» n*étant pas compris dans celte loi , puisqu'il n'a voit été ni curé ni vicaire, resta dans sa yille natale. Les encouragemens que l'exemple des massacres faits à Paris don n oit aux scélérats des autres points de la France ( V. Septbiuae ) exci* tèrent ceux d'Alençon contre ce religieux. Ils l'assaillirent , le 5 septembre , lorsqu'il sortoit de l'abbuje des Bénédictines de Monsor, où il avoit célébré les saints mystères , et d'où il emportoit des hosties consacrées, pour aller donner la saipte communion à d'autres religieuses qui étoient ailleurs. On l 'entraîne! à l'flôteU
de- Ville V en demandant sa mort.
Les officiers mumcipaux croient le sauver, en décidant qu'il sera mis en prison^ /et lui proposent, comme moyen ultérieur de salut, la prestation du serpienf d'alors, celui de ithcrté-égaUté. Le (ère Yalfrembert s'y refuse ( V. M* Sage ) ; et , pré^oy^iut de nouveaux excès contre s^a personne, il déclare qu'il porte sur lui la sainte Euoharistîe. Comme les prêtres schiamatiques étoient les seuls qui pussent se montrer, il
demande que le curé leon/stjtutionnel d'Alençon soit appelé pour jecevolr ce dépôt sacré. : ce qui est exécuté sans délai M 9v<;c assez de respect. Mais, < aussitôt apr^s, les assassins, recQmmejacent leurs cris de mort', s'emparent de ce bon religieux, sous prétexle de le conduire à la pri*^ sqn di4f,cbâteau; et, l'un d'oux~ fondant, sur lui avec rage, le terrasse , le prend par une jambe, et le traîne dans toute la hauteur de Pédalier, qui ji'avoit pas moins de quarante -deux marches., en faisant frapper sa tête, 4® Tune à l'autre jusqu'à la dernière : elles en sont toi^tes marquées de son sang.
Op ne lui permet desfi relever que lorpiqu'onvra traîné jusque»
sur Is) place. Son premier mouvement est de joindre les mains et de lever les yeux au qjejy.eo offrant à Dieu le sacrificerde sa vie; mais, à l'instantH il;re;çoit i^n coup de pied violent qui. le nçn verse; études coups de poingslui sont assénés fortement sur la. poitrine.
Il n!a. pas encore expijççi, et deux femmes, ivres de criines et de vin^ se jettent .sur lui , le prennent et le tirent par l^s oreilles; après quoi, deux ropnstres i figure humaine viennent Xui couper le cou avec un mauvais couteau qui rend longue et cruelle cette horrible ,exécuiion. Elle ne peut être achevée qu'avec le sabre d'un garde natioi^al, qui la consomme lui-môme. Les deux femmes s'eiin,-
parent -alors de la tu le « Tont i^ei un"t!abar<tier, la déposent sur son comptoir; et, ^«cominençant à ïione^ elles s'enîvrenl encore plus en proférant d'cxécra- -bles biasphèines. Une ' populace effivnée lès entouré et leur opplaUdit; elle suit avec des cris af^ freux cette tête sanglante que des caNrtibales promènent dans les rues. Cependant une pieuse aàme parvient adroitement à la leur soustraire, dans un moment où la cohfùsioû s'étbit mbe parmi cette tourbe atroce qui, pour se dédonïmager de f aroir perdue j Court au cadavre décapite, poui* le traîner suf la tlaie ; ; hiais le curé cotistltutionriel d'Alenç6n tient, ferid la foole, et dèmabde qu'on lui perrtiette d'enterl^r le corps' de ce rcllgîe'uir.'ll ne l'oblîht qu'avec peine ^ et le fit inhumer 'dans' le cimetière de la paroi jsié où déjà iâtête a voit été apportée! tîette bonne action du curè'schistiititique ne reirta pas !onç-ternJ)s saris récompense :
Dieu l*ayartt affligé d'une thlrladie grave, pfeii dd jours hprès'^ ïffit une édifiahtë réit^actatidn de ses erreurs, et ttioûrtit dans îe -seîn de l'Egfise catHolîquél I/opînî(m générale est (Ju*îT êxà cette grAcb & rînterccsîiîon dii MArtyr Valfrctohttt. Les diocèses du Mans et de
Scez se disputentfe gloîrè d'avoir produit cet héi-oîfltie confesséllf de la Foi ; parce qii Vnc phrtîe de ia ville d'Alençon âppartenoit au
diocèse du Mans, tandis que Tau- Ire étoit de celui de Séez, clqn^on île sait en laquelle des deux le Père Valfrembert avoit vu le jour:
ce qu'il ne seruit cependant pas impossible de savoir par le registre des baptêmes. {' V. J. B. Tn- QrERiE, et A'. L: Ambboise. )
VALLÉE { Jean- François ) , Viniple frère* t'onvers, de Tordre des Capucins, dans la maî:$on de ilouen, sous lé nom de Frcrt Marin, né à Mai'cbésieiix , dans le diocèse dé "Ce^u tances, en 1^3 5, resta à AtAien , après la suppression des ordrtn; monastiques. Bien loin d'avoi^'J) l'été le serment schis- Tnatiqile (Re 1^91 , il sedlstînguoit par sa fidélité à l'Eglise catholique, et par les vertus religieuses dont "il avoit acquis Thabîtude dans le cloître. Sa piété importuna -les'^théi5tes autorités de la )Sehie-Iiiférieur6. Le frère Marin fut émprtè'onné; et, dans les premlcïîT' mois de' 1794» cWc^ Tenvoyèrrnt û'RèbhcfoM, pour qu'il en fût jèfé Vfart^ les désert?
pestitentielV cic fa Giriahe { F.
fLocBEFOl^ j. Oa 4 'embarqua sur {tnsLyiTëièsVeuitjéssûeiés, avec un grand hoiHbfe'de Vertueu*x ministres'du Sctgheur , également dévoués à ïa raoh. Souffrant les mCmes hikox, ïl "mourut des pre- Trtîerà, lé a ^juîttbTi794, à Tâge de 'Sp'irns. S'oricoi^{>s'futînhumédan« rfle d':#te. (V: J.'yAifETTE, et J. ValientiîI^/)'
VALLÉE f Atfexis-JBAK), prê-
tn*, né à Pontiyy, ddnf le die«« cèse de Vannes , en 1753, étoit, •À l'époque de la révolulion, curé de Plouhinet , dans le même dio* cèse. Il refusa tous les semietis anti-religieux que la réTolution exîgeoit des prêtres» et devint», pour cela même» un des objets de la plus tiolente persécution dé nos impies réformateurs. Il évita leurs fareiirs» en 1795 et 1794; maïs il ne se défia point asses de la modération dont ils se firent » en quelque sorte »
nn stratagème , les années sui* ▼nntes » pour attirer les prêtres qu'ils n'avoieht encore pu immoler. Vallée s'étote remis à exercer son ministère ù 'Vannes, torsqa^iis éclatèrent inopinément dans leur journée du 1% fructidor ( 4 ^P*tembre 1 797 ) , et portèrent leur loi du lendemain» qui condamna tous les prêtres non-assermentés SI une nouvelle déportation ( y.
OviÂHB ). Le curé Vallée se tit bientôt atteint par leitTB agens dans le département du Mar* inhan. Ils Renvoyèrent à Ecit chefort pour j être embarqué. On le mit » le la mars, sur la frégate ia Charente; pois, Je 25 du mois suivant» sur la frégate ià Décade. Celle «ci le transporta dans la rade de Cayi^nno » yers le milieu de juin. A peine y étoît-il arrivé qu'on le rélégua dans le désert de Koiianama. Il y fut atteint de ia peste •qu'exhaloit cette terre homicide; et la profonde
misère dans laquelle il se trouvoit » contribuoit à la rendre plus active. Il mourut le i5 octo* hre de la même année » à l'âge de 45 ans. ( F. Tbaignibb» de Saint- Gernin ; et J. B. ViMBV&a. )
. VALLÉE ( Ebué )» curé de Pithienviile» sur le diocèse d'Evreux» resta dans sa paroisse, quoiqu'insermeoté» malgré la vo« lonté de la loi sacrilège qui l'en excluoit» Cet attachement à ses devoirs de pasteur qui l'y avoit retenu » le retint encore après la barbare lui de déportation ; et il avoit lieu de se croire protégé par l'amour et le respect de ses paroissiens. Le temps vint ûû 11 ne redtoit plus aucune sauvegarde»
avcnn asile aûr aux prêtres catholiques. Le curé Vallée fut arrête et .'conduit dans les pràsons d'E- Txenx. Letribunalcrin^ioeldu dépurteoQieot de VEure, qui siégeoit en cette ville» le condamna»
le 98 floréal an II (17 m^ii 179^ )»
à la peine de mort» comme* prê« Ire réfractaire » ; et » le jour suivaat» il périt sous le fer de la guillotine.
' VALLENTIN (Jàgqvbs)» curé de ChaUlou» dans le diocèse de Verdun » sur lequel il étqit né» en ^7^0» 7 ôtoit resté après Téta* biisMratiit de la eûnstitution €ÛMe du etergé. Son âge de plus de soixante ans» les heureux changemens que, dans-t;ette provincCf encore plus qu'ailleurs» on avoit *Hei> d'espérer» pourroient expli-
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quer la pennanence dn Yallentin»
en cette contrée. Toujours , est-il bien certain que lorsqu'on l'arrêta et qu*on l'emprisonna en 1793, ce fut en haine de sa religion et de son ministère sacerdotal. La même haine porta les autorités du département de la Meuse à le faire traîner à Rochefort pour être sacrifié dans une déportation maritime ( T. Roche fort). Quand il y arrira, il se trou voit très-malade. Au lieu de Tembarquer y il fallut le laisser à Thôpital de Ro-.
chefort, où il mourut le a juillet 17949 âgé de 64 ans* Ses owemens reposent en celte ville. ( V.
J. F. Vallbe , et N. Vàbâgnb. )
VALOTTE ( Faahçois ) , curé de Dampierre, dans le diocèse d'Autun, aroit été expulsé de sa cure par les impies réformateurs de 1791 ) pour n'avoir pas voulu prêter le serment schisnrtatique de cette époque.- Trop âgé ou trop infirme pour sortir de France, lors de la loi de déportation, le fi6 aoM 179a y il se vit en 17959 ar^ rêter et conduire 9 comme inser* mente 9 dans un lieu de capti- YÎIé^ à Dijon. Vrai confesseur de Jésus-Christ, il continua d*en confesser la Foi dans les chaînes, disposé à souffrir pour elle tout ce que pourroit ima^'ner la malice de ses ennemis; et il y mourut nvec ces héroïques -dispositions 9 le 1 5 janvier 1794* (^« J«B. Pb*-
BOF , et C. ViOT. )
V AN-BËV£R£N ( Jbah - Bà#-
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TiSTB ) 9 prêtre de la Belgique , né dans la paroisse de SempHin , sur le diocèse d'Anvers 9 étoit religieux de Tordre des Bernardins 9 en la ville d'Anvers. Lorsque nos réformateurs politiques allèrent porter leurs impies innovations dans la Belgique, à la fin de 1792 9 Van-Beveren , attaché àsa Foi, les repoussa avec la fermeté d'un bon prêtre, et s'attira la haine des novateurs. Il évita cependant leurs coups meurtriers en 1 793 et 1 794* Son zèle 9 qui soulTroit de la contrainte où l'a voit tenu la perséciition, profita sans défiance des jours de calme que les tyrans accordèrent 9 les /iQnécs suivantes.
Mais l'orage commença bientôt à gronder sur les prêtres Belges en 1797 ( y. Belgtqvb); et ce fut peut-être plus pour eux que pour ceux de l'ancienne France, qu'il éclata le 18 fructidor ( 4 septembre 1797). La loi de déportation à la Guian^ t portée le lendemain 9 ne devoit donc pas les ménager (F. Gdiai^c). Van-Bcveren pal!viot quelque, temps à se soustraire aux exécutcuips de cette loi ; mais enfin il (ut 3aisi dans la ville d'Anvers; et on le fit traîner à Jiockefort9 pour j être embarqué.
Il le fut 9 le .|*' août 179B9 sur la corvette Ip, Bc^yotmaise, qui le jeta dans le port de Cajenne9 A la fin de septembre. On l'en relégua de ftpite d^ps le désert de ILononamaf 01)^ livré à tous les maux de cette terr» hpmicidc 9 il
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deyint particulièrement la YicUme de Tardeur du climat. Une fièvre inflammatoire le précipita dans la tombe ) le 1 1 novembre de ^a même année > à l'âge d'environ 48 ans. {V, Vallée 9 et B. Vah-
CÀUWfiKBBaQBE. )
VAN-GAUWëNBëRGHE
(jBAH-BÀPTiâTE), prêtre Belge , né à Etickooe, dans le diocèse de Malinesy en 17499- étoit curé de.
la paroisse de Saint-Jacques de la ville de Louvain , lorsque nos réformateurs politiques allèrent dévaster la Belgique 9 ù la fin de 179a. Sa conscience repoussa leurs impies innovations; et» pouréviter U vengeance qu'une telle conduite lui attiroit» il fut. obligé de. fuir. Mais la persécution , qui, dans ses fureurs ouvertes, ne put l'atteindre en 1 795 et ^794 9 trouva , dans la perfide toléraQce; des années suivantes, un rj^yea de le faire toiiciber sous sa main* Ce curé, étant venu A Malifies, et fi'y conduisant alors en digne ministre de Jésus* Christ, s'y vit *" bientôt en butte aux vexations par lesquelles , depuis le commencement de 1797, le clergé d(e la Belgique étoit de nouveau tour* mente (F. Bbusiqqb). Les persécuteurs ayant enfin porté leur coup décisif par l'événement du . .18 fructidor (4 septembre 1797)9 et par leur barbare loi de déporta* tion, faite à cette époque ( F, GvuiiB ), le curé Van-Cauwenl^erghe fut arrêté 9 et envoyé à
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Aocbefon, pour en être déporté à la Guiane. On l'embarqua, le 12 mars 1798,. sur la frégate €a.
Charente; puis, le 26 du mois suivant, surlafirégate ta Décade.
Cellê-ci le déposa , vers le milieu de juiu, sur la rive de Cayenne ; il en fut repousilé de suite dans le désert meurtrier de Konanfimo.
Le» climat employa, pour le détruire , une décomposition qui produisit chez lui, en peu de temps , une hydropisie incurable , dont il mourut le 6 septembre suivant, 1798, à l'âg^ de 5o ans.
( F, J. B. Van-Bbvbeeii, et F.
Var-Debi-Sloteii. )
VAN-DER-SLOXEN (Fbm)ihavjd), prêtre Belge, né en 1755, à Naoust, dans le diocèse d'An- Ters , y ctpit.çm'è de la paroisse de Turnhout, lorsque les révolutionnaires français portèrent leurs sacrilèges réformes en Belgique « à la fin de 1792* Van-Der-Sloten ne voulut souscrire à aucune de celles qui hiessoient la Foi ; et il fut contraint de se cacher pour éviter la persécution. Le« fureurs de 1793 et 1794 ne purent l'atteindre; mais 1^ traîtresse tolérance dès années suivantes le séduisit, et le fitmettre, par esprit de zèle, à la merci des ennemis de la religion. U exerça avec ardeur son ministère dans la ville d'Anvers , pour réparer les maux que !'£<glise veuoit de souffrir. Ce xèle, comme celui de ses confrères Belges, irrita les tyrans 9 qui ne
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pouYoient plus se contenir; et ranaée 1797 devint pour lui une année de rires tribulations ( V, Belgique). Le 18 fructidor (4 septembre 1 797) Tint les porter à leur comble, en produisant sa barbare loi de la déportation des prêtres zéléset fidèles ( K. Guiahb).
VaunOer-Sloten se trouva des premiers arrêtés, et envoyés à Rochefort pour rembarquement. On l'j fitmonter la frégate 4a Char ente^ le la mars 1798; et la frégate ta Décade, le a5 du mois suivant.
Celle-ci le déposa dans le port de Cajenne, au milieu de juin. Il en fut rejeté de suite dans le désert de KonananM , dont l'atmosphère meurtrière insinua chaque jour, dans ses entrailles, des germes de mort, en même 'temps que les chiques se mirent û lui dévorer les pieds , sans qii'll pût en faire extirper ces insectes. Les nègres , seuls exercés A ce service , le lui refusèrent, parce qn*îl n'avoit pas d'argent pour les payer. tJne fièvre putride se déclara, et on le porta dans Thospicd, où les infirmiers le laissèrent périr, en quelque sorte , par lambeaux , dans son lit, sans lui donner aucun secours. Il expira le ai novembre de là niêAne année 1798, û Page de 4^ ans. ( F. J. B. Yàh- ClOWBlfBEEGBB, et T. Yâh-IIeg- SBâVTOB.)
YAN-DERVIGK (Ahwb), supérieure des iloâpitalières de Comires en Flandres, fut enlevée à
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son hospice par les troupes de la Convention, lors de la conquête de la Belgique ( F, Belgique ).
De l elle fut «envoyée , avec quatre Ursulines de Cassel, et onze religieux de la même pro— vince , ù Arras , où le proconsul Lebon faisoit périr tons ceux qui s'étoient distingués par leur piété (f^. Arbâs ). Nous avons déjà dit tout ce qu*il leur fit essuyer d'outrages et de mauvais traitcmens, avant de les livrer à son cruel tribunal révolutionnaire ( V, B* Gbison , et A* Bbgk ). Cette vertueuse fille, âgée de 4^ ans, et qui a voit passé sesannées à servir les nialades, à assister les pauvreiB, fut condamnée, avec les quatre Ursulines et les onze religieux, à la peine de mort, comme fana-^ tique % le is messidor an II (3o juin' 1794)* 1^9 horreurs oommises sur leurs cadavres ont été racontées dans l'un des articles indiqués ci-déssus* Anne . Van- Dervick étoit néeèBerg-de-Sarnt- Tictor , en Flandres , et avoit eu 9 pour père, François Yan-Dervîck , et pour mère, Anne Desame. (^.
F. 9. TBAHCHAirr ^ et J. L. Vim*»
TOCS.)
VAN-HBCSERYYCH (Tbo-
HAs), prêtre Belge, né à Helchierén , sur le diocèse de Gand , vers 17499 étnit entré dans la congrégation de TOratoire, et professoitia philosophie k Malines, lorsque les terribles réformateurs français portèrent leur révolution
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en Belg^ue. 1! en repoussa le»
Innorations impies > et se Vit exposé; pour cette cause , à' leurs |>lus cruelles TÎolences; mais H parfint à s*ysoustratre. La (ofé^ rancc perfide qu'ils âflichèrcnfen 1 796 séduisit le zèle de Van-Hec- 'seryycih; et il se montra dans lu tille 'de MatiheS^ en prêtre zélé pour le rétablisseinent de -hi rel^gion. Cependant plusieurs infir* inrtés' de' divers genres côritra- Tîoient ractivité de son zèle. Déjà la goutte f la pai'al jsie et la surdité » fruits, en' grande partie, de ce qu'iF at'ûit soufierl les années précédentes 9 touVihenf oient son existence ; et c'étoit bien assez pour lui dé ceè maux 9 5ans les coups dont tint le frapper la catastrophe politique du 18 fmctidor (4 sep^ tembrci 797), avec salai de déporiîitfoH*(f^'. GtuvB). Lèé'fei'onches c^éciUeèfsdetette loî*nîi'le déparlement des Beux-Pfèthès, tt^t'nrènt nucnn éf;ard à la déplcrrablé ^tliiation de cet ecclésiastique. Ils !c firent enlever, et traîner^ d'uhc inanîéixî cruelle , à Rochefbrt , poin-y-eirè embarqué. Il le fut, 1e 12 mars 1798, èur la frégate ia Charente; d'où, le 25 du mois suivant^ on le hissa sur ià •Décade y qui devoit le transporter à Cayenne. Dans là traversée ,' il avoit de si violentes Tittaqoe^ desciatique, qu'il étoit forcé dé rester hiiît joufs de )sulte (fnns sdn hamac ^ sans pouvbir en ctrc levé; et sa paralysie étbit si
^'ÀN
absolue, si constante, qu'il'nepnt pas 6Ére déshabillé ihie seule* fois avant' d'arrrtcr 'à Cayenne. On y eut Ta crùbiité de* le reléguer dans le désert de Konanama. Ses grandes et douloureuses infirmités n'altéroient point son caractère . naturellement aimable ; et éette qoalité, comme encore son esprit cïiltivé , le rendoît infiniment cher h ses cônTréres, qui ne l'abandonnèrent ' farmnis. Il Tncul*ut avec utie douce résignation , quôiqde dévoré par la peste ^t rongé dé réi^è , le i*' octobre 1798 , â l'âgii de 49 ans/ {V. F.
Viiï- DËft - StoTBii , et F. J. Yaw-
VOIXBWE.) •
VANMIWPE (Jbiwhe), religieuse de l'àbbaye de Fonte vrauit, sur k dic^èse d'Angers, resta dans la ^le de Fontevrault'aprés l'abolition désordres monastiques. Réduite h vivre âuiniliéu du monde^ elle y cohsèrVoit IVsprit et la fer- Tcur du cloître. Après le revers que l'armée cathotique et raycde essuya près d'Angers, au commencement de décembre 1795 ( V, VcHDéB), les impies vainqueurs ^ se livrant plus librement à leur rage , excitée par leurs avantagés, arrêtèrent la sœur Vanmine , comrhe ennemie de leur république , par cela seul qu'elle étoit attachée , d^une manière tl'èsexemplaire , À la religion que ^rôtégeoil l'armée vendéenne. Ifs traînèrent )en$u!te cette religieuse dans la ville de 'Saibt-Iîtab , où
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une commission mUitairt la condamna \ la peine de mort, comme « contre-révolutionnaire».
le ai nivôse an II ( lo janyier 1794); et « le même jour, elle fut immolée.
VAN-VOLXENE ( Feawçois- Josbpb)^ prêtre Belge 9 né dans le diocèse de Malines, yers i744' 7 étoit curé de la paroisse de Saint- Lirin d*£sschen. au même diocèse 9 lorsque les rérolutioonaires français vinrent porter leurs réformes impies dans la Belgique.
Il y résista 9 et i^érita leur vengeance ; cependaiit il sut en éviter les coups les plus furieux en 1795 , et 1 794. La tolérance religieuse qu'ils affichèrent ensuite pendant quelque temps , le séduisit ; il reparut à Malines , pour exercer son zèle. Mais il se trouva contrarié dès le commencement de 1797 {V. B.EL6IQPE}. Lq nouvelle persécution que ces contrariétés annonçoient éclata le 18 fructidor (4 septembre 1797}; et les exécuteurs de la barbare loi de déportation rendue le lendemain, se mirent k la poursuite du curé Yan- Yolxene, pour lui en faire subir les rigueurs {V, Çuiàhb). En vain il tâcha de s'y soustraire ; il se vit arrêter 9 et envoyer à Rochefort, popr y être embnrqné. II le fut le 1*' août 1 7989 sur la corvette ia Bf^jfonnaUt 9 (\m alla le jeter dans le port de Cayenne9 à la fin de septembre. Oi> le relégua de suite dans le désert de Kona*-
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nama , où la terre brûlante exhaloit la mort de toutes parts. Une fièvre pestilentielle vint lui arra* cher la vie 9 le 18 novembre 17989 à Tâge de 54 ans. {V. T.
Yà9-Hbgservtgr^ et F. Ybavzt.) YANOT (MàxiE-LoBisE), religieuse Ursuline de Yulenciennes t née dans cette ville, le la juia 1728, avoit pris Thabit de religion le 27 août 1 749f sous le nom de Sœur Marie- Nathaiie-Josephe de Saint - Louis, et prononcé ses vœux le 5i du même mois de l'année suivante^.Les réformes auti-catholiques de 17919 qui l'expulsuient en même temps de son cloître, navroient son âme de douleur. Exposée à des persécutions d'autant plus vives que, réunie avec ses stturs, elle ofiTroit^ de concert avec elles, le spectacle de la ferveur monastique au milieu du monde 9 la sœur ALiiie- Nathalie les suivit lorsqu'elles se retirèrent à Mons 9 pour vaquer avec plus de liberté aux exercices de leur sainte, profession. Qu^nd cette religieuse vit la cité de Ya-^ lenciennes délivrée, de Ifi tyrannie des persécuteurs par les Autrichiens, le 1" août 1793 9, elle revint avec ses compagnes. Elle y répandoit encore, à leur exemple^ la bonne odeor des vertus les plus pures, dan» un calme dont elles étoient loin de prévoir la fin prochaine 9 lorsque tout à coup les troupes et les proconsuls de la Gomrention rentrèrent dans cette
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TÎIle, le 1" septembre 1794 t^- Valenciehkes ). La guerre ^ mort contre les ministres du Seigneur et les personnes consacrées à Dieu 9 n*ayant pas cessé en Frfince après la mort de Roberspierre , la sœur Vanot fut arrêtée , et traduite devant une commission fiYtlffaiVe, le a6 vendémiaire an III (17 octobre 1794)» **^^c quatre autres religieuses ( V. J. R. Piuîê, H.
BouRLi.«G. DrcREz, M. M. J^*De- JÂAD15) , et trois prêtres ( F, L.
P. ClGNOT, C. M. J** VlBKKE,
L. A. J*> Davvica). Les persécuteurs, cberchant alors, comme déjà on le sait, & cacher leur haine de la religion sous un prétexte politique, Ton se contenta de demander à ces ricrtimes si elles n*avoicnt pas émigré. Peut-être auroient-elles échappé' à la sentence qui les mena^it, si , ne regardant point leur voyage à Mons connne une émigration , elles enss<rnt répondu négativement.
Mais Marie- Louise Vanot, ainsi que ses sœurs, anroit craint d'offenser la vérité , et de ne se sauver que par un mensonge. Elle confensu pareillement qu'elle éloit sortie de Franco : et il n'en fallut pas ddvanta*;e aux juges pour la condamner, de même, a périr sur réchafiiiid. En y allant, avec les quatre autres religieuses et les trois pi tires , In sœur Marierai halie-Josephe de Saint- Louis récitoit les Litanii's des Saints.
£tle fut décapitée> la première de
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ces six victimes, à l'âge de 66 ans , le 36 vendémiaire an Ilf (17 octobre 1794), deux mois et vingt-deux jours'après la chute de Roberspierre. ( ^. D. B. Siglossc,
et C. M. J»» ViEKKE.)
VARAGNE (Nicoiis), prêtre, bénéficier - musicien de l'église rathédrale de Lhnoges, né dans cette ville , ne se rendit point cou^ pable du serment schismatique de 1791. Troublé, dans la suite, par les persécutions toujours croissantes, et trompé par desinsinuations en apparence respectables, il prêta le serment de iiherté-éga^ iité^ pour obtenir un de ces certificats de civisme sans lesquels , en i7d^9 on étoit, comme suspect 9 voué à la détention, et même à la' Aiort. Le certificat, néanmoins, lui fut refusé, parce qu'on reconnut qu'il n'a voit pas prêté ce serment dans le sens impie des réformateurs ; et les autorités du département de la Haute-yieivnele firent emprisonner. Sentant alors la faute qu'il a voit commise ( F'.
M* Sage ) , il se hâta de rétracter son serment enti*e les mains d'un pn'tre compagnon de sa captivité ; et , voulant donner à sa réparation la même publicité qu'avoit eue le scandale , il répéta sa rétractation très-authentiquement devant une des autorités constituées de Limoges. Tant de généreuses preuves de sa Foi et de sa piété ne poiivoient que faire jurer sa perte. Dans lés premiers mois
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de 1 794? il se vit envoyer à Rochefort, avec un grand nombre d'autres, pour en être déporté audelà des mers ( V, Rochefokt ). On l'embarqua sur le navire Us Deux Associés 9 dans l'entrepont duquel il fut bientôt atteint des maux auxquels les déportes y étoient en proie. Il mourut, le 3o juillet 1794> à l'ûge de 45 ans; et l'on enterra son corps dans l'île à^Àix. No(re correspondant, qui le connut personnellement , nous disoit que Yaragne étoitu un homme très - vertueux , et un excellent prêtre». (K. J. Vallen-
TIH, et C. F. VlBIN.)
VAREILLE-DUTEIL (iV... )>
fut l'un de ces vénérables prêtres
octogénaires ou septuagénaires dont la maison de Saint- François-de-Sates , à Is>y près Paris, ctoit le dernier asile {F. Menvbet).
Cet hospice des vétérans du sacer- " doce ne pouvoit être respecté par des impics qui alloient, suivant leur expression , à la chasse des prêtres, après la journée du io août 1792. Vareille-Duteil , amené , avec ses collègues, de- Tant le comité de la section du Luxemhaurg , ne céda point aux instances qui lui furent faites pour qu'il trahit sa Foi par la prestation du serment civique.
Digne d'avoir le sort de tant d'intrépides confesseurs que le comité emprisonnoit dans l'église des ^ Carènes ( V. DutAO )> il y fut enfermé Ini-mcme; et la cause de
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sa détention devint bientôt celle de sa mort» Il la subit le a septembre, avec l'assurance d'un Martyr qui va en recevoir le prix dans Je ciel. (f^. Septbmbab.)
VARIN ( Maaie-Fbançoisb de PuzBL, .veuve de) , née eo 1^37 ù Besançon , où elle avoit encore son domicile en 1794 9 pouvoit, à raison de sa piété, être placée au rang de ces saintes veuves qui]9 dans les premiers siècles, contribuèrent éminemment à la gloire de la religion. On doit se rappeler que le diacre saint Laurent, répondant au gouverneur de Rome > qui lui demandoit les richesses de l'Eglise^ disoit, après lui avoir montré, comme telles, ur\e multitude de pauvres :
«Je vais y ajouter ce qui fait la magniGcence du Dieu que nous servons , ses perles les plus précieuses, ses ornemens les plus éclatans : ce seront, avec les vierges qui lui sont consacrées , les saintes veuves qui, après, la rupture des liens d'un premier mariage par la mort de leur époux, ont voulu rester dans la chaste ignorance de nouveaux feux » , suivant l'expression de Prudence (>)• A l'exemple de S** Monique, la veuve Varin, ayant
(1) Aune addo gemmas nobiies , Ae paupercm ChrUtum puUs :
Gemmas corusci lumviis , Omatur hoc templum quibus
Cernii sacratas iHf^nes :
Âlirans i'ntactas anus :
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dans sa viduité un flis pour lequel elle sollicitoit sans cesse la grâce de la sanctification^ ne TayoU pas ▼u sans peine abandonner Pétat ecclésiastique , pour embrasser la profession des armes, dans une circonstance toutefois honorable , où cette détermination pouvoit avoir quelque chose de consolant pour cet le pieuse mère. Non encore engagé dans les ordres sacrés , il étoit allé combattre avec les gentilshommes de Tarmée du prince de Condé, pour la cause de la monarchie, à laquelle sa mère clle-môme tenoit, par devoir de conscience encore plus que par affection. Mais, craignant pour le salut de Tâme de son fils , dans une profession si critique pour la piété, elle prioit Dieu sans cesse , et cngagetiit m^me ses amies t\ le prier aussi , pour obtenir de Dieu qu^'l ramenût ce fils i\ sa première vocation; et, en attendant le succès de ces prières , elle tàchoît parles lettres quVlle lui écrivoit, et surtout lorsqu'elle lui envoyoît des moyens de subsistance, de rerilretenir dans Tamour de la vertu. Cette correspondance fui soupçonnée ; mais ce qui n*avoit
Piimique post dttmmun thori, fgrus secundi nescias.
Hoc est monite iîcclesiœ :
/fis i'iia gemmis comitur :
JJhtaia sic Christo piacet ^ Sic omat allwn uetticem,
(Hymn. II. De Mtotyiio S, LaU'
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pas besoin de l'être , et qui , étant bien notoire dans sa province, la rendoit digne de mort aux yeux des impies, c*étoit son attachement aux devoirs de la religion. Elle fut dénoncée et emprisonnée , comme noble et t^qmme fanatigutg au printemps de 1794* I^ tribunal révoltUiannaire de Paris révendiquoit alors de telles captures : la veuve de Yarin y fut transférée , avec d'autres victimes. La charrette qui les portoit s'étant arrêtée à Charenton, avant d'entrer dans la capitale , des personnes sensibles, qui les virent, ne purent s'empêcher de lear donner des marques de compassion et d'intérêt* « Ne nous plaignez pas, répondit la veuve de Yarin; vous êtes vous-mêmes bien plus à plaindre que nous, puisque vous restez exposés à tant de périls et de sujets de douleur, tandis que nous n'avons plus que deux pas à ftiire, l'un d^'ci à l'échafaud, et l'autre de l'échafaud dans le ciel ». Ce discours fut brusque<ment interrompu par les gendarmes quigardoientIeH victimes ; et la rage qu'ils en éprouvèrent ne se borna pas aux outrages dont au même instant ils accablèrent la sainte veuve. £n arrivant à Paris, Us la conduisirent de suite aux prisons de la Conciergerie.
Bientôt on la fît monter an tribunal révolutionnaire^ avei: deux jeunes femuies attachées à son scr-