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plus tendre piété 9 la, nouvelle ah^olutîon que ce prfitrelui donna pour le. désespoir qu'elle avoit éprouyé ; mais sa sensibilité la fit évanouir À la vue de Téchafaud :
f\ fallut Vj porter ; et l'on ne peut pas a6D[raier qu'elfe soit morte avec la volonté formelle de répan-* dre son sang pour la cause de Jésus-Christ
YINCHY ( Grakus - Loois Guisi^ni ) » chanoine. ( V, G. L.
G. Feahgb.)
VIOLAKD (GviLLAviii)^ jeune prêtre de Paris qui^ pour le respectable motif de son refus du serment de la constitution dviU du ciergéf avoît été renvoyé de l'église où il ezerçoit , comme vicaire > les fonctions du sacerdoce, les continuoit encore 9 en faveur des catholiques, dans les environs du domicile qu'il avoit à la place CaméraL Gonnu pour insermenté , et non moins remarqué par son tkàe pour le maintien de la Foi , il fut des premiers que les persécuteurs firent arrêter, lorsqu'après le fatal 10 août 1 7939 ils envoyoient leurs satellites enlever les prêtres fidèles. Le i3 août 9 jour même où ilsconvertissoient, pour eux» en une prison le séminaire de Sainê^FimUn, le prêtre Violard , âgé seulement de .'^a ans 9 étoit enlevé de sa demeure, et conduit au comité de la section. Malgré les dangers qui crolssoient autour de lui ^ il persévéra dans le refus du serment , et
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se vit, à l'instant même, écrouc comme prisonnier dand ce séminaire , avec quantité de saints vétérans du sacerdoce. Il s'j disposa, comme 'eux, à la mort doat ils voyoient tous qu'ils étoient menacés ; et, le 3 septembre suivant, il fut massacré avec eux.
( F, SBnBMBâB.)
VIOLET ( Guvra), citoyen de Nismes, avoit signé l'édatante profession de Foi des catholiques , contenue en leur adresse du 20 avril, et leur déclaration du 1*' juin iygo{ V, Nismes). Lorsque, les Galvinistes eurent entreprié de s'en venger , le i3 de ce dernier mois. Violet, se trouvant, sur le soir, dans la maison de François Froment ( F. ce nom ) , y fut surpris par ces religionnar^ res. On lui enfonça sous le menton le crochet d'un fer à viande , qu'on exhaussa en tirant la corde par laquelle une poulie s'attachoit au plancher; et on le laissa durant plus d'une heure dans cette douloureuse situation. Ses bourreaux, importunés par ses cns plaintifs , lui tirèrent enfin plusieurs coups de fusils. Il périt de cette manière, à l'Age d'environ 3 1 ans. ( V. AoiÉsT, et J. Taitts.)
VIOLET ( Ukbaiv ) , prêtre, < chanoine semt-prébendé de Saint- Martin de Tours, né à Tours même, en 17^99 n'échappa point t\ la guerre atroce qui fut ftiite à la religion dans ses ministres , en i^ç^. Gomme II n'avoît pas prêté
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le serment flchismatique de 1791, dant la loi de déportation, -surve* comme il persistoit dans la pureté nue à ia fin d'août 17929 le força de sa Foi, et qu'il n*éloit pas sorti de se retirer; et il se procura un de France % d'après ia loi de pros« asile secret dans le voisinage j ne criptiôn du 26 août 1792, il fut voulant pas s'éloigner absolument arrêté 9 et traîné à Bordeaux 9 afin de son troupeau. Les dangers ded'être déporté à la Giiiane ( K. yenoient deplusenplus pressans; BoBDEiux). De cette ville, on le il se décida enfin à sortir de France fit conduire à Blaje, pour le plus avec deux de ses confrères (i^. Ch. prochain embarquement. Le sou- CoENuiuLT^^et M. J. M. Ogbàbd). terrain du fort de l'île du Pâté, Comme le délai accordé par la loi dans lequel on l'enferma 9 devint de déportation étoit expiré s et pour lui un supplice plus cruel que les administrateurs du district que celui de l'entrepont infect des de Bressuire les faiaotent épier navires. Ce supplice le conduisit pour les surprendré^ 9 on parvint bientôt aux portes du tombeau ; à les arrêter dès leurs premiers mais ses gardes 9 ne vonlant pas pns. ViqUeau et ^% deux respecqu'il expirât dans le fort» le firent tables compagnons furent traîtransporter à l'hôpital de Blaye. nés dans les prisons de La Il y rendit son dernier soupir le Rochelle 9 pour être déportés à 7 floréal an li ( 26 avril 1794 ) 9 la Guiane. Enfin « le 21 mars è l'âge de 65 ans. {V, A. Vivcekt, 17959 les administrateurs du diset £. B. VioT. ) trict de cette ville ord.>nnèrent VIOLLEAU (Chiistophe)9 curé brusquement de les conduire vers de la Chapelle - Gaudin 9 dans le le port 9 sous prétexte de les diocèse de La Rochelle 9 repous- embarquer; mais ils n'y allèrent, sa9'avec la fermeté dont peut être dans le fait , que pour être mascapable un prêtre digne de la sacrés. Les assassins portèrent la couronne du martyre9 l'injonction tête du curé Violleau 9 comme de faire le serment de la cénsti- celles des deux autres 9 en triomtutian civiU du cierge. La con- pbe 9 an bout des piques 9 par les sidération que lui avoient acquise ruesde La Rochelle 9 où ils tiaîses vertus 9 et la confiance que nèrcnt aussi ^on corps. Les cirses paroissiens lui témoignoient 9 constances de son martyre ont déconcertèrent le prêtre jureur été racontées avec détail dans l'arque l'administration du district de ticle de Ch. Coinoavlt, où Ton Bressuire avoit «désigné pour le troure encore la lettre pastorale remplacer ; et Violleau continua de son digne évêqiie , par lequel d'exercer les fonctions pastorales il Ait également proclamé véritaau milieu de ses ouaille». Cepen* ble Martyr de la cause de J.«-C.
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VIOT ( GuiiTBB ), prêtre, simple chapelain dans la paroisse de Chanceaux , diocèse d'Autun , ayant manifesté une Foi incorruptible et ferme , que les erreurs de la canstitution civiie du clergé ne pouToient séduire, fut exposé i\ toutes les persécutions dirigées contre les prêtres qu'on appeloit réfrcLCtaires. Regardé comme tel par les persécuteurs , il se trouToît obligé, d'après la loi de déportation , rendue le a6 août 179a, à sortir de France; mais ses iuflrniités l'en empêchoient: et, dans ce ras, il de* Toit , suivant cette loi , être mis en réclusion. On l'arrêta, et on le jeta dans une maison de détention ù Dijon. S'estimant heureux de souifrrr la captivité pour la Foi de Jésn$-Chri>t, il étoit' résigné à de plus grands «uppiires^ lursqu^il mourut pt'Ur elle dans les fers, le 6 mai i^'qS (F. F. Vilotte, et A.
Cbampagne). Il ne faut pas être surpris que l'illustre évêque de Garthage s'empressât d'honorer, comme Martyrs , ceux de ses clercs qui mourolent dans les prisons (V. ci-devant 9 tom. 1*', pag.
35 ) ; car, aussitôt qu'ils y avoient été enfermés pour Jésus -Christ, il s'étoît hâté de les en féliciter. Il leur a voit écrit : « Que pourroitil m^arriver de plus désirable et de plus satisfaisant, que d'être prè« de Yous, afia d'être embrassé par ces mains innocentes et pures, qui, conservant la Foi du Seigneur,
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ont repoussé les actes sacrilèges qu'on leur demandoît? Qu'y auroit-îl de plus flatteur et de plus subliin^ pour uioi« que de biaiser ces lèvres qui « d'une glorieuse Toix, ont confessé le Seigneur; et d'être contemplé, moi présent, par vos yeux qui, dédaignant le siècle, se sont rendus h\ dignes de contempler Dieu lui-même (1). »
VIOT ( ETIBHRB-BBRUiBD ) ,
prêtre , vicaire en la paroisse d'Arcey, près Bussy, dans le diocèse (le Dijon, n'ayant point prêté le serment de la constitution civile du clergé, et n'étant pas sorti de France après la loi de proscription , décrétée le a6 août 179a, fut d'autant plus exposé aux recherches des persécuteurs, qu'il continuoit d'exercer son ministère. Ils l'atteignirent, l'arrêtèrent , et finalement l'envoyèrent à Bordeaux , où il de voit être embarqué pour une déportation ùl la Guiane ( V. Bobi>|iavx ). Il le fut effeetivep.ient vers la fin de l'au-
( 1 ) (^'uid etiim mihi opiatius et loeùus posset accidei'e , quùm aune yobis i/ificenrej ut complectet^mùa me manihus i/li'x qwT puriv vt innocentes et doinini- Citm f*i(Iem seruantes, sacriiega obsequia l'efpuenint ? Quid jucundius 0t êublùnius quutn asatiuii ora ye$tra , quœ gloriosd uoee JJominum confessa sunt; conspici ttiam prasertim ah ocw ils westiis , qui despccto sccculo , conS' picieifdo Deo ifif^ni exiiterunt? (Sanct. Cypr. Epist 81 ad Sergium et Boga~ tianum et cœterot conf essores in carcerê^ eonstitutos,)
^34 viv VIV
tomDe I794f trois lïloiâ après* la Tei*tuSj rcdification de sa ton* chute de Roberspierre. Le navire duîte, ne pouToieût lui être par> dans lequel il étoU» n'osant tra* données par les autorités impie» ▼erser la mer, de peur d'être pris du département de la Setne-Inrpar les Anglais, côtoya la Sain* féritare, en 1795. Vivien, assitonge et le pays d'Aunis pendant mile par elles aux prêtres înTinlesmoisde novembre, décembre cibles dans leur Foi. se vit em- ■794» ^t janvier 1795 ( V. Ro- prisonner avec eux y et envoyer GHSPOAT ). En février, le capitaine comme eux, les premiers mois de crut devoir mettre à terre ses i794> ^ Rochefort, pour y être sadéportés , et les fit descendre crifié dans la déportation maritime à Brouage , non pour devenir qu*on alloît en faire ( V. Rochelibres y mais pour y être de nou^ vort ). On l'embarqua sur Je niveau enfermés. Leur captivité TÎre les Deux Associés', et les dans cette ville étoit des plus cruel- tortures auxquelles les déporté^ les; et le vicaire Yiot avoit été étoient en proie dans l'entrepont déjà si fort tourmenté par les souf- de ce bâtiment , finirent par arrafrances précédentes 9 qu'il ne put cher la vie au bon Frère Doiuisupporter longrtemps le supplice nique. Il mourut le 37 août 1794,* de sa nouvelle prison. Il y mou- à l'âge de 57 ans. Son corps fut rut dans le courant de juillet 1 795. enterré dans l'ile Madame, ( V- (F. U. Violet, et ALaorzE.) J. P. Vihand, et Viviee , cba-
VIYIEN ( Lovis-Pieeib-Jean- noine. ) Raptiste ), simple frère convers VIVIER ( AT... L4bobibb do ),
de l'ordre des Cliartreux, sous le chanoine de l'église cathédrale de
nom à& Ftère Dominique , ààn% Mâcon^ né dans cette ville es
leur maison de Rouen 9 ne re- 1753, et restée par sentiment
tourna point à Lisieùx , son pays d'humilité , sur les marches de
natal 5 après la suppression de l'autel dans l'ordre du diaconat)
son ordre. Il resta, avec quelques n'en eut pas une Foi moins \n^
uns de ses chefs , dans la ville de branlable , lors des innovations
Rouen. « Homme très- vertueux, hétérodoxes de 1791. Gomme if
et rempli de l'esprit de son état », ne pouvoit, sous aucun autre rap-
comme on nous le mandoit en port 9 être assimilé aux prêtre5
17969 >l 8® montra inébranla- insermentés, et que d'ailleurs il
ble dans son attachement a i'E- étoit loin de pouvoir être consi-
glise catholique , lors du plus déré comme ayant été fonction*'
grand triomphe éphémère de la naire public , il ne dut pas croire
constitution civile du clergé, que la loi de déportation, rendue
dont il abhorroit le serment. Ses le 26 août 179!), l'obligeoit A sortir
de France. Cette eon«idcration le fil rentrer dans sa province. Mais, en 17939 quand la persécution déploya sa plus grande rage contre la religion et tous ses ministres quelconques 9 le chanoine Du Vi- Tier, qui méritoit d*être mis au rang des plus fidèles et des plus exemplaires, fut arrêté, et bien* tôt aprè& conduit à Rocbeibrt pour être embarqué ( F. EucflBFOBT).
On le plaça sur le navire les Deux Associés^ où il ne tarda pas d'être accablé par les maux qu'on y enduroit. Il respiroît cependant encore lorsque les malades , ou plutôt les mnribon^ls, purent être transportés sous des tentes dans l'île Madame. Partui les prêtres qui s'étuieiit dévoués à les servir, i'un d'eux, le premier qui s'étoît offert, à l'âge de 5o aus, pour cet acte d*éminente charité, se trouvoit être de la même ville que le chanoine Du Vivier; nous Toulons parler de M. Claude Sombardier, précédemment chevalier de l'église collégiale de Saint- Pierre , et qui , préservé miraculeusement, est aujourd'hui trésorier de l'église métropolitaine de Paris. Dans une narration qu'il écrivit, au retour de cette déportation, en 1795, il racontoit ainsi la mort de notre i banoine : «J'entendis une Toix qui me disoit : A moi 9 mon cher ami; vien$ vite fM prêter secaur$ : c'étoit celle du chanoine Du Vivier. Les senti mens de religion, dont il étoit