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entre six et sept heures du soir, à dont les uns pouToieot passer !
hportedu monastère, qu'ils font - pour riches, et les autres ayoient «
c^ntftelle une décharge de fusils, une honnête aisance. Il fut dressé î
et reofoocent Ib pénètrent dans procès verbal de leur conduite , à ^
le doitre , en criant : « Aux Saint^Aubin , par le )uge de paix *
Ckffuans! aux Ch&uans! » Un du canton de Pledeliac, nommé
domesdqoe des religieux leur dit Gallerj, accompagné de son gref-
qoe la maison ne recèle aucun de fier et de quatre assesseurs. La
cesboauoes , et qu'ils peuvent s'en copie de ce procès verbal , en date
assurer. Déjà ib sont montés dans du 1 5 ventôse an lY (5 mavs 1 796},
les corridors , tirant une multi- est entre nos mains.
tude de coups de fusil contre les MESLIER (EriEirvB), prêtre du
muniJIes; elles en sont criblées diocèse de Vienne, qui a voit été
<k balles. Voyant des clefs à la aumônier d'une communauté re-
^rte des chambres , ils ouvrent, ligteuse, s'étoît retiré, lors de la
^lent sur place les religieux suppression des ordres monasti-*
!Blli j voient ; et de ce nombre ques, dans la paroisse de Bonlieu ,
fltJeaoMeslé(F. A. Pascal). Ils près Annonai, dans le Vivarais.
^<)tpoQiUent de leurs vêtemens. Il ne se crut pas soumis à la loi
pilbt leurs cellules , brisent ce de déportation, quoiqu'il n'eût
^'Osoe peuvent emporter, vien* pas fait le serment sçhismatique
Best i h sacristie , en forcent les de 1791. On l'arrêta au plus fort
'^^res, y dégalonnent les or* de la persécution, vers la fin de
^sDens, déchirent ce qu'ils ne 1 793; et, conune le Vivarais étoit
i'jgeot pas d'assez grande valeur devenu le département d^ VJr-
pjorl emporter, prennent un ca- dèche, qui avoit Privas pour
(«iTecsapatène, unciBoire,plu- chef^lieu, ce fut dans les prisons
''ws autres vases sacrés, et s'en de cette ville qu'on le conduisit.
'^^^cQDeiitàLamballe,touttriom* Le tribunal criminel de ce dépar-»
F^?SQftout parce qu'en haine tement, qui y résidoit, le con-
^ h religion , ils ont immolé des damna , le a8 nivoBe an II ( 1 7 jan-
pâresqui faisoient l'honneur du vier 1794)9 ^ la peine de mort y
^'^oce et de la vie monastique, comme « prê|re réfractaire » ; et
^ ipii montre à quel point rim-» il fut exécuté le lendemain.
^ dirigea cette lâche expédi- MESNARDIÈRE (Claude-
^rc'estqae ces révolutionnaires Lovis-Dbhis), laïc. (^. C. L« Dé
'cbieot point des gens pauvres La MlBiiABDikaB.)
!* i^ besoin pût porter aux dé-- MESSAIS ( Vihgbnt) , ouré de
ladres par lesquels on arrive au Sainte - Néomaye , près Saint-
.'■^e : c'étoicQt des jeunes gens Uaixent, sur cette partie du dio-
cèse de Poitie», que la géographie révolutionnaire avoit comprise dans son département des DeuX'Sèvres , resta dans sa paroisse y où il maintint la Foi catholique contre les novateurs de 1791. La protection des armes vendéennes lui manqua vers la fin de 1793; et les satellites de Timpiété s'emparèrent de sa personne lorsqu'il fuyoit vers Poitiers. Ils le traînèrent dans les prisons du tribunal criminel du département de la Vienne, siégeant en cette ville 9 lequel se montroit altéré du sang des prêtres. Le curé Messain comparut devant lui le 28 ventôse an II ( 1 8 mars 1 794) ; et les juges l'envoyèrent de suite à la mort^ . comme « prêtre réfractaire » . Ce jour-là fut celui d'une immense immolation- de ministres de la religion 9 et de fidèles catholiques 9 en cette ville. {V. J. M. MAaTin 5 et R. Neveux.)
MESTE£ (2V...), curé de Marchastel^près Marvejols, dans le diocèse de Mende^ y étoit demeuré par attachement à ses devoirs de pasteur 9 malgré la menaçante loi de déportation. I^e dévouement de ses paroissiens et la situation des lieux sembloient devoir en écarter les persécuteurs.
Cependant il finit par devenir leur proie 9 et ils le jetèrent dans les prisons de Mende. Comme les habitans de Harchastel avoicnt manifesté avec quelque éclat leur indignation contre rimi>iété de la