‹ Le martyrs de la foi pendant la révolution Française (volume 3)Chapitre 39 sur 242 · MOL MOL · texte numérisé non relu

MOL MOL

cette époque -là même 9 il suc- Ayant été forcé de la' quitter, à

comba sous le poids de ses souf- cause de son refus du serment

frances; et on TeuToya mourir £ schîsmàtique, il s*étoit retiré dans

lliôpitat de Saint -André 9 où il Un bàm'éau que nous IrouYons

rendit son dernier soupir le 26 oc- nommé Aontroc 9 léquéT étoit pa-

tobre 17^4' ^ ^'^S^ ^^ ^ ^^^- rëillemènt sur ce' dernier dépar-

(F. F. M1QVET9 et G. MoNGHAL.) tement, et d'où itpoùvoît encore

MOLLE ( Gilbert ] 9 prêtre 9 Veiller au salut dé ses paîrois-

desserrant Tannexe de Soupaise 9 siens (1). SonT zèté Tayoît fait

dans le diocèse de Glermont 9 sur brareir les naienacés de t*inrque loi

leqoeJlIétoitné9àyillassauges9re- de déportation 9 et le condufsoit

fîisa de prêter le serment schisma- aussi sur la partie du diocèse d*Apt

tique de 1791- Resté ensuite dans «

k canton , pour l'utilité des catbo- ( 0 Le désir d*obteiiir de plus amples

lianes, et ce canton se trouvant «nseignemcns .nalogaës â notre but

. .« ij'^ xj en ce qui concerne le diocèse d Apt,

odaTe dans le depjirtement de ^^^ ^''^^^ ^ ^^^^ ^^„i^ ^.^J^

TJiUer, les autorités de ce dé- toute récente de cette église, publiée

parlement) en 1793, le firent en i8ao dans U ville d'Api, par

emprisonner. Elles l'envoyèrent ^'VabhéBoze^mK^mhre surnuméraire

ensnite , avec soixante - treize ^ ^ SàcîM LUtéraire d*Aix; mais

antres prêtres, à Rochefort , pour ^l?^ "ï^iK'?* '^^°'*" \ t^ """""î-

,. ^ .-/j j#. Quand 1 butonen arrive à lepoque de

y être saenfie dans une déporta^ J^ pérsécuUôïi, il s'imposi iTlaco-

tioo maritime ( V, Rochbpoet ). nismc cxlrôme, pour « éviter, dit-il.

Molle fut embah}ué avec eux 9 à liss personnalités et les déUils ùwr

la fin de mars 1794 9 sui* 1^ navire ^'^ *• ^^ rapide esquisse des scènes

l«D«x^«WCS^.Lemoisd'août d'ftnplété durant les années 1791,

suivant, qui fut si cruel pour les '^?;'/^?^ T^^lfi ^fr\ ^^^'

^, /j* . ■, voii^ que le clei^édApt fut autant perdéportes de ce bfftiraent,n épargna g^^ulé que celui àxa. autres diocèses, pas cet ecclésiastique. II mourut le fait: regretter que l*auteur ait' renoncé , 37 de ce mois 9 à Tâge de 36 ans 9 poui' cette époque, à l'abondance biset fut enterré dans l'île Madame, torique qu'il àvoit déployée pour les (F. P. MlIiACW,etM0MET, vi. «^i^éës précédentes, et dontadonnt ^ encore quelques marques lorsqu il en ^^'} ^ est à l'année 171^5. Nous nous pUi- MOLLBT (Josvni), prieuf- gnons en particulier de ce qu'il a mré dn Castelet9 près Apt9 dans' gardé le pïiis absolu silence sur les le diocèse de ce nom, qui 9 depuis victimes sacerdotales de cette église; U révolution , étoit partagé entre ** "*'• P*^ "^™« ^'^ ""* '^"' mot d'un k déiiaitement des Baéêes^Jipes ^^'^^<^omm^nà^h\^^^^^

'V - - \ qui eue reçut tant d eminens services ,

ttixUnàeVaU4!Uue,»ttomott, je cet .bbé Roux, rici«.génér«I,

*kui qaesa paroisse , dans celui-ci. chanoine tbéologal d'Apt , et docteur

MOL

qui appurtenoît au premier de ces deux départemens. Il fut arrêté dans uue de ses courses apostoliques ; et on le conduisit aux prisons du tribunal criminel du département des Basses- Alpes, qui le condamna à la peine de mort, comme « prêtre réfractaire » > le a fructidor an II ( 19 août 1 794)9 c'est-à-dire yingt-trois jours après la chute de Roberspierre. Il périt le lendemain.

MOLLIÈRE (Jacques), prêtre

de la iîiculié de théologie de Parii, qui produisit un si grand bien dans ce diocèse ci les circonvoisins ^ comme dans tout le reste du royaume , par w^ lumineux écrits en faveur de la Foi catholique. Auroit-on oublié dans le diocèse d*Apt son Mémoire $ur la n^ cesâàé et ies moyens de régénérer la religion et les mœurs ( 1 790) ; son Apologie du Clergé caihoUque de France (1791); sa Lettre aux Eecléaia»iiquee fonctionnaires publics ( 1 791 ) » pour laquelle il fut poursuivi devant le tribunal d'Apt; l'importante et courageuse Apologie qu'en juin 179a il fit du Clergé de France y contre les calomnies publiées dans les Hapports de MM. François de Ifet^château et Fran* eais de Nantes , sur les Projets de loi relatifs aux trouhUs religieux ; Toiume de 3o8 pages in-8<», ( Paris ^ chex Crapart , 179a) ? Les catholiques d'Apt ne se souviennent -ils donc plus que If s fichlsmatiqnea de la Basse -Provence »

pour n'avoir pas contre eux ce redoutable adversaire , loi offrirent Tévéché constitutionnel des Bouehesnii^Jihdnei qu'il le refusa avec indignation ; qu'4 ce sujet il fut insulté » menacé, et forcé de s'enfuir ? Quati*e prdtres , qui y échappés an fer de la perséca?

MOL

et religieux Chartreux du diocèse de Lyon, né dans cette ville, en 1743» ^ voyant expulsé de son cloître par T Assemblée Constituante, porta dans le monde ses vertus monastiques , et un grand sèle pour le salut des âmes. Incapable d'être séduit par les illusions du schisme constitutionnel, il en repoussa les principes hétérodoxes. Ce bon prêtre ne pouvoit être oublié lorsqu*aprës le siège de Lyon, les proconsuls de la

tion, reparurent en 1795, et vivoîent encore au temps oà M. Boze écrivoit, ont eu seuls le privilège d'être nommés par lui. Notre tableau Lois CT TaiB^irÀCx xbvoiiCtioiihàirbs (f^.

tom. I, pag. 211), pourra expliquer ce que cette histoire offre d'opposition entre les espérances ou les opinions de l'auteur, et la réalité ^ faits depuis le ay juillet 1794* Après aroir dit:

« Heureusement le Nguf ihtrmidor

vint l'église des Récollets, et

l'église cathédrale ayant été rouvertes»

MM y célébrèrent la mess« et

les antres offices ( non sans remplir la formalité de la déclaration de soumnis* sîb/i}; M. Boze continue ainsi : « Ces heureux commencemens n'eurent pas les suites que d'abord on s'en étoit promises. Les hommes qui prirent le dessus après le Neuf thermidor (ou plutôt les hommes qui avoient fait cette journée pour avoir le dessus ) n'étant pas mieux disposés en faveur 4e la religion , tâchèrent de Tarréler datas les premiers pas qu'elle faiaoit vers son rétablissement; et les prêtres xei^ tfés en France , proscrits de nouveau après le dix '•huà fructidor ^ fureal poursuivis comme au plus fort de 1% terreur», (f^. Guiàmb.)

Page 1