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mité dé ses fautes, et l'avantage qu'il auroît, au milieu de souffrances inouïes endurées pour la Foi , d'y trouver le même mérite* qu'eux. II rétracta donc, avec beaucoup de générosité , ses deux sermens ; et ses confrères de souffrances le regar dèrentalors comme digne de leur martyre. Il mourut le 5o septembre 1794 9 ^^ ^^^ enterré dans File Madame, ( V. N.
Yaraohb, et YiiT, de Ménestriole. )
YAR Y (iV... ), curé de Ménestriole , dans le diocèse de Bourges , sur lequel il étoit né , à San« cerre, en 174^, refusa le serment de la constitution dviie du dergé. Malgré les persécutions que ce refus lui âttirolt* son xèlè pour ses paroissiens le retint, assez près d'eux , pour qu'il p(H continuer à leur administrer les secours de l'Eglise catholique. Les autorités du département du Cher, sur lequel il se trouvoit , le firent enfermer en 1793* et, dans les premiers mois de l'année suivante, elles l'envoyèrent à Rochefort , pour en > être déporté audelà des mers {F, RocHsroBT). A peine y étoit-il arrivé , qu'exténué par les fatigues du voyage , il suc* Gomboit sous les peines de la nouvelle prison où II étoit déposé. On Ait obligé de le porter à l'hôpital de Hoehefort , où il mourut bientôt, en 1794* Son âge étoit de 54 ou 55 ans. ( F. C. F. Yaeiii, et YAssmoHT.)
VASON (iV...)j curé. ( F.
Vaioh.)
VASSIMONT {N... de), fica ire -général de réYÔque de Dol (r. U. R. HiECÉ), grandchantre et cbaooine de Barle^Duo 9 où il étuit né , y resta aprèâ le» bouleversement scbiâinaliques opérés par la CùnstUu^ lion civile du cierge. Son caractère sacerdotal, et sa conduite' religieuse, attirèrent sur sa personne la haine impie des autorités du déparlemeot de \aMituse, siégeant à Bar même. Yassimont fut jeté dans une prison en 1 79^ ; et, quelque6 moiâ après, il se vit conduire à llochefôrt , pour en être déporté sur des plages lointaines et . mortelles ( F, RocbbroBT ). Oh l'embarqua au printemps de 1794 9- sur le navire ie JVaèhington , dont les tourmensy plus lents que ceux du bâtiment les Deux jàMOciéê, finissoient néanmoins par faire aussi périr ses déportés. Vossimont mourut en octobre 1 794* 'à Tâge de 5o ans. Ses confrères Tinbumî^rent dans rile McuLcane. ( V. Va«t , de Ménestrioles ; et M. F. B. YAVr-
QVBT. )
YAUCAPELLE ( Gaspaid-
Jeav-Louis) 9 curé de BeWgheui 9 dan» le diojcèse de Bnixclles, et né à Liidrezel 9 en Flandres» 9 Tan 1 7599.ranîinoît s#n zèle pour là religion à mesure que les persécu*^ teurs faisoient plus dVfforts pour la noyer dans le sang du aacer*
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doce. L'entrée de leurs armées en Belgique 9 le trouva inflexible dans son ardeur pour la maintenir par ses prédications. Il fut arrêté, et envoyé au tribunal ré* voluUannaire de Parts 9 qui , le 1*' thermidor an II ( 19 Juillet 1794)9 '^ ^^ périr sur Péchafaud, comme fanatique. Il étoit accusé spécialement 9 suivant le langage de la sentence » « d'à* Toir conspiré contre la souveraineté du peuple, en prêchant le fanatisme le plus furieux » ( i)-
YAUCLEMPUTE(PiBaAB-Joi' CHiM } 9 prêtre habitué de l'église paroissiale de Saint- Nicolas dei Champs 9 à Paris 9 où il étoit né en 1760 9 a voit été forcé, en 1791 9 par les partisans de l'Eglise constitutionnelle 9 à ne plus exercer son ministère dans cette Eglise.
II aima mieux perdre la place qu'il y occupoit 9 que de la conserver en prêtant le coupable serment de la eofiêtitutiùn dviU du clergé. Cher à beaucoup de catholiques 9 et digne de leurcoofiance comme de leur estime 9 il continua néanmoins d'exercer
■ « I »i I II m^m-^^mmmm^^mt 1 ■*
(i) La stupidité de Tacte d'accusation nVn rend l*impi«té que plus hidense. •< Vaucapelle , dîsoit Fouqaie^ Thi ville , »*ett tervi Ho spécicoi prétexte de U religina poar égarer le peuple. On l'a vo déclamer tans ceœ contre la révolution» et prêcher le fanatisme f en disant que les auteb étoiVnt brisés , \en prêtres chassés, et qu'il n*j a voit plus de l^ligion eo France».
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pour eux en particulier le saint ministère. Il en remplit avec ar^ (leur les fonctions à leur égard ^ se dévouant tout entier à leur saiut 9 jusqu'à répoque où la persécu* tion alla chercher des victimes sacerdotales jusque dans les ré* duits les plus caehés. Il avoit^ en 17939 choisi un asile dans k quartier presque désert de la rue des Postes; mais les ennemis acharnés du sacerdoce, ayant ap« pris qu'il étoit le directeur spirituel de quelques réunioas de catholiques 9 et qu'il leurdisoicla messe 9 lescoofessoit^ et les excitoit à la ferveur par ses exhortations puis^ santés 9 s'éloieot mis à sa pour* suite. Ils découvrirentsa retraite ; et Vauclempule en fut arraché par leurs satellites. Dans les perquisitions qu'ils firent chex lui, ils trou* vèrent 9 parmi des reliques de SaintSy un petit paquet de papier sur lequel étoit écrit : Sasig de LcuU XVI* Ce fut pour les persécuteurs un nouveau* grief contre Vauclempute. Après être resté quelques Jours dans les prisons, ii se vit amener devant les juges du tribunal révo^tfli^fivuiife 9 le la nivôse an II ( i** janvier 1794 )• On l'y aoeusa « d*avoir fait des ras* semblettiens en différentes maisons pour y entretenir le /brustismù religieux, et d^êtve auteur d*an6oonspirationtendmità tromper le peuple 9 en présentant à plusieurs personnes du sang , supposé être celai du Syran^ pour
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appitoyer sur son sort, afin ût parvenir, par ce moyens, à provoqneraurétablissementde laroyauté., h exciter la guerre civile, en armant les citoyens les uns contre les autres, et contre l'autorité légitime » . Vauclempute étoit bien éloigné de démentir, en présence des juges et du public, les sentimens religieux qui lui avoient inspiré les actions qu'on lui reprocboit9en les travestissant toutefois avec cette perfide atrocité. Il fut conda9i)né9 en conséquence, à la peinede mort. L'auteur de ce livre, intitulé : Gtawe vengeur d^t 4a RépuMique, dont nous avons déjà parlé {V. SAVLHnR), disoit, comme témoin oculaire , à propos de Vauclempute, malgré le ton d'impîélé généralement répandu dans cet ouvragé : « Cet ecclénastique alla au supplice avec la contenance dhin homme entièrement détaché des afiectièns de ce monde, et dont Pesprit cherchoît à pencer le rideau qui, dans Tinstant, alloît se levfcr entièrement pour loi. Il n'entra dans aucuns rapports de conversation avec les qnatreautrespersonnesqiil ctoient avçc lui sur la charrette » , parce qu'elles afflchoient une gafté philosophique { que cet auteur luimême trouvoit ridicule , puisqu'il ajoute ) : « Leurs singeries senibloient être importimes à Vauclempute ». Le jeune* et vertueux BImbenet , qui étoit alors dans les prisons de la Conciei^gerie, paria
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de la mort de ce prêtre ^ dans un billet qu'il écrivit à un de ses frères le 5 janvier 179^^ ( /'^. Bimbevbt). « Le 1" de ce mois, dit-il , à dix heures du soir, un de nos intimes a été jugé à mort pour ses ctrennes. Depuis trente mois que ce respt'ctable homme étoît chassé de son poste, il n*avoit pas cessé un instant de se sacrifier pour les fidèles, il étuit âgé d'environ 3d à 35 ans. Dès qu'il fut descendu du tribunal pour attendre l'heure du supplice, il demanda son bréviaire au guichet, où il passa la nuit. Il nous le fit remettre le lendemain par le concierge, et il nous écrivit deux mots, où il nous marquoit, entre autres choses, qu'il avoit passé la nuit fort tranquillement, et qu'il étoit comblé de consolations. Je n'ai pas de peine à le croire : lorsqu'on a vécu comme lui , le moment de la mort paroit fort doux. Il est maintenant où nous espérons aller sous peu. Il nous a promis, dans son écrit, qu'il ne nous oublieroit.pas. J'ai quelques reliques de lui que je garde bien précieusement, el que je vous ferai passer lorsque j'aurai le bonheur de le suivre. »
YAUDONE ( ËTieiciiB - MiM- VEAT ) 9 religieux. ( K. £. M. Lb-
CLKBC. )
VAUQUET (NicoLÀS-FiANçoisfiBNJAMiN), prêtre f religieux de l'ordre des Récollets , sous le nom de PèreJtuteg dans leur maison de Aouen, étant né en cette ville,
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y resta après la suppression des ordres monastiques. Il ne voulut jamais faire le serment schismatique de 17919 et montra beaucoup de zèle pour les fidèles en fans de la véritable Eglise. Les autorités du département de la Seine- Inférieure , en 1793, le firent mettre en réclusion, par esprit d'impiété; et, au commencement de l'année suivante, «Iles l'envoyèrent , avec un grand nombre d'autres, à Rochefort, pour en être dépdrté au - delà des mers ( f^. RoCHBFOBT ). On l'embarqua sur le navire ie8 Deux A$tO' dés , où les prêtres venus de Rouen , déjà sans doute affbiblis par dé grandes souffrances, trouvèrent si promptement lu mort. Le P. Juste expira le a4 juillet 1794»
à l'âge de 46 ans. Son corps fut en* terré dans l'île à'Aix. ( V. YassiMONT « et y ÀDTBOT, chapelain. ) YAURS ( JBiN-FBARÇois),caré de la paroisse de Gramat, près Pejrac, dans le diocèse de Gahors, né à Floirac , près Souillac , même province, en 1760, refusa sans hésiter le serment de la eomiiiU' lion civile du clergé. Comme il redoubloit d*ardeur pour le maintien de la Foi et de Tunité catholique , attaquées par cette œuvre de schisme et d'hérésie, il s'attira dans aa province des persécutions si vives, qu'il crut de* Toir s'en éloigner. Il rint se réfugier à Paris , et ne sortit point de France lors de la loi de déporta*
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tion. Les temps devenant alors de plus en plus fâcheux, il tâcha de dissimuler son état aux yeux des persécuteurs, et alla se confondre parmi les disciples .d'une école de science vétérinaire • à Charenton. Mais telle étoit la trèsmajeure partie du clergé deFranoe^ que presque tous les prêtres a voient contracté une si grande habitude des vertus et de la sainte réserve de leur état, qu'ils ne pouvoient plus le déguiser entièrement , et qu'elle les trahissoit bientôt, de quelque vêtement séculier qu'ils fussent couverts. L'habil vouloit annoncer un laïc ; et les manières , tes paroles , la contenance , la physionomie, faisoient presque aussitôt reconnoitre un prêtre. Ainsi fut trahi le curé ¥aurs. On renferma d'abord comme suspect; mais bientôt on le conduisit , comme « prêtre réfractaire , » devant le tri« bunal rivolutionaaiTt 9 le u messidor an II ( 99 juin 1794)- II y profita des premières interpellations du président pour faire j en présence des juges et du public , une courageuse et solennelle profession de Foi. Dans son acte d'accusation , Fouquier-ThinvUie s'écrioit : « Vaurs , prêtre réfractaire, qui soutient qu'il n'a pas dû, par conscience, obéira la loi; comme si la loi n'étoit pas, dans l'ordre social établi , la conscience de tous les Individus qui composent la société , doit être jugé diaprés ses aveux. Il est évi-
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demment conspirateur, et doit en subir le sort ». £t ce fut & ce titre que le tribunal le condamna A la peine de mort. Il la subit peu d'heures après, à l'âge de 34 ans.
VAUTROT (iV... ), prêtre, et chapelain à Ligny, dans le diocèse de Toul , y étoit resté après les innovations schlsmatiques de la oonsHtuiioti civile du cierge.
Par son sèie et sa piété, il se trouvolt en opposition avec les vues athéîstes des réformateurs politiques de 1793. Son âge, d'environ 70 ans , ne lui avoit pas permis de sortir de France d'après la loi du 36 août 1792, qui en expulsoit les prêtres non-assermentés. Il fut mis en réclusion ; et , vers la fin de 1793 5 les autorités du département de la Meuse le firent traîner à Rochefort^ pour y subi)* la peine d'une mortelle déportation maritime ( F. Rocbbfobt ). Ce vieillard, excédé par la fatigue d'un voyage fait de la manière la plus cruelle , tomba dangereusement malade en route. Il fallut le laisser dans la petite ville de Sainte- Maure, enTouraine ; et il y mourut en mai 1794 9 à» même que ce saint Héliodore dont nous avons parlé à la page 4^^ ^^ notre tome III. ( V. N. F. R.
Yauquet, et Vaxov. }
Y AZO N ( iV. . . ) > curé de Saint- Aignan , dans le diocèse de Tours, y resta , par attachement à ses paroissiens, après les réformes schis-
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niatiques de 1791. Son caractère sacerdotal et ijun zèle lut valurent d'être arrêté, en 1790, par ordre des autorités du département d'Indre et Luire. Elles le firent traîner, avec un autre prêtre, dans les premiers mois de Tannée suivante, à Aochefort, pour y subir la peine de la déportation homicide destinée aux prêtres non-assermentés ( F.Rochbpoet).
Il fut embarqué sur le navire ie Washington; et il mourut dans le courant des six derniers mois de 1794* ( y* Vàvtrot» chapelain ; et B. Vbchavmb. ]
V£AUZY ( FiAHÇois ), prêtre, néùThiers, en Àuver^Qe, vers 1760, étoit, à l'époque de la ré- Yolution , curé de la paroisse de fiuffbn , dans le diocèse de Clermont. Après s*être soustrait à toutes les persécutions sus« citées contre les prêtres fidèles jusqu'en 1795, il revint à Clermont, et s'y dévoua, avec beau-* coup de z^'le, au rétablissement du règne de la Foi et au salut des âmes. La tolérance qo*affichoit le gouvernement sembloit l'y autoriser ; mais cette tolérance n'étoit guère qu'un piège, dont la noirceur devint trop manifeste au 18 fructidor (4 septembre 1 797)* La loi de déportation à la Guîaoei qui fut portée le lendemain, enveloppoit le curé Veauty ( V.
GviANB ). Il tflcba d'éviter les recherches des satellites i^argés de l'exécuter dans sa provioce;