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compaffnons; et je ne me séparerai fit de lui un héros de la Fol. jamais d'eux ». En effet) lorsque ^ Lorsque les assassins Tinrent, le le i3 août, les impies persécu- 3 septembre suivant ^ massacrer teurs les constituèrent prisonniers tous ces prêtres dont on n'avoit dans leurpropremaîsop, devenue pu ébranler la fidélité, le cheva^ pour eux une prison de mort, le lier de Villette, qui avoit été un chevalier de Villette ne voulut modèle de dévotion , en fut un de point en sortûr. La société de constance et de fermeté devant le ces vertueux confesseurs de la glaive qui allott trancher le fil de Foi étoit devenue pour lui indisr ses jours» On crut revoir le saint pensable; et, voyant bien qu'ils officier Gordius , qui, « sans étoient destinés au martyre , il se changer de couleur, et d'un visage disposoit à le subir avec eux. Il gai , loin de montrer la moii^dre pensoit commue ce saint militaire appréhension , marcha à la mort Gordius, dont parle saint Basile- d'un pas assuré (i}>* On poule - Grand, qui disoit : « Est - ce voit, ajouterons - nous avec saint .donc un prodige qu'un officier Basile 9 « on pouvoit juger , à la dévot? et n'a-t-on jamais vu de joie qu'exprimoit le visage de notre Centurion servir Dieu P n'en vit- Centurion , que ce a'étoit pas aux on pas un à la mort du Sauveur ? mains des bourreaux qu'il se Il étoit aux pieds de la croix; et livroit^ mais qu'il se jetoit dans 11 ne craignit pas de confesser la les bras des Anges qui dévoient, divinité de Jésus-Christ, en pré* aussitôt après sa mort, le transsence des Juifs , encore tout fu- porter dans Je ciel 9 comme aurieux et tout couverts de son sang trefois ils y portèrent Laxare (3) ». adorable (1) ■• Entre autres actes Et tels furent la fin, ou plutôt la de piété que faisoit le chevalier de victoire et le triomphe du che- Villette, afin de se préparer au valier de Villette, à l'âge de 61 généreux sacrifice de sa vie pour ans. ( F* Septsiuik. ) la cause de Jésus-Christ, il par- VINAND ( Jacques- Pibulx), ticipoit chaque jour à la sainte Eu- prêtre , chapelain de Fondouce,
charistie. La force qu'il y puisa ^ „ ,
* {^j Et ammi magna eonsianttd,
' $nUtu intrepldo , colore nusqukm mU'
(i) Nùm miUuarù ordo tUsptratam uao , ad suppUemm hUarù contendù,
HmSh ê^uum? NuUiuna centauio pàu? ( Ibid.)
Aeeordor prùni centurionû , {/ui cruci (a) Uhi tantùm cordi$ prœ sejèrc
Servaloris asiistens , ejus dwiniiatem bat alaeritatem , ui non lictorum , sed
per prodigiajacta cognoscens , non est jéngelontm manihus te comtmttere vi-
veritus , adhùc Judœù furtntihuM in 'deritur, qui subito pott ùtteritunt su-
eœdcf nomen ^usfauri. (Homil. 19, hlùnem êum in cmlum drferrtnl^ fc*
Toni. I • De sanûto Coréio Martyre.) ba oiim Lazamm. (Ibid.)
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près Taillebourg; dans le diocèse de Saintes^ sur lequel il étoit né^ à Fûntcouverte, refusa le seroient schismakique de 1791* Restant dans sa proTtnce , devenue le département de la Charente'^ InférieuTe, il y satisfit son zèle pour le salut des catholiques. Les autorités de ce département le firent arrêter en 1793; et, au printemps de Tannée suivante 9 elles l'enToyërent à Rochefort ^ afin qu*il fût réuni aux autres prêtres qu'on alloit j faire embar* querpour la déportation {V. Rochefort). On le itiilsur le navire ies Deux Associés^ qui vit tant de victimes frappées de mort^ en 8t peu de teuips. Le chapelaia Yinand expira le 7 septembre
17949 à Tâge/le 4f) ^n^; ^^ son corps fut enterré dans l'île Madame. (F. J. i^ Veilhoit 9 et L.
P. J. Bi* VlVlEH.)
VINCENT (Alexis), prêtre, et religieux Chartreux du diocèse de Senlis, né, à ce qu'il nous paroit , dans la paroisse de Soucy en Soissonnais, se trouvant déjà d'un âge avancé quand on décréta la loi du 26 août 179a contre les prêtres ipserpientés, ne sortit point de France. Lorsqu'ea 1793, les agens de la persécution se mireoi à faire ce qu'ils appeloient la chàêst aux jrrétrts, Dom Vincent fut arrêté, et presque de suite envoyé à Bordeaux, pour être déporté à la Gaiane ( F, Boibbâiiz ).
En arrivaQt dans oette ville, il se
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vit jeter dans le fort du Ha , pour y attendre l'époque de l'embarquement. La captivité dans ce liea étoit accompagnée de rigueurs et de maux qui en faisoient un supplice mortel. Dora Vincent ne tarda pas à succomber : on le porta à rhôpltal de Saint- André ; et il y . rendit son dernier soupir le a8 décembre 1793, à l'âge de 60 ans. {V. J. Vidal, et U.
Violet. )
VINCENT (Esfbit), prêtre da diocèse d'Orange, sur lequel il éfoit né, en 17^5, se voyant obligé, pour se soustraire à la persécution que son attachement h. l'E^ glise catholique pou voit lui attirer , de chercher un asile obscur, alla résider à Piolens, où il s'adonna principalement à l'instrùetion de la jeunesse. Ayant plus de 67 ans lorsque fut rendue la loi de déportation, et ?e troii- Tant dispensé de sortir de France, îl continua ses fonctions assez tranquillement dans ce bourg, jusqu'à ce que le féroce Maignet Tint , à la fin de 1 793 , dévaster le comtat Venaîssin. Au printemps de l'année suivante, ce proconsul le fit arrêter et amener dans la prison d^Orange, pour y servir de victime à son atroce commission popuiaire {F. Oaahgb). Le TéoérabJe Vincent comparut devant ce tribunal, le 9 messidor an II (27 juin 1794), et y fut condamné ili la peine de mort, comme «conspirateur », 'à l'âge de 69 ans.
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Il pérît le lendeinaia-9 sur Téchafaud. {F. F. N. ViircwiT.)
VINCENT (Fkahçois-Nicolas); prêirede C«irpnib, dans le diocèse d'ÂTignoD , et probablement religieux de i'uo des monastères de ce bourg, n'ayoit pu, à raison de son âge avancé , obéir à la barbare loi de déportation rendue contre les prêtres insermentés 9 du nombre desquels il étoit. La persécu*-' lion ne le frappa point d'une façon meurtrière en 17939 tant que la Prorenee fut en état de résistance à la GoQTention ; mais quand le proconsul Maignet eut sobjugué cette proTÎnce, et créé sa féroce commission popuiaire à Orange , Vincent s'y vit conduire prisonnier ( f^. Okahgs). Ce tribunal sanguinaire 9 Tajant fait comparoîire devant lui, le condamna à la peine de mort, comme ministre de Jésus-Christ, avee deux autres prêtres ( F; Pp« Jàcqvks , et J'> T. Gàixuh ) 9 le 3 thermidor an II (31 juillet 1794)9 et, le lendemain, sa tête fut abattue par le fer de la guillotine. Il avoit alors 6a ans. ( V> M. G. Auvziu. )
VINCENT (Di>m),i:harlreux.
( V. J. B. J»» ESHAVI.T. )
VINCENT (AnToiiivm) , supérieure de la eongrégalion des Sœurs de Saint- Joseph» dans leur maison de Vernose , au dio~ cèse de Viviers, dirigeoit avec sagesse , et pour la plus grande utilité publique , une communauté de
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sœurs dont la destination étoit d'instruire la jeunesse. Leurs fonctions, qui les firent échapper, en 1791, à la destruction des com<^ munautés religieuses» les dispensoient de la clôture ; mais elles n*^n (aisoient pas moins les trois vœux de religion. Les scandales de ra^héisme , et les horreurs dé la persécution, en 1793, ne les détournèrent point de leurs devoirs de piété et des exercices de leur règle. Pour avoir un'^ireo»' leur spirituel à leur dispositioà, coinme encore pour faire un acte d'éminente charité envers un vertueux prêtre menacé par les persécuteurs, et nommé Moht- BtÀRG {y. ce nom) , elles lui donnèrent un asUe seoret en leur mai« 8on. Il fut surprix dans une de ses courses» pour les besoins des fidë* les; et, comme il paroissoit être sorti de Thabitation des Sœurs de Sainte Joseph, on les arrêta pa-* reUlemietft. La supérieure, âgée de 63 ans, peu exercée aux perfidies »
de^ juges de la révolution, se laissa tromper, dans le preàiter interrogatoire au prétoire du district d'Annonay, par le perfide interrogateur, qui lui aasuroit mensongèrement que le prêtre, auquel elle donnoit l'hospitalité, avoit avoué qu^il disoit la messe et demeuroil dans la maison des religieuses. Dupe de cette perfidie , elle confessa cette particularité, sur laquelle ce prêtre circonspect ne s'étoit point expliqué. Ainsi la
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«œur Vincent > en concourant , sans ]e vouloir » à la perte de cet ecclésiastique 9 se livroit ellemême à la mort Traduite ensuite au tribunal criininel du département de VJrdèchô , séant à Privas, elle y fut condamnée, à la peine de mort en même temps que ce prêtre , et deux de ses compa^nes^ par la même sentence.
On j lit : « Considérant qu'il est conslant qu'Antoinette Vincent, ayeô Madeleine Dumoulin , et Marie-Anne Senovert, ci -devant ScBurs de Saint - Joseph , ont donné asile audit M mtblanc, dans leur maison à Vernose, et ont cherché à favoriser- son évasion, le 21 prairial dernier, ép<»que postérieure à la publication de la loi du 3a germinal, qui déclare complices des prêtres réfractaires»
leurs receleurs et les soumet aux mêmes peines....: le tribunal ordonne qu'Antoinette Vincent f /âgée de 65 ans, native de la com« mune de Sigolène, et habitant audit lieu de Vemose, Madeleine Dumoulin, et Marie-Anne Senoverty seront livrées, dans les vingtquatre heures, à rexécutear des fugemens criminels, pour être mises à mort sur la petite place de cette commune ( Privas ) , et que leurs biens seront confisqués au profit de la république». L'exé** cuti on de cette sentence fut différée jusqu'au 8 theraiidor ( a6 )uiUel 1 794) : on en^peut voir les raisons k Tarticle h^ti. Destinée à périr.
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avec cinq prêtres, la sopérieurts Vincent n'avoit pas montré moiiu de calme et de courage qu'eux, lorsque le greffier étoit venu leur notifier leur sentence. £n allant au supplice, elle laissoit apercevoir sur son Gront une séréDÎté et une piété vraiment angéliques , récitant , à voix haute , avec la sœur Sxnovbbt ( f^* ce noin ) , les Litanies , le psauaie Miserere , et plusieurs autres prières. Ces deux saintes filles ne cessèrent d'invoquer le Seigneur^ et de le glorifier, que lorsque leur tête tomba , et que le ■ Seigneur les reçut dans sa gloire. £lles /urent des objets d'édification très-consolante pour les cinq prêtres avec lesquels on les Imoio* la , et auxqueb elles auroieot pu servir d'encouragement, s'ils en avoient eu besoin. Nous regrettons 4|ue la sévérité des print^ipes ne nous permette pas d'associer à la gloire du martyre de ces deux religieuses, la troisième, Madeleine Dumoulin , âgée de 3i ans, ches qui la nature trop sensible altéra la volonté de mourir pour Jésus-Christ La sentence de mort la fit fondre en pleurs, éclater en sanglots. Elle se résigna bien ensuite, pur les soins de l'abbé Montbianc , qui la toucha beaucoup en lui rappelant que Jésus-Christ s'é toit laissé conduire k la mort comme un agneau. £lle reçut même, avec les sentimens de la plus sincère pénitence et de' la