‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 32 sur 242 · HIC · texte numérisé non relu

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qui t'a iifrè à nous, pour que noils netdoitt un terme à ton fanortûme et aux crûnes que la super^ tàtàm t'a dit commettre : toi et m pareils 9 tous ne demandes que ie sang des patriotes ». Toute la réponse de Micliel étott : « Je me sou* mets à h Tolonté de Dieu » . Avant d'être emmené 9 il Toulut quitter ks totfes omemens sacerdotaux qull aroit encore. « Non » non^ reprireot les impies » il faut que iB périsacs couvert de ce qui te xrrott i fanaUser^, Arec lui, ^t conduites en prison ses «Stables hôtesses , et d'autres pcnoooesqoi, avec elles 5 enten- ^ient sa messe. Elles étoient au innbre de sept ; et 9 parmi elles , 0 T iroit quatre jeunes demoi* «k. Le même jour, il fut trahit irec elles devant le tribunal ^^BimuU, siégeant à Montpellier {F. V* Bxuaad). Le pré- ^t) après lui avoir, suivant ^^9 demandé son nom , celui <k lieu d'où il étoit, et sa pro- ^ioQ, rbterrofea sur ce qu'il «voit fidt depuis qu'il avoit quitté '^^■^entière. Michel ne dissimula Hu qu'il avoit dit la messe et ^'l^iûiistrè les sacremens à Mont- F^Kcr, et dans les campagnes des n^im. U se comporta comme ^ Cjprien , ifuand on voulut ''Voir de lui quels étoient les •flircs catholiques chez lesquels il «voit logé, ou avec qui son miois* '^ TaToit mis en relation ( K û'^Taat,tom. II,pag. 64 et 88).

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Interrogé encore sur des notes trouvées dans son portefeuille, et qui avoient rapport à la direction des âmes en ces temps malbeu** reux, l'interrogateur prétendant lui démontrer que l'Evangile permetce que ces notes défendoient, Michel ne dédaigna pas de lui prouver, en peu de mots, qu'il adultéroit et profanoit la parole de Dieu. Le président confondu voulut en finir, et dit: «Abrégeons cette discussion ; l'accusé est convaincu d'être réfractaire à la loi , dès lors il est digne de mort».

Mais, l'accusateur public voulant que la sentence fût précédée d'une plus longue discussion du même genre, pour tromper le peuple, et, en même temps, exciter les assistans cof^tre l'ecclésiastique qu'on alloit eondamner, lui fit def nouvelles interpellations. Sur les premières réponses de Michel, l'accusateur public s'écria : «C'est donc ainsi que toi et tes semblables faites couler le sang , en disant toujours au peuple qu'on détruit la religion , quand c'est votre morale diaéoUque qui l'anéantit. Comment pouvez-vous dire que c'est la morale de Jésus- Christ que voua prêchez ? Qu'elle est différente de la vôtre 9 ou du moins que les exemples qu'il donnoit forment un grand contraste avec la vie qu« vous menez ! C'est de vous dont il parloit, quand il disoit & ses vrais disciples : Gardez^^aus du levain des Phaririene; mal-

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heur à vous. Sériées et Phorrisiensl £t, si les prêtres lui vouèrent une haine mortelle ^ et le firent mourir, c*est que sa conduite étoit l'opposé de la leur. Qui a réuni, comme lui, les exemples aux leçons de vertu P S'il prêchoit la pauvreté, il étoit le plus pauvre des hommes* Qui fut jamais plus doux, plus mortifié, plus humble , plus soumis aux lois ? Qui jamais a pratiqué plus de vertus avec un esprit plus phiiosophique ? Il méritoit d'être le premier des sanS" culottes de notre temps » . On connoissoit alors peu de tribunaux où les magistrats se piquassent autant de savoir l'Evangile pour en pervertir le sens. Michel ne répondit aux impiétés de l'accusateur public qu'en disant : «Je prie Dieu de •vous pardonner vos blasphèmes » • Le président alors se remit à faire à cet ecclésiastique des questions dont le but étoit d'accélérer sa condamnation. C'est donc, lui disoitil, à cause de ta religion que tu as refusé de prêter le serment civigue?9 — «Oui, parce qu'il contient des choses qui lui sont contraires ». — « Tu ne le prêteras donc pas?» — « Non ; je préfère la mort». — «£h bien, tu verras que ni ta religion ni ton Dieu ne t'empêcheront de mourir. Yojons, fais quelque miracle:

Dieu doit t'en donner à présent le pouvoir; mais tu vois bien qu'il t'a abandonné. 11 veut que nous détruisions les scélérats : et c'est

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pour cela qu'il t'a livré entre nos mains». Michel répliqua, a?ec une humilité qui excluoit toute présomption de sa réponse purement explicative : « Dieu aimoit son fils u^nique ; et cependant il l'a livré aux méchans qui l'ont fait mourir ». Les pieuses femmes furent ensuite interrogées » pour les amener à déclarer qu'elles avoient voulu entendre la messe de ce prêtre catholique; et Taccusateur public, résumant tous ces faits et toutes les réponses, dit que , d'après les lois ( F. Lois et Tribunaux aivoLunoN- HAiEES ), il requéroit , contre Michel, la peine de mort, attendu qu'il étoit réfractaire à ces lois.

Il demanda, en outre, que les neuf personnes du sexe prises avec lui fussent témoins de son supplice. Tous les juges adoptèrent cet avis ;. et le président prononça la sentence dont ils étoient convenus. Par elle , le vicaire Michel fut condamné, i"* au dernier supplice, comme « prc^tre réfractaire » ; a* à le subir revêtu de la partie d'ornemens sacerdotaux qu'il avoit encore au moment où il fut pris; 3* à voir auparavant brûler devant lui ses autres ornemens , comme « ayant servi au fanatisme » ; et les neuf femmes furent en même temps condamnées à être témoins de l'exécution. Par un ironique sophisme, qui tendoit à priver Michel de la gloire du martyre , le président lui dit : « On ne te

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roodaitte f» ponf «f oir Ait la oMsse) mais pour BToir désobéi à h loi ». Sur quoi le teitueux prêtre A: t Je prie le Seigneur de tous pdoaoer ma mort, ainsi qu'à tons ceux qui j contribuent ; je désire ^'dle soit utile à la cause povIaqiMlle jt meurs; et souye- M-iw» qu'A existe un juge supfteeqoi, un jour ^ ftigera les jus* lieesi. Ainsi aroit parlé S. Simon Itf-Saboë su tjran par lequel il tOoit être condamné en Zl^o ( i).

Cefecoorsy aussi ferme que chré* '«if ijant mis le président en ^noT) par les remords qu'il tJtSxA dans son âme , il dit à KcM: tJe n*ai pas encore tu ^ réfractaîre aussi scélérat que ^i'.tMi cttor n'est donc pas tou- ^ de sort des quatre jeunes per- ^■esild, réunies aux cinq aulufanots, Tont être obligées de icîoir guillotiner?»— «Ah I réplil^^leTertiieoz prêtre ^ elles sont ^^ictieoiies ; et^ par cela seul, tk s'estiment beUreuses» ainsi 1>c onî, de souffrir pour le nom ^ ootit diTin maître » . Il fut, ^cela, reconduit en prison, 'Vicies personnes condanînées à ^ vnMées de son sang. H ne s'y "ccofaqu'à offrir à Dieu son sacri-

''/ «ff MMercnfûinr Chùtianùhan ^^t^mfitJenê, quantum sethu ad'

ûrtalAjfe» eo dm quo tuu in car ^^mMrum décréta, aeiat^^ totùuque *^«ete viue tuœ ratio à' te exquiretur.

^"eoian ; Martyrium SSi Stmonis et

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fice; et, Tcrs trois heures de l'aprés-midi, on le fit marcher à réchafaudy.ayec les omemens sacerdotaux dont on l'aroit trouvé reyêtu : plus honoré , sans doute, encore que ne le fut, contre le gré d'un ancien tyran, ce saint diacre Euplus qu'il fit conduire au supplice aTcc le saint Evangile suspendu à son cou (1), puisque le prêtre Uîchel alloit faire le sacrifice de sa personne, vêtu comme il l'étoit lorsqu'il montoit à l'autel pour y offrir le sacrifice du Calvaire. Les neuf pieuses femmes qu'on avoit surprises à sa messe lui formoient un bien religieux cortège. Quand on fut arrivé au lieu du supplice , l'exécuteur , ayant fait allumer un bûcher , commença par arracher i ce saint prêtre ses ornemens sacrés, et les jeta dans les flammes : impiété plus abominable encore que celle du magistrat sacrilège par qui les Saintes - Ecritures furent livrées aux flammes dans le martyre de saint Saturnin et de ses compagnons (a). Ce surcroît de profanation , et la présence des saintes femmes qu'alloit afroser son sang , purent être un sujet de peines inté** rieures pour notre saint prêtre ;

(1) TVfnc offpensum est ad eoUum tfua Bvanjgdium » cum quo aftpr^ten^

êut/ueraL Euplus lœtm diethat.

snÊperzGratias ChriHoDeoi (Rninart ; Acta Saneti EupK,)

(2) Ibat Saturninus presbyter, nuimêr rosd uallatus propagine..*,, Sedjam ad

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maïs il ne tarda pas d'en être aussitôt dédommagé f quand sa tête tomba sous le fer de la guillotine. ( K. Massilliân, et Salles.)

MICHEL ( Charles -Josei^h)»

prêtre du diocèse d'Avignon, et chanoine de l'une des collégiales du comtat Yehaissin , résidant en la Tille d'Avignon 9 même après la loi de déportation y sans avoir fait le serment schismatique, ne jouit pas long-temps de la sécurité que sembloit lui promiettre la situation politique du Midi, au printemps de 1793. La persécution y étant ensuite devenue extrêmement vive, le chanoine Michel fut arrêté, et traduit au tribunal criminel du département de Vaudust, qui, dans sa séance du 3 ventôse an II (ai février 1794)» le condamna à la peine de mort, comme «prêtre réfractaire 9 ; et il fut décapité le lendemain.

MICHEL (Claudb-Feikçois) , prêtre et religieux de l'ordre des Capucins, dans leur maison de Verdun, sous le nom de Père Benoit, étant déjà septuagénaire lorsque fut établie la oonstitution civile du cierge, et qu'il se trouva jeté hors de son cloître par la suppression des ordres monastiques , en 1 79 1 , fit , par foiblesse ,

supra tlieUB duiiaiù ptrvenenuu fo-^

rvim Cùm Fundanus Scriptunu Do*

minicaM traderet exurendas ; quaa càm magiitratus sacrilegus igni apponerei , etA (Ruinart : Jeta SS, Satumini, Datiut, etc.)

MIC

le serment schismatique. Il ne sut pas mieux résister à l'ordre de prêter celui de iiherté'égalitéj prescrit le 14 août 179a; et il le pro^ nonça en septembre par la crainte des massacres qui s'exécutoient alors. L'affoiblissement de ses forces le détourna d'aller se réfugier dans son pajs natal , qui étoit Yesoul, en Franche -Comté; et 9 restant dans le chef-lieu du Ver* dunois, transformé en département de la Meuse, il fut mis en réclusion pendant l'année 1793.

Les autorités révolutionnaires de ce département, voulant se défaire de lui , l'envoyèrent enfin à Rochefort, pour y être sacrifié dans une déportation maritime de prêtres non-assermentés ( F. Roghbfo&t).

Il y fut embarqué au printemps de 1 794, avec un bon nombre d'entre eux , sur le navire les Deui» Àssa^ dés. Vivement touché de ce qu'en y partageant leurs soufirances, il ne partageoit pas leurs mérites, le Père Benoit voulut se rendre digne d'eux , et rétracta ses deux sermens avec beaucoup de componction. Cette rétractation l'ayant mis pleinement au rang des confesseurs de Jésus-Christ , il mourut dans la nuit du aa au 93 septembre 1794 9 à l'âge de 73 ans.

Son corps fut inhumé dans Tile Madame. {V. Mehgivi, Prémontré; et MiGHBL,de Vléville.) MICHEL (iV...), curé de Vieville , dans le diocèse de Litngres , sur lequel il éfoit né, vers Chaa—

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moDt^ eo Basslgaj^d'étoît réfuté du» le pays M tssin > pour éTker la persécution. Il Ait arrêté ea 17^9 par les autorités du dépar- UxutatéchkMoseUc, et envoyé, par elles 9 Ters 1794» àRochefort, poor ea être déporté au-delà des men, comme prêtre de l'Eglise catholique ( F". Rochbvoet ). On Temliarqoa sur le narire ie Wor- Mkmgtatu Son âge arancé ne lui permît pas de supporter longtempi les maux qu'on 7 enduroit :

3 siourut en octobre 1794» figé de 64 ans 9 et fut enterré dans l'île Xadame. {V. C. F. Migbel^ et

i. T. Mll^KLAIL )

MICHEL {Saur Saint), te\]f' pcose. ( F. M* A* Doux.)

MICHEL (FtÂiiçois)» prêtre da &M:iëse de Lyon , né dans cette TîUe, en 17589 7 exerçoit <aooi« le saint minbtére en 1797.

n af oit échappé aux fureurs hoiakîdes des persécuteurs 9 dans les tembles années de 1793 et 17^ La paix qu'il croyoit rendue « r£g;lise 9 et dont il profitoit sans ^eiaoeet en se rendant utile aux othoiiqiiest cessa tout à coup par h catastrophe du 18 flructidor U^epiembre 1797); et la loi qui 9 le leademaîo9 Tint autoriser les ageasdés précédentes persécutions i déporter à la Guiane tout ce tcHs pourroient saisir de prê-' 3res idèlca et xélés9 mettoit la yie ^ eelai-ei en péril ( V, Gvianb).

la Taio il Ulcha de se soustraire 4x perquisitions des exécuteurs

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de cette loi; ils l'atteignirent) et le firent conduire à Rochefort) pour y être embarqué. Il le fut le 1*' août 17989 sur la conrette ta BayonnaisCf qui le jeta dans la rade de Cayenne , le dernier jour de septembre. On l'en repousèa de suite dans le désert de Synnamari, 0Ù9 peu de tempsapréS) la peste vînt corrompre son sang, et les vers se mirent à déyorer son corps encore Tirant {F. ci- devant 9 tom. II 9 pag. 435; et tom. III9 pag. 101).

On crut devoir le porter dans l'hospice ; et il y niourut le 3 janvier >7999 À l'^ge ^^ 41 ^^^' (^* C.

MElf.TBL9 et L. MlLLOGBBlV.)

MICHËLAN (Josepb-Thomas)9 prêtre et religieux de l'ordce des Minimes 9 dans leur «maison de Nanci 9 ne prcta point le serment schismatique de 1791* Son ministère sacerdotal y étant nécessaire aux catholiques 9 il ne songea point à retourner en son pays natal 9 qui étoit RambervîUiers 9 dans 'les Vosges; et, restant sur le département de la Meartht, il y fut arrêté en 1793. Les autorités de ce département le firent conduire bientôt à Rochefort, pour y être sacrifié dans une déportation maritime ( V. Rochbfort). Il fut embarqué 9 au printemps de 1794 9 sur la flûte Us Deux Jssapiés, et ne tarda pas à succomber sous les maux dont les déportés 7 étoient accablés. Il mourut le 3o juillet suivant 9 à l'âge de 36 ans. Son corps fut inhumé dans l'île d'^taf.

MIG {r. Michel, de Yiéyille, et P.

MiLLÂGUBT. )

MICHOT (Alexis), prêtre du diocèse de La Rochelle , vicaire en la paroisse de Saiot - Jean - de- Liversay près Nouaillé, ayant été obligé de fuir de son pays ravagé par les soldats de la Convention (f^. Vendée) , étoit venu se réfugier à Argenton, ou plutôt Argentré-Mayenne. Il y fut pris à la suite des revers de l'armée catholique et royale, sous Angers. On le traîna dans la ville de Saint-Malo , où s'étoit formée Tune de ces commissions militaires qui faisoient immoler tous ceux qu'elle avoit crus protégés par cette armée , de môme que les combattans protecteurs qu'on avoit pu saisir; et cette commission le condamna, le 32 frimaire an II ( la décembre 1793), à être fusillé, comme « brigand de la Vendée ». Il le fut en effet le même jour.

MIGNONI ( Jean - Pierre ) , prêtre du comtat Venaissin , né à Boulène, en 17499 étant, non seulement comme insermenté , mais encore à raison de son zèle pour r£glÎ8e catholique, l'objet d'une violente persécution dans son pays , en avoit fui ; et la Providence l'avoit conduit dans le Bordelais, où, en 1793, il pou- Toit espérer d'exercer son ministère avec fruit comme avec plus de liberté. Il fut en effet très-utile aux catholiques des campagnes^ car il n'y épargnoit au-

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cune. fatigue pour entretenir Foi et la piété par ses disco ainsi que par l'administration sacremens. Quoique Bordeaux encore alors sous l'influence d faction Girondine , qui y ralen soit la persécution , les admii trateurs crurent devoir faire arH ce zélé missionnaire. Excédé ses travaux précédens, et aces parla rigueur de son sort, il toc gravement malade dans la pris On le transporta dans l'hôpital Saint- André , d'où , quand il eut cou vré un peu de force, des amii conseillèrent de s'évader. ( V, dev. , tom. II , pag. 327). Son i sion fut facilitée par des person charitables, qui desservoient hospice; et il reprit ses coui apostoliques. Il étoit à Marcill près Blayc lorsque les agens la persécution le saisirent une conde fois. Alors Bordeaux, su!

gué par les proconsuls de la G vention, commençoit d'être proie à leurs plus grandes furet et déjà ils y a voient établi un< roce commission militaire, cl gée d'immoler des victimes. | Bordeaux.) Mignoni, ramena cette ville, fut livré à cette c mission; et il comparut de' elle pour être jugé. La sent< de mort qu'elle prononça co lui, le 18 frimaire an II ( 8 cembre 1 793 ) , et que nous ai copiée sur l'afliche qu'en 6 placarder les juges, atteste i même que, dans tout lé cour

ar eotrelain »ar sesdbw Imiaistntioi^ |ue Bordeauk riaflaeoceè.

lire. Excédé?

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la procédure, ce confesseur de la Foi déploya on héroïsme égal à celui de» anciens Martyrs de- Tant les tyrans. En toîcÎ la t^ aeur : « Considérant que J. P. Mignoni , pr9tre non-conformiste, et n'ayant pas de domicile fixe , est accusé et conTaincu de ne s'être pas soumis^ en sa qualité de prêtre, à la loi de déportatioa; d'avoir été déîà précédemment arrêté sur le territoire de la république, et traduit dans les prisottsr de Bordeaux, et* sous prétexte de maladie, de s'être fait transférer à l'hôpital de Saint-André , d'où il fl^éyada peu de jours après ; qu'ar^ rêté dans la commune de Marelllac, il fut de nouveau conduit dans cette yille : et, d'après plusieurs interrogatoires , il est éyi-* dent qu'il a lui-même coopéré à fitnaiis^ les esprits, en prêchant dans les campagnes sa doctrine qui est funeste à la liberté. La .comonMion fiuttlasre, conraincue de tous ces faits , comme encore que le but de Mignoni, dans les campagnes , étoit d'y égarer les esprits foîbles, et de les porter à embrasser la cause des prêtres contre - révolutionnaires (c'est-à-dire catholiques); que, dans ses interrogatoires, il a refusé de nommer les personnes arec qui il avoit eu des liaisons étroites (c'est-A-dire auxquelles il avoit administré les secours de la veligioD , et qui lui aroient donné asile), le condamne à la peine de

MIL

mort» {F, ci-derant, tom. II, pag. 3a6, 36a, 434, 5i3). Il fut exécuté dans les Tingt-quatre heures, à l'âge de 44 &<^^* Dans l'imprimé de la sentence, le lieu de sa naissance est dit Pollène, au lieu de Boulène, par le seul efiet de l'impéritie des juges et du greffier.

MIGpRET ( Fbâhçois ) , né à Saint-Fraimbault de Lassay, dans le diocèse du Mans, en 17289 et curé de Rennes-en-Grenouilles, dans le district de Vilaine, n'avoit pas prêté le serment de la cansti' ttUion civile du eteirgé. Etant plus que sexagénaire , il resta en réclusion dans une maison de clôture, à Laval, et se.troura du nombre des quatorze prêtres ftgés ou infirmes qui y furent immolés ensemble , en haine de la Fol , le 3i fanyier 1794* Les circonstances de leur martyre ont été racontées à l'article de René- Louis Ambboisb. ( F, Mabtblbt , Laiariste, et F. Moanf, de Saint- Fraimbault. )

MILLAGUET ( P»RfeB Rollbs db), curé de Tourerat. près La Grolle, dans le diocèse de Saintes, et né dans celui de Limoges, à Hillaguet, fut un des prêtres que les autorités du département de U Charente livrèrent au supplice d< la déportation maritime de 17941 et qui y périrent dans l'intervalh de peu de mois {F. Rocbbfobt) Le curé Millaguet aroit été embarqué sur le nayire tes Deua

MIL

Associés : il ne put soutenir longtemps les tortures auxquelles les déportés y étoient en proie 9 car il mourut le 9 juillet 1794» ^ l'âge de 4^ Ans* ^^^ corps fut enterré dans nie à*jiix. Parmi les compagnons de sa déportation qui ont sunréca à cette peine 9 les uns assurent que ce curé n'ayoit jamais Toulu faire le serment schismatique de 1791; les autres prétendent qu'il Taroit fait, mais qu'il l'avoit rétracté avant d'être envoyé à Rochefort. Dans l'un et l'autre, cas , il se trouve au rang des prêtres voués à la mort à cause de leur Foi, et en haine de la religion. {F. J. T. MiGHSLÂN, et G.

MOLLB.)

MILLANDON (Joseph-Didibb), trésorier du gouvernement pontifical dans Avignon, dut à cet emploi et à la fidélité avec laquelle il l'avoit exercé, la haine des ennemis de l'Eglise catholique. Homme d'ailleurs très - respectable par sa piété et ses vertus , il ne pouvoit échapper à la faux de l'impiété ré- Tolutionnaire. Cependant, lorsqu'on l'eyt jeté dans les prisons, et qu'il comparut devant le tribunal criminel du département de VoMciuse, au commencement d'octobre 1793, il auroit encore pu éviter l'échafaud, s'il avoit voulu nier qu'il eût donné sa signature dans une circonstance où les révolutionnaires n'avoient pas le droit de lui en faire un crime, pour peu qu'ils eussent dans

MIL

Tâme un reste de justice. Mill don , en - présence de la moi ne perdit pas de vue le Dieu < défend de trahir la vérité, da quelque occasion que ce soit, la dit ; et, condamné aussitôt à peine de mort, il la subit le mêi jour, 9 octobre 1793.

MILLET ( François - Duis

prêtre, chanoine de Toulon,

dans cette ville , en 1 749, se gar

bien de faire le serment schism

tique de 1791 ; et, par ses discoi

comme par sa conduite, ils'effbr

de maintenir les catholiques da

la pureté de la Foi. La loi de d

portation ne lui parut pas l'oblig

à sortir de France ; mais il s'élc

gna de Toulon , lors de l'invasii

à laquelle cette ville fut en prc

en 1 793 , et vint habiter celle <

Sens, où il conserva les mêm

dispositions et la même conduit

autant que les circonstances poi

voient le permettre. On l'y arrêt

et on l'envoya au tribunal rév

iutiannaire de Paris, qui, da

sa séance du 27 messidor an

(i5 juillet 1794)9 1« condamna

la peine de mort, comme cor

plice des Toulonais,.lors de l'o

cupation de leur > ille par les A

glais , et comme « ayant provoq

la guerre civile par le fanatisme

Il fut exécuté le même jour,

l'âge de 4^ &n^* L'accusation

Fouquier- Thinville n'a voit cq

sisté que dans les phrases $1

vantes : « Denis Millet, noble

prêtre , est prévenu de s 'et

justice. HiB»

se de la B»^ rue le Die»?

la Téritè, *»

que ce îûé aussitôt il

1 subit le B^

de TouloBj»

•mentsclùa»

par ses (Jï** uite,as'rf*^

. Laloi*^

mais il s'^ 5 de rmrasi le fut en?*

nstaûcesF^

ribonal f«^ is, fl"'' ,

,oïni»« «*^

MIL

montré en lout um,ps le suppôt de la tjraonie et Tenoemi des patriotes. Il paroît qu'au Port-ÂA^ Montagne (Toulon), il étoit com^ plice des manœuvres perfides qui Font livré aux lâches Anglais » (i).

MILLOCHEAU (Lonv), curé de la paroisse d'OssonTilie , dans la diocèse de Chartres, né à Francoorrîlle, en 174^9 ^^o^^ échappé à la faux impie qpi moissonna tant de miobtres du Seigneur , en 1 ^gS et 1794* I^ans 1®^ années d'un perfide calme qui suivirent, Millecheau, trop empressé de remplir les devoirs de son ministère pour soupçomier quelque piège dans la tolérance religieuse que montroîent alors les persécuteurs , suivît sans défiance Tessor de son zèle.

Maïs les persécuteurs, revenant tout à coup à leur précédent caractère, au mojen de la journée du 18 fructidor ( 4 septembre '797)* ^^^^ ^^^ ^^ déportation à la Guiane f rendue le lendemain, enveloppa le curé Mlllocheau ( V* Gvijlvb). Il fat do nombre de ces prêtres fidèles que recherchèrent les exécuteurs de cette loi , pour leÀ sacrifier à cause de leur attachement à l'Eglise catholique. Ils

MIL

(t)lïj eut un jeune prêtre de Paris , nomnié Henri-Jean Millet, qui , arrêta Ml coHégc de Navarre le x8 août 179a, a été nucrit aur le registre «û'i/ parmi les morts 9 aasaasinés au aémiaaire de Saùtt-'F'irmin, le 3 septembre de la même année. C'est une erreur : nous savons qn'on le fit évader.

parvinrent à le saisir, et renvoyèrent à Rochefort, pour être embarqué. Il le fut, le i** août 1798, sur la corvette la Bayan naiêc, qui le déposa dans le pori de Cajenne le y octobre. Reléguj de suite dans le désert pestilentiel de Konanama, il y sentit bientôt son sang se corrompre , et vit $ei chairs se dissoudre, parla contagion qu'exhaloit cette terre homicide {F. ci- devant ,1 tom. II j pag. 4^3; et tom. III, pag. 101) Il mourut ainsi , de la peste , le ' novembre de la aiême année 1 798 à l'âge de 67 ans. {V. F. Michel et G. J. Mohtàgivok.)

MILLOU (Jean-Cbables}, ex Jésuite. (K. J. Ch. Chibtov.)

MILON (Maecuebite), pieus

demoiselle qui , née à Galgon , pré

Liboume, habitoit le bourg d

Saint-André-de-Cubzac, dans 1

Bordelab. Quand la révolution eu

enfanté la persécution, la demoî

selle Milon vint demeurer à Boi

deaux, où elle espéroit trouve

plus de tranquillité , et en mêra

temps plus de secours pour a

dévotion. Elle s'y lia particulière

. men^uvec quelques dames de 1

communauté du Ban- Pasteur

auxquelles , d'ailleurs, se réuni

soient plusieurs personnes rel:

gieuses pour recevoir d'un prêti

catholique les sacremens de l'I

glise (f^. Câseàux). S'applaudi

sant toutes ensemble d*un si pr

deux arantage , dans les te m]

horribles de 1793 et 1794 9 eU

MIM

yeilloient elles-mêmes à la sûreté de ce guide spirituel, dont la tête étoit mise à prix par les persécuteurs. Quand on le découvrit^ Marguerite Milon fut dénoncée comme complice de celles qui Tayoient recelé , ainsi que Thonnête porteur d'eau qui les avoit secondées en cette bonne oeuvre (f^.

L. Pâu^e). Traduite, avec ses compagnes et le vénérable prêtre y devant la commission miiUairc {F. Bordeaux), elle y fut aussi condamnée à la peine de mort, le 16 messidor an II ( 4 j uiilet 1 794 ) • La sentence , dont on peut lire le texte même dans l'article de J* Alix, atteste, i** que Marguerite Milon manifesta, devant les juges, son attachement invincible à la Foi catholique ; 2"* qu'elle y eut , en outre , le courage de ne pas céder aux pressantes sollicitations qu'ils employèrent pour la décider à révéler les noms et les lieux où étoient d'autres prêtres, et d'autres personnes qui ^voient participé aux mêmes bonnes œuvres ; 3* qu'en même tenips , pour ne pas offenser )a vérité , elle avoua cqn- DoStre leur nom, leur demeura e^ leur ^sï^. Cette impie i^utant que barbare sentence fut exécutée dans les vingt-quatre heures, il^arguerite MîloQ n'ayoit que 3^ ans, quand sa tête toniba sur l'échafaud.

MIMAULT (Clàir«), pieuse demoiselle de Bordeaux, née à Marmiuide, dans le djocèse d' Agen^

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