‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 226 sur 242 · VEC · texte numérisé non relu

VEC

mais ils parvinrent enfin à le surprendre, et ils le firent partir pour Rochefort, où il devoit être embarqué. H le fut le i*" août, sur la corvette ia Bayonngùe, qui alla le jeter dans le port de Cayenne, k la fin de septembre.

On l'en repoussa de suite dans le désert de Synnamari. La contagion meurtrière que les déportés y respiroient de toutes parts n'épargna point le curé Veauiy. Il en fut atteint d'une manière incurable. Ses confrères le portèrent à l'hospice, où il mou rat le 5 novembre suivant, 1798, à Tfige de 49 ans. (V.W.l^ YAir-youuDrB, et J. Ver ATI.)

VÉGHAMBaS (Bbetbah»), jeune prêtre, ylcaire dans Ja paroisse d'Àierat , au diocèse de Périgueux , refusa le sermeot de la conttUuii^n oivUe é^ ûiergi»

Etant aé à Périgueux mèaie , il v int s'y mettre à l'abri des persécutions que ce refus «Toit excitées contre lui. Il y reiidoîC, avec beaucoup d'acti vite, son ministère utile aux catholiques du diocèse.

Les impies autorités du département de la ikprdognô le firent arrêter, et le condamnèrent en-»

suite à être déporté au -^ delà des mers. Elles renvoyèrent, en conséquence, les premiers mois de 1794, à Rochefort, pour qu'il y lût embarqué ( F, Rochbfobt )• L'ayant lait monter le navire Us Deux Jêaoeiiê, on le jeta , arec grand nombre d'autres prê*

très 9 dans l'horrible entrepont de ce bâtiment. Il n'ayoit alors qae ^aS ans : et cependant il ne put résister aux maux que les déportés j aToient à souffrir. Yéchambre mourut dans la nuit du i** au a septembre 17949 «t fut^nterré dans nie Madame. ( F. YazoiI) curé ; et J. J^ YbubOn.)

VEILHON ( JvAV - JosvPB ) , prieur-curé de la paroisse de Megrit, dans le diocèse de Saint-Malo^ sur lequel il étoit né, à Eirran ( F. Pi G* Rabbc ), refusa le serment de la eofistituHoneivUe du etergé. Son zèle brarant toutes les persécutions que ce refus lui attirott , il continua de fournir à ses paroissiens les secours de l'Eglise catholique. Les autorités du département des Câ§e$-du-Nard « sur lequel il se trouvoit, le firent enfermer en 1793; et^ au corn*' mencement dé l'année suifante, sous le prétexte qu'il devoit être déporté» elles l'enToyèrent, afec Tingt-deux autres 9 à Nantes, où Carrier yenoit de noyer tant de prêtres (F. Nàurts et Netiebs ).

€e proconsul ne s'y trourant plus quand ils anriTèrent , ■ ih furent, quelques semaines après , dirigés sur Roohefort ( F, Rocbbvobt )• On embarqua Yeilhon sur la flûte ies Dtux Auôeiéê. Après tant de souffrances, il ne pouroft résister long-temps aux tortures de l'entrepont de ce na?ire. Il expira le i"* août 1794» é l'âge de 40 ans ; et son corps fut in-

YEH 695

humé dans 111e d^Jix. ( F. B.

YécHAUBBB, et J. P. YlHABD.)

YENATI (Jbah), prêtre et religieux de l'ordre des ^remontrés»

dans le diocèse de Laon, sur lequel il étoit né, en 1741 > ne perdit rien de son esprit sacerdotal , après areif été banni de son cloître par la suppression des ordres monastiques. Il rcl^Asso avec nue Foi intrépide les îmioTations «chiematiques de 1791. Les per^ feécutioiis qu'une si généreiiBe oonéèitedeyoît lui attirer, ne purent l'atteindre au temps de leurs plus grandes fureurs, en 1793 et 1794^ Dans les deux années de perfide tolérance qui suivirent , Yenati reparut en son diocèse , pour y coopérer au rétablissement de la religion. Il se chargea même particuilèmnent de desservir la paroisse de Diiy-le-Gros. La catastrophe politique du lë fructidor ( 4 septembre 1 797 ) ayant éclaté sur «es entrefaiteB, et.enfimtant la terrfbk loi de la déportation des prêtres fidèles ettélés à la Goiane ( F.GùiâVB ) 9 Yenflfti ,' qnH s'étoit réfugié à Laon > y Ait arrêté. On Tentoya promptétnent A Rochefort, crû iil Ait embarqué, le 1^ mars i)^, sur la frégate la Cha^ tmU\ et, le a5 du mois soî- .▼aut, en le fil passer sur Ujl Décade, €elle«<i alla le déposer dans le port de Cayenne , vers le mHleu de juin. Il en lut relégué de suite dans le désert pesti-* lentiel de Ronanama, dont Tat-

696 YEH

mosphère meurtrière insinua dans ses veines et ses entrailles des principes de consomption. Dans Tétat de mélancolie et de marasme où elle Favoit plongé 9 il lut atteint d'une dyssenterie qui termina ses jours» le 27 octobre 1 798, à Tâge de 57 ans. (^. F. Ykâuzt , et D.

Yeagne. )

YëRCHIÈRë ( Elisabeth ) , religieuse. du couYent du Saint- Sacrement, â Boulène, y portoit le nom de Sœur de la Mire de Dieu* Depuis peu de temps » elle avoit prononcé ses tobux de religion , lorsqu*en 17919 les ordres monastiques furent abolis. Son âge ne se trou voit guère alors que de 2 1 ans ; mais sa vocation étoit si décidée ;qu*elle ne voulut pas rentrer dans le monde, et qu'elle préféra iiemeurer avec les religieuses de son couvent , dans la nouvelle communauté qu'elles formoient, pour continuera vivre suivant leur tainte règle,. La sœur Yerchière habitoit donc avec elles lorsque les agens de la persécution viqrent les arrôter, au printenàpsde 1794* Elle fut conduite, comme toutes les religieuses de fioulène, dans les priions d'Orange, pour être immolée par l'impie commission populaire qui alloit s'y former {F, Obakgb). Dans sa captivité avec tant de saintes filles, par* faits modèbîs de la sainteté de leur état, Elisabeth Yerchière, malgré sa jeunesse, les égaloît en ardeur pour le piartyre (F. AuuBkDB).

Page 1