‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 24 sur 242 · MES MES · texte numérisé non relu

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entre six et sept heures du soir, à dont les uns pouToieot passer !

hportedu monastère, qu'ils font - pour riches, et les autres ayoient «

c^ntftelle une décharge de fusils, une honnête aisance. Il fut dressé î

et reofoocent Ib pénètrent dans procès verbal de leur conduite , à ^

le doitre , en criant : « Aux Saint^Aubin , par le )uge de paix *

Ckffuans! aux Ch&uans! » Un du canton de Pledeliac, nommé

domesdqoe des religieux leur dit Gallerj, accompagné de son gref-

qoe la maison ne recèle aucun de fier et de quatre assesseurs. La

cesboauoes , et qu'ils peuvent s'en copie de ce procès verbal , en date

assurer. Déjà ib sont montés dans du 1 5 ventôse an lY (5 mavs 1 796},

les corridors , tirant une multi- est entre nos mains.

tude de coups de fusil contre les MESLIER (EriEirvB), prêtre du

muniJIes; elles en sont criblées diocèse de Vienne, qui a voit été

<k balles. Voyant des clefs à la aumônier d'une communauté re-

^rte des chambres , ils ouvrent, ligteuse, s'étoît retiré, lors de la

^lent sur place les religieux suppression des ordres monasti-*

!Blli j voient ; et de ce nombre ques, dans la paroisse de Bonlieu ,

fltJeaoMeslé(F. A. Pascal). Ils près Annonai, dans le Vivarais.

^<)tpoQiUent de leurs vêtemens. Il ne se crut pas soumis à la loi

pilbt leurs cellules , brisent ce de déportation, quoiqu'il n'eût

^'Osoe peuvent emporter, vien* pas fait le serment sçhismatique

Best i h sacristie , en forcent les de 1791. On l'arrêta au plus fort

'^^res, y dégalonnent les or* de la persécution, vers la fin de

^sDens, déchirent ce qu'ils ne 1 793; et, conune le Vivarais étoit

i'jgeot pas d'assez grande valeur devenu le département d^ VJr-

pjorl emporter, prennent un ca- dèche, qui avoit Privas pour

(«iTecsapatène, unciBoire,plu- chef^lieu, ce fut dans les prisons

''ws autres vases sacrés, et s'en de cette ville qu'on le conduisit.

'^^^cQDeiitàLamballe,touttriom* Le tribunal criminel de ce dépar-»

F^?SQftout parce qu'en haine tement, qui y résidoit, le con-

^ h religion , ils ont immolé des damna , le a8 nivoBe an II ( 1 7 jan-

pâresqui faisoient l'honneur du vier 1794)9 ^ la peine de mort y

^'^oce et de la vie monastique, comme « prê|re réfractaire » ; et

^ ipii montre à quel point rim-» il fut exécuté le lendemain.

^ dirigea cette lâche expédi- MESNARDIÈRE (Claude-

^rc'estqae ces révolutionnaires Lovis-Dbhis), laïc. (^. C. L« Dé

'cbieot point des gens pauvres La MlBiiABDikaB.)

!* i^ besoin pût porter aux dé-- MESSAIS ( Vihgbnt) , ouré de

ladres par lesquels on arrive au Sainte - Néomaye , près Saint-

.'■^e : c'étoicQt des jeunes gens Uaixent, sur cette partie du dio-

cèse de Poitie», que la géographie révolutionnaire avoit comprise dans son département des DeuX'Sèvres , resta dans sa paroisse y où il maintint la Foi catholique contre les novateurs de 1791. La protection des armes vendéennes lui manqua vers la fin de 1793; et les satellites de Timpiété s'emparèrent de sa personne lorsqu'il fuyoit vers Poitiers. Ils le traînèrent dans les prisons du tribunal criminel du département de la Vienne, siégeant en cette ville 9 lequel se montroit altéré du sang des prêtres. Le curé Messain comparut devant lui le 28 ventôse an II ( 1 8 mars 1 794) ; et les juges l'envoyèrent de suite à la mort^ . comme « prêtre réfractaire » . Ce jour-là fut celui d'une immense immolation- de ministres de la religion 9 et de fidèles catholiques 9 en cette ville. {V. J. M. MAaTin 5 et R. Neveux.)

MESTE£ (2V...), curé de Marchastel^près Marvejols, dans le diocèse de Mende^ y étoit demeuré par attachement à ses devoirs de pasteur 9 malgré la menaçante loi de déportation. I^e dévouement de ses paroissiens et la situation des lieux sembloient devoir en écarter les persécuteurs.

Cependant il finit par devenir leur proie 9 et ils le jetèrent dans les prisons de Mende. Comme les habitans de Harchastel avoicnt manifesté avec quelque éclat leur indignation contre rimi>iété de la

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